• Accueil
  • > Recherche : humour femme parfaite

Résultats de la recherche pour ' humour femme parfaite '

Les Toudébus – Caritte (éditions Poivre & Sel, 2012) / Les années Sarkostiques – Delambre (éditions castor & pollux, 2012)

Les Toudébus - Caritte (éditions Poivre & Sel, 2012) / Les années Sarkostiques - Delambre (éditions castor & pollux, 2012) 9782875470034

Religion et politique sont revisités par l’humour absurde et le trait acerbe de Caritte et Delambre, deux collaborateurs réguliers du Psikopat.

Dans les Toudébus – Livre 1, Caritte revisite la Genèse et prend des libertés avec la version originale. Enfin, après tout, qui pourrait prouver le contraire ? Personnellement, je suis assez d’accord avec sa version : Dieu a crée le jardin d’Eden parce qu’il s’emmerdait ferme. Et comme tous ceux qui s’ennuient, il se lance dans le jardinage. Sauf que c’est plutôt fatiguant, alors il crée l’homme pour l’aider, enfin, pour tout faire à sa place, car Dieu est un gros feignant ! Mais l’homme l’emmerde durant ses moments de repos. Alors, Dieu  crée la femme pour être tranquille. Je vous laisse deviner la suite…

1picturek

Avec son humour absurde et con, son graphisme reconnaissable entre mille (un trait fin pour les formes très géométrique, des couleurs vives et contrastées qui offrent une parfaite lisibilité), Caritte s’attaque à un sujet sensible (pour certains) sans tabous ni pudibonderie. Au contraire, il ne lésine pas sur les scènes scabreuses (que peuvent faire un homme et une femme seuls, dans le paradis terrestre ?). On apprend grâce à lui que ce sont Adam et Ève qui ont inventé le Kamasoutra…

9782350080512fs

Dessinateur de presse depuis une trentaine d’année pour le Canard, Siné et le Psiko, Delambre vient de sortir les années sarkostiques. Un jeu de mot qui annonce la couleur… Les 5 années en sarkosie l’on inspiré et c’est tant mieux pour nous. Toutes les dérives politiciennes de nos chers dirigeants sont passées au crible de son regard lucide, donc logiquement acide. De Sarko à DSK, en passant par la catastrophe de Fukushima et les révolutions arabes, Delambre n’épargne rien ni personne.

Remarquable coloriste, ces nuances aquarelles apportent un contre point poétique à des sujets plutôt moches. Son trait humoristique, tout en souplesse et en finesse, croque des figures politiques qui, dans la réalité, ne prêtent pas à rire.

97823500805125

A ce niveau, la satire devient résistance, et c’est salutaire.

Le blog et le site de Caritte

Le blog de Delambre

15 jours avant la fin du monde – LL de Mars (6 pieds sous terre, 2005)

15 jours avant la fin du monde - LL de Mars   (6 pieds sous terre, 2005) dans Chroniques BD 15joursavantlafindumond

15 jours avant la fin du monde est une bande dessinée plutôt originale, venant d’un artiste polymorphe qui ne l’est pas moins : photographe, écrivain, musicien, dessinateur, poète, éditeur, chroniqueur… (voir sa bio)

On assiste durant toute cette histoire à la séance de musculation des deux personnages principaux. Deux quadra habillés de la même manière (t-shirt « marcel » noir, short et baskets blanches) que l’on distingue uniquement par la calvitie un peu plus avancé de l’un sur l’autre. A part ce léger signe distinctif, ces futurs vieux-beaux sont identiques et interchangeables, passant d’un exercice à l’autre (rameur, altères…) et d’un sujet de conversation à l’autre (la famille, le racisme, la télévision…) avec la même dextérité.

Deux clones qui enchainent des propos réactionnaires (voire fascisant), qu’on a plutôt l’habitude d’entendre au bar « chez francisque » de Lindingre et Larcenet que dans une salle de fitness (en même temps je ne sais pas, je n’y ai jamais mis les pieds). Car pour résumer, selon eux : « tous des cons sauf nous ». Leur femme, leurs enfants, leurs collègues de boulot ou les étrangers (mais ils ne sont pas racistes, bien entendu), tous sont des incapables qui dans le fond ne se rendent pas compte de la chance qu’ils ont de les côtoyer…

Les repères spatio-temporels sont totalement brouiller. Comme nous l’indique le titre, cette histoire se déroule sur 15 jours (chaque double-page est titrée par un J-x (de J-15 à J-1), alors qu’aucun signe du temps qui passe n’apparaît sur les personnages (qui gardent la même tenue). Toute cette discussion pourrait se dérouler dans la même journée. Aucun repère spatial non plus, pas de décors, ni même de cases (donc pas d’espaces inter-iconiques), les personnages semblent flotter dans l’espace de la page. Il y a cependant du séquentiel dans la narration, imposé par le rythme des dialogues.

Le graphisme de LL de Mars est à la fois brut par le trait et les contrastes, mais très précis dans les mouvements et attitudes des deux cons. Son humour froid comme l’acide convient parfaitement pour dénoncer sans faire du rentre dedans. C’est bien plus subtil que ça.

Ne pas pouvoir distinguer ces personnages illustre parfaitement cette notion de pensée unique dont souffre bon nombre de nos concitoyens. Les idées de ces personnages sont à l’image de leurs exercices de musculation : ce sont les mêmes pour tous, imposant le canon-type de ce à quoi chacun doit ressembler, et penser. Un esprit sain dans un corps sain… Ca fait peur. Heureusement que LL de Mars est là pour dénoncer cette absurdité.

15jours01 dans Chroniques BD

LL de Mars sur 6 pieds sous terre

LL de Mars sur Sitaudis.fr

Vive le foot ! – Collectif (Albin Michel, 1998)

vivelefoot.jpg

Une fois n’est pas coutume, c’est l’occasion de coller à l’actualité, coupe du monde oblige… Un album collectif ayant pour thème le football, ça s’annonce pas folichon. Je dirai même plus : sans intérêts ! Passons notre chemin… Sauf qu’ à bien y regarder, il est composé d’une « Dream Team » de la bande dessinée absolulent incroyable. Que des grandes pointures (pour jouer au foot, ça aide…) ! Un thème certes pas très original, mais assez fédérateur pour que s’y implique des auteurs tels que Druillet, Wolinski, Margerin, Rochette, Denis, Baru… Sorti à l’occasion de la coupe du monde de 1998 organisée cheu nous, cet album est édité par Albin Michel. Ce qui explique la présence de nombreux auteurs gravitant autour de l’Echo des Savanes (Vuillemin, Arnon, Stan & Vince…) . L’humour fluidien est également au rendez-vous (Edika, Maester, Tronchet, Kafka…).

Edika est égal à lui-même. Ses dix planches sont parfaitement irracontables ! Margerin cherche un moyen pour assister à la finale sans payer, mais gare à ne pas se faire plumer… Boucq nous démontre par un match la théorie du chaos et ses conséquences facheuses. Ferrandez et Tronchet évoque une pratique courrante chez les sportifs : aller voir un voyant avant un match important. Mais encore faut-il savoir interprêter ses dires… Jean-Claude Denis nous raconte que le foot peut être aussi l’occasion de rencontres amicales, avec sa voisine ! Maester nous dit clairement qu’il n’en a « rien à foot » de tout ça, et évoque la violence de ce sport. Luz aussi en a « ras le foot » et n’oubli pas de nous rappeler les dérives politiques et sociales de ce sport. Baru nous raconte des souvenirs de club de foot, à une époque où les crampons étaient en cuir, le foot en noir et blanc et les grands jouaient à l’arrière… Druillet nous propose une double planche avec laquelle il convoque l’Esprit de Foot » ! Bercovici nous donne des « leçons de pros », mais ce n’est pas simple d’être entraineur de club (toute ressemblance avec un certain Guy.R…). Rochette nous narre les destins croisés de deux jeunes footballeurs. La réussite de l’un annonce la tragédie de l’autre… Arnon part dans un délire « préhistoric » afin de remonter à l’origine du foot. Stan & Vince font ce calcul simple : Mundial = Arnaque ! Tronchet (seul cette fois) se dit que c’est beau le foot quand ça rapproche les classes sociales… Kafka (Monsieur Francis Kuntz !) nous entraine dans les mésaventures de Mic et Hoc qui, entre les huissiers, Spielberg et l’ANPE, n’arriverons pas à voir la finale de la coupe du monde. Tramber nous explique qu’entre le foot et les meufs, il faut choisir… Wolinski lui, tente de réconsillier les femmes avec le foot, à sa manière bien sur… Et pour finir, Vuillemin nous exprime toute la considération qu’il peut avoir pour les joueurs et les entraineurs…

Bon, cet album ne restera pas dans les annales de la bande dessinée, même s’il est de loin un des meilleurs du genre « bd à thème ». Il se lit avec plaisir et grand intérêt, pour les auteurs plus que pour le thème ! Certains n’hésitent pas d’ailleurs à critiquer ce sport international. Tant mieux !

Vive le foot ! - Collectif (Albin Michel, 1998) dans Chroniques BD planchevivefoot12732664791d409

MAUVAIS REVES – Imagex (Artefact, 1983)

 

couvmrim1.png 

La bande dessinée peut avoir des vertus thérapeutiques pour ceux qui la pratique. Comme tout Art, la bande dessinée est un moyen d’expression privilégié qui peut servir de défouloir, d’exutoire et apporter du mieux être (mais je suppose aussi beaucoup de souffrance lors de la réalisation) à celui ou celle qui produit une oeuvre. De là à dire que tous les artistes (donc les auteurs de BD) sont de gros névrosés, ou carrément de vrais malades mentaux, il n’y a qu’un pas que je ne franchirai pas. Ils ne le sont pas plus que ceux qui admirent leurs oeuvres.

Par contre, quand je lis ce Mauvais Rêves d’Imagex, je ne peux m’empêcher de penser qu’il a été écrit et réalisé par quelqu’un de plutôt perturbé. Cet album a dû être une véritable catharsis, tant l’auteur y exprime des angoisses profondes, infantiles (plus encore que Burns et son Black Hole)Mauvais Rêves où la bande dessinée à visées thérapeutiques… 

 planchemrimagex.png

Edité chez Artefact (ancienne maison de bonne facture au catalogue underground : Shelton, Crumb, Volny, Schlingo…), Mauvais Rêves nous présente sept récits (dont certains furent publiés dans la revue Viper), racontés chacun du point de vue d’un enfant victime, qui subit les événements.

La première histoire se passe dans un hôpital psychiatrique. Julien (dans La vie débile) entend la voix de sa grande sœur, qui l’incite à faire ce qu’elle veut. Et cela se termine mal, mais pour un des deux seulement… La deuxième (Le vélo) nous raconte une histoire de vol de vélo qui ne dérange pas tant que ça la victime. La troisième (Dans les tours) où des enfants apprennent à leur dépend que la gourmandise est un vilain défaut. La quatrième (Grand père est mort) nous parle d’enfants battus, d’inceste… La cinquième (Papa Goldorak), où un enfant croit être sauvé par Goldorak, qui est en fait un braqueur déguisé. La sixième (Le cri) nous parle d’un enfant séquestré dans un placard par ses parents qui se promet que la prochaine fois, il criera ! Et la dernière (Mauvais rêves), l’histoire d’un gamin persuadé que ses parents sont des extra-terrestres… Entre cas cliniques et situations fantastiques, ce recueil peut paraître sordide ou glauque. Heureusement, il contient d’une bonne dose humour noir. 

En quoi cet album est bon ? Par le fait que tout les éléments qui le composent (histoires, dialogues, graphisme, couleurs, mises en pages, etc.) se complètent parfaitement autour de la thématique centrale. Imagex possède un trait « amateur » très dynamique et pas vraiment académique. Il utilise la bichromie, dont le contraste chaud-froid (rouge-bleu) est dominant. Ces ambiances bleu-nuit sont remarquables. Il joue beaucoup avec les effets de trame.

mrimag.png

Il n’y a quasiment aucune info de dispo sur Imagex, si ce n’est ce texte de Philippe Annocque : Et à propos de rêves, ou plutôt de cauchemars, le mot de la fin ce sera pour Imagex. Imagex, je n’ai jamais su si c’était un homme ou une femme qui signait comme ça ; j’ai souvent pensé que c’était une femme. Dans quelques numéros d’ (A suivre) (qui pour le coup ne se suivaient pas), il y a une histoire étrange (achevée ? je ne m’en souviens pas), Colonie de vacances racontée par une petite fille, dans son journal intime plein de fautes. La colonie est au bord de la mer. Il y a deux garçons de son âge avec elle. Les autres enfants, les monos, tout le monde a disparu. Disparu il y a tellement longtemps que les enfants depuis le temps auraient dû grandir. Au lieu de grandir, une queue leur pousse, et ils apprennent à voler. Sauf un des garçons, mais lui il peut faire tomber les avions de guerre qui passent dans le ciel.Je sais qu’Imagex a publié sous ce nom un autre album, Mauvais rêves, chez Artefact (je le sais parce que je l’ai). Mais je ne sais rien de plus.  

Imagex n’aurait à priori sorti que ces deux albums (Mauvais Rêves et Colonie de Vacanse)…

gardemrima.png


Visiteurs

Il y a 3 visiteurs en ligne

Du beau, du bon, des bds…

Du beau, du bon, des bds…

Mag’ & revues disponibles…

Mag’ & revues disponibles…


DuffDes!gn |
Le peuple des couleurs |
ateliers enfants |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | axecreations
| ART'S DATING - DJO CAFÉ-ARTS -
| Electivo Fotografía