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Un peu de la France – Sempé (Gallimard, 2005)

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Il est difficile de décrire la beauté et la subtilité des dessins de Sempé compilés dans cet ouvrage. Je m’y essaie en quelques mots… On ne présente plus Sempé, ce maitre de la poésie dessinée. De notoriété internationale, collaborateur estimé du New Yorker, Sempé n’en demeure pas moins le plus français de nos illustrateurs.

En quelques traits, quelques touches de couleurs et sans aucuns mots, Sempé dresse un panorama juste et précis de notre « douce France ». On y trouve une multitude de détails, une récurrence de certains symboles qui sont pour la plupart « traditionnellement français » : des villages de campagne, des bouteilles de vin, des bérets, des vélos, un mangeur d’escargots, un paquet de gitanes bleu, des gardes-barrières, des arbres…

Certains dessins sont humoristiques, avec une chute toujours fine et humaniste. D’autre par contre sont des dessins d’observations, où il n’y a pas de gag à rechercher, juste le plaisir d’admirer l’instant dessiné. Et on sent bien que Sempé prend encore beaucoup de plaisir à s’arrêter sur une scène, un détail qui en dit long sur nos traditions, nos mœurs : la mamie qui ramène le gâteau du repas dominical, la fanfare qui se réunie dans le square, des ouvriers en bleu de travail qui sortent de l’usine à vélo, la musette en bandoulière, des messieurs qui se saluent en soulevant leur chapeau…

Ses dessins semblent hors du temps, et seules quelques antennes satellites perchées sur les toits nous indiquent que cet album est de notre époque. Comme pour illustrer que dans le fond, les choses changent doucement… Une hagiographie de la France que seul un artiste de la trempe de Sempé pouvait réaliser, loin des clichés et remplie de tendresse, de poésie…

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Pour l’humour de l’Art – Quino (Glénat, 2007)

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On compare souvent Quino à Schultz. Deux auteurs prolifiques, mondialement connus pour leur série phare, œuvre de toute leur vie. Mais si Schultz a consacré sa carrière exclusivement à ses Peanuts, Quino lui, n’a pas œuvré que pour Mafalda. Ces deux séries possèdent de nombreuses similitudes. Elles mettent en scène des enfants (« kid strip ») qui pensent et s’expriment comme des adultes sur les divers problèmes de société. Même si Mafalda est plus politisée… Et tel Chas Addams, qui n’a pas uniquement dessiné La Famille Addams, ni Sempé Le Petit Nicolas, Quino est aussi reconnu comme un grand dessinateur humoristique, œuvrant pour la presse (culturelle, actualité…), l’illustration. 

Cet ouvrage Pour l’humour de l’Art (première édition en 1982), nous permet de prendre la pleine mesure du génie de Quino. Avec son humour à priori gentil, mais réellement mordant, il passe ici au crible les travers de l’Artiste (peintre, musicien, sculpteur, écrivain…) à la fois mégalo et peu sûr de lui, ainsi que ceux des spectateurs-auditeurs, les critiques, les commanditaires… Tout en partageant ses réflexions sur la création, l’art moderne, les nouvelles technologies…

Virtuose du dessin, son trait rond,  »tremblotant » et pourtant dynamique est d’une précision imparable. Rien n’est fait au hasard, le moindre pli de manche, la posture des personnages, les expressions des visages… Une richesse dans les détails qui n’entrave en rien la lisibilité de ses dessins. Tout est minutieusement réfléchi, alors que chaque dessin donne l’impression d’être fait sur le vif… Quino maitrise autant la technique du gag en dessin unique (sans textes pour la plupart), que la planche séquencée propre à la bande dessinée (avec quelques phylactères). Admirable.

Sempé, un autre de mes maîtres, français né en août 1932 (je suis né en juillet 1932), que je considère, avec moi, comme un des derniers exposants d’un genre d’humour en extinction, l’humour humaniste, qui n’est pas corrompu par la satire de la politique du moment. Ses dessins, ainsi que les miens, ne produisent pas le fou-rire, ils doivent être regardés attentivement, même réfléchis. Disons que je le considère comme un frère, pas de sang, car je ne l’ai vu qu’une fois et rapidement, mais comme un « frère d’encre ». (Quino)

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http://www.quino.com.ar/frances/quino_bio30.htm

Citations

Une citation par jour (plus ou moins)… En fonction de mon humeur, de mes lectures, de l’actualité… Une citation, parce que je suis feignant… Une par jour, si j’ai le temps… Toutes tirées d’ouvrages lus ou à lire…

Les débutants ont souvent tord, je crois, d’attacher une importance exagérée à la technique. Ils oublient généralement que, bien avant la technique, il y a le dessin, tout simplement. André Franquin in Lire Hors-série n°19. Le 20/02/2015

Un paradis, dans le monde actuel, c’est, à la rigueur, un pays où il est possible de publier des journaux comme « Hara-Kiri » et « Charlie Hebdo ». Croyez moi, ils sont rares. Georges Wolinski in « Je montre tout ! » (Charlie Hebdo hors-série n°14, 2001). Le 22/01/2015

Sans la faculté d’oubli nous ne serions qu’archives mémorielles [...] à tel point saturés par l’omniscience du passé qu’il ne resterait dans nos zones de stockage neuronal plus aucun espace libre pour penser à vivre la suite. Yves Pagès in « Souviens-moi » (tiré du mensuel Lire n° 424). Le 08/04/2014

Additionnons les discriminations : Les étrangers ont l’accent aigu, ce sont les étrangères qui ont aussi l’accent grave. Philippe Annocque sur son blog (Hublots). Le 23/01/2014

On ne peut pas dire d’une oeuvre d’art qu’elle soit inutile ; certes elle n’apporte rien qui réponde aux besoins matériels de l’organisme ; mais elle est un moyen de communication entre celui qui la crée et celui qui l’admire ; elle répond donc au besoin humain le plus spécifique : mettre en commun. Albert Jacquard (source). Le 02/10/2013

Elle me dit, un soir, qu’il y avait en moi une zone d’ombre, une part de mystère qui intriguaient et captivaient. Il me sembla, effectivement, trouver confirmation de ses propos dans le regard des autres. Sans en faire un système, sans en abuser, je me dis qu’il fallait en tenir compte et qu’ainsi, bien des choses allaient changer. Sempé in « Ames Soeurs » (Folio, 1995). Le 15/05/2013

Il me semble d’ailleurs qu’on ne devrait lire que les livres qui vous mordent et vous piquent. Si le livre que nous lisons ne nous réveille pas d’un bon coup de poing sur le crâne, à quoi bon le lire  (…) Un livre doit être la hache qui brise la mer gelée en nous. Voilà ce que je crois. Kafka à son ami Oskar Pollak, en 1904. Le 16/03/2012

La vie met longtemps à devenir courte. André Franquin, cité par Lewis Trondheim in Désoeuvré (l’Association, 2005). Le 05/06/2011

Il ne suffit pas d’être con, il faut être fier de l’être. Cavanna in « Cavanna : Cavanna » (Juillard, 1971). Le 02/10/2010

Quelques fois, c’est toi qui cognes le bar. Mais d’autres fois, c’est le bar qui te cogne. L’étranger in « The Big Lebowski ». Le 18/08/2010

Je trouve abominablement injuste d’être obligé de travailler pour ne pas crever. Il me semble que je ne détesterais pas le travail s’il ne m’était pas imposé. De temps en temps, quoi. Et attention ! Il faut avoir l’air d’aimer ça, d’en être gourmand, d’y trouver son extase suprême ! Surtout ne pas être le feignant qui se force ! C’est qu’ils te guettent, les autres, ces fumiers. Cavanna in « Coups de sang » (Belfond, 1991). Le 04/07/2010

Quand vient le mois de Join, l’été n’est plus très Luin. Edito de la revue « Bazart – Agenda Normandie » (Juin 2010). Le 04/06/2010

Un texte est comme un appareil dont chacun peut se servir à sa guise et selon ses moyens.Paul Valery cité par Margerite Rochette in « La science fiction » (Larousse, 1975). Le 01/06/2010

Ce n’est pas seulement parce que le méchant est puni à la fin de l’histoire que les contes ont une portée morale ; dans les contes de fées, comme dans la vie, le châtiment, ou la peur qu’il inspire, n’a qu’un faible effet préventif contre le crime ; la conviction que le crime ne paie pas est beaucoup plus efficace, et c’est pourquoi les méchants des contes finissent toujours par perdre. Bruno Bettelheim in « Psychanalyse des contes de fées » (Robert Laffont, 1976). Le 30/05/2010

Heureusement pour l’humanité, l’armée a généralement été le refuge des esprits de troisième ordre. Boris Vian in « Les chansons de Boris Vian en bandes dessinées » (éditions Petit à Petit, 1997). Le 29/05/2010

Se surprendre… J’en ai souvent parlé. Mais est ce possible ? Se surprend on plus avec une nouvelle casserole qu’en allant gratter les fonds de la vieille ? Il y a des endroits de soi où on est jamais allé mais, peut on aller au delà de soi? Moebius in « On a marché sur la bulle » (Fanzine n°16, avril 2008), interview par J.M. Lemaire. Le 27/05/2010

On appelle un homme intelligent, un homme intelligent. Tandis qu’on appelle un homme con, un con. Conclusion, un con n’est pas un homme. San-Antonio in « Les Con » (éditions Fleuve Noir, 1973). Le 25/05/2010

L’air con me fait la vie facile… Michel Colucci, le 28/07/09

Je n’ai jamais été Gaulois, ni cow-boy, j’ai été enfant. René Goscinny in « Goscinny, la liberté d’en rire » (de Pascal Ory, éditions Perrin, 2007). Le 07/07/09

Je ne peux pas renoncer à mes idées sous prétexte qu’elles sont contraires à mes états d’âme. Georges Wolinski, in  »La Morale » (Le cherche midi éditeur, 1992). Le 05/07/09

C’est toujours au nom de l’intérêt général qu’on embête les particuliers. Henri Roorda in  »Almanach Balthazar », 1925 (cité par Fremion, FG n°397). Le 25/06/09

Plus encore que le patriotisme qui est une hystérie comme une autre, mais plus creuse et plus mortelle qu’une autre, ce qui nous répugne, c’est l’idée de patrie qui est vraiment le concept le plus bestial, le moins philosophique, dans lequel on essaie de faire entrer notre esprit. Aragon (le 15 octobre 1925) in « L’enragé n°4″ (Juin 1968, éditions Pauvert). Le 15/06/09

Celui qui poursuit un rêve n’en désire pas, au fond, la réalisation : il veut seulement pouvoir continuer à rêver. Hugo Pratt in « En Verve » (Editions Horay, 2004). Le 10/06/09

Arrêter de vouloir mettre à jour des responsabilités, ça rend les problèmes passionnants. Manu Larcenet in « Le combat ordinaire, Tome I » (Dargaud 2004). Le 05/06/09

Lire ce n’est pas seulement s’informer, c’est aussi – et peut-être surtout – oublier, et c’est donc se heurter à ce qui en nous est oubli de nous. Pierre Bayard in « Comment parler des livres que l’on a pas lus ? » (les éditions de Minuit, 2007). Le 03/06/09

Si les bébés de l’homme doivent finalement évoluer jusqu’à devenir des individus adultes, sains, indépendants et socialisés, il est absolument nécessaire qu’ils aient un bon départ. Dans la nature, ce bon départ est assuré grâce à l’existence d’un lien entre la mère et le bébé, grâce à ce qu’on appelle l’amour. Si donc vous aimez votre bébé, il aura un bon départ. Donald W. Winnicott in « L’enfant et sa Famille » (éditions Payot, 2002). Le 30/05/09

Une grande diversité d’opinions au sujet d’une oeuvre d’art témoigne de sa nouveauté, de sa complexité et de sa vitalité. Oscar Wilde in « Aphorismes » (Editions Mille et une nuits, 1995). Le 25/05/09

Le rire est à l’homme ce que la bière est à la pression. Pierre Dac in « L’Os à Moelle » (éditions Julliard, 1963). Le 21/05/09

La philosophie, c’est l’art de se compliquer la vie en cherchant à se convaincre de sa simplicité. Frédéric Dard in « Les pensées de San-Antonio » (Le cherche midi éditeur, 1996). Le 20/05/09

Notre père qui êtes aux cieux, restez-y. Et nous nous resterons sur la terre, qui est quelquefois si jolie… Jacques Prévert in « Paroles » (Pater Noster). Le 18/05/09

Si notre vie est un beau long voyage avant le grand terminus, tâchons de faire silencieusement et gaiement notre voyage, de profiter des paysages heureux – et de ne pas trop gêner les autres voyageurs ! Hergé in « Hergé par lui même » (Librio, 2007). Le 16/05/09

Ce que nous croyons nos pensées fondamentales sur le monde sont souvent des confidences sur la jeunesse de notre esprit. Gaston Bachelard in « La psychanalyse du feu » (Gallimard, 1949). Le 14/05/09

Mon athéisme s’active quand la croyance privée devient une affaire publique et qu’au nom d’une pathologie mentale personnelle on organise aussi pour autrui le monde en conséquence. Car de l’angoisse existentielle personnelle à la gestion du corps et de l’âme d’autrui, il existe un monde dans lequel s’activent, embusqués, les profiteurs de cette misère spirituelle et mentale. Michel Onfray in « Traité d’athéologie » (Grasset, 2005). Le 13/05/09

Notre but dans la vie n’est pas de réussir, mais de continuer à tout rater avec conviction. Robert Louis Stevenson en préface, in  »Le livre des bides » de Stephen Pile (éditions du Cygne, 1982). Le 11/05/09

Je supporte parfaitement la douleur, à condition qu’elle ne fasse pas mal. Marcel Gotlib in « Jactences » tome II (éditions Fluide Glacial, 1999). Le 10/05/09

Quand on ne travaillera plus le lendemain des jours de repos, la fatigue sera vaincue. Pierre Dac in « L’Os à Moelle » (éditions Julliard, 1963). Le 08/05/09

L’objectif de tous ceux qui contribuent à réaliser des hommes à partir de cette larve inachevée qu’est le nouveau né devrait être avant tout de l’amener à un seuil de richesse telle qu’il puisse (…) prendre en charge lui-même son devenir. Il faut refouler le désir de créer des hommes conformes à une norme. Ce n’est pas sans risques pour l’ordre. Mais ce risque ne vaut-il pas d’être couru, si la liberté est à ce prix ? Albert Jacquard in « Moi et les autres » (éditions du Seuil, 1983). Le 06/05/09

Il est des conjonctures où faire le Don Quichotte est un devoir. L.Tarsot en préface, in « Don Quichotte de la Manche » (éditions H.Laurens). Le 04/05/09

Un monde où on jette tout, c’est un monde où il n’y a rien à garder. Wolinski in « Ils vont tout casser! » (Le Square – Albin Michel, 1981). Le 03/05/09

Exigeons en France le respect de notre religion fondamentale : la liberté, la liberté d’opinion et d’expression inscrite dans les droits internationaux de l’homme, la liberté de pratiquer la religion de son choix autant que celle de ne pas croire, la liberté de donner à penser par la dérision, de dessiner au deuxième degré, pour dédramatiser parfois, pour dénoncer souvent, mais toujours pour le rire ! Jean-Michel Renault in « Censure et Caricatures » (éditions Pat à Pan, 2006). Le 01/05/09

Les gaz hilarants sont sans effets sur les individus qui n’ont pas le sens de l’humour. Cavanna in « Le saviez-vous » (éditions du Square, 1974). Le 29/04/09

La psychanalyse est un remède contre l’ignorance, elle ne peut rien contre la connerie. Jacques Lacan (in Siné Hebdo n°33). Le 28/04/09

Depuis la nuit des temps, les enfants naissent en pleurant, comme s’ils pressentaient ce qui les attend. Didier Daeninckx. Le 26/04/09

Pour nous tous, désormais, l’idée de bonheur est liée aux « choses » que l’on acquiert. Georges Perec in « Les Choses ». Le 25/04/09

Il existe à la base de la vie humaine un principe d’insuffisance. Georges Bataille (en préface de « Délivrance » de James Dickey). Le 24/04/09

Nous savons donc qu’il existe dans notre société une quantité constante d’infractions, que la répression des crimes est une des fonctions centrales de notre société ; que, par delà toutes les péripéties des aventures singulières, la délinquence existe comme phénomène d’ensemble ; que le criminel n’est pas seulement un joueur ou un jouet mais qu’il est porteur d’un certain nombre de caractères, de symptômes, de traits physiques ; que c’est un cas – un cas normalement anormal. Michel Foucault in « De la Prison à la Révolte » (L’esprit frappeur, 1999). Le 23/04/09

S’il est vrai que la plupart des mécanismes économiques et sociaux qui sont au principe des souffrances les plus cruelles, notamment ceux qui règlent le marché du travail et le marché scolaire, ne sont pas faciles à enrayer ou à modifier, il reste que toute politique qui ne tire pas pleinement parti des possibilités, si réduites soient-elles, qui sont offertes à l’action, et que la science peut aider à découvrir, peut être considérée comme coupable de non-assistance à personne en danger. Pierre Bourdieu in « La Misère du Monde » (le Seuil, 1993). Le 22/04/09

Heureux soient les fêlés, car ils laissent passer la lumière. Michel Audiard (by Frémion in « Fluide Glacial » n°395). Le 21/04/09

Quand la société serre les fesses, les espaces de liberté individuelle rétrécissent. Roland Topor (in « Topor ou le rire étranglé » de Frantz Vaillant). Le 20/04/09

Alfred Jarry n’a pas inventé le père Ubu. Il n’a fait que le découvrir. Le père Ubu est de toutes les époques. Alexandre Vialatte in « Dernières nouvelles de l’Homme » (Juillard 1978). Le 19/04/09

Ce qu’on appelle communément la réalité est, pour le dire exactement, un rien monté en épingle. Hugo Ball in « Dadaïsme » (éditions Taschen). Le 18/04/09

La corde à lier les pensées n’est pas encore tressée. Proverbe suédois (in « Catalogue d’Objets Introuvables »). Le 16/04/09

L’image inventée n’est jamais traumatisante. C’est toujours un conte de fées. Il n’y a que la réalité qui puisse choquer : des corps blessés par un accident au bord de l’autoroute, des gosses sans famille, un métier qu’on aime pas. Mais le dessin est neutre. C’est une chose mentale, une représentation. Ce ne sont que les aventures extraordinaires de l’imagination : du bovarysme au masculin. Roland Topor (in « Topor ou le rire étranglé » de Frantz Vaillant). Le 15/04/09

Si ça continue faudra qu’ca cesse… Hubert Felix Thiéfaine (in « l’ascenseur de 22h43″, 1978). Le 14/04/09

La nouveauté, la nouveauté, mais c’est vieux comme le monde ça, la nouveauté. Jacques Prévert (in « Wauxhall » de Christopher). Le 13/04/09

Physiquement on ne peut pas vraiment distinguer les familles les unes des autres. Elles ne portent pas d’insignes. A près tout ce sont des unités tribales dont les membres ne leur appartiennent que grâce à un événement biologique. Et elles sont liées par un noyau magnétique qui parfois n’est fait ni d’amour ni de loyauté. Anonyme (in « Une affaire de famille » de Will Eisner (éditions USA, 1998). Le 12/04/09

L’homme de tous les temps s’est intéressé à l’art. S’il n’est pas d’exeption à cette règle, il est juste d’ajouter qu’aucune époque ne lui a porté une passion comparable à la notre; la peinture, en particulier, celle du passé comme celle du présent, est devenue pour nos contemporains une sorte d’obsession. René Huyghe in « Les puissances de l’image » (Flammarion, 1965). Le 11/04/09

Il ne faut pas confondre « gourde de policier » et « quart de poulet ». André Franquin in « En direct de la gaffe » (éditions Dupuis). Le 10/04/09

Avec le sang du monde, on fait du boudin d’information… Jules-Edouard Moustic (of Groland). Le 09/04/09

Faites en sorte d’obtenir ce que vous aimez, sinon vous serez forcé d’aimer ce que vous obtenez. George Bernard Shaw (in Siné Hebdo N°9). Le 08/04/09

Il n’y a pas de sots métiers, il n’y a que des métiers à la con. Le Professeur Choron in « La Mouise » (Le best of n°1). Le 07/04/09

Un politicien ne peut faire carrière sans mémoire, car il doit se souvenir de toute les promesses qu’il lui faut oublier. Frédéric Dard in « Les pensées de San-Antonio » (Le cherche midi éditeur, 1996). Le 06/04/09

L’indiscipline aveugle et de tous les instants fait la force principale des hommes libres. Alfred Jarry (in Siné Hebdo N°1). Le 05/04/09

Il est parfaitement monstrueux de s’apercevoir que les gens disent dans notre dos des choses qui sont absolument et entièrement vraies. Oscar Wilde in « Aphorismes » (Editions Mille et une nuits, 1995). Le 04/04/09

Quand le dernier arbre aura été abattu, quand la dernière rivière aura été empoisonnée, quand le dernier poisson aura été pêché, alors on saura que l’argent ne se mange pas. Geronimo (in Télérama n°3090). Le 03/04/09

Je ne suis pas assez sérieux pour donner des conseils et je le suis trop pour en recevoir. Hugo Pratt in « En Verve » (Editions Horay, 2004). Le 02/04/09

Il me plait d’imaginer un Etat qui puisse se permettre d’être juste envers tous les hommes et qui traite l’individu avec respect comme un voisin ; qui ne jugerait pas sa propre quiétude menacée si quelques uns s’installent à l’écart, ne s’y mêlant pas, en refusant l’étreinte, sans pour autant s’abstenir de remplir tous les devoirs de bons voisins et de compatriotes. Henry David Thoreau, in « La désobéissance Civile » de 1849 (Editions Mille et une nuits, 1996). Le 01/04/09

Mentir, c’est un métier, mais démentir c’est tout un art… Georges Wolinski, in  »La Morale » (Le cherche midi éditeur, 1992). Le 31/03/09


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