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Tout pour Topor…

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Trois maisons d’éditions rééditent les œuvres écrites de Maître Roland, et ce de manière fort judicieuse et complémentaire (je suppose que son fils Nicolas y est pour quelque chose !). Ces rééditions ne se marchent pas sur les pieds, pour le plus grand plaisir des aficionados de ce génie de l’humour noir grinçant. Maitre du grotesque, clinicien de l’absurde, toujours sur le fil entre tendresse et cruauté, confrontant sans relâche le métaphysique et l’insignifiant. Romans, nouvelles, aphorismes… Il excellait dans tous les formats.

Libretto réédite ses romans. Après Le Locataire Chimérique (le premier, de 1964, son plus célèbre) sorti l’année dernière, ils viennent de publier La Princesse Angine, deuxième roman qui date de 1967. En toute logique, ils devrait continuer avec Erika (1968).

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Wombat se spécialise plutôt dans les formats courts, entre recueils de nouvelles (Vaches Noires, son dernier livre) et mémoires (d’un vieux con) sortis l’année dernière. La maison vient de rééditer son fameux Café Panique, suivi de Taxi Stories, dans lesquels Topor dégueule littéralement son urbanité maladive.

JC Menu lui, n’a pas attendu longtemps avant de nous proposer les aphorismes et autres « bêtes pensées » du « touche à tout extrêmement brimé », comme Topor se définissait lui-même. Troisième ouvrage de la jeune l’Apocalyspe, je souhaite ardemment que d’autres suivent, puisse que L’Apo est faite pour perdurer (et pourquoi pas ses Dessins Paniques ?)…

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Outre leurs qualités formelles respectives, le point commun dans la manière de faire de ces trois maisons est l’incrustation de dessins de l’auteur entre les pages et les lignes. Car Topor dessinait comme il écrivait, et écrivait comme il dessinait : d’un même geste, sur le vif, dans l’urgence. Sans se fourvoyer dans une quelconque préoccupation de style ou pis, chercher à « faire joli ». Au contraire… C’est pourquoi je l’aime.
Continuez Messieurs Dames à nous offrir les écrits de Roland. Car on se rend compte à la (re)lecture de ses ouvrages que Topor n’a pas fini de nous devancer…

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Topor chez Charlie…

Topor chez Charlie... dans Presse et Revues 9782919186051

Charlie Hebdo a la très bonne idée de nous offrir du Topor durant tout l’été. Une (trop courte) nouvelle tout les mercredis, c’est peu mais déjà énorme. Ces pré-publications permettent de patienter jusqu’au 8 septembre 2011, date de la sortie de Vaches Noires, un recueil de nouvelles inédites de Topor qui paraitra aux éditions Wombat.

Voici un extrait de Je me sens drôle, la nouvelle publié dans le Charlie n° 995 du 13 juillet 2011. Topor y donne une parfaite description de lui-même et de son art :

[...] « Tous les sens du mot « drôle » me vont comme un gant. Mes dessins aussi sont drôles. Pas comiques, mais absurdes, gratuits, saugrenus. Je n’ai jamais tenté de trouver un sens à la vie, moral ou esthétique, ni essayé de faire évoluer l’humanité dans le bon sens. Le non-sens paraît plus proche de la réalité. En général, je dessine pour me raccrocher à mon porte-plume comme un orang-outan se suspend aux branches. Il faut bien vivre, trouver de quoi payer l’ordinaire et s’offrir le luxe du vertige. Dessiner ne rapporte pas grand-chose mais ne coute rien. Un bout de papier, un crayon, et hop! on capture une idée, un visage, un bout de paysage, un moment. Quelques lignes pas forcément habiles tracées dans un coin d’enveloppe ou à l’envers d’un chèque sans provision suffiront à alimenter de futurs souvenirs.

La photographie suppose un appareil, des objectifs, de la pellicule. Le coût du matériel valorise le produit. Un dessin n’est valorisé que par la reproduction, l’investissement qu’elle représente. Le bout de papier reste un bout de papier, à moins de devenir une valeur du marché de l’art que je ne trouve pas drôle du tout.

Pour trouver sa place dans le marché, le dessin doit se transformer en œuvre, obéir à d’autres règles, dont la première est de ne remplir aucune fonction. L’artiste doit s’effacer pour permettre aux gens vraiment importants de paraître : les marchands, les collectionneurs, les historiens d’art. A ce jeu, mes chances sont minces. Je ne m’en plains pas, je me sens drôle. »


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