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2013, l’année du Rêve…

tati rêve

Mickael et Jéméry sont bien plus que de simples libraires. De vrais acteurs (activistes?) culturels, organisant de nombreux événements tout au long de l’année, qui vont bien au-delà du monde du livre et s’ouvrent à d’autres domaines artistiques. Musique, cinéma, illustration, bande dessinée, photographie, arts plastiques, etc. La liste est sans fin, tant ils demeurent d’éternels curieux, à l’affût de tout ce qui est authentiquement bon et beau. Pas de clivages ni de snobisme dans leur démarche. Au contraire, tout est fait pour le plaisir du partage, de l’échange, de la rencontre humaine et artistique.

Les trois concerts auxquels j’ai assisté (j’en ai malheureusement loupé quelques uns) auront été des moments riches en découvertes et bonnes vibrations. L’espace exiguë (qui peut accueillir une petite centaine de personnes) mais convivial crée une proximité avec les musiciens, favorise la complicité et fait tomber les barrières. On prend plaisir à écouter de la bonne musique, tout en buvant un petit coup, pour ensuite discuter et trinquer avec les artistes…

Le mercredi 19 juin : LES TOMBSTONE’S BROTHERS (Dominique Bonaffini and co), un duo guitare-chant qui a pour ambition d’enterrer le Rock. Une première partie au Rêve de l’Escalier, puis on se dirige en chantant, à pieds (en croisant des chiens), pour un petit pot entre ami(e)s à la Galerie MONA Bertereau, rue des Bons Enfants. Une double prestation dans lesquelles les deux compères revisitent les standards du rock : de Buddy Hollie à Amy Winehouse, en passant par les Rolling Stones, The Doors, Lou Reed et Iggy Pop, sans oublier les Talking Head, The Stranglers ou les Cramps… Une chose est sûre, le Rock bande encore !

Le 19 septembre, au tour du trio formé de Boule, Nicolas Lelievre et Christophe Ecobichon de nous offrir un très beau moment, une prestation musicale à partir du film de Alain Resnais « toute la mémoire du monde ». Une illustration sonore riche en sons et émotions, qui se marie admirablement avec les images de Resnais. Magique.

Le lundi 4 novembre, c’est au tour de Jeff et ses amis de nous émerveiller avec leur pop-rock psychédélique et raffinée. MY FRIEND JEFF est une formation de quatre gaillards (Jeff Hallam au chant et basse, Csaba Palotaï à la guitare, Boris Boublil au clavier et Emmanuel Marée à la batterie) qui composent de superbe chansons, respectant le format pop-rock standard, mais pour mieux le pervertir de l’intérieur. Du rockabilly aux ambiances technos, les références sont multiples, sans pour autant dénaturer leurs compos. La grande Classe !

rêve de l'escalier

Merci les amis, et continuez comme ça, on en redemande pour 2014 !

(ah oui au fait, Le Rêve de l’Escalier se trouve Rue Cauchoise à Rouen, pour ceux qui l’ignoraient…)

Keep You Close (2011) / Following Sea (2012) – dEUS

Keep You Close (2011) / Following Sea (2012) - dEUS dans Plein les ouies deus-kyc

dEUS nous propose deux albums en moins d’un an. Ils auraient pu les regrouper en un double… Cela dit, à une époque ou le LP est désinvesti par la plupart des artistes, au profit de formats plus courts, sortir un double album paraitrait obsolète, voire prétentieux. Des qualificatifs qui ne conviennent pas à Tom Barman et ses acolytes.

Deux très bon cru, bourrés de perles pop et de morceaux de bravoure rock typiques de la formation. Et bien que l’on découvre au fil des écoutes de nombreux ponts entre les deux, en particulier au niveau de la production (analogique surement, avec synthés cheap et structures electro-pop aux ambiances new wave), chaque album possède son univers propre, son identité. Deux galettes à voir comme les deux pôles de la planète dEUS… Une démarche qui n’est pas sans rappeler celle de Radiohead avec le diptyque Kid A / Amnesiac, qui avait été produit lors des mêmes sessions…

Les pochettes (superbes, réalisées par Uber and Kosher) illustrent parfaitement la teneur de leur contenu. Keep You Close, c’est l’infiniment petit : minutieux, « maniériste », coloré, tout en détails. Un album d’hiver… Following Sea, c’est l’infiniment grand : plus direct, étendu, « lâché », contrasté, tout en ambiances. Un album d’été…

deus-fs dans Plein les ouies

Les ambiances « dEUSsiène » sont au rendez-vous, et sans vouloir faire de comparaison inutile – que je vais quand même faire ! - Keep You Close (qui a ma préférence) se rapprocherait plus d’Ideal Crash : deux albums complets, sans fausses notes, sans morceaux plus faibles que d’autres. Deux albums à l’unité parfaite, chaque chansons répondant parfaitement à la précédente. Presque des albums concepts…

Alors que Following Sea est plus affilié à In a Bar Under a Sea. Au delà de la proximité avec la mer, on retrouve ces mêmes ambiances branques, ces variations de rythmes, ce talk-over particulier (Barman excelle dans le registre) sur des habillages sonores dignes de musiques de film. Albums plus inégaux, un peu fourre tout, expérimentaux, qui illustrent l’une des qualités majeures des anversois : nous surprendre, toujours et encore.

Qui a dit qu’avec le temps, les artistes perdaient de leur créativité ? Avec ces deux albums, dEUS nous démontre l’inverse de fort belle manière.

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Blues By Night – Filips (éditions Art Moderne, 1987)

Blues By Night - Filips (éditions Art Moderne, 1987) dans Chroniques BD bbny

Ce Blues By Night nous emmène à la découverte de la vie nocturne new-yorkaise des années 80. Un New-York fantasmé (remplie de belles Cadillac et autres Pontiac), dans lequel la musique tiens le premier rôle. Logique, venant d’un passionné de musique Jazz, Funk ou Hip Hop. Filips fut dessinateur à rock & folk dans les années 80, illustrateur pour MC Solar (le 45 tours bouge de là), et a récemment participé à un album sur le Funkadelic de Clinton, aux éditions Nocturne. Lou Reed, Michel Jonasz, Tom Waits, Talking Heads, Level 42, sans oublier le be-bop ou le hip hop, la bande son de cet album fleure bon les folles eighties et le revival fifties.

Entre blocs d’immeubles et murs de briques tagués, Filips nous ballade dans les rues de la grande pomme, sur les traces de personnes interlopes, des musiciens de jazz insomniaques, des artistes branchés, des détectives privés « débranchés », des losers qui cherchent à en finir… Une faune sous influence, entre musique, alcool et déprime, qui nous entraine en errance dans le milieu de la nuit, des quartiers sombres, des métros tagués, des tripots enfumées et des bars aux ambiances rétro.

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Sept histoires courtes entrecoupées d’illustrations de grande classe composent ce petit album de belle facture. Foutus dimanches à la con nous apprend qu’après une nuit blanche de biture noire, il n’y a rien de bon à rester gamberger entre quatre murs. I need some money est ce que se répète le personnage, bien décidé à aller jusqu’au bout. Blues By Night nous narre les dérives nocturnes d’un homme qui vient de se faire larguer, sur un air des Talking Heads… Dans Beat-Streets, deux rappeurs se languissent d’être trop jeunes pour goûter aux nuits chaudes des boites privées. Mais que fait le privé ? Où Jo le détective décide de rester chez lui aujourd’hui. Les hors-la-loi de tout poil peuvent courir le monde… Coup mou chez les durs nous fera côtoyer la vie mouvementée d’Hugues-Hubert, peintre branché et  jet-seteur de première. La boite de Jazz est l’adaptation de la chanson de Jonasz.

Filips s’attache à retranscrire l’atmosphère générale d’une ville, d’une époque, plutôt que dresser des portraits « psychologisant » de ses personnages. Son style rond et coloré contraste fortement avec les thèmes de ses histoires. Les ambiances nocturnes sont remarquables (le bleu nuit domine, normal). Ce graphisme aux formes stylisées, cubistes, aux couleurs vives en aplats, est fortement inspiré par la ligne claire d’un Joost Swarte. A ce titre, le nom des éditions : Art Moderne, peut être vu comme un clin d’œil à l’album éponyme de Swarte. Une esthétique très référencée, mais qui vieillie plutôt bien, grâce notamment aux superbes couleurs réalisées par le dessinateur lui-même.

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La boîte de Jazz…

March Of The Zapotec And RealPeople Holland – Beirut (Pompeii records)

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On a assisté durant ces années 2000 à un « déclivage » des musiques populaires (qu’on peut aussi qualifier du terme générique de Rock). Depuis les années 50, chaque décennie aura vu des styles et des courants dominants, s’opposant, alternant (et revenants) au fil des années.

Pour schématiser : les années 50 ont eu les Mods contre les Rockers. Les années 60, la Pop, le Rock Psychédélique, les folkleux… Les années 70 : le Hard contre le Reggae ou la Disco contre le Punk. Durant les années 80, la pop synthétique contre la New Wave, le Prog contre les alternatifs. Les années 90, le retour du Rock opposé au Rap, opposé à la techno…

Mais durant ces années 90, apparaîssent aussi des artistes qui mélangent sans aucuns complexes ces diverses influences (et d’autres). Tous les Beck, Beastie Boys, Radiohead ou autres Massive Attack ont amorcé ce qui me semble être la grande originalité de ces années 2000, à savoir décloisonner les genres. Recycler toutes ces influences pour créer son propre style… Il n’y a plus de genre dominant (même s’il reste toujours des grandes tendances).

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Zach Condon (à gauche) et son frère pour le Pompeii EP…

Beirut est à ce titre pour moi l’artiste emblématique de ces années 2000. Groupe d’un seul homme, Zach Condon (chant, ukulélé, trompette, accordéon, batterie…) fait aussi bien appel aux musiques actuelles qu’aux musiques traditionnelles, aux musiques occidentales (pop, folk, electro…) qu’aux musiques d’ailleurs (tsigane, latino, jazz New Orleans…). Il digère toutes ces influences avec une facilité déconcertante, et sait les utiliser de façon cohérente, afin de servir au mieux ses chansons. Et ce n’est pas pour en cacher la médiocrité, au contraire. Ces références enrichissent et donnent du corps à son remarquable song-writing.

Un artiste décomplexé, découvert avec son album The Flying Club Cup (grâce à l’ami Bruce), Beirut vient de sortir le superbe March Of The Zapotec/Holland EP. Sorte de double album dont la première partie sonne comme le Beirut de Gulag Orkestar, fanfare tsigane en avant. La deuxième sonne plutôt comme le Beirut du Pompei EP : electro pop intimiste (celui que je préfère)… On retrouve donc ici les deux pôles de la planète Beirut : Orchestral et Minimal. Un univers riche et foisonnant…Son chant alterne entre envolée lyrique et voie basse très New Wave. Ce qui contribue à la diversité de sa musique. 

http://www.dailymotion.com/video/x9lvy8

La chanson The Concubine est un très bon exemple. Ca commence par une ritournelle à l’accordéon (façon générique des Deschiens), à laquelle se rajoute trois notes joués à la sonnette de vélo, appuyés par une trompette, suivi d’un rythme basse-batterie très hip-hop. Arrive alors Condon avec une mélodie et un son de voie très new-wave (genre Talking Head). Le tout saupoudré d’une ou deux couches de synthé cheap. Et ça donne une superbe chanson de Beirut… Zach Condon, l’artiste rock des années 2000 ? Assurément…

http://www.beirutband.com/

Festival Le Rock dans tous ses Etats 2006

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Nous sommes arrivé alors que le festival avait déjà commencé. On a donc loupé un ¼ d’heure du concert de Marcel et son orchestre. Mais c’est pas grave, on aura quand même pris du bon temps.

On s’est bien éclaté ! Marcel, c’est un spectacle complet, autant visuel que sonore. Ils se mettent en scène en créant des personnage avec des look pas possible. Musicalement c’est du ska-rock on ne peut plus festif ! Y avait une sacrée ambiance dans le public (et sur scène) ! Leurs textes sont subtilement écrits, du genre : « rené est con, comme un balai, comme un balai en moins poilu et plus épais !» La classe quoi !

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Mais ceux pour qui je suis venu, c’est dEUS ! Depuis le temps que je voulais les voir, enfin ! Bon, l’inconvénient, c’est qu’ils n’ont joué qu ‘une heure. Mais quelle heure ! On s’est placé au dixième rang, histoire de bien les voir. Et je n’en ai pas perdu une miette.

D’entré ils nous en balance plein les oreilles avec un « pocket révolution » à l’ambiance torride. Le son est surpuissant, la maîtrise des instruments impressionnante. Tom Barman est un bon, très bon. Je retrouve ce que j’apprécie sur leur disque : le contraste entre leurs chansons plutôt pop et leur son rock-noïsy. A la fois calme et violent. Superbe !

Un concert court mais intense (j’ai sauvé la vie de quelques slameurs fous !). Je me rappelle plus de la set-list précise, mais de mémoire, je dirai : pocket révolution / stop-start nature / instant street / bad timing / fell on the floor man / nightshopping / the real sugar / worst case scenario / turnpike / freaks / nothing realy ends (tom Barman : « une chanson d’amour ») / roses / what we talk about / suds and soda.

Ce fut un excellent concert et maintenant je peux dire que dEUS est un des plus grand groupe de rock qui existe à l’heure actuelle !

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Après dEUS, c’était Cali la tête d’affiche. Mais avec les copains, ont a tenu 5 minutes. Ses musiciens étaient plutôt bons mais lui est insupportable. Il en fait des tonnes (« public chéri, je vous aime » ). M’enfin pendant ce temps, on a été s’en boire quelques unes avant d’aller s’éclater avec monsieur philippe Katerine.

La grande classe avec son boa rose et sa barrette dans les cheveux. De plus, il arrive sur scène en imitant Cali, les bras en croix en remerciant quinze fois le public ! Trop fort ! Je ne connais pas trop son dernier album mais ses textes sont surréalistes à souhait. Du quarantième degrès ! Ses zicos sont très bons ( j’ai appris recemment que ce sont en fait les Littles Rabbits ! ) et lui chante vraiment bien. Un bon moment mais on a pas vu la fin, il fallait rentrer (faut dire qu’il a commencé à 1h du mat’)

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Les photos ne viennent pas de ce festival. Compte rendu sympa avec photos, sur froggy’s delight


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