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Les nouvelles aventures du chat botté / Tome 1. La montagne en marche – Nancy Peña (6 Pieds sous Terre, 2006)

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Dans ce premier volume des nouvelles aventures du chat botté, Nancy Peña imagine la suite du conte de Perrault. Après avoir mangé l’Ogre qu’il avait convaincu de se transformer en souris (récupérant ainsi son château et ses terres pour son maître le marquis de Carabas), la Montagne, mère de l’Ogre en question (« parce que les montagnes accouchent parfois d’une souris ») se met en marche pour avoir la peau du chat. S’en suit alors une course contre la montre, obligeant le matou à fomenter un incroyable plan d’action. Plus proche de Machiavel que de D’Artagnan, le chat botté est un fin stratège qui utilise les autres à leur insu, prêt à les sacrifier pour sa propre survie. La souris Patience, Némée le lion ou l’Ogre du château des Six-roses du Foy en feront les frais.

Ce n’est pas un exercice facile que d’utiliser des personnages déjà existant, de surcroît des héros de contes connus de tous. Mais Peña s’en sort plutôt bien, puisant dans le bagage commun de nos lectures d’enfance, convoquant sans complexes (et avec à propos) La Fontaine, Perrault ou Rabelais.

Espiègle et manipulateur, le chat botté interpelle directement ses lecteurs, comme s’il avait conscience de n’être qu’une création littéraire appartenant au patrimoine culturel français. Avec la complicité de Nancy Peña, ils s’amusent des codes de la neuvième chose, modifiant le traditionnel sens de lecture, jouant avec la temporalité du récit et la possible rétroactivité de la lecture (quand, par exemple, la souris Palmyre recherche la boite au lettre de l’auteure qui se trouve en dernière page). Aux antipodes d’un classique conte illustré, le récit et la mise en page sont du même acabit : insolents et riches en rebondissements.

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Méta Mune Comix – Jean Christophe Menu (L’Apocalypse, 2014)

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Cet ouvrage prend la forme d’un recueil de six comics, dont on ne sait s’ils existent indépendamment les uns des autres. La numérotation commençant à partir du n° 111, Menu brouille les pistes et laisse supposer que d’autres comics antérieurs à ceux-ci existeraient. Encore et toujours cette volonté d’inscrire ses albums dans une généalogie particulière, de susciter de vieux souvenirs à ses lecteurs (quand on découvrait l’existence d’autres volumes d’une série ou les numéros d’un magazine qu’on venait de terminer…), nous amenant à imaginer le contenu d’anciens comics qui n’existent sûrement pas (à part les 5 tomes de Mune Comix sortis chez Cornelius entre 1993 et 1994). De cette manière, Menu installe une agréable complicité.

Il revisite cette bande dessinée traditionnelle, qu’il inscrit dans une forme de nostalgie de ses lectures d’enfance, tout en ouvrant sur de nouvelles perspectives : autobiographie et reportage, chroniques culturelles (le n°112 est un « spécial Rock’n'Roll »), mais aussi récits métaphysiques, voire pataphysiques, s’appuyant sur des souvenirs diffus, des délires(rium!)… Ce Méta Mune Comix est un condensé, un concentré de toute ses approches et obsessions. On y retrouve du Lock Groove, du Mont Vérité, du Meder, du Livret de phamille, des réflexions théoriques, des expérimentations oubapiennes, et bien entendu du Mune Comix…

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Description d’une réalité ou transcription d’un univers mental, Menu s’aventure entre ces deux pôles d’attraction avec une formidable liberté créative. Influencé par les avant-gardes littéraires et artistiques du vingtième siècle, en particulier le surréalisme, on pourrait supposer qu’il n’est pas indifférent à la psychanalyse. Bien que cela ne semble pas être une référence volontaire de sa part, et sans tomber dans les écueils réducteurs de l’analyse de comptoir (le symbole de la Mune n’indiquerait-il pas que Menu est un garçon lunaire et lunatique?), il est possible de visiter son œuvre par le prisme d’une approche analytique. Au delà de l’aspect cathartique de certaines de ses planches (dans lesquelles il se livre sans tabous sur ses névroses, ses addictions), on observe dans sa production de nombreux thèmes propres à la discipline : interprétation des rêves, libération de la parole et affirmation du moi, expression de l’inconscient (parfois collectif)…

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Il n’est pas simple de raconter un rêve, même par la bande. Possédant sa propre logique, il est impossible d’en retranscrire le déroulement avec des codes narratifs stricts et limités. Plutôt que d’en raconter le contenu précis et tenter d’interpréter pour en dégager du sens, Menu s’attache à retranscrire cet enchaînement incontrôlable de scènes propre au déroulé d’un rêve. Une écriture automatique qui évoque parfaitement cette impression diffuse et résiduelle (faite de fascination mêlée d’appréhension) que l’on conserve au réveil. Rêves absurdes ou cauchemars, Menu excelle dans l’exercice et sème ces comptes rendus tout au long de ces six numéros.

Menu prône une autobiographie sans mensonges ni tabous. Ce qui pose le problème de la représentation des personnes qui l’entourent. Car poser sur papier imprimé, donc susceptible d’être lu de tous, des éléments concernant la vie privée de vraies personnes n’est pas sans conséquences liées au droit à l’image, et peut faire apparaître la pratique autobiographique comme un manque de courage flagrant, l’auteur préférant dire ce qu’il pense de quelqu’un par l’intermédiaire du médium. Est-ce pour ces raisons que les récits autobio de Menu présents ici abordent essentiellement son entourage professionnel, ses rencontres musicales ou ses déboires existentiels mais, à l’exception de sa mère (et de sa 4L), ne concernent plus les membres de sa famille…

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S’il cite volontiers des figures et des formes connues de la bande dessinée (l’équipe d’Hara-Kiri, le chronoscaphe de Black et Mortimer, le Z de Zorglub…), Menu s’amuse surtout avec ses codes narratifs, des plus traditionnels (principe du « à suivre », personnages récurrents, sens de la mise en page, art du lettrage) aux plus expérimentaux (les formes abstraites de Mollux, les planches métaphysiques de L’Autre], la pataphysique du Mont Vérité…). Une autre manière de créer la complicité avec ses lecteurs, puisant dans un « back ground » commun à tout amateur de la neuvième chose.

JC Menu bouscule les rapports entre fond et forme (ses textes sont souvent en décalage par rapport à ses images), signifiant et signifié (à l’image de son Meder qui s’exprime dans un langage incompréhensible, mais pas insensé) et circule parmi toutes ces dimensions avec une dextérité et un sens de l’a propos qui en font un auteur toujours passionnant, traçant ainsi une impressionnante « méta œuvre », qui va bien au-delà du simple divertissement en bande dessinée.

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Ent’revues

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L’aurions nous enfin ce magazine de critique de bande dessinée tant attendu, qui rend pleinement compte de la richesse et la créativité du neuvième art, de sa production et de ceux qui la font ? Il semblerait en effet. Ka Boom est une revue trimestrielle qui prend le temps d’analyser, de rencontrer, de comprendre, sans céder aux sirènes de l’actualité immédiate (voire l’interview de Joe Matt qui n’a rien produit depuis plus de dix ans). Et sans pour autant se déconnecter du milieu, comme en attestent les dossiers concernant le festival d’Angoulême ou les dernières nouveautés éditoriales (en avant-première pour certaines). Du « mainstream » (Schtroumpfs, Asterix, Spirou), aux « indépendants » (Daniel Clowes, Blutch, Sfar & Trondheim, Ruppert & Mulot…), des anciens (Gus Bofa, Herriman, Don Rosa, René Follet) aux incontournables (Tardi, Corben, Jaime Hernandez, Willem, Floc’h, Gipi…), sans oublier les petits nouveaux (Nadja, Joff Winterhart), la rédaction évite tout clivage et guéguerres de chapelles.

Le choix des artistes et des œuvres présentées me convient tout à fait. Proposer des dossiers qui ont l’intelligence d’éviter les traditionnels écueils de l’hagiographie (bio-biblio), en abordant l’Œuvre d’un auteur sous un angle original (l’influence de Moebius sur les auteurs japonais, l’influence de Gus Bofa sur les dessinateurs contemporains…). Susciter des rencontres entre artistes (interviews de Dan Clowes par Pirus et Mezzo, Peter Belgvad par JC Menu, Joff Winterhart par Nine Antico, Willem par Morvandiau…), établir des liens inattendus (les schtroumpfs et le dadaïsme), créer des ponts entre les continents et les époques, telles sont les ambitions réussies de Ka Boom.

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Troisième numéro pour le bimensuel Aaarg, qui garde le cap et semble avoir trouvé son rythme de croisière (et ses lecteurs). C’est une bonne chose, car cette revue possède de grandes qualités, tant formelles que de contenus. Son format d’abord, très grand, épais et coloré, associé à une qualité d’impression impeccable, m’évoque le regretté Ferraille Illustré. Une revue hors norme qui « ne rentrera jamais dans ma petite bibliothèque toute moite » (comme indiqué au dos du Ferraille n°27). Son contenu est riche et généreux (188 pages plus des posters), à l’image des collaborateurs du rédac’chef Pierrick Starsky. Petit name-dropping qui en dit long : Anthony Pastor,Tanxxx, Fabcaro, Terreur Graphique, Pixel Vengeur, Salch, Pochep, Bouzard, Sourdrille, B-gnet, Rifo, Caritte, Reuzé, Jürg…

La comparaison avec Ferraille ne s’arrête pas là. L’humour varié (potache, satirique, second degré, con, etc.) et la diversité graphique sont au rendez-vous. Son contenu alterne entre courtes planches de gag en strips (avec entre autres le Grotext d’Olivier texier, Paf et Hencule de Goupil Acnéique…) et longs récits d’une vingtaine de pages (Pastor dans le n°1, Caritte, Rifo et Starsky dans le n°3). Le tout entrecoupé de dossiers complets et bien ficelés qui parfois, en particulier « les chroniques de la bouche bée », flirtent avec l’esprit « Echo des Savanes », photos racoleuses en moins. Sans oublier des zooms sur des artistes-illustrateurs : Laurent Durieux, Il Gatto, Riff Reb’s ou Julien Loïs. Bien qu’étant une revue de dessins et d’illustrations, Aaarg n’a pas peur des mots. On peut trouver des pages entières de nouvelles inédites sans une seule illustration. Ce qui contribue à la diversité de l’ensemble. Une revue à suivre…

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Alimentation générale, de la jeune maison d’édition indépendante nantaise Vide Cocagne, est née de l’initiative de l’excellent Terreur Graphique (ce qui s’annonce bon !). Une sorte de fanzine de luxe sorti de manière plutôt confidentielle en juin 2011, qui en est actuellement à cinq numéros. Une revue placée sous le joug de l’ « umour et bandessinée ». Pas étonnant dans ce cas de retrouver cette constellation d’auteurs qui gravitent autour des planètes Fluide, Psikopat, Jade, Aaarg ou feu-Ferraille, coutumiers de ce genre de production (Guerse, James & Boris Mirror, Fabrice Erre, Gilles Rochier, Pixel Vengeur ou Pochep). Merci à l’ami Nantua de m’avoir offert ce premier numéro, exclusivement composé d’histoires courtes dessinées, certaines reliées autour du thème de la bouffe (d’où le titre), sans aucun rédactionnel. Ça se lit vite mais c’est bien foutu. J’ai hâte de me procurer les autres numéros…

Dix questions pour une bibliothèque #1 : Maël Rannou

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L’idée d’établir des interviews me trotte dans la tête depuis longtemps. Je me lance enfin. Partant du principe que chaque bibliothèque est unique, celle-ci ne peut que refléter la personnalité de son propriétaire. Une manière comme une autre de faire connaissance avec une personne, en la questionnant sur les rapports qu’elle entretien avec sa bibliothèque. Et par extension, sur ses goûts en matière d’art et de littérature, si elle est conservatrice ou détachée de l’objet livre…

Je soumettrai donc ces dix questions à des artistes, auteurs, blogueurs, amis avec lesquels je partage cette passion pour l’objet livresque. La seule consigne est de répondre le plus franchement possible (chacun décidant de prendre les questions au sens propre ou figuré), sachant que certaines réponses mériteront d’être commentées. Et surtout, en profiter pour parler des œuvres qui leur semblent incontournables à toute bonne bibliothèque qui se respecte.

Et quoi de mieux que de commencer cette nouvelle rubrique avec le camarade Maël Rannou (dont je vous ai parlé le mois dernier), passionné de livres devant l’éternel et, de surcroît, bibliothécaire de métier. Merci encore pour ta sincère participation !

1) Quelle place prend ta bibliothèque chez toi ?

Elle est énorme, d’ailleurs elle se disloque entre mon appartement actuel, mon ancien appartement où vit toujours ma compagne et la maison de mes parents, ou elle remplie ma chambre et la chambre d’amis !

2) Quelle est sa configuration (en un seul bloc, en plusieurs parties, dans différentes pièces…) ?

Ha, j’ai déjà commencé à répondre précédemment : en plusieurs partie, dans différentes pièces et dans différents lieux ! Et encore je n’ai pas parlé de la bibliothèque dont je suis responsable (puisque je suis bibliothécaire de métier).

Pour rajouter une info disons qu’en plus d’être sur les étagères il y a perpétuellement plusieurs dizaines de bandes dessinées à trainer un peu partout (en attente de lecture, en attente de rangement, etc.).

3) Possèdes-tu un classement particulier (si oui lequel) ? En changes-tu souvent ?

J’ai classé ma bibliothèque il y a un an ou deux et n’y touche plus. Globalement l’idée est simple : un classement alphabétique de dessinateur. Après j’ai adapté à quelques contraintes : les séries changeant d’auteur (elles sont classées au nom du premier dessinateur), l’espace (pour des contraintes d’espace gâché j’ai divisé ma chambre en trois sections de formats : une étagère de grand format, les formats classiques puis des petites étagères de formats poches), des exceptions (ainsi, si je suis amateur d’un scénariste en particulier je regroupe tout à son nom, c’est le cas de Moore par ex qui me semble plus connu que ses dessinateurs), et le classement des revues et fanzines, posées à part.

J’ai aussi un étrange classement « qualitatif » : chez ma compagne on trouve un peu plus d’une centaines de Bds que je trouve essentielles, je les avais sélectionné et emmené avec moi pour pouvoir toujours les lire (résultat elles sont loin de moi!), chez mes parents ma chambre est emplis de tout ce qui est alternatif, adulte, etc. Alors que la chambre d’ami contient tout ce qui est classique franco-belge et BD tout public/pour enfant (ce n’est pas aussi binaire et certainement pas un jugement de valeurs, certains de mes albums favoris étant là bas, ceux de Franquin, Tillieux, Will et Goscinny en tête) et dans mon appartement on trouve les dernières Bds que j’ai acheté, une bonne centaine aussi, mais là « en attente » d’être classé ailleurs.

Je tiens à préciser que ce classement est fonctionnel parce que je m’y retrouve mais que je ne le professerai pas, chacun fais comme il se retrouve pour chez soi. Ce qui est certain c’est que je le trouverai inadapté pour une bibliothèque recevant du public, un sujet pour lequel je renvoie à mon mémoire de licence : « La bande dessinée en bibliothèque municipale : présenter, classifier et valoriser un fonds » ( http://neuviemeart.citebd.org/spip.php?page=memoire&id_memoire=27 )

4) Que contient-elle essentiellement ? Littérature, Art, Histoire, science, fiction, science-fiction, fantastique, auto, biographique, bande dessinée, essai, roman..?

Il s’agit en grande majorité de bandes dessinées mais aussi de « livres de mots » (je déteste évidemment la distinction bande dessinée/livres). Pas mal de romans tout de même, même si en ce moment, hors bande dessinée, je lis surtout des essais.

De manière générale on y distingue un goût évident pour les choses un peu « en marge », que ce soit dans la bande dessinée (fanzines, petits tirages, choses obscures des 70′, beaucoup d’éditeurs alternatifs actuels, etc.) ou dans le reste. Par exemple j’ai un rayon de poésie québécoise (avec l’incroyable et inconnu ici Denis Vanier), pas mal d’essais politiques (mais pas des machins témoignages écrit par les nègres d’un ministre je vous rassure), des livres de chez Pauvert, des bouquins d’argot, etc. Après je ne crache évidemment pas chez de grands inspirateurs comme Gide, ou sur la littérature anglo-saxonne du début XXe qui occupe une place forte en mon cœur (Lewis Carroll, L. Frank Baum et James Barrie en tête).

Sur les livres d’Art c’est surtout de l’expressionnisme, dans les essais les livres d’histoire, de philo et de littérature sont avant tout des reliquats de ma prépa littéraire, mais j’y réinsère de l’histoire politique régulièrement, et un certain nombre de penseur de l’anarchie en ce moment.

5) Quelle est la proportion entre livres avec images et sans images ?

A minima du 80% pour les livres avec images, mais pas juste de la bande dessinée (livres pour enfants, livres illustrés, livres d’art)… Et pourtant je ne manque pas de livres de mots, mais la proéminence de la bande dessinée est incontestable et incontestée !

6) Tes ouvrages sont-ils plutôt rangés à l’horizontale ou la verticale ?

Horizontale, arrivée en bas de l’étagère on remonte en haut de la suivante. Certains très grands formats (principalement des 30×40 de Futuropolis mais pas que) sont à plat en haut d’une étagère. [ - C’est marrant de voir qu’on a pas interprété de la même façon le rangement horizontal ou vertical. L’ensemble est en effet rangé à l’horizontale (de gauche à droite, comme tout bon occidental :) mais je parlais plutôt des livres qui eux sont chacun rangés à la verticale…  - Ha oui, à l’horizontale comme ça oui… En fait les piles en bas de mon lit et mes zines sont en vertical en ce cas ! Mais je voyais en lignes d’étagères moi ^^]

7) Et tes nouvelles acquisitions ? Les ranges-tu à part ou trouvent-elles de suite leur place définitive ? Avant ou après leur lecture ?

Je ne range rien avant que ce soit lu. A l’achat mes livres sont posés à côté de mon lit, ils entrent ensuite plus où moins rapidement dans les étagères, généralement chez mes parents après être passés par le « purgatoire » de mon appartement.

8) Es-tu globalement satisfait de ta bibliothèque ?

Oui, mais moi qui n’ai aucun désir de possession immobilière en soit, je rêve d’un grand hangar rempli d’étagères.

9) Qu’y manquerait-il ?

Certains auteurs sans doute, des bouquins en VO – mais je ne parle aucune langue étrangère alors bon – mais surtout de la place, de l’espace, encore plus d’étagères !

10) Comment la vois-tu évoluer ?

En s’étendant inexorablement…

[Entretien réalisé par courrier électronique le 12 avril 2014]

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Fragments de bibliothèque…

 Retrouvez Maël sur ses sites et blogs :

http://maelrannou.canalblog.com

http://ceci-mon-corps.tumblr.com

http://www.legouttoir.com/

Chronique K.BD – Alack Sinner

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Difficile d’aborder la bande dessinée argentine sans évoquer messieurs Muñoz et Sampayo, les plus européens des auteurs argentins, mondialement reconnus comme ambassadeurs essentiels du Neuvième Art. Dès leurs débuts, Muñoz et Sampayo ont contribué à faire grandir la bande dessinée, l’emmenant vers des thématiques plus adultes (politique, rapports sociaux, amours et sexualité…), redonnant ses lettres de noblesse au noir et blanc pur. A ce titre, Alack Sinner est leur œuvre la plus emblématique.

Une synthèse faite « por yo mismo »

alack

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