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Chronique K.BD – Focus Fred

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Après Jean Giraud, Sergio Toppi et Keiji Nakazawa, c’est au tour du génial Fred d’être mis à l’honneur sur K.BD. Un auteur singulier et remarquable, d’une gentillesse telle qu’elle transparait dans son œuvre, même dans ses aspects les plus sombres. Car Fred était aussi un maitre de l’humour noir. Sans oublier son amusement permanent pour triturer le langage même de la bande dessinée.

Un focus réalisé de « manu-manu de maître » par Badelel.

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Chronique K.BD – Focus Jean Giraud/Moebius

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Pour ce dernier mois de l’année, nous vous proposons cinq focus d’auteurs qui ont eu la mauvaise idée de nous quitter depuis la création de K.BD (soit quatre ans en janvier). Une manière de clôturer l’année 2013 et de rendre hommage aux artistes qui nous ont fait rêver.
Notre motivation n’est pas de rédiger des rubriques nécrologiques, mais au contraire, d’établir une sorte de « Hall of Fame » d’auteurs qui, bien que disparus, demeurent pour nous immortels. Raconter son parcours et s’arrêter sur une oeuvre emblématique. Nous commençons par notre maître à tous : Jean Giraud – Moebius.

Un focus mijoté par moué.

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Mes 10 bandes dessinées préférées…

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L’hebdo Marianne sort un hors série consacrée à la bande dessinée. Début d’année et festival d’Angoulême obligent, la rédaction nous propose un traditionnel (et déjà vu) recensement des œuvres incontournables de la bande dessinée. Mais la grande originalité de ce hors-série, c’est d’avoir demandé à une bonne vingtaine d’auteurs influents (entre Gotlib, Pétillon, Moebius, Bilal, Fred, Blutch, Dupuy & Berberian, etc.) d’établir la liste de leurs 10 albums préférés.

Une idée intéressante, qui m’a donné envie de faire de même, avec toute la subjectivité et les oublis que cela oblige… Exercice difficile que de devoir choisir mes dix bandes dessinées préférées parmi toutes celles que j’ai lu et apprécié. J’ai choisi ces dix en laissant parler mes émotions plutôt que mon intellect. Ne pas choisir une bd parce qu’elle est un chef d’œuvre, mais par rapport au plaisir que j’ai eu de la découvrir, de la lire et relire. C’est pourquoi par exemple, on y trouvera La grande fugue des frères Varenne plutôt que le Maus de Spiegelman… Bien sur, les deux peuvent parfois se côtoyer (tels que pour les Idées Noires du Maitre Franquin), mais j’ai dressé cette liste en fonction de mes coups de cœur.  

Un autre critère, qui m’a bien aidé pour établir cette liste, c’est d’évoquer des albums que je n’ai pas encore chroniqué sur ce blog. Partant du principe que je ne parle que de BDs que j’apprécie, cela aurait fait doublon pour certaine… Malgré cela, le choix reste difficile. Mais voilà, la liste est faite, sans ordre d’importance :

couverturebd2203332212.jpgSous le signe du capricorne (Hugo Pratt)

Le premier Corto Maltese que j’ai lu. J’y ai découvert la magie du noir et blanc pur, la beauté des contrastes forts. Un univers onirique et envoutant que je ne cesserai jamais d’aimer. Pratt est un génie de la narration, et un grand dessinateur (malgré ce que certains peuvent en dire…) Une œuvre qu’on adore ou qu’on déteste, mais qui ne laisse pas indifférent.

ideesnoirescou01.jpgIdées Noires (André Franquin)

Je me rappellerai toujours de mes impressions lorsque j’ai lu cet album pour la première fois. C’est poilant et flippant. Attirant et dégoutant. C’est surtout virtuose. Comment est-il possible que ce soit le même dessinateur que celui de notre gaffeur préféré. Depuis, je n’ai jamais pu lire Gaston de la même façon…

uneafairedefamillecouv.jpgUne affaire de famille (Will Eisner)

Eisner aime raconter des histoires simples. Des histoires qui touchent tout un chacun. Des histoires que l’on pourrait tous vivre. Loin de l’Aventure et des Super-héros, Une affaire de famille nous emmène dans l’intimité d’une famille, et touche à l’universalité des sentiments filiaux. Un chef d’œuvre… 

rubrique01.jpgRubrique à brac (Marcel Gotlib)

Il est pour moi évident que Gotlib figure dans mon panthéon. Un génie de l’humour ce type ! Mais que choisir de lui ?
La Rubrique à Brac bien sur ! Le chainon manquant entre les Dingodossiers d’avec Goscinny et ses œuvres fluidiennes. Un must de l’humour dessiné, que je relis toujours avec grand intérêt, tant j’en découvre encore à chaque fois…

ardeur03.jpgLa grande fugue (Alex et Daniel Varenne)

Ah ! Les frères Varenne ! J’avais acheté cet album par hasard, et j’avoue ne pas l’avoir apprécié à sa juste valeur. Mais avec le temps, j’ai adoré cette histoire post-apocalyptique. Graphiquement parlant, La grande fugue est mon préféré de la série des Ardeur. L’utilisation du noir et blanc et surtout ces gammes de gris, est remarquable. Peu de traits, la plupart des formes sont signifiées par les contrastes. Un choc esthétique.

letresorderackamlerouge.jpgLe trésor de Rackham le Rouge (Hergé)

Tintin, inévitablement. Mais quel album ? En y réfléchissant bien, le choix est ardu. Mais rapidement, l’histoire qui me vient à l’esprit, qui m’a le plus fait rêver, qui n’arrête pas de me surprendre au fil des pages, qui m’emmène à la fois au bout du monde et à proximité, qui m’a donné une définition claire de ce qu’est l’Aventure, c’est sans conteste Le trésor de Rakham le Rouge. 

grandduduchele29012005.jpgLe grand Duduche – il lui faudrait une bonne guerre (Cabu)

Tout est bon chez Cabu, et j’ai une tendresse particulière pour le Grand Duduche, cet album principalement. Alors que pour beaucoup, il demeure le dessinateur de notre enfance, son graphisme et les thèmes qu’il aborde ne sont pas accessible au premier adolescent venu. Il faut acquérir une certaine maturité pour apprécier son œuvre à sa juste valeur. Même si Duduche (et donc Cabu) est un éternel adolescent. C’est certainement pour ça que je les aime plus encore avec l’âge…

eda490e579aab148e97a800968d4014f224300.jpgJe montre tout (Georges Wolinski)

Wolinski fait-il de la bande dessinée ? Eternelle question qui dans le fond, n’a pas de sens. C’est un dessinateur, qui nous raconte des histoires en dessin. Voilà tout ! Et quand il nous raconte sa vie de dessinateur, ça donne ce superbe Je montre tout. Wolinski tiens ses promesses, il livre tout. La grande originalité, qui fait la richesse et la rareté de cet ouvrage, c’est que Wolinski rencontre Wolinski. Il n’y a pas un, mais six personnages principaux (un Wolinski par décennie). Cette mise en abime est d’une richesse narrative incroyable.

giljourdan03.jpgLa voiture immergée (Maurice Tillieux)

Tillieux, c’est la classe. Lecture de mon enfance, je retiendrai en particulier ce troisième album de Gil Jourdan. Une virtuosité dans le dessin (quelles couleurs !), au service d’une ambiance polar année 50. Des personnages hauts en couleur, une angoisse sourde, de multiples dangers… Bref, pas besoin d’aller au bout du monde (ou avoir de supers pouvoirs) pour vivre l’Aventure. Gil Jourdan, c’est l’antithèse de Tintin. La voiture immergée, une histoire qui tient la route ! Comme dirait Libellule…

pinocchio.jpgPinocchio (Winshluss)

Un des auteurs les plus originaux de sa génération, pour un album qui ne ressemble à rien de connu jusqu’alors. Winshluss est un dessinateur « underground », dont le style n’est vraiment pas accessible. D’où cette remarquable performance que d’avoir réuni succès critique et public (mérités) avec cette adaptation trash à ne pas mettre entre toute les mains. Du grand Art…

Voici dans le désordre, la liste de mes autres albums préférés, déjà chroniqués dans ces pages :

Time is money (Alexis et Fred)

Arzack (Moebius)

Livret de Phamille (JC Menu)

Contes d’edgar Poe (Breccia)

Insomnie (Adrian Tomine)

La jonque fantôme vue de l’orchestre (Forest)

La vie est belle malgré tout (Seth)

Scène de la vie de banlieue (Caza)

Little Nemo (Winsor Mc Cay) 

Persepolis (Marjane Satrapi)

Ici Même (Forest et Tardi)

Mister Nostalgia (Crumb)

L’incal (Moebius et Jodorowsky)

Black Hole (Charles Burns)

ARZACH – Moebius (1976 aux Humanoïdes Associés)

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Il est des Bandes Dessinées qui deviennent cultes au bout d’un certain temps et d’autres, immédiatement dès leur parution. Arzach fait assurément parti de cette deuxième catégorie… Publiées dès 1975 dans feu Métal Hurlant, les premières planches d’Arzach eurent l’effet d’une bombe, explosant les codes narratifs et esthétiques de la bédé aux yeux des lecteurs… Révolutionnaire, cette œuvre a indubitablement permis d’amener la Bande Dessinée à une forme de maturité (le fameux « âge adulte »). Elle est une des pierres angulaires qui ont élevé la Bande Dessinée au rang d’Art majeur.

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Arzach est une succession de cinq nouvelles absurdes, sans queue ni tête et sans lien apparent entre elles. Si ce n’est ce personnage (et sa fidèle monture volante), chevalier des temps futurs (ou passés, on ne peut le dire) qui change de nom au fil de ses aventures (Arzach, Harzak, Arzak, Harzakc et Arrzak …)
Plastiquement magnifiques, Moebius (alias Jean Giraud) a composé certaines planches comme des tableaux à part entière, ayant sa structure propre, se suffisant à lui-même. Certaines pages sont de véritables enluminures… Dessinateur caméléon, il aborde chaque histoire avec un style (du plus pointilliste au plus épuré), une mise en page et une palette différents. Ses couleurs sont remarquables. J’ai surtout une préférence pour la première histoire dans laquelle ses gammes de bleus-nuits contrastent admirablement avec ses ocres-rouges…

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Pour nous, lecteur(trice)s, découvrir cette œuvre est une expérience onirique, une plongée dans un rêve éveillé. Pour Moebius, la créer fut une expérience quasi mystique. Il explique dans la préface : « Arzach fut une sorte de passage à l’acte, une plongée dans des mondes étranges, au-delà du visible. Pour autant, il ne s’agissait pas de produire une histoire bizarre de plus, mais de révéler quelque chose de très personnel, de l’ordre de la sensation. J’avais comme projet d’exprimer le niveau le plus profond de la conscience, à la frange de l’inconscient. Cette histoire fourmille donc d’éléments oniriques. Lorsqu’on s’engage dans ce type de travail, les vannes de l’esprit s’ouvrent soudain, laissant apparaitre les formes, les images, les archétypes que l’on porte en soi ».

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Cette réédition de 2000 (et 2006) nous propose les cinq histoires sans paroles qui composent l’œuvre originale, plus une autre, dessinée en 1987. Avec cette sixième aventure, « parlante » cette fois ci, Moebius semble boucler un cycle…
Arzach peut entrer au Panthéon des œuvres incontournables de la Bande Dessinée européenne (et même mondiale, aux vues de l’influence qu’elle a pu avoir chez les américains ou les japonais). Et Moebius de devenir ce maitre intouchable…


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