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Une saison au 106 (2014-2015)

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Avec sa programmation éclectique de qualité, un bel espace d’accueil et d’exposition et ses deux scènes, le 106 est devenu le lieu incontournable des musiques actuelles sur l’agglomération rouennaise. La saison 2014-2015 était un bon cru. Cet automne, j’ai vu Sébastien Tellier, Timber Timbre et Girls In Hawaii. Je fini la saison en ce mois de Mai avec le grand Dominique A.

Sébastien Tellier (le 10 octobre 2014)

C’est la deuxième fois que je vois le gars Sébastien en concert et c’est toujours un immense plaisir. Sous ces dehors faussement naïf et légèrement loufoque se cache un grand sensible, comme en attestent la finesse de ses mélodies et arrangements. Dans une configuration guitare-basse-batterie-clavier-percussionniste (ils sont cinq sur scène), placée sous l’égide de la musique brésilienne, ils ne lésinent pas sur les rythmes dansant et les effets technoïdes, nous proposant de vrais morceaux de bravoure (Ricky l’adolescent, Comment revoir Oursinet) ! Sans oublier la tendresse, bordel. Un pur régal !

Timber Timbre (le 27 octobre 2014)

Les canadiens de Timber Timbre ont pleinement gagné leur pari : donner toute l’ampleur nécessaire à leur morceaux. En particulier ceux de leur dernier album Hot Dreams, qui ont trouvés sur scène toute la dimension épique qu’il leur fallait (Run from me, Grand Canyon, This low commotion). Tout en contre-jour, les quatre musiciens dégagent un charisme de dingue. L’absence du saxo a manqué parfois. Cependant, le travail du son, qui pour le leader Taylor Kirk vire à l’obsession, est incroyable. En bon perfectionniste caractériel, il fracasse sa basse sur l’ampli, sûrement pas satisfait du son qui en sortait. Attitude punk et ambiance Américana, le contraste est parfait.

Girls In Hawaii (le 21 novembre 2014)

Girls in Hawaii. Je ne connaissais pas ce groupe (à part un ou deux morceaux) et ce fut une belle surprise de découvrir leur univers musical en live. Ils revisitent leurs morceaux rock de manière acoustique, ce qui nous permet d’en saisir toutes les subtilités. Alternant entre les instruments et les climats, on sent les six belges pas forcément à l’aise dans ce registre. Mais leur sincérité emporte tout. On pense parfois à leur grand frère dEUS pour cette puissance retenue, mais c’est surtout à Syd Matters qu’ils m’ont fait penser avec ces ambiances pop-folk de toute beauté.

Dominique A (le 12 mai 2015)

Dominique A nous présente ses nouvelles compositions dans une configuration qui a déjà fait toutes ses preuves. L’ami Jeff est fidèle au poste avec son jeu de basse précis et sa fausse nonchalance. Boris aux claviers et guitare apporte toute l’ampleur nécessaire. Sacha, le vieux compagnon de route, est d’une efficacité redoutable derrière ses fûts. Ces quatre loustics nous ont offert une grande leçon de maîtrise et de virtuosité (en particulier Dominique au niveau de son chant). Ils ont revisité le répertoire du sieur Ané en y insufflant une incroyable intensité, je pense en particulier aux chansons Le convoi, L’horizon, Immortel… Subtilité des mots et des mélodies, associé à un son rock noise puissant, Dominique demeure cet équilibriste hors-pair.

Dix questions pour une bibliothèque #9 : Benjamin Adam

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Découvert lors d’une exposition à la librairie Polis de Rouen (qui malheureusement ferme ses portes), autour de son ouvrage Lartigues et Prévert, j’ai rapidement adhéré à l’univers graphique de Benjamin Adam. Invité cet année au festival Normandiebulle de Darnetal, je n’ai pas hésité à le rencontrer pour une petite dédicace et ainsi lui dire le bien que je pense de son album, qui en toute logique (le jury ne s’y est pas trompé), a remporté le prix du meilleur scénario.

Merci pour ta participation et pour répondre à ta question, à savoir si ces questions vont vraiment intéresser quelqu’un ? Je te répondrai : oui, au moins moi ! Et sûrement ceux qui y ont déjà répondu. Ainsi que certains lecteurs réguliers de ce blog, je suppose. A terme, je compte faire une analyse croisée de toutes les réponses obtenues…

1) Quelle place prend ta bibliothèque chez toi ?

La moitié des murs de mon salon. Et j’ai des portions de bibliothèque partagée à l’atelier pour la documentation (ou les justifs de boulot).

2) Quelle est sa configuration (en un seul bloc, en plusieurs parties, dans différentes pièces…) ?

Trois blocs : un principal très large, un plus en hauteur pour…les grands livres qui n’ont pas trouvé de place dans le principal, un troisième pour les livres pas encore lus, empruntés, ou ceux dont je ne sais pas trop quoi faire.

3) Que contient-elle essentiellement ? Littérature, Art, Histoire, science, fiction, science-fiction, fantastique, auto, biographique, bande dessinée, essai, roman..?

Littérature, bande dessinée, art et archi, tous les genres sauf peut-être sf…encore qu’il y a aussi de l’anticipation, donc non, un peu tous les genres. Je suis assez sensibles au vraies ou fausses biographies.

4) Quelle est la proportion entre livres avec images et sans images ?

2/3 avec images, j’imagine…difficile à dire, ils sont tellement plus imposants.

5) Tes ouvrages sont-ils plutôt rangés à l’horizontale ou la verticale?

A la verticale, sauf pour les romans ou je manque assez souvent de place, donc là il n’y a plus de règle, je les cale où il y a un trou !

6) Et tes nouvelles acquisitions ? Les ranges-tu à part ou trouvent-elles de suite leur place définitive ?

Je ne les range qu’une fois lus; avant c’est un peu partout, ça traîne à droite à gauche. Quand je suis bien luné, je les mets dans la petite bibliothèque. Ça va vraiment intéresser quelqu’un, ces questions?

7) Dans quelle proportion lis-tu tout ce que tu achètes ?

95% je pense. Parfois je retombe sur un truc acheté et oublié dans la foulée, c’est rarement très bon signe, même s’il y a des bonnes surprises.

8) Es-tu globalement satisfait de ta bibliothèque ? Qu’y manquerait-il ?

Tous les livres que j’ai eu envie de lire sans avoir retenu le titre…tous ceux dont j’ai repoussé l’achat à cause du prix…ceux que j’ai perdus ou prêtés sans retour.

9) Comment la vois-tu évoluer ?

Exponentiellement.

10) Quel(s) ouvrage(s) prêterais-tu volontiers ? Et celui/ceux que tu conserves jalousement ?

Je prête à peu près tout. Il faudrait juste que je me mette à noter, ce n’est pas tant qu’on oublie de me les rendre, j’oublie les avoir prêtés !

[Entretien réalisé en live le 27 septembre à Darnetal, et par courrier électronique le 24 octobre 2014]

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Dix questions pour une bibliothèque #8 : Yves Frémion

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J’ai croisé Yves Frémion au festival de BD de Darnetal, où il était invité dans le cadre du « Print in black », un événementiel autour du Fanzine, co-organisé par le festival Normandiebulle, le cinéma Omnia, les studios Le Kalif, la librairie Le rêve de l’escalier… BD, cinéma, musique, littérature, poésie, politique, tous les genres et époques de l’auto-édition sont abordés avec pertinence et moult expositions.

Bonne initiative de la part des organisateurs, car s’il est un contemporain qui connaît le monde de la « small press » sous tous ses aspects (en tant qu’éditeur et chroniqueur), c’est bien Frémion. Père du mythique Petit Miquet qui n’a as peur des gros, Maître d’œuvre de la non moins célèbre Gazette de Fluide Glacial, durant plus de trente ans (sans oublier de nombreuses autres chroniques, faisant de lui un pilier porteur du journal). Il se consacre maintenant à son travail d’archiviste au sein du Centre International de l’Imagerie Populaire, du Dessin Imprimé et du Patrimoine sur Papier, et assure la fonction de rédacteur de la publication de l’organe Papiers Nickelés.

Je me procure enfin des numéros de Papiers Nickelés, qui ne sont pas facile à trouver. Le mieux est de s’y abonner. Je choisi le n°7 consacré à Alexis et le n°9 à Bosc, dans lesquels on trouve quelques inédits. C’est l’une des démarches de l’équipe, retrouver, recenser et présenter des raretés d’artistes, dont parfois même les ayant droits ignoraient l’existence ou croyaient perdus. Ainsi, dans le numéro 36, ils ont exhumés des dessins humoristiques de Marcel Duchamp. Une vraie mine d’or cette revue, nous permettant de riches découvertes.  

Frémion et ses ami-e-s mettent en lumière tout un patrimoine qui ne doit pas sombrer dans l’oubli. Une démarche louable et salutaire. De fait, Yves Frémion est un conservateur, un accumulateur qui, lorsque je lui soumet mon questionnaire sur sa bibliothèque, m’explique qu’elle occupe une maison entière et qu’il y a même des gens qui lui demande pour la visiter…

C’est en quelques secondes qu’il répond à mon questionnaire sur papier. Réponses brèves mais précises. Merci Monsieur.

1) Quelle place prend ta bibliothèque chez toi ? 2) Quelle est sa configuration (en un seul bloc, en plusieurs parties, dans différentes pièces…) ?

En un seul bloc : une maison de trois niveaux sur 3×70 m²

3) Possèdes-tu un classement particulier ? En changes-tu souvent ?

Oui ; et non

4) Que contient-elle essentiellement ? Littérature, Art, Histoire, science, fiction, science-fiction, fantastique, auto, biographique, bande dessinée, essai, roman..?

Oui, et +

5) Quelle est la proportion entre livres avec images et sans images ?

2/3 + 1/3

6) Tes ouvrages sont-ils rangés à l’horizontale ou la verticale ?

Verticale

7) Et tes nouvelles acquisitions ? Les ranges-tu à part ou trouvent-elles de suite leur place définitive ?

Place définitive, quand elles sont entrées dans mes fiches

8) Dans quelle proportion lis-tu tout ce que tu achètes ?

Tout sauf livres achetés pour seuls illustrations

9) Es-tu globalement satisfait de ta bibliothèque ? Qu’y manquerait-il ?

+ ou – 1 milliard de volumes

10) Comment la vois-tu évoluer ?

Éternellement – on va m’y enterrer -

Questions bonus : Quel(s) ouvrage(s) prêterais-tu volontiers ?

Aucun ! Ça va pas ?

Et celui/ceux que tu conserves jalousement ?

Tous.

[Entretien réalisé en live le 27 septembre à Darnetal]

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L’équipe de Papiers Nickelés

Humbug – Arctic Monkeys (Domino Recording, 2009)

Humbug - Arctic Monkeys (Domino Recording, 2009) dans Plein les ouies arcticmonkeyscoverhumbu

ATTENTION : article partisan et réducteur !

On se demandait avec les amis : quel est le meilleur groupe anglais des années 2000 ? Celui qui restera ?

Il y a eu The Beatles durant les années 60 (avec les Rolling Stones, les Kinks, ou les Who). Pink Floyd pour les seventies (ou peut-être Led Zep’ ?), The Clash (au début) et The Smiths sur la fin des années 80 (à moins que ce ne soit The Cure ?)… Radiohead (ou Blur) pour les nineties…

Et durant les années 2000 ? Supergrass ? Trop vieux ! The Foals ? Trop jeune ! The Libertines ? Trop Camés ! Gomez ? Trop confidentiel ! The Coral ? Trop foutraque ! Pourtant si bons…

Cette kyrielle de « meilleur groupe du monde de la semaine » ne nous a pas convaincu. Pas de formation majeur qui, au-delà de surprendre avec un premier album prometteur, n’ait réussi à marquer l’essai d’un deuxième album remarquable. Les Franz Ferdinand et autres Bloc Party nous ont déçus avec leur second opus (pis encore avec la suite) alors qu’on avait bon espoir en eux…

La Grande Bretagne aurait-elle perdu sa capacité à générer de petites formations qui deviendraient des groupes d’envergure, originaux et influents ?  Le ‘Melting-pot musical’ des années 2000 a-t-il fait perdre tout repère d’un rock balisé et estampillé ‘So British’ ? Sachant que les ricains ont magistralement contribué au fameux ‘retour du Rock’ du début de la décennie avec The Strokes et The White Stripes… Où sont passées les richesses soniques du Shoegazing, la Pop classieuse de Liverpool, les délires acides du Madchester ou les ambiances mélancoliques du Trip Hop ? Noyés dans la soupe tiédasse de la Brit-pop ..?

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La réponse nous vient d’un troisième album. Non pas que je les découvre seulement maintenant, mais ce Humbug (sorti en 2009) me convainc qu’Arctic Monkeys est définitivement le meilleur groupe anglais des années 2000 ! Leurs prestations live (vues seulement en vidéo, dommage) nous démontrent l’évidence…

Humbug est un putaing d’album dans lequel il n’y a rien à jeter. On y retrouve la même générosité que sur les précédents : au minimum 3 idées par chanson, qui génèrent ces ruptures de rythmes si particulières (appuyées par la batterie ‘chirurgicale’ de Matt Helders). L’énergie des débuts est toujours intacte, les Arctic Monkeys rendent leur tribu au Punk (Potion Approaching ou Pretty Visitors), tout en remontant aux origines de l’Afro-beat (grande tendance des années 2000, voire Foals et autres Vampire Weekend..). Deux morceaux (Crying Lighting et Dangerous Animals) ont été produits par Josh Homme, dont le son et les ambiances fleurent bon le rock lourd made in US (entre Stoner et Métal). La section rythmique dégage un groove d’une efficacité remarquable (qui rappelle les grandes heures de l’Indie-Pop). Les guitares vives de Turner et Cook jouent souvent le contraste rythmique et lead, mais surprennent parfois à s’unir au service de la mélodie (My Propeller).

Des références évidentes et assumées (Il y a du David Bowie dans la voix mature d’Alex Turner sur Secret Door ou Cornerstone) alimentant des compositions inspirées, faisant la part belle à ces mélodies pop qui nous emmènent vers des contrées froides (ah, ce spleen new-wave de Dance Little Liar ou The Jeweller’s Hands !), que seuls les britishs savent nous conter (Portishead n’est pas loin..).

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TINDERSTICKS – Théâtre des Arts (11 novembre 2010, Rouen)

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Stuart A. Staples

 Premier concert de l’année, enfin. Et pas des moindre. Tindersticks ! Un groupe que je connais depuis leur superbe album Curtains (1997) et qui ne cesse de me plaire. Avec l’ami David, on est sorti de ce concert sur un petit nuage, illuminés. Le seul mot qui me vient pour qualifier leur prestation est : la classe ! La grande classe, dans tous les sens du terme. Classieux, tant dans leurs attitudes (ils sont tous tirés à 4 épingles) que par l’interprétation impeccable de leur chansons. Classique, dans la mesure où la présence d’un groupe rock dans le superbe Théâtre des Arts ne faisait pas tache du tout et nous démontre que le rock peut être aussi de la grande musique. L’univers musical des Tindersticks (avec ces arrangements de cordes et de cuivres) a tout à fait sa place dans un opéra. L’acoustique y est parfaite. J’ai ressenti beaucoup de frissons le long de l’échine…

La Classe, car Tindersticks nous a, en plus de nous émouvoir, donné une grande leçon de maitrise. Maitrise des instruments (ils sont tous multi-instrumentistes, jonglant entre guitares, basse, batterie, claviers, xylophone, violoncelle, saxos, tambourins, triangle…) ainsi que des voix (les chœurs – portés par les nouveaux musiciens – étaient parfaits et se complétaient admirablement avec le timbre grave de Stuart Staples). Maitrise aussi des variations d’intensités. La puissance du groupe vient de là, bien plus que du son en lui-même. Ils usent subtilement de l’art du fondu.

 TINDERSTICKS - Théâtre des Arts (11 novembre 2010, Rouen) dans Plein de Live tindersticksneil04

Neil Fraser

Malgré ce que l’on pourrait croire à l’écoute de leurs albums, Tindersticks n’est pas un groupe triste ou déprimant. Ils dégagent beaucoup d’émotions, de chaleur. On les sent touchés par nos sollicitations. Grand monsieur que Stuart Staples, humble, authentique, impliqué (et quel pas de danse !). Il chante moins basse que je ne l’aurai imaginé. Sur les quelques morceaux que je connaissais, il les a interprété un ton au dessus. Une orchestration aux petits oignons, entre harmonie et distorsion. Un mur du son sur certains morceaux (3 guitares, basse et violoncelle) mais toujours constructif, soutenant la mélodie. Pas de bruit pour rien. Au contraire, tout est à sa place, impeccable…

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Dave Boulter

Un set représentatif de leur univers, dans lequel ils nous ont interprété de nombreuses chansons de leur dernier album, que j’ai découvert ici. Magnifiques.

1- Falling Down A Mountain

2- Keep You Beautiful 

3- Marbles

4- Sometimes It Hurts 

5- She Rode Me Down 

6- Raindrops 

7- Bathtime 

8- Marseilles Sunshine (de circonstance en ce 11 novembre)

9- The Other Side of the World 

10- Tyed 

11- Black Smoke 

12- Factory Girls 

13- A Night In (1er rappel) 

14- Harmony Around My Table (2ème rappel)

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(les photos ne viennent pas de ce concert)

 « Entouré de ses fidèles acolytes que sont Dave Boulter et Neil Fraser (clavier et guitare), Stuart A. Staples nous offre du nouveau dans l’univers Tindersticks. Falling Down the Moutain, leur dernier album (4 clefs Télérama), est un disque de folk-blues accessible à tous et surtout à ceux qui avaient lâché le groupe dans sa période trop sombre. Autour de sa voix de crooner toujours aussi envoûtante, Stuart A. Staples et son groupe nous offrent aujourd’hui un horizon élargi, magnifique et sans maniérisme où les chansons, d’une éminente classe, s’habillent d’arrangements raffinés et où la mélancolie prend la forme du bonheur. 

Stuart Staples – chant, guitare // David Boulter – orgue, piano // Neil Fraser – guitare // Dan McKinna – basse, chœurs // Earl Harvin – batterie, chœurs // David Kitt – guitare, chœurs // Andy Nice – violoncelle, saxophone » (source)

http://www.tindersticks.co.uk/

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