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Premières nouvelles de l’Apocalypse…

Premières nouvelles de l'Apocalypse... lapocalypse_logo

Un lettrage qui ressemble beaucoup à l’autre…

Jean Christophe Menu est un homme qui ose. Un gars qui possède de telles ressources que ça force le respect… Il l’avait annoncé, il l’a fait ! L’Apocalypse (sa nouvelle structure éditoriale) fera ses premières armes en septembre, avec une première fournée de trois ouvrages, qui ne seront pas que bandes dessinées. Fidèle à sa ligne de conduite, qui est d’explorer l’art de l’édition livresque, tout en bousculant les frontières entre les disciplines, on trouvera dans cette première livraison : une bande dessinée relativement classique, une œuvre de narration picturale et un recueil de textes sans images.

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Sortie prévue pour le 14 septembre…

Il n’est pas étonnant de voir Menu accrocher Topor à son catalogue, car qui d’autre que Roland incarne cette idée d’ouverture, qui a aussi sublimement triturer les frontières, plus encore, qui ne faisait aucune catégorisation, libre dans tous les domaines, choisissant son médium en fonction de ses humeurs, de ses envies, de ses désirs…

En tant que « presque-toporologue-amateur », mais surement amateur de l’œuvre de Roland, voir Menu rééditer ce recueil d’aphorismes de Topor (sorti en 1992, épuisé et jamais réédité) me fait bien plaisir. On n’éditera jamais assez de Topor !

Extraits : « Le temps est aussi pollué que l’espace. Je viens de passer un sale quart d’heure qui m’a convaincu.« 

« Lève-toi et rampe. »

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Nouvel album de Menu prévu pour novembre…

Dans son communiqué de presse, Menu explique que le nom d’Apocalyspe avait été la première idée de nom à la revue Labo. Menu est toujours ancré dans son passé. C’est ce que j’apprécie aussi chez lui : cette quasi-obsession à inscrire tout ce qu’il fait dans une généalogie. En particulier avec le Futuropolis originel, qui aura fortement contribué à l’essor de cette génération d’auteurs-éditeurs créateurs de l’Association. Très logiquement, L’Apocalypse est parrainé par Etienne Robial.

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BLDD

Bilan Provisoire #1 (ABP-Edition, 2011)

Bilan Provisoire #1 (ABP-Edition, 2011) dans Presse et Revues sanstitremrd

Bilan provisoire, un titre tout à fait approprié, tant il est impossible de dresser un bilan exhaustif et définitif en matière de poésie dessinée. La variété des genres (fantastique, humoristique, politique…), des techniques (crayon, peinture, infographie…) et des époques (du début 20ème au début 21ème) – dont le dénominateur commun est le noir et blanc – nous démontre l’aspect ‘hors-modes’ de cette revue. Un choix éditorial heureux.

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Jouissant d’un casting d’enfer (avec entre autres, Joko, Kiki Picasso, Captain Cavern, Killoffer, Willem, Muzo, Nicolas Topor, Medi Holtrop, Roland Topor, Loulou Picasso, Stéphane Blanquet, Olivier O. Olivier, Pacôme Thiellement, Moolinex, Placid, Vincent Sardon, Odilon Redon, Marcel Duchamp…), Bilan provisoire ne se limite pas à refléter son époque. Au contraire, de cette confrontation d’œuvres anciennes et contemporaines se dégage une cohérence et un enrichissement mutuel incroyables : une peinture de Scott Batty répond à un dessin d’Odilon Redon ; une planche de Willem fait écho à celle de Stéphane Calais ; les dessins de Nicolas Topor l’inscrivent dans une filiation évidente avec son père ; le trait d’Olivier O. Olivier évoque celui de Roland, son compagnon d’armes ‘paniques’ ; le « Crying Ghost » de Marc Brukert chante la sérénade à la cowgirl de Joko ; les formes clair-obscures de Killoffer illustrent à merveilles le poème Une exégèse dessinée de la genèse I de Pascal…

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Bien que comprenant certains textes (récits illustrés, analyses ou interviews) cette revue se contemple, plus qu’elle ne se lit. Et toute la différence est là ! La contemplation fait appel à nos sensations, nos émotions. Elle nous emmène dans un état introspectif, proche de la méditation. La lecture est une activité plus consciente, intellectuelle. La poésie (en mots ou en images) ne peut que s’apprécier par contemplations répétées ‘ad vitam’, car le Beau se dérobe chaque fois que l’on tente de le cerner…

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Les qualités formelles de Bilan provisoire se prêtent parfaitement à l’exercice. Sa couverture souple et son papier épais permettent d’y revenir à l’infini. Solide et généreuse (112 pages, plus un poster dépliant et une estampe signée de Placid), son impression en sérigraphie, ainsi que son grand format, rendent justice aux œuvres présentées et nous offre la possibilité d’y ‘plonger’ littéralement, et ainsi tenter d’en saisir la substantifique moelle…

Une revue qui ne s’oubliera pas de si tôt dans les rayons de ma bibliothèque…

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Atelier de Bibliophilie Populaire

BLDD

Max Lampin – Roland Topor (Buchet Chastel, 2005)

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Topor se lâche. Il se défoule sur ce pauvre Max Lampin qu’il considère comme un clampin. Sa haine est méchamment communicative. Bien content de ne pas être l’objet de sa fougue. Cette méchanceté est d’un niveau de puérilité scatologique digne d’une cour d’école, du genre : « Max Lampin pète tout le temps » ou « Max Lampin pue des oreilles et des narines comme du cul »… Topor revisite l’anatomie du pauvre sir, en illustrant ses propos par des dessins plutôt sommaires mais très explicites, que l’on suppose réalisés sur le vif, avec la même énergie dévastatrice que ses commentaires. Lampin est un personnage banal, visage rond, dégarni et portant des lunettes, toujours représenté sous le même angle, de face, en buste. Ses expressions alternent entre joie et tristesse, façon masque commedia dell’arte. Il n’est donc pas indifférent à ce qui lui arrive et semble parfois même y trouver une certaine satisfaction. Tout comme nous…

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« Max Lampin est bien petit par rapport à ma haine. C’est un sale type, d’accord, mais pas exceptionnel. D’ailleurs, cela ne changerait rien s’il était un petit saint. Alors pourquoi m’en prendre à lui avec une telle violence, une telle hargne ? Je vais vous le dire. Lorsque, comme moi, on est vieux, pauvre, malade, humilié, bafoué, on a plus l’orgueil de ses ennemis. Le premier venu suffit. Il permet de soulager sa bile, c’est le principal. Quand celui-là aura servi, on en prendra un autre. L’important, c’est de ne pas crever de rage. » (Roland Topor)

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Lampin a fait la joie des lecteurs de Charlie dès 1972…

Buchet/Chatel

Toporoeuvres

RUFUS – Si Dieu meurt je ne lui survivrai pas (L’Arganier, 2005) / Les poissons meurent de soif (Actes Sud, 2001)

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Artiste éclectique par définition, acteur (théâtre, cinéma, télévision…) auteur-interprète (avec Brigitte Fontaine et Jacques Higelin), écrivain, romancier (une petite dizaine de livres), chanteur… Rufus est un incontournable second couteau du cinéma français, connu de tous pour ces rôles dans les films de Jeunet, Mocky et bien d’autres… Je ne connais pas assez sa filmographie, mais il me semble qu’il n’a jamais obtenu de rôle à la hauteur de son talent, qu’il exprime cependant pleinement au théâtre, dans des pièces de Samuel Beckett, Woody Allen ou Eric-Emmanuel Schmitt. Je n’ai pas eu la chance de le voir sur les planches, pas encore. En fait, je m’aperçois que je connais mieux le Rufus écrivain que le Rufus acteur.

J’ai lu il y a quelques années maintenant son : Les poissons meurent de soif (ne me dites pas que…), un superbe petit ouvrage (par sa taille uniquement) dans lequel il nous raconte quelques souvenirs d’enfance, en particulier la naissance de sa vocation d’artiste.

« Mon fils plaisantait en disant « si tu m’offres un cadeau, ne m’offre jamais un livre ! » pour rigoler, j’ai écrit ce livre exprès pour lui. Il n’a pas pu refuser ce cadeau… D’autant que j’y raconte les circonstances de cette phrase essentielle livrée un jour par mon propre père : « Sois payé pour faire ce que tu aimes » en réponse à ma question : « Qu’est-ce que je vais bien pouvoir choisir comme métier ? ».(Présentation par l’auteur, tirée de son site)   

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Je suis en train de finir « Si Dieu meurt je ne lui survivrai pas »  qui, comme son nom pourrait le laisser supposer, n’est pas un traité de théologie, mais un roman méchant (comme indiqué sur la couverture).

Rufus nous dépeint le portrait de contemporains plutôt décalés, marchant au bord des sentiers balisés de la raison (légèrement fous, quoi). Si Dieu… nous narre l’histoire de Charles Tuparle, un agent d’assurance plutôt apathique (ancien soldat à Sarajevo, ca marque !), qui mène son enquête sur les dangers que provoquent les antennes émettrices de téléphones portables. Non pas pour dénoncer un odieux scandale de santé public (les ondes seraient dangereuses pour la santé des utilisateurs ?!), mais dans son propre intérêt, afin de proposer aux opérateurs téléphoniques un contrat d’assurance couvrant ces risques qui n’existent pas officiellement. S’il arrive à les convaincre, un énorme coup se prépare pour lui…

Ce « roman méchant », certes roman, sert bien sûr d’outil à Rufus pour alerter. Sensibilisé depuis toujours aux problèmes de santé publique et d’écologie, il y mêle, pour dépeindre un monde qu’il aime « moi non plus », la férocité de l’écriture et la tendresse d’une mise en garde aux humains qui le peuplent. Car enfin, écrire… n’est-ce pas déranger ? (site de l’artiste)

Son univers flirte avec le surréalisme, saupoudré d’une pincée de situations absurdes, mais reste bien ancré dans le réel. Ce roman est une fiction (je l’espère) qui dénonce de nombreux éléments de notre réalité (les dangers des ondes téléphoniques, la veulerie des assureurs, l’hypocrisie des opérateurs, la manipulation des experts scientifiques…)

Proche de l’écriture d’un Roland Topor (ils excellent tous deux dans l’invention de noms à tiroir pour leurs personnages), en moins cruel mais usant tout aussi subtilement d’un humour noir qu’on ne distingue pas forcement au premier abord (cependant, en lisant les titres de ces deux livres, on y retrouve le verbe mourir !).

C’est un vrai régal de lire cette prose franche, jamais vulgaire, fluide, rythmée, et jamais plombante…

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http://www.rufus.fr/

Topor, Panic & Cie – Christophe Hubert (éditions Orbis Pictus Club, 2010)

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Avec jaquette…

Très bonne initiative du toporologue Christophe Hubert et des éditions Orbis Pictus Club que d’avoir confectionné (en collaboration avec Les cahier de l’Humoir et les éditions Hermaphrodite) cette monographie de Roland, comprenant de nombreux documents, textes et dessins inédits… Un bel ouvrage de presque 500 pages. Il faut au moins ça pour cerner son oeuvre protéiforme…

« D’aucuns conservent encore la niaiserie de cataloguer Roland Topor comme un gentil humoriste touche à tout, pratiquant un art mineur, le dessin. Ses amis Robert Filliou, Daniel Spoerri ou Erik Dietman, eux, ont été raccrochés à des mouvements artistiques. Topor, même s’il a lancé avec ses amis Olivier O. Olivier, Zeimert, Arrabal et Jodorowsky le mouvement Panique, n’a jamais été pris au sérieux. Trublion sympathique. C’est un tort, car s’il est un personnage qui a transformé sa vie en happening permanent, c’est bien Topor, artiste Fluxus par essence.

Cette édition, anthologique autant que monographique, conçue comme le premier volume des Cahiers Roland Topor par le toporologue Christophe Hubert, réunit un important ensemble d’archives, textes, photographies, documents inédits, témoignages, hommages graphiques et études, qui permettent de mesurer la prodigalité de son oeuvre. Et il entre dans les écrits de Topor davantage de philosophie sur la condition humaine que chez beaucoup d’écrivains. Il existe dans son oeuvre graphique une réflexion puissante sur le corps, la mort, le désir, la violence, l’étrangeté et la singularité de l’individu dans son animalité/humanité.

A l’heure où tant de créations parcellaires sont portées au pinacle, il est étonnant qu’un artiste aussi universel que Roland Topor, parlant à l’universel des terreurs universelles et de la connerie universelle, n’ait pas une place plus importante. » (présentation de l’éditeur)

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Sans jaquette…

Roland Topor, l’artiste erroriste

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Du beau, du bon, des bds…

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