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Pif Gadget (magazine)

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Magazine de mon enfance (dans les années 80), j’ai découvert et aimé la Bande Dessinée grâce à Tintin (la série, pas le journal) et surtout Pif Gadget ! Au début (je devais avoir 8-9 ans), j’adorais avant tout les bandes humoristiques de Pif et Hercule, Placid et Muzo, Pifou ou Léo. J’avais une préférence pour le dessinateur Mas. J’aimais moyennement Gai-luron, la jungle en folie, les séries de Cezard, Tabary, Poirier, Greg ou Kamb. Des auteurs et des séries que je considère depuis comme de purs chef-d’œuvres, mais à l’époque, j’avais du mal à accrocher à leur humour et leur style, pas assez rond et gentil pour moi.

Je n’ai pas connu la période des Pratt, Poïvet (Les Pionniers de l’Espérance) ou Alexis (Corsaire Julien) mais je n’aurais pas aimé c’est sur, car je n’ai jamais accroché le style réaliste des Rahan ou autre Docteur Justice… Ce sont maintenant des auteurs que j’adore ! C’est évidemment cette période (de 1969 à 1973) qui est la plus riche de l’histoire de Pif Gadget. N’oublions pas que Gotlib et Mandryka ont aussi fait parti de l’équipe ! Le Pif des années 80 était certes moins glorieux, suite aux départs de certains grands, mais la relève n’était pas si mal assurée que ça, grâce à la présence de Morris, De Groot & Turk, Margerin, Bercovici, Yannick, Di Rosa, Corteggiani, Juillard…

Cette revue m’a ouvert à toutes les richesses de la Bande Dessinée, en proposant des auteurs et des styles totalement différent : de l’humour bon enfant à l’humour sarcastique, de l’aventure historique à la science fiction, d’un style rond et coloré à un hyperréalisme en noir et blanc… Pouvoir découvrir des talents tels que Pratt, Gotlib, Alexis, Cezard ou Mattioli (avec son M le magicien), sans forcement les apprécier à leur juste valeur, était un luxe que peu de magazines pour la jeunesse proposaient à leurs lecteurs (il y avait Pilote bien sur).

Même si je ne l’achète pas, je trouve bien que Pif ait été relancé en 2004. Il tient encore la route au bout de 4 ans grâce, je pense, à la présence de bons auteurs et de séries qui ont fait les grandes heures du journal. Depuis quelques temps, j’arrive à me procurer d’anciens numéros (de cette grande période) et je prends une claque à chaque fois ! Tant d’auteurs de génie dans un même journal, c’est beau !

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Tout savoir, sur : Pif-Collection, BDoubliées 

Métal Hurlant 1975-1987, La Machine à Rêver (2005 Denoel)

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Passionnant ouvrage de Gilles Poussin et Christian Marmonnier qui nous raconte les coulisses de la génèse de Metal Hurlant. Cette revue mythique n’a pu voir le jour que grâce à l’acharnement d’une bande d’allumés, passionnés de bandes dessinées et de science fiction, qui ont oser se lancer dans l’aventure de la presse « pour adultes ». Metal hurlant sort en 1975, sous la houlette de Dionnet, Druillet, Farkas et Moebius. Suivrons rapidement de nombreuses collaborations qui contriburons aux grandes heures de la revue (Manoeuvre, Clerc, Corben, etc.)

Ce livre ne nous dresse pas qu’un historique du journal, il laisse surtout la parole à tous les protagonistes et collaborateurs qui ont façonné Metal Hurlant. Chacun s’exprime sans langue de bois. On découvre donc qu’ils y avait des conflits d’intérêts, des clans… Ce qui rendait la tache de plus en plus difficile au rédacteur en chef Dionnet. Mais tant que la passion était toujours au rendez vous, le journal continuait de sortir, jusqu’en 1987…

Métal Hurlant 1975-1987, La Machine à Rêver », un livre de près de 300 pages, extrait : Janvier 1975, lancement de la fusée Métal Hurlant. Créé par une poignée de transfuges de Pilote, ce magazine de bandes dessinées devient le vecteur d’une révolution culturelle sous le règne de laquelle nous vivons encore.
Plusieurs générations d’Humanoïdes s’assemblent et jettent leurs passions – BD franco-belge, comics US, underground, cinéma-bis, littérature fantastique, le roman noir, érotisme SM, rock, mode, design – dans ce grand shaker pour produire un mélange au goût étrange, carburant de toute notre modernité. Pendant treize ans, à coups de numéros spéciaux et d’éditions étrangères, Métal propage sur la planète ses visions incendiaires.
Cette french touch soufflera jusqu’à Tokyo ou Hollywood, si bien que, trois décennies plus tard, Luc Besson, Ridley Scott, Tim Burton, Hayao Miyazaki, pour ne citer que ceux-là, peuvent se réclamer de l’influence de Métal Hurlant et de ses artistes. L’odyssée de Métal racontée par ses principaux acteurs, illustrée de photos et de documents inédits, suivie d’un scrapbook rassemblant plus de 600 images de légende extraites du magazine et de ses dérivés.
300 pages de pur bonheur pour comprendre comment La Machine à Rêver a modifié à jamais l’ADN de la BD, l’esthétique du XXe siècle finissant, et jeté les bases du XXIe, qui sera visuel ou ne sera pas.

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MY WAY ! (Fanzine)

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Couverture de Chester

Quand on dresse un état des lieux des périodiques de bandes dessinées disponibles en kiosque, on peut constater que leur nombre est assez restreint. L’age d’or de la presse BD pour adultes est bel et bien révolu. Petit bilan rapide : au début des années 80, ont trouvait encore une bonne dizaine de mensuels officiels de BD « adultes » (autres que les Pif gadget, Tintin ou Spirou…), tels que Métal Hurlant, A suivre, l’Echo des savanes, Fluide Glacial, Circus, Charlie, Pilote

En comptant le retour de l’Echo des Savanes (mais la disparition de Cargo Zone, y aurait-il un lien de cause à effet ?) il ne reste actuellement que Fluide Glacial, aidé de son petit frère le Psikopat. Ferraille illustré est absent des kiosque depuis janvier 2006 et aucune nouveauté n’est sortie depuis (à part la reprise de Jade ou le Strip, qui sont vendus en librairie). Bien entendu, on trouve encore des mensuels tels que Bodoï, [DBD], Case mate, etc, mais ce sont des magazines d’informations et de critiques ne publiant que des extraits en avant première…

Alors, que nous reste t-il à nous, grands amateurs de ces mensuels qui nous propose des Bandes dessinées de qualité, créatives ou voire carrément d’avant-garde ? Quelles joies de découvrir de jeunes talents, qui pour la plupart deviendront des grands ? Larcenet ou Blutch ont commencé à Fluide, Tronhdeim et Menu dans PsiKopat, Sfar ou Satrapi dans Lapin, la première revue de l’Association… Comment feront les auteurs de demain s’ils n’ont plus la possibilité de publier leurs planches, de se faire connaître ?

En fait, il existe depuis toujours une alternative aux mensuels BD : les fanzines BD.
Par définition, le fanzine est un magazine fait par des fans du genre, quel qu’il soit (BD, cinéma, musique… ). Il existe tant de mordus de BD et ce, aux quatre coins de l’hexagone, qu’il est impossible de chiffrer le nombre exact de fanzine publiés dans l’année (du grand-amateur au semi-pro). Vouloir les recenser s’avèrerait une démarche pharaonique. Mais pas impossible, c’est ce que nous démontre la Fanzinothèque de Poitiers, qui n’est autre que la plus grande bibliothèque de fanzines du monde.

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Le choix est donc subjectif car la découverte d’un fanzine se fait au grés des hasards, des lieux et des rencontres…
Durant ma jeunesse (vers 1989), un amis m’a montré un fanzine que son frère et des potes avaient créé quelques années avant : BDétritus. Comme il en avait plusieurs exemplaire en stock, il m’a donné les 3 premiers numéros. On y trouve des rubriques d’actualité, des critiques d’albums, des interviews de dessinateurs normands tels que Jusseaume, Vatine et Cailleteau, mais aussi tout un dossier sur Druillet (lors de sa venue à Rouen) et bien entendu, des BD. Aucuns des dessinateurs n’ont fait carrière mais bon nombre d’entre eux avaient des qualités certaines. Je garde précieusement ces numéros que je relis avec plaisir.

Un fanzine bd peut exister en tirage unique. Il peut n’être connu que d’une dizaine de personne, famille comprise. D’ autres par contre peuvent connaître un succès d’estime régional, ou national, au point même de devenir un journal BD « officiel » (tel que Jade, par exemple). Certains fanzines peuvent avoir un seul numéro et d’autres fêter leurs 20 ans comme PLGPPUR (Plein La Gueule Pour Pas Un Rond). Des auteurs ou dessinateurs peuvent être découverts par des journaux « officiels », comme par exemple Fremion qui, avant d’intégrer l’équipe de Fluide, avait été repéré grâce à son fanzine Le Petit-Miquet qui n’a pas peur des gros !

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Pour la plupart d’entre eux, cette reconnaissance se fait surtout grâce au festivals de Bande Dessinées, qui offre une « vitrine » aux fanzineux de tout poils (dans quelles conditions ? Ceci est un autre sujet). On trouve aussi des fanzines dans de nombreuses librairies spécialisées, qui favorisent la diffusions de productions locales.

L’ année dernière, lors du festival BD de Darnetal (près de Rouen, 11ème édition) nous avons visité avec Vidocq, une exposition organisé par des indépendant et des fanzineux. On y trouvait des gars de Ferraille Illustré et d’autres moins connu (avec notament une superbe expo de dessin de Blexbolex). Au moment de repartir de l’expo, je vois vidocq acheter un fanzine, Playcat Magazine, fait par une bande de copains de Basse Normandie. Je le rejoint au stand, feuillette l’ouvrage et décide d’en acheter un également. Pour les mêmes raisons que lui d’ailleurs, car le fanzine est de qualité, bien fait, mais surtout, pour aider les auteurs à continuer. Il faut soutenir la création de ces auto-productions. Leur site : http://playcat.over-blog.com/

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En lisant ces fanzines, on découvre une proximité particulière avec l’auteur. Ce coté rare et artisanal, authentique et indépendant. On sait et on ressent, en le lisant, qu’il a été fait avec sincérité et les tripes ! Certains d’ailleurs revendiquent leur amateurisme. C’est par convictions qu’ils décident de s’auto produire afin de rester seuls maître à bord, libre de tout choix éditoriaux. Indépendant en somme.

C’est le cas de Chester, créateur du fanzine My Way. Je l’ai rencontré lors d’un concert des Portes-Manteaux, groupe rock alternatif des années 80 qui faisait un revival aux début des années 2000. Leur guitariste est en fait le frère du pote qui m’a emmené à ce concert sur Paris (au Rackham). On se retrouve donc « Backstage » après le concert, à boire des bières, je discute musique et bd avec un gars sympa, Chester. C’est alors qu’il me montre ses dessins et m’offre un exemplaire (n°3) de son fanzine « rock’ n’ BD » My Way (en hommage à Sid Vicous et non Sinatra !). De très bonne qualité (quadrichromie, papier glacé) je constate la présence de dessinateurs de Fluide : Mo/cdm, Relom, Larcenet, Solé et aussi Mattt Konture de l’Association. Le thème de ce numéro est « rude, rock n’ reggae ». Malgré la présence de ces « pro » de la bd, My Way reste un fanzine dans sa conception et sa diffusion (du producteur au consommateur, sans intermédiaires).

Chester garde volontairement cette indépendance. Ces potes de Fluide lui donne régulièrement un petit coup de pouce en faisant la promo de chaque nouveau numéro. 8 sont déjà sorti mais l’aventure My Way est maintenant terminée. Chester lance un nouveau zine, Speedball un comix anarcho-punk. Pour se procurer ses productions, il faut les commander sur son site, directement par Mail : http://chester.b.free.fr/.

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Couverture (n°2) de Mattt Konture

NEUVIEME ART (revue) – CIBDI

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Couverture de Blutch (n°14/2008)

Comme son nom l’indique, Neuvième Art nous propose une information critique et des réflexions de fond sur la Bande Dessinée. 9e Art (les cahiers du musée de la bande dessinée) est la revue du Centre National de la Bande Dessinée et de l’Image (CNBDI) d’Angoulême.
Publiée depuis plus de 10 ans, cette revue annuelle est pilotée par un comité de rédaction resté stable depuis le début, qui compte dix spécialistes, critiques et historiens de la bande dessinée. Sauf dans le dernier numéro où on peut déplorer l’absence de Thierry Groensteen ou Thierry smolderen.

On trouve dans le 13ème numéro (282 pages dont 64 en couleur) des dossiers complets sur Pétillon (Interview et études relatives à l’auteur de L’Enquête corse et de L’Affaire du voile, créateur de Jack Palmer, dessinateur au Canard enchaîné, scénariste de Got (Le Baron noir), Rochette et Cestac). Trondheim (Un dossier complet sur le Président du Festival d’Angoulême 2007, membre de l’Oubapo, créateur de Lapinot et de Donjon). Druillet (Le créateur de Lone Sloane prépare son retour avec la parution en 2007 du très attendu Delirius 2 (scénario Benjamin Legrand). Propos d’atelier avec un grand de la BD). L’école du New Yorker (Retour sur une revue prestigieuse, qui a récemment publié l’intégrale des dessins parus dans ses pages). BD & philo (Un tour d’horizon des liens qu’un certain nombre de créateurs entretiennent avec les textes ou le questionnement philosophiques). Questions de mise en page (Description et évaluation des grandes écoles de mise en page qu’a connues la bande dessinée des années 1900 à nos jours).

Extrait de l’éditorial par Jean Pierre Mercier, le rédac’ chef du n°14 : » le présent numero fait la part belle à des auteurs ou des aventures éditoriales qui ont marqué les années 70 / 80 ( Francis masse, Futuropolis raconté par Florence Cestac, José Munoz, lauréat 2007 du Grand prix de la ville d’Angoulême qui fit ses premiers pas dans Charlie Mensuel ), se penche également sur l’un des artistes les plus passionnants et intransigeants de la période actuelle : Blutch. Il inaugure également une nouvelle rubrique ( l’éphéméride ) et s’ouvre au cinéma d’animation (avec un point sur le desin animé japonais) annonçant d’autres changements dans les numeros à venir  ».

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Trondheim (n°13/2007)

PILOTE (magazine) – Editions Dargaud

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Couverture de Giraud (2008)

Pilote fut créé en 1959, par le chef du service de presse de Radio-Luxembourg. Ce dernier, voulant lancer sur le marché un « Paris-Match » pour jeunes, fait appel à de jeunes auteurs : Charlier, Uderzo et Goscinny, qui revient des USA où il a collaboré avec l’équipe du journal MAD !..  » Nous voulions faire un journal s’adressant à des adolescents et pas à de jeunes enfants. Pour cela nous avons fait appel à des journalistes de la « grande presse », dont beaucoup émanaient, bien sur, de Radio-Luxembourg (Jean Carlier, Lucien Barnier…), et non pas à des spécialistes de la presse des « petits ». Et il fallait créer des nouvelles séries : Charlier et Uderzo ont fait « Michel Tanguy », Uderzo et moi devions faire quelque chose… Nous avons cherché et nous avons trouvé « Astérix »… » (Goscinny in Pilote spécial 30 ans)

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Couverture de Gotlib

En 1961, Georges Dargaud rachète le journal et nomme Goscinny et Charlier comme co-rédacteur en chef en 1963. Cette année là et dans les années qui suivent, Blueberry, Achille Talon, le Grand Duduche, Fred, Gotlib, Reiser, Gébé, Mandryka, Christin, Mézières, Lob, Gigi, Pichard, Forest, Goetzinger, accompagnés de beaucoup d’autres, rejoignent l’équipe. En 1966, en deux semaines, on vend 600 000 exemplaires de l’album Asterix chez les bretons (le premier de la série avait été tiré à 6000 exemplaires). On n’ avait jamais vu un tel engouement pour la Bande Dessinée (Asterix fait même la couverture de l’Express, une première pour un héros de BD). Pilote est plus que jamais « le journal d’Asterix et Obelix » !

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L’équipe de Pilote croquée par Alexis

En mai 1968, alors que le succès est là, Pilote est secoué lui aussi par la révolte qui agite le pays. Quelques dessinateurs impétueux (menés pas Giraud) décident de traduire Goscinny et Charlier devant un pseudo-tribunal de la plume et du pinceau. Leur seul tord en fait, est d’être de l’ancienne génération. Car avec le recul, il parrait un peu stupide de reprocher à Goscinny d’être un réac, quand on voit les risques qu’il à oser prendre en éditant tous ces auteurs anti-conformistes. Ça s’arrangera, mais Goscinny en fut durablement blessé. Cette épreuve passé, le journal (« qui s’amuse à réfléchir ») devient de plus en plus riche. A la rédaction, tout le monde est amoureux de Clair Bretécher. Les albums se succèdent. Morris arrive. William Vance illustre Bob Morane. Druillet fait exploser les pages. Tardi passe. F’Murrr entre. Clavé, Solé, Alexis, Petillon, Patrice Leconte sont là. Godard et Ribera aussi. Bilal, 19 ans, gagne un concours organisé par Pilote et commence à collaborer aux pages d’actualités.

En 1974, Pilote devient mensuel. René Goscinny disparaît en 1977… Charlier s’est éloigné. Suivront cependant des années qui verront s’ajouter sur le livre d’or des éditions Dargaud les signatures de Loisel, Cothias, Blanc-Dumont, Lauzier, Régis Franc, Caza, Rodolphe, Baru, Cabanes, Boucq, Martin Veyron, Jean-Claude Denis, Hugot Pratt, Rivière, Floc’h, d’Autheman et de bien d’autres, y compris celle de Pierre Desproges.

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En septembre 1978, le numéro 53 de Pilote défraie la chronique par une couverture épurée, presque vidée, au titre provocateur : « Pilote n’est plus un journal ». La commission paritaire des publications et des agences de presse a en effet radié Pilote, sans aucun avertissement préalable, au motif d’un manque de respect permanent à l’égard des gouvernants. Une censure, donc, ou, comme l’explique Guy Vidal dans son éditorial, « un assassinat par le fric ». Devant la levée de bouclier de la presse, la commission paritaire fait finalement machine arrière. En février 1979, la commission paritaire admet la bande dessinée comme un moyen d’expression à part entière. Aux milieu des années 80, Charlie Mensuel rejoint Pilote. En 1986, les deux titres fusionnent. En novembre 1989, Pilote cesse de paraître. En juillet 1990, Georges Dargaud meurt. Une époque se termine… (historique tiré en parti du Catalogue Dargaud 2007)

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Mezieres

Formidable auteur, scenariste, dialoguiste et créateur d’univers, Goscinny fut surtout un rédacteur en chef génial. Il a donné sa chance à de nombreux jeunes dessinateurs qui deviendront des géants de la Bande Dessinée française : Jean Giraud-Moebius, Cabu, Gotlib, Druillet, Bretecher, Mandryka, Fred, Alexis, et tant d’autres… Même s’il n’aimait pas le style d’un dessinateur, Goscinny le diffusait, car il sentait que les lecteurs pouvaient accrocher. Il laissait le temps à une série pour trouver son public. Il savait prendre des risques afin de proposer des choses nouvelles à ses lecteurs…Par exemple, quand il lance Philemon de Fred en 1966, la série fait un bide total. La rédaction croule littéralement sous les lettres de lecteurs mécontents et indignés de voir une série « mal déssinée » et « sans queue ni tête » dans leur journal préféré (chaque année Pilote organisait un référendum auprès de ses lecteurs pour établir le palmarès des meilleures séries, Philémon à du finir bon dernier…). Quand on constate maintenant le succès justifié de cette série et le génie reconnu de Fred, on ne peut qu’applaudir Goscinny pour son talent de découvreur et sa tenacité ! Les exemples de ce type (avec Gotlib, Druillet, Reiser…) ne manquent pas.
Ce qui fait de Goscinny l’homme le plus important de la bande dessinée française. Et Pilote, LA revue de Bande Dessinée !

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Sempé, Goscinny, Uderzo et Charlier

Tout Pilote sur http://www.bdoubliees.com/journalpilote/annees/index.html

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