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XX / MMX – Collectif (L’Association, 2010)

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L’Association marque le coup pour ses 20 ans en publiant cet ouvrage, qui fait également office de catalogue de l’exposition organisée à Sierre ce mois de juin. L’Asso ne fera décidément jamais comme les autres, car plutôt que de nous proposer un album commémoratif, compilant les moments forts de ces 20 années passées, J.C. Menu a préféré proposer aux auteurs maisons (les anciens, les nouveaux, les réguliers ou les occasionnels) de choisir une de leurs planches éditées par la structure et d’en réaliser une nouvelle en lien avec celle-ci. Un exercice oubapien (l’autoréinterprétation), qui laisse la liberté aux auteurs d’y répondre, de la prolonger ou de l’actualiser. Chacun choisissant la page qu’il veut et y répondant comme il le veut. 85 dessinateurs ont contribué à l’exercice. Il manque tout de même 3 fondateurs de l’Hydre… On trouvera également des textes de 3 auteurs-collaborateurs : Pacôme Thiellement, Anne Baraou et Christian Rosset. Sans oublier J.C. Menu, qui répond ici à l’édito qu’il avait écrit pour LABO en janvier 1990. « L’ensemble de ces contributions forme une Histoire Imaginaire de l’Association, basée sur son principal enjeu de départ : l’exploration du langage de la Bande Dessinée. Une histoire improbable et aléatoire qui dure depuis maintenant vingt ans, mais qui aura tout traversé, suivant sa devise : « Intransigeance et opiniâtreté »… et qui semble loin d’avoir achevé son potentiel de devenir.«  (J.C. Menu).

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Berberian en 1994…

Cet exercice nous permet d’observer l’évolution (graphique, narrative, thématique…) des auteurs. Si certains prolongent l’histoire (Stanislas, Berberian, Reumann…), d’autres réinterprête leur planche aux regards de leur nouveau style (Doucet, Andersson, Guibert, Gerner, Ruppert & Mulot…). D’autres encore exploitent leur planche pour en recréer une nouvelle (Lécroart, Blexbolex, Placid, Baladi, JM Bertoyas…) ou y répondent (Benoit Jacques, Parrondo, Peeters, Valoni, Remi…). Un ouvrage de belle facture classique (au format Ciboulette, LA collection historique de l’Asso) dont on peut choisir la couleur (entre vert, bleu, jaune, rouge…). Une manière originale et subtile de revenir sur son parcours, de faire le point sur son évolution. Et de se rendre compte que l’histoire, et par conséquent, le catalogue de l’Association est d’une richesse incroyable, d’une inventivité constante et d’une rare cohérence. Sans parler de la qualité des auteurs édités…Un catalogue original, pour une expo originale (que je n’ai malheureusement pas vu !), difficilement descriptible tant il ne ressemble à rien de connu jusqu’alors. Je ne peux que vous conseiller de vous le procurer rapidement !

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… et en 2010.

Autre évènement pour fêter ses vingt ans : l’Asso, avec la complicité du Comptoir des indépendants, a demandé à vingt libraires de choisir leurs vingt albums préférés du catalogue de l’Hydre. Le résultat est le suivant : Un incertain silence de François Ayroles, Le Petit Christian de Blutch, The red monkey dans John Wesley Harding de Joe Daly, L’Ascension du Haut Mal de David B., Shenzen de Guy Delisle, Ciboire de Criss ! de Julie Doucet, Daddy’s Girl de Debbie Drechsler, Journal d’un album de Dupuy & Berberian, L’An 01 de Gébé, Faire semblant c’est mentir de Dominique Goblet, 676 apparitions de Killoffer de Killoffer, L’art selon Mme Goldgruber de Mahler, M le Magicien de Massimo Mattioli, Livret de phamille de JC Menu, 73304-23-4153-6-96-8 de Thomas Ott, Persepolis de Marjane Satrapi, Pascin de Joann Sfar, Lapinot et les carottes de Patagonie de Lewis Trondheim, Pat Boon « Happy End » de Winshluss. (plus d’infos)

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Missionnaire – Les carnets de Joann Sfar (Delcourt Shampooing, 2007)

Missionnaire - Les carnets de Joann Sfar (Delcourt Shampooing, 2007) dans Chroniques BD missionnaire-210x300

Joann Sfar est un auteur complet (dessinateur, scénariste, réalisateur, illustrateur…), multiforme, prolifique et plutôt inclassable. Roman graphique avec Pascin, conte spirituel avec Le chat du Rabbin, bandes pour enfants de tous âges avec Le petit vampire, scénario pour Donjon Monsters, Carnets de voyages, etc.

Un dessinateur qui ne peut se passer de dessiner. Prendre le crayon est pour lui aussi vital que de respirer. C’est une nécessité. C’est ce qu’on peut constater à la lecture de ce Missionnaire (septième volume de ses carnets). Proche d’une écriture, son graphisme est lâché, « brouillon », fait à la va-vite. Sfar pratique un dessin et une calligraphie en temps réel. Il retranscrit en direct ce qu’il est en train de voir ou de vivre.

Se représentant la plupart du temps sous les traits d’un ours, parfois d’un crocodile, il nous raconte ses impressions, ses joies de découvrir de nouveaux artistes ou de manger au restaurant avec des amis, ses peines quand il a le blues et veut rentrer chez lui, sa fascinante découverte du Monte Cristo de Dumas…

Dans cet ouvrage, Sfar nous raconte ses périples touristiques vécus lors de voyages organisés au Japon et aux Etats Unis. En fait, il n’est pas un touriste, mais un « missionnaire » de l’Institut Français. Comme il nous le raconte :  » Je ne suis pas un artiste invité ou un gros couillon qui va signer ses livres pendant trois semaines en Amérique, non, je suis « MISSIONNAIRE » et c’est très intéressant. Ma mission ? Coloniser les… Heu… Eduquer les populations de… Faire rayonner le prestige de… Mon cul. »

Il croque quelques paysages, mais privilégie surtout les portraits de gens qu’il rencontre ou d’anonymes qu’il croise dans la rue. Usant de son trait inimitable (tremblant et précis à la fois) et d’une palette de couleurs aquarelles chaudes, il nous fait part de ses émotions, ses ressentis, ses découvertes… Une visite intimiste de deux pays qu’on croit connaître, mais qui nous sont en fait bien étranger.

Une fois encore, Sfar nous propose un ouvrage hybride, entre bande dessinée classique, carnet de voyage et roman illustré. Surtout, il renvoi cette impression de liberté, de maitrise totale et décomplexée de son art, dessinant ce qu’il veut, comme il le veut.

Ce carnet de voyage lui permet de fixer ses émotions, comme une suite d’instantanés bruts de ce qu’il a vécu. Cela nous permet par la même occasion, de voyager avec lui, de nous dépayser, de découvrir des coutumes, des traditions, des gens, des paysages de ces deux pays dont on ne connaît que le coté « carte postale ». Une vraie vision d’Artiste, à partager…

 

Le petit monde de Joann Sfar

Le vaste monde de Joann Sfar

LAPIN n°37 – Revue de l’Association (2009)

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C’est une bonne nouvelle pour les amateurs de BDs « autres », la célèbre revue de l’Association  réapparaît en ce début d’année après plus de 2 ans d’absence. Revenue à sa forme initiale (trimestriel, couverture monochrome avec dessin en aplat…), ce retour peut être perçu comme un acte nostalgique, cela part surtout d’un constat : une nouvelle génération d’auteurs indépendants a plus que jamais besoin d’une revue de ce genre, afin de trouver leur public…

Lapin repart au numéro 37 alors que le 36 n’est pas encore sorti ! « Ah, le n° 36 ? Il fera partie de la formule précédente et paraîtra ultérieurement… Axé autour d’Alice et de Lewis Carroll, codirigé avec Yvan Alagbé du Frmk dans le cadre de l’expérience Alice, il s’agira bien sûr d’un Lapin Blanc… qui sera, naturellement… en retard ! »

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Lisa Mandel

Large extrait de l’édito de JC Menu nous présentant les conditions et les objectifs de cette résurrection :  « Il ne s’agit donc pas là d’une quatrième formule de Lapin, mais bel et bien de la reprise de la première formule, et par là même de l’histoire là où elle s’était arrêtée. La relance de l’animal dans sa première peau tient à l’addition simple de deux constats : le regret généralement formulé de cette première formule ; et l’apparition d’une nouvelle génération d’auteurs, que l’Association appelait de tous ses vœux, et de la nécessité de lui confier un support viable et exigeant où elle puisse se développer. Et pour cela, quoi de plus  symbolique que Lapin, la première des revues de librairie issue des « labels indépendants », à l’origine de bien des métamorphoses de la bande dessinée d’Auteurs en France depuis trois ou quatre lustres. Né en 1992, Lapin est devenu trimestriel à son n° 8 de 1995. Ce rythme soutenu a permis à la génération montante d’alors de donner corps à des œuvres qui figurent parmi les fleurons du renouveau de l’époque : le Pascin de Joann Sfar, le Shenzhen de Guy Delisle, la Guerre d’Alan d’Emmanuel Guibert, le Prophète voilé de David B., les Contures de Mattt Konture n’auraient probablement pas existé sans la dynamique de Lapin… Sans oublié de Persepolis de Marjane Satrapi, dont le premier chapitre est paru dans le n° 25 de Lapin en octobre 1999, dernier numéro apparent de cette formule.  La principale raison de l’arrêt de cette première formule (outre qu’elle correspondait à une certaine usure d’énergie, commune à la plupart des revues d’alors) a déjà été souvent rappelée : de nombreux travaux publiés dans Lapin s’apprêtaient à devenir, selon le souhait bien légitime de leurs auteurs, des livres, alors qu’au départ, Lapin se voulait une revue de librairie dont le contenu ne serait pas repris ultérieurement ailleurs. La programmation d’un certain nombre de livres issus des pages de Lapin transformaient la revue en support de prépublication et devenait contradictoire avec sa vocation initiale ». 

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 Olivier Josso

On retrouve dans ce numéro 37 des auteurs confirmés, tels que Ayroles, Baladi, Catherine Meurisse ou Ruppert et Mulot (qui signent la couverture) et une kyrielle de nouveaux dessinateurs. Un bon équilibre entre ces auteurs à découvrir et des valeurs sures. « A travers cette équipe, c’est en fin de compte la politique d’auteur qui a fait l’exigence de l’Association qui retrouve là un second souffle en même temps qu’un retour aux sources ».

Du bel ouvrage !

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Ruppert & Mulot

LAPIN (revue) – l’Association

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Les 7 fondateurs de l’Association (Jean-Christophe Menu, Lewis Trondheim, David B., Mattt Konture, Patrice Killoffer, Stanislas et Mokeït, ce dernier s’en retirant peu après) avaient déjà, fin des années 80, tous collaboré au sein du fanzine de Menu, Le lynx à tifs , ainsi qu’au projet Labo de Robial, aux éditions Futuropolis.

Forts de ces expériences, ils décident de lancer leur propre maison d’édition. Mais l’Association est aussi née en réaction à la situation du monde de l’édition bd de la fin des années 80. Comme l’explique JC Menu : « Créer l’Association, c’était plus un besoin qu’une envie. Si l’on avait pu publier ce que l’on voulait comme on le souhaitait dans le contexte de l’époque, on aurait pas été confronté à la nécessité de créer notre propre structure. Il a fallu montrer que les auteurs pouvaient se prendre en main eux-mêmes, et durer ainsi. Que c’était possible de vraiment changer les choses » (JC Menu in Guide Fnac de la BD).

La maison d’édition est créée en mai 1990. Depuis, son catalogue ne cesse de grandir. Se distinguant par la diversité et l’originalité de ses projets et de ses revues (de Comix 2000 à L’Éprouvette ), la qualité formelle de ses ouvrages (les matériaux comme la mise en page ou les couvertures sont pensés avec soin), elle a contribué à faire connaître, outre ses fondateurs, des auteurs majeurs de la fin du 20ème siècle tels que Joann Sfar ou Marjane Satrapi. Elle a également réédité Massimo Mattioli, Gébé ou Jean-Claude Forest et a publié les meilleures œuvres d’Edmond Baudoin depuis 1995. C’est l’éditeur le plus influent de ces vingt dernières années (wikipedia).

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Il paraissait évident pour les fondateurs de lancer rapidement une revue, principale vitrine de leurs productions. Lapin est donc née en 1992 (en hommage à Lapot, le personnage de Menu qui inspira Lapinot à Trondheim).
Elle en est actuellement à sa troisième formule : « La Première, trimestrielle, suspendue en 1999 à son n° 25, privilégiait les longs récits et les papiers différents. La Seconde, « quinquannuelle » (du n° 26 au n° 32), avait renouvelé la Bestiole en privilégiant les récits courts et les feuilletons, tout en quadrichromie. La Troisième, inaugurée en 2002 avec le n° 33, est la synthèse aboutie des deux, réaffirmant la vocation de Laboratoire expérimental et international de la revue. (Format 16,5 x 24,5) » . (Catalogue de l’Association 2008)

Lapin est une revue de Bande Dessinée qui, à part l’édito, ne contient quasiment pas de textes. Uniquement de la BD. Pour ce qui est du texte, la présentation d’artistes ou la critique d’œuvres, il faut se rabattre sur l’Eprouvette . Ces deux là sont complémentaires.
Au fil de ces diverses formules, la revue s’est ouverte à d’autres auteurs : la nouvelle garde française (Sattouf, Ruppert & Mulot, Mathsap, Duhoo, Lecroart, Doucet, Placid, etc.) et étrangère (Mahler, Zograf, Hagelberg, etc. ), ainsi que des anciens (Gébé, Mattioli, etc.)…
Lapin (et donc l’Asso) entretient de plus en plus cette vocation de découvreur de talents internationaux et de rééditeur de grands Classiques.
Le dernier numéro (35) datant de septembre 2006 (et vu que la 3ème formule sort à intervalle régulier de 2 ans), on peut espérer une sortie prochaine du n° 36, qui est annoncé dans « Les Nouvelles de l’Hydre », le bulletin semestriel de l’Association…

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Interview des 6 de l’Asso
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