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R.I.P. Fred

R.I.P. Fred dans Evenements culturels philem1

Décidement, les grands artistes sont de vilains farceurs ! Après Jacques Carelman l’année dernière, c’est au tour de Fred de nous quitter vers le premier avril. Tu parles d’une blague !

Inutile de revenir sur le parcours de cet immense auteur, les gens de goût le connaisse. Les autres, tant pis pour eux, ne savent pas ce qu’ils perdent. Nous oui, un dessinateur de génie, d’une gentillesse telle qu’elle transparait dans son oeuvre, même dans ses aspects les plus sombres. Car Fred était aussi un maitre de l’humour noir. Sans oublier son amusement permanent pour triturer le langage même de la bande dessinée.

Le petit cirque, le fond de l’air est frais, le manu manu, Philémon, Time is money,  le corbac aux baskets, le conteur électrique… Tout ce petit monde se retrouve orphelin. Nous aussi. Merci pour tout Mister Fred !

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Chroniques Wallonnes – Fifi (6 pieds sous terre, 2008)

Chroniques Wallonnes - Fifi (6 pieds sous terre, 2008) dans Chroniques BD chroniques-wallonnes-216x300 

Encore une bande dessinée autobiographique réalisée sur un mode humoristique. Fifi (déjà croisé dans Jade et Ferraille) n’est pas le premier à faire ça, et on voit tout de suite où il veut en venir : nous raconter à quel point la vie de dessinateur de bande dessinée n’a rien de glamour. Que ce travail n’est fait que de répétition et de déprime. Et qu’en rire peut être un bon moyen pour le supporter.

Cependant, l’humour de Fifi n’est pas le même que celui d’un Fabcaro ou d’un Trondheim. Quand ces derniers respectent le principe du gag à chaque fin de planche, Fifi lui, est justement en quête du gag, éperdument. Réaliser une planche par jour est une contrainte difficile à tenir. Surtout si l’on doit trouver une chute à chaque fois. Et bien qu’il n’y arrive que rarement, il n’abandonne pas pour autant (sûrement du à son tempérament d’ancien ouvrier métallurgiste). C’est ce qui fait le charme de cet album.

De fait, il ne se passe pas grand chose. La routine s’installe de manière monotone. On est tenté d’arrêter la lecture, mais au bout d’un moment il se passe quelque chose d’étrange, on est comme pris au piège par cette succession de planches souvent répétitives (manger, dormir, travailler, glander, le quotidien est par nature répétitif). Sur la longueur, il en ressort des thématiques : « la vie secrètes des clés » (où il fait dialoguer les clés d’un trousseau), « les secrets de la bd » (il nous raconte ses « petits trucs »), « la tête dans le cul » (les lendemains de cuites) qui apportent un rythme particulier à l’ensemble. Cette impression de mauvais dessinateur disparaît devant ses dessins d’observations (clés, mobiliers, chaussures, jouets…) ou ces quelques autoportraits réalistes.

Au fil des pages, on constate une évolution de style et d’ humeur. Quand son dessin est très lâché, limite bâclé, on peut en déduire qu’il est dans une période de lassitude, de doutes. Par contre quand son trait reprend de l’assurance, c’est qu’il est sur la bonne voie. Dans le derniers tiers du livre, Fifi semble avoir trouvé le bon rythme, le ton juste, qui donnent tout son sens et son originalité à sa démarche.

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Faux mouvements (Chroniques provinciales) – Duveaux (Glénat, 1982)

 Faux mouvements (Chroniques provinciales) - Duveaux (Glénat, 1982) dans Chroniques BD duveaux1-220x300

Ce que je peux reprocher à l’actuel milieu du neuvième, c’est cette fuite en avant, cette quasi amnésie qui nous ferait oublier qu’il reste énormément de bonne choses à découvrir dans les vieux pots ! Point de nostalgie d’une époque qui serait révolue, puisse que pour toute œuvre d’art, le temps ne fait rien à l’affaire. Si c’est bon, ça reste bon ! Et bien entendu, ce qui est mauvais reste mauvais. Mais bon nombre de création se bonifient avec le temps. Bref, quand une bédé est bonne, elle mérite d’être lue et mise en avant. C’est le cas de cet album de Duveaux, un auteur tombé dans l’oubli, pourtant toujours en activité.

Duveaux possède un graphisme particulier, typique du début des années 80, proche de ce que peut faire un Alex Varenne. C’est par le contraste (couleur ou noir et blanc) et non par le trait qu’il représente ses formes. Un « tachiste » pour les ombres, usant d’effets de trame pour les gris. Couleurs fades, camaïeux de marrons ocres, complémentaire entre rouge lit de vin et vert pâle, seuls les personnages et les voitures se détachent du décor par leurs couleurs primaires vives. L’œil est un peu perdu au début, il faut un temps d’adaptation pour saisir le sens des images, des motifs et figures représentées.

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Ce deuxième volet des Chroniques Provinciales (qui en comprend quatre, sortis entre 1981 et 1984) est une histoire d’amour dramatique à l’ambiance polar années 50. Un scénario proche du Fargo des frères Coen : un homme fomente une escroquerie qui tourne mal. Pris au piège de son piètre machiavélisme, il ne maîtrise plus rien des aboutissants de l’affaire.

Louis Blanchot, un pharmacien de Besançon accidentellement veuf (aux doutes de la police, sa femme ayant été empoisonnée) organise sa fuite avec Huguette (sa maîtresse) et une valise pleine d’argent. Ces deux dernières disparaissent suite à un accident de la route. Seul, meurtri, Louis décide d’en finir. Mais, se retrouvant incapable de se suicider (le sort ne l’aidant pas non plus), il appelle une connaissance mafieuse afin de mettre un contrat sur sa propre tête. Alors qu’il attend son heure, Huguette resurgit, lui expliquant avoir survécu à l’accident, et avoir planqué le pognon. Arrive à ce moment une autre personne, sûrement son exécuteur… S’en suit un enchaînement de séquences qui ne manquent pas d’humour. Noir, of course.

Les décors, ainsi que les costumes, chapeaux et impers des personnages, entretiennent le décorum années 50. Entre courses poursuites, accidents et filatures, les voitures (203 Peugeot, Traction Citroën, Renault Celta 4…) jouent un rôle central dans le déroulement de l’intrigue : disparition d’ Huguette, traque du tueur, fuite des amants…

Une histoire inscrite dans la tradition du genre, rondement menée, au découpage classique (champs contre-champs) et linéaire, qui de part ses nombreux rebondissements, nous tient en haleine jusqu’au bout.

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http://www.duveaux.com/

Léon-La-Terreur – Wim T. Schippers & Théo Van Den Boogaard (Les Intégrales Drugstore, 2009)

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Découvert dans les pages de l’Echo des Savanes au début des années 80, Léon-La-Terreur est une star de la télévision aux Pays Bas, avant d’être un héros de bande dessinée. Sjef Van Oekel (Léon-La-Terreur) est une sorte de Benny Hill flamand, crée par Wim T. Schippers et incarné par l’animateur Dolf Brouwers. Aux vues de son succès, Schippers propose à Théo Van Den Boogaard de travailler à l’adaptation en bandes des aventures du terrible Léon.

Roi de l’humour scatologique et du non-sens bien débile, Léon-La-Terreur est, sous des dehors respectables de quinqua propre sur lui, un grossier personnage. Un égocentrique, libidineux et cruel, sans foi ni loi, qui ne possède aucune pudeur. Un triste sire que l’on n’aimerait pas rencontrer. Sûrement parce qu’il nous revoie de manière excessive à nos propres comportements de primates civilisés.

Van Den Boogaard est un maître de la ligne claire. Cependant, à bien y regarder, il pervertie le style hérité du père Hergé pour y apporter un dynamisme soutenu (voire excessif) qui illustre parfaitement la folie ambiante des scénarii. L’influence de Franquin et de Crumb s’en ressent. Un graphisme d’un grand classicisme qui contraste avec des histoires (gag en strips ou sur quelques pages) et des propos pour le moins vulgaires.

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« Le design de Léon la Terreur rappelait celui de Monsieur De Mesmaeker dans Gaston Lagaffe. Mais rapidement, j’ai adopté un dessin beaucoup plus « ligne claire », à la manière d’Hergé, tout en conservant l’énergie du trait de Franquin. Je n’avais pas étudié à proprement parler le style de Georges Remi mais celui-ci m’avait influencé de manière inconsciente à l’époque ou j’étudiais la composition. » (Théo Van Den Boogaard in ActuaBD)

De part son petit format, cette intégrale réalisée par Drugstore ne rend pas justice à l’esthétique de Van Den Boogaard , en particulier ces grands plans d’ensemble bourrées de détails, cette insolente maitrise des lois de la perspective. Un sens de la composition remarquable qui contribue à une parfaite lisibilité de la planche dans son ensemble. Dommage que cela ne soit pas mis en valeur, car Léon-La-Terreur vaut surtout pour ce graphisme prodigieux.

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Ariel Pink’s Haunted Graffiti – Before Today (4AD, 2010) / Mac DeMarco – 2 (Captured Tracks, 2012)

Ariel Pink's Haunted Graffiti - Before Today (4AD, 2010) / Mac DeMarco - 2 (Captured Tracks, 2012) dans Plein les ouies before_today

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Lo-fi forever !

Ariel Pink et Mac DeMarco, les petits chanteurs à la gueule de bois ! Deux géniaux song-writers à l’univers très personnel, qui nous démontrent avec brio que le 4 pistes a encore de beaux jours devant lui…

Ils confirment que la production ‘low cost’ ne sous entend pas forcement ‘mauvaise qualité’. Au contraire, à l’instar d’un Beck, la ‘small production’ oblige à composer de bons morceaux, car on ne peut en cacher la médiocrité sous une tonne d’effets et de bidouillages. Ne soyons pas dupes, même les meilleurs producteurs œuvrant dans les meilleurs studios ne pourront jamais transformer une bouse en chef d’œuvre. Peu importe l’habillage, si c’est mauvais, c’est mauvais. A l’inverse, quand une chanson est bonne, et qu’en plus, la production permet d’en saisir toutes les subtilités, ça en devient jubilatoire !

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Ariel Pink Haunted Graffiti – « Bright Lit Blue Skies »

Le prolifique Ariel Pink est le nouveau roi de l’autoproduction. Cette huitième galette « Before Today » (la première à être éditée sur le label 4AD) est fortement influencée par la musique californienne, entre surf-pop et cold-funk (croisement contre nature entre Love, Devo, Beefheart, Joy Division et Robert Palmer). Sous des dehors psychédéliques et déjantés (le morceaux d’ouverture « Hot Body Rub » est une hallucinante descente de mauvais Acid Jazz), ses compositions sont de véritables perles pop d’une richesse incroyable. Comme l’illustre parfaitement son chaleureux « Bright Lit Blue Skies ».

Mac Demarco vient de sortir son deuxième disque et premier album sur le label Captured Tracks (après un EP auto-produit plus que prometteur), logiquement intitulé ’2′. Le jeune canadien nous propose une pop-rock branque bourrée d’humour et d’arpèges, sous forte influence Pavement, avec une bonne dose de Neil Young et une pincée de Creedence Clearwater Revival. Son single « Ode to Viceroy » est à ce titre une petite merveille pop à l’humour génialement con !

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Mac DeMarco – « Ode to Viceroy »

Ariel Pink’s Haunted Graffiti et Mac DeMarco sont avant tout des groupes, dont les musiciens transcendent littéralement des délires créatifs de leur leader. Bien que leur musique référencée paraisse légère et fun, emprunte de second (voire troisième) degré, Pink et Demarco ne sont pas de jeunes décervelés naïfs, copieurs ou poseurs. Leur production lo-fi se fait sans filets, donc sans tricheries. Un exercice casse gueule qui nécessite une vraie authenticité artistique et une réelle folie. Ce dont ne manque pas ces deux hurluberlus.

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Ariel Pink Haunted Graffiti – « Round and round »

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Mac DeMarco – « My Kind of Woman »

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