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Avatars et Coquecigrues – Alexis (éditions Audie, 1975)

 

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Alexis est un Géant. Un Monstre. Il sait absolument tout dessiner, avec une facilité hallucinante. Maitrisant une palette de style, allant de l’humoristique (très MAD), à un quasi hyperréalisme. Un trait expressif et dynamique. C’est un Maitre du noir et blanc pur, contrasté, tout en clairs obscures… Au détour de ses dessins, on ressent l’influence d’un Forest, d’un Breccia… Dessinateur de l’équipe Pilote, Alexis est un des créateurs de Fluide Glacial (dont il est l’éternel Directeur de conscience). Son influence est toujours bien présente dans les pages du magazine, avec des dessinateurs tels que Mo ou Julien Cdm.

Cet Avatars et Coquecigrues nous permet de prendre toute la mesure de la richesse du dessin d’Alexis. Et de son gout pour les univers fantastiques et absurdes. Il signe ici le scénario de ces courtes nouvelles dessinées, ce qui est assez râre dans sa production, lui qui a souvent collaboré avec les plus grands : Time is money avec Fred, Al Crane avec Lauzier, Cinémastock et Dans la joie jusqu’au cou avec Gotlib, Transperceneige avec Lob (il devait dessiner la série mais est mort avant de l’avoir terminée, c’est Rochette qui a pris la suite), Superdupont avec ces deux derniers…

A chaque fois, il a su parfaitement mettre en image les délires scénaristiques de ces amis et y intégrer subtillement son univers décalé. « Alexis n’était pas un simple exécutant. Tout en restant très fidèle aux indications, il savait apporter un petit détail indispensable qui renforce l’effet d’un gag ou qui ajoute à l’ambiance d’une histoire. Avec Superdupont, il s’amusait souvent à rajouter des gags de second plan qui enrichissaient l’aspect loufoque de la bande. » (Lob dans Les cahiers de la bande dessinée n°38 sur Alexis. On y découvre d’ailleurs les planches inédites du Transperceneige).

Alexis nous a quitté bien trop tôt (en 1977, il avait 31 ans) mais nous a laissé malgré tout une œuvre riche. Je ne me lasse pas de la (re)découvrir et commence seulement à me rendre compte de son ampleur… Un Génie je vous dis.

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http://www.bedetheque.com/auteur-841-BD-Alexis.html

Alexis sur BDZoom

Les sexties de Lauzier (1980 éditions Glenat)

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Plus jeune, je n’accrochais pas vraiment aux BD de Lauzier (genre Zizi et Peter Panpan ou Les Cadres). Peut être étaient-elles un peu trop « adultes », trop politique. Puis, ce coté « dessinateur de droite » (dans un journal de gauche) me gênait… En fait, il n’avait pas d’étiquette précise et critiquait autant les idées de Droite que celles de Gauche… Il faut parfois acquérir une certaine maturité pour apprécier des auteurs à leur juste valeur. Lauzier est de ceux-là !

Dans le n°57 de Pilote mensuel (février 1979) Guy Vidal répond à la question : Lauzier est-il un traître ?! (suite à son départ du journal pour d’autres projets). « Lauzier vous manque. Vos lettres le disent. Certains (peu nombreux) insinuottent : « Il vous gênait pour prendre votre virage vers l’extrême gauche ». Rigolade. [...] – Lauzier est-il un traître ? – Non, pas un traître. Un égoïste. Comme vous et moi. »

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Les sexties…

Je me suis récemment procuré Les Sexties, grâce auquel je découvre que Lauzier est avant tout un formidable illustrateur, dessinateur et coloriste. Certaines de ses illustrations (qui ne sont pas toutes “cul”) sont du calibre d’un Sempé ou d’un Chas Addams… Poétique et nonsensique…

 

Lauzier était un implacable observateur de notre époque… Dans sa série des Tranches de vie (oubien ses scénarii pour le théâtre et le cinéma), il passe au crible tous nos travers, nos névroses, nos obsessions de petits bourgeois occidentaux (on ne disais pas Bobo à l’époque !). Il n’est pas tendre avec nous, c’est pour ça qu’on l’aime…  Lauzier nous a quitté en fin d’année dernière.

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Tranches de vie…

MA ZONE – Autheman (1983 Dargaud)

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J’apprécie Autheman depuis quelques années grâce à sa chronique dans l’Echo des Savanes. J’aime chez lui son humour fin, engagé, tombant toujours juste. Un sens de l’observation (plus percutant qu’il pourrait le laisser paraître) lui permettant de passer au crible les travers de notre société. Un grand dessinateur humoristique, Autheman est avant tout un auteur de BD, faisant parti de l’équipe de Pilote. Il a sorti plusieurs albums dans les années 80, dont cet excellent « Ma Zone ».

Dans son format, cette Bande Dessinée n’en est pas tout à fait une. Enfin, pas que ça. Ce serait plutôt un recueil de textes illustrés. Mais la grande originalité vient de ce que les illustrations sont agencées de façon séquentielle, s’inscrivant dans la continuité de l’histoire. Il n’y a pas de redondance, les dessins ne reprennent pas les éléments décrits dans le texte, ils les complètent. Par exemple, dans la nouvelle « Petites Annonces », le narrateur dit : « Au programme qu’elle avait choisi sur le juke-box, j’ai vu tout de suite qu’on avait un bon feeling sur la musique ». Le dessin d’a coté nous montre une main appuyer sur le bouton de la chanson The Logical Song de Supertramp.

Cette approche renouvelle le mode de narration du médium. Dans son propos également car, raconter des petites histoires de petites gens n’était pas si commun que ça à l’époque, et annonce les grandes tendances de la BD actuelle (autobiographie, autofiction…

Autheman nous explique : « Un jour que nous partagions le zinc avec Yvan Audouard, mon illustre concitoyen me glissa ce précieux conseil : – Il faut travailler sur le motif! …être « motivé » si tu préfères – et en me montrant d’un mouvement de l’œil une nénette qui venait d’entrer… – Regarde son blue-jean! … Il raconte son histoire! Il y a de ces phrases qui vous éclairent soudain l’horizon comme un faisceau de phare à iode. Bon Dieu mais c’est bien sûr me dis-je ; colle ton imagination en chômage technique et raconte le voisinage ; et les zombies de ta chère bourgade deviendront des héros au musée de Mickey! Le lendemain, motivé comme jamais, je commençais « Ma Zone ».

Pif Gadget (magazine)

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Magazine de mon enfance (dans les années 80), j’ai découvert et aimé la Bande Dessinée grâce à Tintin (la série, pas le journal) et surtout Pif Gadget ! Au début (je devais avoir 8-9 ans), j’adorais avant tout les bandes humoristiques de Pif et Hercule, Placid et Muzo, Pifou ou Léo. J’avais une préférence pour le dessinateur Mas. J’aimais moyennement Gai-luron, la jungle en folie, les séries de Cezard, Tabary, Poirier, Greg ou Kamb. Des auteurs et des séries que je considère depuis comme de purs chef-d’œuvres, mais à l’époque, j’avais du mal à accrocher à leur humour et leur style, pas assez rond et gentil pour moi.

Je n’ai pas connu la période des Pratt, Poïvet (Les Pionniers de l’Espérance) ou Alexis (Corsaire Julien) mais je n’aurais pas aimé c’est sur, car je n’ai jamais accroché le style réaliste des Rahan ou autre Docteur Justice… Ce sont maintenant des auteurs que j’adore ! C’est évidemment cette période (de 1969 à 1973) qui est la plus riche de l’histoire de Pif Gadget. N’oublions pas que Gotlib et Mandryka ont aussi fait parti de l’équipe ! Le Pif des années 80 était certes moins glorieux, suite aux départs de certains grands, mais la relève n’était pas si mal assurée que ça, grâce à la présence de Morris, De Groot & Turk, Margerin, Bercovici, Yannick, Di Rosa, Corteggiani, Juillard…

Cette revue m’a ouvert à toutes les richesses de la Bande Dessinée, en proposant des auteurs et des styles totalement différent : de l’humour bon enfant à l’humour sarcastique, de l’aventure historique à la science fiction, d’un style rond et coloré à un hyperréalisme en noir et blanc… Pouvoir découvrir des talents tels que Pratt, Gotlib, Alexis, Cezard ou Mattioli (avec son M le magicien), sans forcement les apprécier à leur juste valeur, était un luxe que peu de magazines pour la jeunesse proposaient à leurs lecteurs (il y avait Pilote bien sur).

Même si je ne l’achète pas, je trouve bien que Pif ait été relancé en 2004. Il tient encore la route au bout de 4 ans grâce, je pense, à la présence de bons auteurs et de séries qui ont fait les grandes heures du journal. Depuis quelques temps, j’arrive à me procurer d’anciens numéros (de cette grande période) et je prends une claque à chaque fois ! Tant d’auteurs de génie dans un même journal, c’est beau !

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Tout savoir, sur : Pif-Collection, BDoubliées 

Métal Hurlant 1975-1987, La Machine à Rêver (2005 Denoel)

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Passionnant ouvrage de Gilles Poussin et Christian Marmonnier qui nous raconte les coulisses de la génèse de Metal Hurlant. Cette revue mythique n’a pu voir le jour que grâce à l’acharnement d’une bande d’allumés, passionnés de bandes dessinées et de science fiction, qui ont oser se lancer dans l’aventure de la presse « pour adultes ». Metal hurlant sort en 1975, sous la houlette de Dionnet, Druillet, Farkas et Moebius. Suivrons rapidement de nombreuses collaborations qui contriburons aux grandes heures de la revue (Manoeuvre, Clerc, Corben, etc.)

Ce livre ne nous dresse pas qu’un historique du journal, il laisse surtout la parole à tous les protagonistes et collaborateurs qui ont façonné Metal Hurlant. Chacun s’exprime sans langue de bois. On découvre donc qu’ils y avait des conflits d’intérêts, des clans… Ce qui rendait la tache de plus en plus difficile au rédacteur en chef Dionnet. Mais tant que la passion était toujours au rendez vous, le journal continuait de sortir, jusqu’en 1987…

Métal Hurlant 1975-1987, La Machine à Rêver », un livre de près de 300 pages, extrait : Janvier 1975, lancement de la fusée Métal Hurlant. Créé par une poignée de transfuges de Pilote, ce magazine de bandes dessinées devient le vecteur d’une révolution culturelle sous le règne de laquelle nous vivons encore.
Plusieurs générations d’Humanoïdes s’assemblent et jettent leurs passions – BD franco-belge, comics US, underground, cinéma-bis, littérature fantastique, le roman noir, érotisme SM, rock, mode, design – dans ce grand shaker pour produire un mélange au goût étrange, carburant de toute notre modernité. Pendant treize ans, à coups de numéros spéciaux et d’éditions étrangères, Métal propage sur la planète ses visions incendiaires.
Cette french touch soufflera jusqu’à Tokyo ou Hollywood, si bien que, trois décennies plus tard, Luc Besson, Ridley Scott, Tim Burton, Hayao Miyazaki, pour ne citer que ceux-là, peuvent se réclamer de l’influence de Métal Hurlant et de ses artistes. L’odyssée de Métal racontée par ses principaux acteurs, illustrée de photos et de documents inédits, suivie d’un scrapbook rassemblant plus de 600 images de légende extraites du magazine et de ses dérivés.
300 pages de pur bonheur pour comprendre comment La Machine à Rêver a modifié à jamais l’ADN de la BD, l’esthétique du XXe siècle finissant, et jeté les bases du XXIe, qui sera visuel ou ne sera pas.

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