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Réminiscences – Ptoma (éditions Emmanuel Proust, 1999)

Réminiscences - Ptoma (éditions Emmanuel Proust, 1999) dans Chroniques BD ptoma

Réminiscences est un drame en cinq actes, racontant le parcours de Phoenix, boxeur et grosse frappe, vivant dans le Chicago de 1930 à 1949. Du ring à la fusillade… Un prologue muet, montrant la « bête » Phoénix dans toute son horreur. La deuxième partie s’ouvre sur une scène de cauchemar. Phoénix est hanté par de nombreux démons. C’est à ce moment qu’il commettra l’irréparable. S’ensuit alors sa quête de rédemption. Mais pourra-t-il se racheter ? Difficile quand on ne respecte pas le contrat et qu’on bute les hommes de main du boss… Chaque chapitre commence par une citation (de Michel Bataille, Gall, James Ellroy (qu’il a adapté à plusieurs reprises), Batavia et Barjavel) qui annonce la couleur : « Le « monstre » est une anomalie effroyable mais il est aussi peut-être, celui qui doit exister » (Michel Bataille in « Gilles de Rais »)

« Chicago, années 30. Un tueur sans morale qui idéalise la violence prendra conscience trop tard de sa pitoyable destinée. Quelles indéchiffrables motivations le poussent sur la voie du crime ? Et que signifie ce rêve étrange, qui ne lui laisse aucun répit, mettant en scène un épouvantail et un petit garçon bien seul pour l’affronter ? »

« Ptoma : sous ce pseudonyme se cache un auteur belge de 27 ans adepte de la « ligne sombre ». En trois bandes – six cases par planche -, sa narration va à l’essentiel, donnant du rythme et du suspense à cette hallucinante descente aux enfers. » (Quatrième de couverture)

Au première abord, on a comme une impression de déjà vu, entre les graphismes de Jack Davis (contes de la crypte), Burns, Mezzo, mais surtout Miller… Phoenix ressemble physiquement (et moralement) à Marv… Mais si Miller dessine à la machette (aux traits tranchants), Ptoma use plutôt de la faucille, générant des formes plus rondes. Cependant, ils partagent le même traitement du noir et blanc sans concessions, aux ombres incisives, aux contrastes puissants. Une maitrise digne de gravures expressionnistes du début du 20ème siècle.

Ptoma possède un style à la limite du réalisme, dont les proportions et attitudes des personnages sont excessives. Ces formes vous percutent. Les scènes de baston sont d’une efficacité redoutable, on ressent la violence des coups portés.

Une mise en scène vive, aux effets maitrisés, bien que chaque page contienne chacune six cases de tailles identiques. Cette structure en gaufrier est une véritable cage, retenant une bête qui ne demande qu’à se jeter sur vous ! Une fois encore, une contrainte peut devenir un atout. Pas de mise en page de dingue donc, pas de planche déchainées, déstructurées façon Kirby ou Mc Farlane. Il se dégage un certain classicisme dans l’enchainement des séquences, qui évoque le rythme des vieux films policiers…

Réminiscences est un bon premier album, aux influences marquées mais assumées, qui annonce un auteur prometteur (content de voir dans la revue Kramix qu’il évolue plutôt bien, et en couleur…), à l’univers singulier, qui le rapproche de nombreux auteurs de Comics et Graphic Novel. Ce n’est donc pas un hasard s’il est édité dans la collection Petits Meutres des éditions Emmanuel Proust qui, par exemple, diffuse actuellement la série The Last Days of American Crime.

reminiscencespl dans Chroniques BD

Ptoma sur Bedetheque

Kinky & Cosy (Avec ou sans, ça dépend) – Nix (Lombard, 2007)

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Nix est un dessinateur qui a rapidement connu le succès avec cette série. Considéré comme « le plus jeune rejeton des dessinateurs de presse flamande », on découvre en France ses dessins dans Ferraille Illustré, Spirou ou Le Strip. Le jury de la Quinzaine de la BD 2007 (Bruxelles) lui a décerné le Prix Petit Spirou pour ce 3e album de la série Kinky & Cosy, « Avec ou sans, ça dépend », éditée au Lombard dans la collection Troisième Degré. On ressent l’influence de ses ainés flamands sur son humour loufoque, décalé, absurde, limite trash-scato et plutôt engagé politiquement. Un humour qui dénonce, en somme. Confirmé par la présence de parents indignes, de scientifiques fous, de policiers demeurés, de curés cons, de politiciens corrompus, de professeurs fêlés ou de réfugiés espions. Sans oublier quelques extra-terrestres…

Tout au long de l’album, Nix alterne entre des gags en strips de trois cases, et des histoires plus longues en planche « type gaufrier ». Il n’y a pas de personnages principaux. On peut suivre les aventures des jumelles (Kinky et Cosy donc) mais aussi celles de ses parents, de Mr Trillion le politicien, du docteur scalpel… Une BD chorale, ou les histoires se croisent et les protagonistes se rencontrent régulièrement. Au niveau de son style, Nix me fait penser aux série animées made in US plutôt trash. Entre les rondeurs colorés des Simpson ou de American Dad et le trait underground de Mike Judge, le papa de Beavies & Butt-head. C’est con, très con. J’adore…

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BYE-BYE BUSH – Collectif (Dargaud,2009)

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J’aime bien les ouvrages collectifs. Avoir plusieurs auteurs de qualité dans un même album est toujours sympathique. De plus, j’affectionne les histoires courtes, le format « nouvelle ». Ce type d’ouvrage permet parfois de découvrir de nouveaux talents ou une autre facette de l’univers d’un auteur. Mais encore faut-il que le sujet soit à la hauteur. Que ce collectif ait du sens et de par son sujet, et dans le choix des auteurs.

Traiter du départ de Georges W. Bush, après ses huit années de règne, n’est certes pas une idée très originale, mais non moins intéressante. Un album auquel ne participent que des grands dessinateurs de presse et de bandes dessinées. D’ailleurs, tous les grands mensuels et hebdomadaires humoristiques y sont représentés : Charlie Hebdo avec Charb, Luz et Jul, l’Echo des savanes avec Vuillemin, Ivan Brun et Nix (qu’on retrouve aussi dans Le Strip), Fluide Glacial avec Clarke, Thiriet et Bercovici, Siné Hebdo avec Aranega et Malingrey et même des anciens de Ferraille Illustré tels que Mathieu Sapin, Bouzard (qui collabore également au Psikopat) ou Emile Bravo. Bref, tous les courants de l’humour dessiné sont présents, ce qui nous démontre qu’au-delà de certaines querelles, il n’y a pas de clivage. Ces auteurs collaborent ensemble autour d’un sujet fédérateur.

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Charb…

Charb, avec son humour toujours aussi acide, met en scène deux anciens baba-cool qui dissertent sur les dernières élections américaines : Obama, pas Obama, qu’est-ce que ça change ?

Clarke nous montre le grand nettoyage de la maison blanche après le départ de « Debeuliou ». Et il y a du boulot pour tout ranger et faire disparaître certains dossiers gênants !

Ivan Brun nous démontre qu’il n’est pas bon être un vétéran blessé de la deuxième guerre du golfe sous le mandat de Bush. Brun est égal à lui-même, trash et sans concessions.

Diego Aranega nous donne un cours de politique très intéressant, par l’intermédiaire d’un dialogue entre un maitre zen et son disciple. A base de métaphore et de beaucoup d’absurde.

Jul lui, imagine un nouveau type d’élection où le président des états unis serait élu en fonction du poids des électeurs. A priori, à l’avantage des conservateurs…

Emile bravo retranscrit le monde politique des USA à l’échelle d’un village du Far West. « Debeuliou » est le chérif sur le départ, qui veut mettre à sa place le vieil Old Timer Mc Cain. Mais c’est sans compter sur l’institutrice Hillary Clinton et son esclave de service, Obama. Les peaux-rouges sont bien évidemment, les islamistes.  

Vuillemin, avec son style et son humour impérissables, nous parle du dernier checkpoint avant élection, où deux soldats se demandent quelle serait la meilleure chose pour eux, entre Mc Cain et Obama…

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Jul…

Nix nous propose deux petits jeux : retrouver quel animal ne disparaîtra pas après le réchauffement climatique ? Et où est Ben Laden ? Deux planches remarquables.

Thiriet (au scénario) et Bercovici nous démontre par l’absurde le crétinisme du créationnisme.

Remarquables également sont les deux planches de Bouzard, qui avec son style expressionniste inimitable, nous montre un Bush confronté à ses fantômes.

Expressionniste aussi le dessin de Luz, plus qu’à l’accoutumé. Il nous raconte (en VO sous-titré) le retour de « Debeuliou » au ranch familial, où l’attendent de pied ferme ses parents.

Mathsap, avec son humour décalé, nous parle de Bush qui fait appel à Nourredine, un conseillé en communication, afin de redorer son image et d’en faire quelqu’un de sympa. Mission quasi impossible, sans un bretzel…

Le surréaliste Malingrëy se réjouit, à sa manière, du départ de Bush Junior…

Bye Bye Bush est un album bien sympathique, un recueil riche et varié dans lequel tous ces auteurs de qualité nous proposent un humour de qualité. Tout en nous faisant réfléchir un peu aussi…

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Nix…

LE STRIP (revue) – Editions du Lombard

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Lancée en janvier 2008, cette revue bimestrielle, que l’on aurait pu croire éphémère, en est déjà à son 8ème numéro (de mars 2009). Son format « quotidien papier » (dans l’esprit de la première version de Zoo, ou L’étrangleur de Tardi), pouvait laisser penser qu’il s’agissait d’une revue promotionnelle, présentant des séries en pré-publication. Les éditions du Lombard ont certes sorti cette revue dans le but avoué de faire la promotion de leurs auteurs et séries « maison ». Mais aussi pour retrouver l’esprit des grandes heures de la presse BD, et attirer les lecteurs nostalgiques du journal Tintin.

A la différence de son glorieux aîné, le Strip nous propose surtout de courtes séries humoristiques ou des pages de caricatures d’actualité. On y retrouve de nombreux dessinateurs de l’équipe Fluide Glacial : Coyote, Maester, Boucq, Relom, Julien/CDM, Jannin… Ainsi que Nix et son strip Kinky & Cosy, Yoann & Texier avec leur série à suivre Les Captainz ou Spoot & Nik par Mo/CDM… De bons auteurs, des séries bien sympathiques, un format original, un prix défiant toute concurrence… Voilà comment le strip a su faire sa place et pourquoi il existe encore dans ce rude monde de la presse BD.

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Le numéro 2…

FERRAILLE ILLUSTRE (magazine) – les Requins Marteaux

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Couverture (n°26) de Marc Boutavant

Créée à Albi, l’ancienne revue Ferraille devient Ferraille Illustré à partir du numéro 21 et sort périodiquement (d’abord tous les trimestres, puis ensuite de façon plus aléatoire) dans les kiosques en janvier 2003. Depuis, 7 numéros sont parus, aux éditions « les requins marteaux », label indépendant dans la lignée de « l’Association », « Cornelius » ou « Ego comme X »…
Ces productions indépendantes correspondent à ce qu’on peut appeler la « BD d’auteur », c’est à dire souvent très autobiographique, libre par rapport au codes « classiques » de la BD et très créative dans sa narration. Avec, en plus, beaucoup de fantaisie et d’humour dedans (noir, absurde, débile…
Parmi les collaborateurs de Ferraille, on retrouve des dessinateurs de l’équipe de Fluide Glacial : Blutch, Bouzard, Lindingre, mais aussi des auteurs de l’Oubapo (Ouvroir de Bande-dessinée Potentielle) : Killofer, Trondheim…

Ferraille Illustré se situe donc entre l’humour absurde à la Fluide et les expérimentations artistiques de l’Oubapo (en détournant le style des vieilles pub par exemple). « Beau et con à la fois » comme chantait l’autre.

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Couverture (n°23) de Blutch

Extrait du dernier édito de leur site :
« Mes chers clients, Le nouveau Ferraille Illustré est enfin arrivé ! Cette longue attente qui se voit justifiée par le calibre de ce numéro 27. Une fois encore nous avons réuni des signatures aussi prestigieuses qu’inconnues. Voyez plutôt : Dalle Rive, Varon, Capron, Ravi, Ruppert & Mulot, Druilhe, Winshluss, Lindingre, Aki, Trondheim, Vandermeulen, Durbiano, Nix, Bertoyas, Jossic, Guerse & Pichelin, Shaul, de Poortere, El Don Guillermo, Bolex, Bouzard, Cizo, Khattou, Chaumaz, Blutch, Morvandiau, Pirus, Killofer, Lumineau, Debeurme, Faucompré, Danny Steve, Micol, Delisle, Felder, Kündig, Anouk Ricard, Konradski, Sapin, Bernadou, Méroll Jr et le très regretté Charlie Schlingo.
Quelle liste effarante, n’est-ce pas ? Le nouveau Ferraille Illustré est faramineux, monstrueux, éléphantesque, presque difforme. Pour ne pas dire anormal.
Mais les lecteurs de Ferraille Illustré le savent : il ne faut pas juger sur les apparences ! »
 

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Intégrale n°4

Le dernier Ferraille date de 2006. Une sortie prochaine n’est malheureusement pas prévue. Dommage. Ces numéros, ainsi que l’intégrale (de 870 pages !) peuvent être commandés sur leur superbe site, qui illustre très bien l’esprit et l’humour de Ferraille Illustré : http://supermarcheferraille.free.fr/

 


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