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Le Rock et si je ne m’abuse le Roll – Killoffer (L’Association, 2006)

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J’avoue peu connaître l’œuvre de Killoffer. Auteur multiforme et singulier, il s’est au fil du temps éloigné de la bande dessinée pour s’aventurer vers le récit illustré, l’illustration de presse et le dessin contemporain (voire ses abstraction en noir et blanc), des domaines qui lui apportent surement plus de liberté.

Cependant, Le Rock et si je ne m’abuse le Roll qui date de 2006, marque son retour aux affaires. Comme il l’explique, cette histoire – qui lui est venue d’un rêve – l’a incité à refaire de la BD. Killoffer use à merveille des potentialités du format Patte de mouche. Une histoire courte mais intense (à plusieurs niveaux de lecture), un graphisme lisible et contrasté, un découpage fluide et linéaire. Sa ligne claire souple et vive amène de légères déformations qui renforcent la dimension onirique de ces planches. Ces visages stylisés et légèrement caricaturaux cernent parfaitement les expressions des protagonistes.

Killoffer explose les barrières et ouvre les vannes de son inconscient. On retrouve son attrait pour l’onirisme, racontant ses rêves débiles sans aucun tabou. Entre récit autobiographique, réalité romancée, rêves qui virent aux cauchemars, délires éthyliques et fantasmes sexués, le déroulé de ses pérégrinations reste cohérent de bout en bout et jamais ne s’égare. Il brouille les pistes sans pour autant nous perdre en route.

Le prologue de trois pages décrit la dure réalité d’un dessinateur, qui cherche l’inspiration en jouant de la guitare. Le corps du récit (que l’on suppose être le contenu des planches sur lesquels il travaille) nous raconte les coulisses d’un concert de son groupe, les Pood Ass Death. Killoffer se pointe à la bourre attifé d’une tenue digne des grandes heures du glam-rock, alors que ses camarades sont tous habillés en pull marin (sûrement une idée de Menu). N’ayant pas ramené sa nouvelle tenue de scène, c’est Ydobon, un fan du groupe, qui lui prête son pull… L’épilogue nous emmène dans un autre de ses rêves (dont les éléments sont issus de cette folle journée, en particulier la présence d’Ydobon) duquel il sort en tombant de son lit, à la manière de Little Nemo. Une belle manière de retomber sur ses pattes et revenir à la réalité, aussi surprenante soit-elle. Plus dure sera la chute !

Cette fiction plutôt loufoque peut se lire comme une métaphore à peine voilée des relations qu’il entretenait alors avec ses potes de l’Association. Killoffer n’adhère pas forcément aux nouveaux choix esthétiques du groupe (faut dire qu’il va rarement aux réunions), mais suit tout de même le mouvement. Son implication dans le groupe est à l’image de celle qu’il a au sein de l’Association : distanciée.

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Les Illustres (Un Sourire de toi et j’quitte ma mère, 2002)

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Les illustres est un bel ouvrage collectif qui recense ce qui ce fait de mieux en matière d’illustration. « Au delà de présenter des illustrateurs et leurs coordonnées, une des principales originalités de ce livre est de montrer plus de quatre cents images de commande qui, pour la première fois réunies, manifestent l’exceptionnelle richesse de l’illustration de ces dernières années. » (introduction de l’ouvrage)

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Olivier Besson

Les œuvres présentes sont toutes des commandes. Un exercice difficile pour l’auteur car il faut respecter les contraintes du commanditaire (de thème, de temps…) sans concéder de sa liberté créative. Difficile de conserver une ligne artistique cohérente lorsqu’on répond à des exigences extérieures, souvent commerciales (en même temps, ce n’est pas incompatible, il faut bien vivre). Tous les artistes présents y arrivent parfaitement (qu’ils viennent de la bande dessinée, de l’illustration jeunesse ou du dessin de presse). Car un thème imposé peut susciter l’inspiration, une contrainte peut ouvrir sur de nouvelles latitudes… On se rend compte à la lecture de cet ouvrage que, même sorties de leur contexte, bon nombre de ces illustrations se suffisent à elles-mêmes et dégagent une puissance d’évocation incroyable.

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Sophie Dutertre

Quelques noms : François Avril, Stanislas Bouvier, les Chats Pelés, Paul Cox, Willem,  Ronald Curchod, Marc Daniau, Dupuy et Berberian, Sophie Dutertre, Michel Galvin, Jochen Gerner, Miles Hyman, Killoffer, Pierre La Police, Lorenzo Mattotti, Frédéric Rébéna, Philippe Weisbecker, Jacques de Loustal, Jean Claude Gotting, Ludovic Debeurme, Muzo, Alexio Tjoyas, Jean Marc Rochette…

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Mettre en lien les illustrateurs et les directeurs artistiques, telle est la finalité de ce projet (les coordonnées des illustrateurs et des supports sont proposés en index). Il n’est toutefois pas obligé de faire parti de ce milieu pour apprécier cet ouvrage (amateur de beaux dessins suffit), dont les qualités d’impression mettent pleinement en valeur les œuvres présentées.

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Alexio Tjoyas


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