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Chroniques Wallonnes – Fifi (6 pieds sous terre, 2008)

Chroniques Wallonnes - Fifi (6 pieds sous terre, 2008) dans Chroniques BD chroniques-wallonnes-216x300 

Encore une bande dessinée autobiographique réalisée sur un mode humoristique. Fifi (déjà croisé dans Jade et Ferraille) n’est pas le premier à faire ça, et on voit tout de suite où il veut en venir : nous raconter à quel point la vie de dessinateur de bande dessinée n’a rien de glamour. Que ce travail n’est fait que de répétition et de déprime. Et qu’en rire peut être un bon moyen pour le supporter.

Cependant, l’humour de Fifi n’est pas le même que celui d’un Fabcaro ou d’un Trondheim. Quand ces derniers respectent le principe du gag à chaque fin de planche, Fifi lui, est justement en quête du gag, éperdument. Réaliser une planche par jour est une contrainte difficile à tenir. Surtout si l’on doit trouver une chute à chaque fois. Et bien qu’il n’y arrive que rarement, il n’abandonne pas pour autant (sûrement du à son tempérament d’ancien ouvrier métallurgiste). C’est ce qui fait le charme de cet album.

De fait, il ne se passe pas grand chose. La routine s’installe de manière monotone. On est tenté d’arrêter la lecture, mais au bout d’un moment il se passe quelque chose d’étrange, on est comme pris au piège par cette succession de planches souvent répétitives (manger, dormir, travailler, glander, le quotidien est par nature répétitif). Sur la longueur, il en ressort des thématiques : « la vie secrètes des clés » (où il fait dialoguer les clés d’un trousseau), « les secrets de la bd » (il nous raconte ses « petits trucs »), « la tête dans le cul » (les lendemains de cuites) qui apportent un rythme particulier à l’ensemble. Cette impression de mauvais dessinateur disparaît devant ses dessins d’observations (clés, mobiliers, chaussures, jouets…) ou ces quelques autoportraits réalistes.

Au fil des pages, on constate une évolution de style et d’ humeur. Quand son dessin est très lâché, limite bâclé, on peut en déduire qu’il est dans une période de lassitude, de doutes. Par contre quand son trait reprend de l’assurance, c’est qu’il est sur la bonne voie. Dans le derniers tiers du livre, Fifi semble avoir trouvé le bon rythme, le ton juste, qui donnent tout son sens et son originalité à sa démarche.

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Boule de Neige – Collectif (Delcourt Shampooing, 2007)

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Boule de neige est un recueil de 9 histoires, réalisées par 9 auteurs, dans le cadre des 24 heures de la BD, organisé par Lewis Trondheim pour le 34ème festival de la Bande Dessinée d’Angoulême (janvier 2007).. Ce concept des 24 heures a été initié par Scott Mc Cloud (l’auteur du génial L’Art Invisible).

Réaliser une couverture, 24 planches et une quatrième de couverture en 24 heures doit être une performance plutôt difficile à relever. Un challenge motivant et stimulant pour des auteurs de bande dessinée qui d’habitude, travaillent seul dans leur coin. Pour cette expérience, ils se sont tous retrouvé à la Maison des Auteurs d’Angoulême, à l’exception de quelques uns qui œuvraient chez eux, en temps réel. Ces travaux étaient mis en ligne, au fur et à mesure de leurs avancées, sur le site : http://www.24hdelabandedessinee.com/public/index.php.

Bien entendu, personne ne connaissait le format (A4), ni la thématique de cette performance, ceci afin d’éviter toute préparation. Trondheim a envisagé deux jours avant qu’un même objet devrait être présent en première et dernière case du récit. Le sujet fut décidé par tous, 5 minutes avant de commencer. Comme il avait neigé durant la nuit, l’idée de la boule de neige comme point de départ et d’arrivée a été unanimement accepté.

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Dominique Boostopoulet

Comme l’explique Trondheim : On l’aura compris, tout ceci était plus un challenge vis-à-vis de nous-mêmes que vis-à-vis des autres. Le but n’était pas de finir premier, mais de finir à temps. Des 26 auteurs qui ont répondu présent à l’exercice, tous ont fini dans les temps. Cet album nous en propose 9 (Dominique Boostopoulet, Boulet, Lisa Mandel, Jonvon Nias, Aude Picault, Mathieu Sapin, Natacha Sicaud, Erwann Surcouf et Lewis Trondheim) afin de [comme le dit ce dernier] laisser une trace plus durable, parce que internet, c’est très bien, mais les livres, c’est très mieux. 

Cette performance est digne de l’OuBaPo et nous démontre que le médium BD peut s’adapter aux contraintes les plus folles (de temps, de thème…). On n’a pas de détail sur la réalisation, juste le résultat. Mais il est clair que ces auteurs ont su faire preuve de réactivité, de créativité. Ils ont dû puiser dans leurs ressources et leurs expériences afin de nous proposer des histoires qui tiennent la route. Inventer l’histoire, la découper, la mettre en page, dessiner les planches, les encrer… Tout cela sur le rythme d’une planche par heure, même en petit format, ça reste une sacrée performance. Un album original et de qualité. Chapeau les gars et les filles !

La quatrième édition des 24 heures de la Bande Dessinée aura lieu dans une semaine. A suivre…

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Les Petits Riens de Lewis Trondheim (2006/2007/2008 – Delcourt/Shampooing)

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Le prolifique Trondheim sort en ce moment ses « petits rien » (le n°3 vient de sortir). Encore une série autobiographique me direz-vous. En effet. Mais à la différence de ces autres récits personnels, Trondheim s’attarde ici sur ces petits détails sans intérêts qui pimentent et donnent tout son sel à la vie de tout les jours. Détails a priori sans importances, mais pas si anodins que cela. Qu’il soit en voyage professionnel, à sa table de travail ou avec sa famille, il nous fait partager ses impressions, ses réflexions, ses névroses (comme tout auteur auto-bio qui se respecte) sur des sujets aussi divers que ses chats, un bananier, le chicungunia, l’avion, le festival d’Angoulême…

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Son dessin est plus précis, fouillé, détaillé… Tout en gardant la spontanéité, la fraicheur d’un croquis pris sur le vif. Ses couleurs aquarelles sont magnifiques (ses gammes de verts, d’ocres ou de bleus sont d’une subtile intensité). Auteur et scénariste de grande qualité, Trondheim m’a toujours donné l’impression de mettre son dessin au service de son histoire. Avec ces « petits riens », il semble privilégier avant tout le graphisme, les couleurs… Pour notre plus grand plaisir, il prend le temps de s’arrêter sur un bed and breakfast d’Afrique du sud, sur l’ancien palais du dictateur Ceausescu, Hong Kong Park, le Real Jardin Botanico, le château de Nantes…

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Ce qui nous différencie d’un véritable auteur tel que Trondheim, c’est qu’il reussi à rendre passionnant ces petits riens qu’on considère dans notre vie quotidienne comme ennuyeux et sans intérêts. Et cela grâce à ses talents de conteur et dessinateur, son point de vue poétique, impressionniste, son humour… C’est beau, léger… Ca change des récits autobiographiques trop souvent dramatiques…

Les petits riens de Lewis Trondheim


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