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Festival BD Normandiebulle (Darnetal, 2016)

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Quand j’ai vu l’affiche de cette 21ème édition du normandiebulle (Bouzard invité d’honneur), je me suis dis que je n’allais pas avoir le temps de rencontrer tous les auteurs qui me plaisent. La bonne bayday n’est qu’une question de goût et mazette, la liste des auteurs présents que j’affectionne est incroyablement longue…

J’avoue surtout être impressionné à l’idée de les rencontrer. Qu’ai-je à leur dire, si ce n’est que j’aime beaucoup ce qu’ils font. Je sais que pour nombre d’entre elles-eux, l’exercice de la dédicace est hypocrite. Ce que je comprend. Croiser cette masse informe qui, le temps d’une gribouille, prend la figure d’un individu totalement inconnu – qui de par le fait d’avoir lu et acheté votre livre, se croit permis de vous taper sur l’épaule et vous demander de dessiner pour lui – a de quoi fatiguer les plus chevronnés (bien sur, c’est l’idée que je m’en fait et les auteurs ne pensent sûrement pas tous comme ça).

J’ai su prendre mon courage à deux mains et affronter ces gladiateurs de la chose dessinée. Et me rendre rapidement compte que ces artistes sont tous sincèrement disponibles. Une belle moisson de rencontres et de dédicaces, même si j’en ai loupé quelques unes… Un très bon cru 2016.

Dans l’ordre : Lisa Mansel (HP), Felder et Besseron (Snack), Florence Cestac (La véritable histoire de Futuropolis), Bouzard (Autobiography of Me Too), Gilles Rochier (TMLP).

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Oldies from seventies…

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1972, c’est encore la grande période de Pilote, celle d’avant la création de la nouvelle presse dissidente (L’Echo, Fluide, Métal…). Cette version hebdomadaire a permis à de nombreux lecteurs de découvrir de nouveaux jeunes dessinateurs qui deviendront pour beaucoup les maîtres de la BD d’aujourd’hui. A l’image de Bilal, qui signe la couverture et publie ici une de ses premières histoires de pure SF. Son graphisme est encore maladroit. Il se cherche encore (et toujours, d’ailleurs !) mais on y décèle les prémices d’une œuvre forte.

On trouve au sommaire de ce numéro 671 les planches de Vidal et Hoppe, Beketch et Loro, Beketch et Alexis, Vidal et Clave, ou Carthy qui, de part leur forme « fiche conseil », demeure sous forte influence « Madienne ». Coté bandes, que du bon : des histoires complètes avec Leconte, Bilal, Gibo, Fred, Greg ou Jean-Claude Gal… Et des prépublications avec Astérix (extrait du Devin), Forest ( Hypocrite), Lucky Luke (Chasseur de primes) ou Blueberry (Ballade pour un cercueil). Sans oublier les pages d’actualités de Jean Florac et Guy Vidal. Un numéro qui reste parfaitement lisible et tout à fait intéressant, même plus de quarante ans après sa sortie.

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A une époque (début des années 70) où ni Métal Hurlant ni Mad Movies n’existaient, les amateurs de fantastique avaient peu de chose à se mettre sous la dent ! Heureusement pour eux, il y avait Creepy, et son cousin Eerie. Deux revues traduites directement du matériau issu des EC Comics (Les Contes de la Crypte). D’où la présence dans ces pages de Wally Wood, Angelo Torres ou Richard Corben.

Ce recueil de trois numéros (les 18, 20 et 21. mais où est passé le 19 ?!), datant de 1973, alterne entre bandes dessinées déviantes en noir et blanc et articles de films fantastiques (de Universal, la Hammer ou les productions Corman) richement documentés. On y trouve de nombreuse images d’archives des (dorénavant) classiques du cinéma d’épouvante (Le bal des vampires, La créature du lac noir, Westworld, Dracula, La nuit des morts-vivants, etc.), ainsi que des chroniques sur les fanzines et revues de l’époque (ils parlent de Mad Movies en ces termes : « Le meilleur fanzine français consacré au cinéma fantastique dont la qualité s’accroit au fil des numéros »).

Creepy et Eerie sont actuellement réédités par le label Delirium des éditions ça & là.

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Première mouture de l’Echo des Savannes, et de loin la meilleure, car uniquement consacrée à la bande dessinée. L’Echo de 1974 est encore géré par le trio infernal Mandryka, Gotlib et Brétécher, avant que ces deux             dernier(e)s ne s’envolent pour d’autres folles aventures éditoriales…

Mandryka est absent de ce dixième numéro (mais bien sur crédité en tant que directeur de publication), qui comprend la présence du génial Alexis et son loufoque La publicité dans la joie, scénarisé par Gotlib. Le monstrueux Masse et son noir et blanc massif nous raconte Une soirée en famille digne de Kafka et Dali. Leconte qui, avant de se faire un nom en tant que réalisateur, était un dessinateur talentueux et prolifique (il a bossé pour Pilote, Mormoil, Fluide Glacial…) au style monolithique et absurde très personnel qui ma foi, vieilli plutôt bien. Gotlib lui, nous présente sa version hallucinante et déjantée de l’Exorciste, en pas moins de 16 pages. On sent qu’il se libère ici de toute ces années de frustrations et d’(auto-)censures accumulées au sein de Pilote et de Pif. Plus aucuns tabous de sa part, ça fornique, dégueule, sue, chie et trucide à tout va. Jubilatoire ! Brétécher ferme le bal avec l’histoire de Chandelle, une jeune frustrée qui porte bien son prénom.

Un numéro dix de l’Echo qui, dans sa forme (édito de Gotlib !) et son sommaire (excepté cette absence de rédactionnel), annonce le futur Fluide Glacial qui sortira l’année suivante, en 1975.

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Y a pas à dire, Métal Hurlant était ce qui se faisait de mieux en cette époque de la fin des années 70. Pour preuve, le nombre de revues et fanzines qui s’en sont inspirés, même encore aujourd’hui. Un journal copieux (comprenant de nombreux dossiers complets, riches analyses et chroniques érudites) et généreux (sur cent pages en moyenne, de nombreuses bandes et illustrations d’auteurs prestigieux). Cette générosité constante est une preuve que la passion et le respect de son lectorat, étaient les principaux moteurs de la rédaction. Cette envie de partager, de faire connaître, fait de Métal Hurlant un journal-passeur, le prospecteur d’une nouvelle génération d’auteurs… Un lieu incontournable pour les grands artistes internationaux de la BD et de la SF.

Ce 39ème numéro comprend la présence de beau monde : Cornillon, Voss et son Kar War, Hermann et son Jérémiah, Druillet, Lob, Charlier & Gir avec leur Blueberry (en couleur !), Chaland, Margerin, Moebius et son garage hermetik, Paul Gillon et ses naufragés du temps…

La ‘formule Métal’ est ici à son summum : alchimie parfaite entre les auteurs « classiques » (Druillet, Moebius, Voss…) et les « modernes » (Chaland, Margerin…), la pure science fiction et l’humour absurde, la ligne claire et un graphisme plus chargé. Une revue qui reste d’une insolente modernité.

 

Le Vaisseau de pierre – Bilal & Christin (Les Humanoïdes Associés, 1976)

Le Vaisseau de pierre - Bilal & Christin (Les Humanoïdes Associés, 1976) dans Chroniques BD bilal-le-vaisseau-de-pierre

Duo emblématique de la bande dessinée, Christin et Bilal nous proposent depuis leur première collaboration (La croisières des oubliés), une œuvre riche et foisonnante, qui a fortement contribué à rendre la bande dessinée plus « mature », attirant, de part ses thèmes, un lectorat peu habitué aux petits mickeys.

Le vaisseau de pierre, leur deuxième album, possède déjà toutes les caractéristiques de leur œuvre commune. Un récit de science fiction inscrit dans une réalité historique et sociale. Entre légende celtique, conte écologique et réalité économique, Le vaisseau de pierre est un cri de révolte contre la modernité galopante qui fait table rase des cultures ancestrales.

Des promoteurs immobiliers peu scrupuleux décident de transformer une région séculaire en un complexe hôtelier. Pour ce faire, ils doivent déloger la population d’un village portuaire breton et démonter pierre par pierre le château millénaire qui surplombe la région. Mais c’est sans compter sur la résistance des habitants (le vieux Joseph en particulier) soutenus par l’ankou, le sorcier vivant au château…

Comme toujours chez Christin, passé, présent et futur sont intimement liés. Les faits présents s’inscrivent dans la continuité de ceux passés, qui auront des répercussions sur l’avenir… Le vaisseau de pierre est un manifeste sur les origines, la mémoire, la transmission… Eternels recommencements de la civilisation…

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Questionnement philosophique sur la lutte des plus faibles pour leur survie, les guerres de territoire, les conflits d’intérêts… Bien que la dimension politique soit sous jacente (au profit du fantastique), elle annonce le diptyque Les phalanges de l’ordre noir/Partie de chasse à venir…

Le graphisme du jeune Bilal est chargé, accumulant les modelés hachurés. Un procédé qu’il maitrise parfaitement (et abandonnera au fil du temps pour un style plus épuré). Ses couleurs sont glauques, le contraste ocre-orangé et bleu-gris verdâtre domine. Ce qui apporte une teneur minérale à l’ensemble, qui sied parfaitement à l’histoire. Ces personnages sont aussi durs que la roche bretonne.

Au fil du temps, Bilal s’est détaché des codes « bd » (découpage linéaire de l’action, très « cinématographique », son autre domaine de prédilection) pour développer un vocabulaire narratif plus personnel, entre séquences et illustrations. A l’instar d’un Masse, un Rochette ou un Barbier, Bilal est un plasticien exigent, qui aborde chaque case comme un tableau se suffisant à lui même, certes inscrit dans une continuité, mais possédant son propre équilibre de composition.

Cette œuvre de jeunesse possède la maturité suffisante pour conserver sa puissance évocatrice. Ce deuxième essai demeure un coup de maitre, tant il ne donne pas l’impression d’être le fruit de son époque, mais au contraire, une œuvre intemporelle.

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Hors-séries en série…

Petite revue de presse tardive (mais on est pas pressé). Des hors-séries sortis en 2012, et de bonnes vieilleries…

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Les Inrocks ont eu la bonne idée de sortir un hors-série consacré à Franquin. Rien à redire sur cette initiative car, d’une part, on ne parlera jamais assez de ce génie absolu du 9ème art. D’autre part, les inrocks nous proposent une hagiographie pour le moins pertinente de l’œuvre de Franquin. Bien sur, la rédaction n’évite pas certains écueils (liste exhaustive des albums, inventaires des personnages…), cependant, ils apportent un éclairage intéressant, en particulier par le biais des dossiers « Franquin et le goût de la modernité » ou « ligne claire & style atome ».
Il ont même la bonne idée de retranscrire un large extrait de l’entretien de 1985 avec Numa Sadoul.

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20 ans de résurrection pour Charlie. Belle performance ! Sans revenir sur leurs multiples affaires (Caricatures, Siné, Mahomet…) Charlie demeure pour moi (et je ne suis pas le seul) un véritable espace d’expressions libres et de folles créations. Enfin merde, un journal qui comprend les plumes de gens tels que Cavanna, Wolinski, Willem ou Cabu mérite d’être apprécié, lu et soutenu ! Un best-of de leurs meilleures choses (articles, couvertures, dessins…) est toujours réducteur, il faudrait bien plus de page (ce qu’ils feront avec l’ouvrage « les 20 ans » aux éditions les échappés).
Mais les perles contenues dans ce hors -série sont incontournables ! Ne boudons pas notre plaisir…

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Ils étaient annoncés par Christophe Goffette, l’ancien rédac’ chef, et sont tout de même sortis après son départ. Il aurait été dommage de ne pouvoir profiter de ces deux superbes hors-séries. L’idée de confronter « l’umour et bandessiné » fluidien à deux collectifs de fous, deux jalons de l’Humour mondial avec un grand h, est à la fois osée et jubilatoire.
Dans leurs formes, ces numéros sont un mélange réussi entre portraits des intéressés et bande dessinées maisons, chaque auteur revenant sur sa rencontre (et ses amours) avec ces deux bandes de comiques troupiers, à la fois créateurs et archétypes mêmes de l’humour génialement con ! Des maitres de l’absurde, dans ce qu’il a de parfois pas marrant…

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Entre les Monty Pythons et Groland, Fluide Glacial a trouvé des alliés de choix. De nombreuses filiations existent entre ces trois bandes. Par exemple, Terry Gilliam (ami de Christophe Goffette) a dessiné pour Pilote, avec son camarade Gotlib. Francis Kuntz – Kafka a collaboré à Fluide dans les années 80-90 avant de rejoindre l’équipe du Groland… Tous partagent et pratiquent cet humour grinçant et provocateur, pointant nos dysfonctionnements d’homo-sapiens occidentalisés, salutaire à toute démocratie qui se respecte !

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Trimestriel dieppois, qui a existé de 1983 à 2003, Sapristi était à la fois une revue généraliste, dressant un panorama de l’actualité « bédéphilique » dans la rubrique « dernière nouvelles du front ». Et en même temps, un ouvrage consacré à un auteur en particulier, qui signe la couverture.
Une sorte de hors-série permanent, composé d’un dossier complet sur l’auteur invité (interview, biographie, analyses de son œuvre…), et des chroniques d’albums parus dans l’année.
Pour ma part, je me suis procuré de vieux numéros, dont celui sur Loustal (n°33), très complet et richement illustré. Une somme qui m’a permis d’en apprendre sur cet auteur plutôt discret.
Une revue qui n’existe plus, et c’est bien dommage.

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Il fut une époque où, face au nombre croissant de revues de bande dessinée que l’on trouvait en kiosque, il fallait choisir entre le bon, le moins bon et le très bon. Même si je n’aimais pas trop (à suivre) ou Vécu et cette bande dessinée d’aventure réaliste (j’étais plutôt comique ou SF), je reconnais maintenant qu’il n’y a rien à jeter dans ce journal.
Aussi, chiner une reliure de ce type, datant de 1984, me permet de prendre la pleine mesure des talents réunis : Munoz et Sampayo, Masse (et ses folles planches colorées des deux du balcon), Rochette et son Claudius Vigne, Ceppi avec son anti-héros Stéphane, Ted Benoit et son Ray Banana… Sans oublier Boucq, F’murr, Regis Franc, Altan, JC Denis, Imagex, les jeunes Bezian et David B.
Bref, que du beau et du bon. De même du coté rédactionnel, où les chroniques et critiques sont riches et pertinentes. Le tout sous la conception graphique d’Etienne Robial. C’est dire… Une revue incontournable, même 30 ans après sa sortie.

La mare aux pirates – Francis Masse (Casterman, 1987)

La mare aux pirates - Francis Masse (Casterman, 1987) dans Chroniques BD mareauxpiratescouv

Francis Masse est un franc-tireur de la bande dessinée rare et singulier, dont l’univers pictural et l’humour absurde ne sont pas simples d’accès.

Après avoir enseigné le graphisme, Francis Masse, déjà peintre et sculpteur, débute au début des années 70 par des courts-métrages en animation. Ses premières planches de bande dessinée paraissent dans la presse underground de l’époque puis, fin des années 70, dans la presse de bande dessinée : Pilote, Fluide Glacial, Charlie Mensuel, Hara-Kiri, L’Echo des Savanes, etc. C’est à cette époque qu’il affuble ces personnages de cet imper et ce chapeau melon si caractéristiques.

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Histoires à carreaux, in « L’écho des savanes présente F. Masse », éditions du fromage, 1976

« Masse est dès l’origine un cas, le seul dessinateur peut-être auquel il serait vain de chercher des influences. Son graphisme tout en hachure fait de lui un virtuose du noir et blanc, mais il prouve qu’il est tout aussi à l’aise avec la couleur. Masse propose un univers évident, entendons par là, un univers qui se suffit, qui véhicule sa propre logique, qui repose sur sa propre physique et s’impose à partir du simple enchaînement ainsi réglé des images et des dialogues. Il n’est même pas besoin d’évoquer le fameux nonsense. Certes masse n’y est pas insensible, mais rien n’est pourtant plus sensé que l’univers qu’il nous présente. Car le plus surprenant est là, l’univers de Masse est un univers familier. Il en est d’autant plus inquiétant.  » (L’encyclopédie des bandes dessinées. Albin Michel, 1986)

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Les deux du balcon

Sorti après Les deux du balcon, archétype de l’univers loufdingue de Masse, la mare aux pirates joue de ce même décalage entre ce que vivent les personnages, souvent dans des espaces insolites (un balcon ou ici un bateau pirate) et la teneur de leurs propos. A l’image des deux du balcon qui, dans Quanticos contre Classicos, vendent des tomates pourries depuis leur balcon, tout en dissertant sur le concept de non-séparabilité de la physique quantique. Ou quand les pirates de la mare prennent un cours d’économie, dispensé par le perroquet du navire…

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La mare aux pirates

Cette succession de situations surréalistes l’inscrivent dans une filiation avec Fred. En particulier cet amour partagé pour bousculer le langage BD, questionner en permanence les dimensions spatiales et temporelles de la planche et du dessin et ainsi mettre la 2D dans ses retranchements. Son humour repose très souvent sur ces incessants décalages entre un espace très théâtral (unité de lieu et de temps, impressions de décors en cartons pâtes, personnages déguisés…), les situations vécues par les protagonistes et les dialogues dingues.

Car Masse n’a pas peur du verbe, bien au contraire. Certaines de ses cases sont envahies par des phylactères bourrés de textes. Cependant, ces bavardages lui permettent d’installer des moments de silence, qui cassent le rythme de la narration.

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La mare aux pirates

Son graphisme minéral et brut génère des formes sculpturales. « J’étais le roi du modelé : hachures d’ombres qui faisaient tournoyer les volumes dans la lumière… ». Comme il nous l’explique dans l’interview réalisée pour l’exposition Quintet, il était arrivé aux limites de la représentation en deux dimensions et ne supportait plus cette vision du monde coincée dans un rectangle. De cette planche de bd qui n’est qu’une succession de rectangles dans un grand rectangle. Pas étonnant alors qu’il se soit investi dans la sculpture. Il lui fallait de la matière, de la sensualité, de la masse…

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Intrigues de basse cour, Nicole et Francis Masse, 1996

Masse sur neuvième art

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Du beau, du bon, des bds…

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