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Chronique K.BD – Ciboire de criss !

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J’avoue avoir légèrement insisté auprès de mes camarades k.bédien-ne-s pour que l’on retienne un album de Julie Doucet dans notre sélection québécoise de décembre. Une auteure incontournable, chef de file du DIY (do it yourself) made in Québec. Il faut reconnaître que son univers autobiographique n’est pas facile d’accès. Que ce soit ce qu’elle raconte, ou dans sa manière de le raconter, Julie Doucet ne fait pas dans la dentelle (aucune réflexion sexiste de ma part!) et y va sans retenue. Cette forme d’autobiographie intime, proche de la « confidence psy » est assez rare dans le monde de la BD et n’est pas l’apanage exclusivement masculin des CrumbJoe Matt ou autres Mattt Konture.

Une synthèse by myself…

cib 

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Fanzine zone #2

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Le sympathique et généreux Mael Rannou est un fervent défenseur de la small press. Aussi bien conservateur que créateur de fanzines, on retrouve sa plume, tout aussi affutée que son œil, dans les pages des webzines 1 fanzine par jour ou Du9. C’est après s’être découvert un intérêt commun pour Imagex, que j’ai fait la connaissance de ce passionné d’auteurs « à la marge », un érudit en matière de bandes dessinées autres, non formatées, sortant des carcans du « mainstream ». Faisant volontiers tribune à des auteurs, séries ou périodiques qui souffrent d’un flagrant déficit d’image et d’intérêt (et pourtant !). Chroniqueur, scénariste, éditeur, rédacteur en chef mais également dessinateur, Maël cumule les casquettes sans pour autant perdre en cohérence. Je lui commande sur son site deux numéros de son chouette fanzine Gorgonzola (nominé mais malheureusement pas primé cette année à Angoulême !) dont le dernier en date comporte un dossier complet (au moins un tiers du fanzine) sur un auteur rare et singulier : Jean Beguin, alias Poirier, le créateur d’Horace et Supermatou, qui a fait la joie des lecteurs de Pif gadget, dont je fait parti (autre point commun avec Maël). Un dossier fait d’interviews (de collaborateurs et amis de Poirier), de fragments d’une étude stylistiques, d’une biographie complète, de dessins inédits et d’hommages rendus à ce grand artiste qui aura influencé un très grand nombre d’auteurs contemporains. Le reste de ce Gorgonzola 19 est essentiellement composé de bandes d’auteurs de grandes qualités (Vincent Lefebvre, LL de Mars, Marko Turunen, Victor Hussenot…) dont quatre planches inédites d’Imagex. On retrouve dans le numéro 14 les excellents Fafé, Simon Hureau, Benoît Guillaume, Lionel Richerand, Gilles Rochier, Thiriet, Emmanuel Reuzé, jean Bourguignon, Marko Turunen… Tout de bon !

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En bonus, Maël m’offre les deux premiers numéros de Ceci est mon corps (le troisième vient de sortir). Je découvre grâce à lui une catégorie de fanzine toute personnelle, que l’on nomme les égozines (pas étonnant qu’il dédie ses deux numéros respectivement à Mattt Konture et Julie Doucet, auteurs de l’égo devant l’éternel). Un fanzine non pas exclusivement réalisée par la même personne (on peut trouver plusieurs auteurs au sommaire) mais possédant un unique et exclusif sujet : l’auteur-créateur du fanzine lui-même. D’où ce titre on-ne-peut plus explicite et justifié. Car loin de se prendre pour le nouveau messie du Do It Yourself, il n’hésite pas à inviter des collègues et amis pour enrichir les points de vue et ainsi apporter une certaine objectivité sur le sujet. Maël se raconte sous toutes les coutures avec une authentique sincérité, à l’image de ses dessins maladroits et pourtant parfaitement maitrisés.

L’impression d’un projet inintéressant et stérile disparait rapidement face à cette authentique démarche d’auteur. Bernard Joubert l’explique parfaitement en préface du deuxième volet : « La BD comme une écriture, ni art ni littérature ni industrie […] Un égozine produit sur moi l’effet d’une rencontre amicale. Un ami me raconte les derniers événements de sa vie. Si je connais l’auteur, ça fonctionne sans coup férir. Si je ne le connais pas, ça m’en donne malgré tout l’illusion. Cette impression de proximité ne se produit pas quand la même chose est imprimée pour un large public ».

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Preuve s’il en est que la découverte d’un fanzine se fait souvent par la rencontre avec l’un de ses créateurs. C’est en discutant avec Patrick Grée (libraire vraiment sympathique de la librairie Polis de Rouen), autour d’une exposition des planches d’Anthony Pastor (Las Rosas et Castilla Drive), que j’apprends l’existence de ce fanzine seino-marin qui a connu son heure de gloire à la fin des années 80 (ayant reçu l’Alph’Art Fanzine en 1989). Sorti peu de temps après le remarquable BDétritus, Café Noir possède un aspect bien plus pro. Papier glacé, maquette maitrisée, invités de premier ordre, articles érudits, auteurs maisons de grande qualité, Café Noir est donc ce que l’on nomme un prozine, spécialisé dans le polar et la bédé, qui aurait mérité une plus grande longévité. Ce troisième numéro comprend des chroniques régulières d’albums ou de romans de genre (rédigées par Patrick), des interviews (pour ce troisième numéro : Pierre Christin, Jacques Ferrandez ou Jean Vautrin), un dossier sur les scénaristes et bien entendu, des histoires par la bande (noires et parfois fantastiques). Si certaines fleurent bon l’amateurisme, la plupart font preuve d’une grande maitrise et n’ont pas à rougir face à la production de l’époque (mentions spéciales à Pinelli dont le style se situe entre Duveaux et Schultheiss ou JP Réguer, qui évoque un croisement entre Goossens et Alexis).

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Quand je trouve des numéros de BDétritus, je les prends. Même si je les ai déjà. Car ce fanzine m’a ouvert à cette autre bande dessinée, faite par passion et non pour le pognon. Découvert lors de mon premier festival bd (à Yainville en 1987), dont la mascotte était Smurgle le furoncle, l’un des personnages loufoques du dessinateur Ol, BDétritus possède la forme classique d’une revue de bande dessinée : alternance de chroniques d’albums (et de disques), gazette d’informations, interviews (de Druillet, Delporte ou Vatine & Cailleteau) et planches d’auteurs maisons (le génial Turlan, Covello et Fred Duval avec leurs histoires expressionnistes dignes des contes de la crypte, le style destroy de Girard ou les planches sous forte influence « muñozienne » de Izquierdo). Si certains, dont Fred Duval ou Christophe Dépinay dans une moindre mesure, font toujours parti du paysage bédé actuel, bon nombres de ces dessinateurs ont disparu de la circulation. Dommage car certains (Turlan ou Ol, entre autres) possédaient d’indéniables qualités.

 

Quoi ! – Collectif (l’Association, 2011)

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Cet album (l’un des plus attendu et commenté de la fin d’année 2011), annoncé depuis pas mal de temps, est à prendre comme un droit de réponse des anciens fondateurs à l’ouvrage XX/MMX initié par JC Menu pour les 20 ans de l’Association.

L’Association a ouvert la voie (avec Ego comme X) à l’autobiographie en bande dessinée. Un genre qui n’en était pas un avant ces années 90 (à l’exception de quelques franc-tireurs comme Baudoin). Avec cet ouvrage, la nouvelle Association ouvre une nouvelle voie : l’autobiographie collective et structurelle.

L’Association édite un livre racontant sa propre histoire. Les tenants et aboutissants sont vrais. On a pu suivre en temps réel dans les média l’évolution de cette mésaventure : grève des salariés, stand vide à Angoulême 2011, assemblée générale déterminante, retour des 5 membres fondateurs et démission de Menu… Mais alors une question se pose : quel intérêt de lire cet album si on se contrefout royalement des querelles intestines de l’asso, ou si on en a jamais entendu parler ? « Ca intéresse qui ? » se demande Killoffer. Si ce n’est les lecteurs plus ou moins informé de ce qui s’est passé à l’association?

Quoi ! - Collectif (l'Association, 2011) dans Chroniques BD quoi3

Cet album vaut autant pour ce qu’il raconte (à ceux que ça intéresse) que dans sa manière de le raconter. Une succession de point de vue, comme autant de pièces d’un puzzle qu’il nous faut assembler pour cerner l’histoire dans son ensemble. Des auteurs de bande dessinée qui créent leurs propres avatars de papier pour raconter leurs ressentiments sur une histoire à laquelle ils ont activement participé. C’est la magie de ce médium, l’« iconisation » de vraies personnes n’enlève en rien la véracité, ni de leurs propos, ni des situations décrites.

Les neuf auteurs reviennent chacun leur tour sur les événements significatifs de cette aventure éditoriale. Certains témoignages se recoupent, se complètent, se contredisent parfois. C’est le jeu de la confrontation des subjectivités assumées.
David B reviens sur les tous premiers moments de l’Association, et nous rappelle que ce collectif était composé de potes venant de différents horizons, aux références diverses. Il explique qu’il est épaté par le parcours de Menu, mais pas impressionné par le bonhomme.
Trondheim s’arrête sur de courtes anecdotes concernant principalement Menu. Des « petits riens » qui en disent long sur ses rancœurs, ses satisfactions aussi…

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Berberian s’amuse à imaginer les 6 au début des années 90, dans un café de Montmartre, à qui la déesse Salomé en personne prédit l’avenir : « le succès, l’argent hélas, auront raison de votre amitié. Vous vouliez que rien ne soit pareil après vous, mais c’est surtout vous qui allez changer ».

Sfar édite des planches réalisées en 2004 qui devait figurer dans un carnet qui ne verra jamais le jour à l’Association. Car Menu a opposé son véto au nom de leur amitié, ces planches ne le montrant pas sous un jour favorable. Sfar était présent ce jour de ‘divorce’, où l’amitié entre Menu et ses comparses n’a pas tenue face à cette volonté de tout diriger. Sfar a raison de parler de la quarantaine d’auteurs de l’asso (dont il fait parti) qui ont été un peu oublié ces derniers temps. Pourtant, bien qu’ils n’aient pas fondé la structure, ils ont fortement contribué à son essor. Leurs avis (s’ils en ont à partager) comptent tout autant.
Dans de magnifiques mise en page, Mokeit reviens sur son retour à l’Association (presque 20 ans après son départ) comme coursier. Il nous parle des événements récents, qu’il a vécus en tant que salarié, et de ses relations particulières (entre amitié et ‘patron-employé’) avec Menu.

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En tant que fondateur des éditions Cornélius et ancien voisin de l’Association, JL Capron a un regard un peu plus extérieur sur les événements. Il dit ici ce qu’il a déjà dit à propos de Menu (voir sur le blog de Cornelius). On cerne cependant mieux son humour ‘à froid’ lorsqu’il dessine que lorsqu’il écrit.
Jean-Yves Duhoo et Stanislas sont plus synthétiques. Duhoo raconte en une ou deux pages les faits marquants de l’histoire de la structure plutôt que celle des fondateurs. Stanislas, l’un de ceux-là, raconte en 8 dates (de 1994 à 2011) son parcours au sein de l’Association. Stanislas est le seul des 7 à avoir participé aux deux ouvrages collectifs concurrents. Preuve que lui n’a pas de position tranchée.
Killoffer ne sait pas par quoi commencer. Il n’a pas envie de se replonger dans ces mauvais souvenirs, c’est encore trop à vif. Il nous explique tout de même que ce livre est autant une réponse adressée à JC Menu qu’un ouvrage fêtant les 20 ans de l’Association. On apprend d’ailleurs que Menu avait proposé aux 5 de participer à l’ouvrage XX/MMX, mais que ces derniers ont refusé. A l’inverse, ils auraient aimé que Menu reste à l’asso. Killoffer avoue être partagé entre la joie de retravailler à l’asso et la tristesse que Menu n’y participe pas avec eux.

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Dans l’ensemble tous s’attachent, chacun à leur manière, à parler de la genèse de l’Hydre, de leur amitié qu’ils pensaient inaltérable et de la personnalité complexe de JC Menu. Ce dernier a d’ailleurs toujours exprimé ce conflit intérieur permanent : vouloir être un éditeur et auteur libre de toute contrainte, tout en devenant un chef d’entreprise gérant une « masse salariale ». C’est le paradoxe de la gestion de l’Association, qui pour le coup porte mal son nom, difficile de gérer une entreprise de manière collective (les exemples ne manquent pas). Dans cette histoire, un chef a inévitablement émergé. Pourquoi JC Menu ? Car sa personnalité convenait bien plus à cette tache ingrate que celle des autres, dont certains reconnaissent à mi-mot que cela les arrangeaient bien. On comprend, grâce à ces témoignages, que les relations humaines ne sont jamais claires et tranchées. L’amertume de Menu, mais aussi celles de ses anciens camarades, est justifiée et malheureusement inévitable. On ne peut effacer 20 ans de passion et d’amitié d’un revers de la main.

Dommage que le principal intéressé (et personnage central de cet ouvrage) ne soit présent.  Toutefois, Menu s’est clairement exprimé sur cette histoire et sa présence n’en devient plus nécessaire. Du coup, la pièce manquante du puzzle est Mattt Konture. Cela aurait été intéressant d’avoir son point de vue sur ces événements. Mais surement n’a-t-il point voulu tomber dans le piège du règlement de compte, ou n’a-t-il simplement rien à dire sur ce sujet. Connaissant un peu son œuvre (donc sa personnalité), cela n’aurait rien d’étonnant. Il a d’autre chat à fouetter…

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C’est d’abord avec un sentiment d’ingérence que je me suis plongé dans cet album. Savoir ce que les ‘anciens-nouveaux’ fondateurs avaient à dire sur Menu. Puis le ton plutôt original de l’album et la franchise des auteurs ont modifié mon impression.
Impression d’être témoin, sans être pris à témoin. En tant que lecteur, je n’ai pas à choisir entre deux camps, seulement me faire mon avis, en ayant à disposition les versions de tous les protagonistes. Ce que cet album permet.
Pour ceux qui s’en moque, qu’ils ne boudent pas le plaisir de la lecture d’un collectif de belle facture et de retrouver des planches originales d’auteurs rares (tels que David B, Mokeit ou Killoffer… Quand aux détracteurs de JC Menu, ils y trouveront surement leur compte, s’ils ne lisent pas entre les lignes.

Ciboire de criss ! – Julie Doucet (L’Association, 1996)

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Julie Doucet se met en scène pour nous raconter des histoires perturbées, et pour le moins perturbantes. Des anecdotes vécues, des souvenirs, des rêves débiles, expressions de ses angoisses, de ses phantasmes. Sans honte ni tabous, Doucet se met à nu et dévoile des éléments très personnels, ce qui peut parfois nous mettre mal à l’aise. Cette forme d’autobiographie intime, proche de la ‘confidence psy’ est assez rare dans le monde de la BD. Et à ce titre, ses alter-égos seraient Mattt Konture et Joe Matt.

Trash et sans concessions, Ciboire de Criss (que l’on peut traduire par « put… de bor… de mer… ») ne nous épargne pas et nous balance en pleine face toute la virtuosité graphique de Doucet. Son trait d’une efficacité redoutable n’appartient à aucun genre précis. Un graphisme possédant ses propres codes, qu’aucun autre auteur ne peut utiliser. C’est ce que j’aime chez les dessinateurs dit alternatifs : ils n’appartiennent à aucune école et développent leur propre vocabulaire pictural. Doucet est une référence incontournable en la matière.

Une esthétique punk ‘humoristico-expressionniste’ qui relève d’une grande maitrise (du noir et blanc hachuré en particulier). Des miniatures dans lesquels foisonnent une multitude de détails. Il nous faut scruter chaque case dans les moindres recoins pour en saisir toute la richesse graphique, mais aussi narrative, tant chaque dessin raconte à lui seul beaucoup de chose.

« Les thématiques liées à certaines de ses histoires autobiographiques sont bien loin du socialement correct. Elles nous changent de l’éternel garçon obsédé sexuel type Robert Crumb, par ailleurs sa principale influence graphique. Julie Doucet rêve régulièrement de voir pousser un pénis entre ses jambes, ou bien que ses règles deviennent si abondantes qu’elles engloutissent la ville toute entière sous un gigantesque flot de sang noir. Les rêves sont annotés, datés, et représentés le plus fidèlement possible, comme une sorte d’auto-analyse. Même en littérature, on avait rarement vu ça. » (Vincent barrière in Qu’est-ce que la BD aujourd’hui ? Hors-série Beaux Art Magazine, 2003)

Véritable cour des miracles, Doucet représente comme personne la monstruosité de ses contemporains, dressant des portraits tous plus hideux les uns les autres. Ce qui en dit long sur sa considération envers ses semblables, et elle-même… Heureusement, même si elle nous raconte crûment des choses vraies, elle y incère une fine couche d’humour noir salutaire, qui permet de nous distancier. Ciboire de Criss n’est pas qu’une « bonne bédé », c’est une expérience de lecture unique en son genre…

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GALOPINOT – Lewis Trondheim & Mattt Konture (l’Association, 1999)

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Lewis Trondheim et Mattt Konture ont la très bonne idée de croiser leur talent dans cette patte de mouche. Pour l’occasion, ils font se rencontrer leur personnages, Lapinot et Galopu, dans une aventure commune, logiquement intitulée Galopinot. L’histoire commence de cette manière : Trondheim, traînant son Lapinot par les oreilles, rejoint Konture qui a rapporté son Galopu. Ils se sont donné rendez-vous avec cette idée en tête, lâcher leurs personnages et les laisser partir à l’aventure.

Ce postulat créé une mise en abîme intéressante. L’aventure vécue par les héros fait écho à l’aventure picturale que vivent les dessinateurs. De plus, ces derniers interviennent dans le déroulement de l’histoire. Leurs personnages les interpellent régulièrement quand ils ne savent plus quoi faire. Cela donne donc des auteurs dessinant des auteurs dirigeant leurs personnages dans une histoire qu’ils inventent au fur et à mesure… Et au fil de ces pérégrinations surréalistes, on croise d’autres (anti)héros des auteurs, Ivan Morve et Mister Vrô, ou bien Richard, le pote de Lapinot.

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Alors, comment ont-ils procédé ? L’un scénarise et l’autre dessine ? D’ailleurs, y a-t-il un scénario ? Cela semble de l’improvisation pure. Ils posent les bases (la rencontre) et se lancent… Je suppose qu’ils ont pratiqué une sorte de cadavre-exquis, en prolongeant le dessin de l’autre, en dessinant chacun une case. L’un dessine les perso et l’autre les décors ou alors, chacun dessine une page… On ne sait pas vraiment qui fait quoi, et c’est ça qui est génial… De même pour les dialogues, chacun semble écrire ce que dit son perso, en réponse à l’autre. C’est par leur style et leur calligraphie qu’on arrive à les distinguer.

Deux auteurs qui, bien qu’amis et co-fondateurs de l’Association, s’inscrivent dans des démarches différentes. Trondheim est un théoricien-praticien de la BD, membre actif de l’OuBaPo. Konture lui est issu d’une (contre) culture fanzine plus « underground ». A priori les deux pôles les plus éloignés de l’Association, qui s’unissent pour produire une patte de mouche marrante (car ils savent jouer de ce décalage entre eux) et vraiment originale. Ce n’est ni Trondheim invitant Konture, ni Konture invitant Trondheim, mais un échange expérimental réussit entre deux auteurs de qualité.

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Auto-Galopinot

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