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Les Petits Riens de Lewis Trondheim (2006/2007/2008 – Delcourt/Shampooing)

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Le prolifique Trondheim sort en ce moment ses « petits rien » (le n°3 vient de sortir). Encore une série autobiographique me direz-vous. En effet. Mais à la différence de ces autres récits personnels, Trondheim s’attarde ici sur ces petits détails sans intérêts qui pimentent et donnent tout son sel à la vie de tout les jours. Détails a priori sans importances, mais pas si anodins que cela. Qu’il soit en voyage professionnel, à sa table de travail ou avec sa famille, il nous fait partager ses impressions, ses réflexions, ses névroses (comme tout auteur auto-bio qui se respecte) sur des sujets aussi divers que ses chats, un bananier, le chicungunia, l’avion, le festival d’Angoulême…

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Son dessin est plus précis, fouillé, détaillé… Tout en gardant la spontanéité, la fraicheur d’un croquis pris sur le vif. Ses couleurs aquarelles sont magnifiques (ses gammes de verts, d’ocres ou de bleus sont d’une subtile intensité). Auteur et scénariste de grande qualité, Trondheim m’a toujours donné l’impression de mettre son dessin au service de son histoire. Avec ces « petits riens », il semble privilégier avant tout le graphisme, les couleurs… Pour notre plus grand plaisir, il prend le temps de s’arrêter sur un bed and breakfast d’Afrique du sud, sur l’ancien palais du dictateur Ceausescu, Hong Kong Park, le Real Jardin Botanico, le château de Nantes…

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Ce qui nous différencie d’un véritable auteur tel que Trondheim, c’est qu’il reussi à rendre passionnant ces petits riens qu’on considère dans notre vie quotidienne comme ennuyeux et sans intérêts. Et cela grâce à ses talents de conteur et dessinateur, son point de vue poétique, impressionniste, son humour… C’est beau, léger… Ca change des récits autobiographiques trop souvent dramatiques…

Les petits riens de Lewis Trondheim

METAL HURLANT (1975/1987) – Les Humanoides Associés

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Attention : Monument !
Tout comme pour Fluide Glacial et l’Echo des Savanes, Métal Hurlant fut créé par des « anciens » jeunes de l’équipe de Pilote. Cette nouvelle génération de dessinateurs, menés par Giraud (alias Moebius) ne s’y retrouvait plus dans une rédaction vieillissante et maintenue sous la tutelle paternaliste de Goscinny.
Dès 1970, Cabu, Gébé et Reiser rejoignent définitivement l’équipe d’Hara-kiri (sur ordre de Cavanna). Gotlib, Mandryka et Bretécher créent L’écho des savanes en 1972. Gotlib (encore lui !) crée Fluide Glacial en 1975. Druillet, Moebius, Dionnet et Farkas fondent les Humanoïdes associés et sa revue Métal Hurlant la même année.
Cette période riche correspond à ce qu’on pourrait appeler le « passage à l’age adulte » de la presse BD française (c’est à dire qui n’est plus exclusivement destinée à un public jeune).

D’abord spécialisé dans la science fiction, Métal s’est peu à peu ouvert à l’actualité et aux faits de société (avec notamment la création de Ah!Nana qui fit scandale et fut censuré suite à leur couverture sur l’inceste), à l’Aventure (avec Métal Hurlant Aventure) et à l’humour avec la création de Rigolo.
Mais le journal est surtout reconnu pour avoir créé la fusion rock-BD avec l’arrivée de Philippe Manœuvre à la rédaction et de dessinateurs tel que Serge Clerc, Jano, Sire ou Frank Margerin …

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Druillet

Sont passé par la case Métal : Robial, Gillon, Manœuvre, Jodorowsky, Giger, Corben, Caza, Gotlib, Crumb, Marc Caro, Yves Chaland, Serge Clerc, Denis Sire, Solé, Margerin, Tardi, Hermann, Loustal, Tramber, Jano, Kent, Ceppi, Voss, Masse, Gal, Schuiten et d’autres encore…

Grâce à sa ligne éditoriale sans concessions, son indépendance d’esprit et tous ses auteurs de qualité, Métal Hurlant a façonné durablement la BD française et internationnale (grâce à la sortie de Heavy Metal en 1977, la version américaine de Métal). On retrouve son influence encore maintenant. Métal a donné naissance à deux films d’animation américains : Métal hurlant (Heavy Metal, 1981) ; Heavy Metal 2000 (1999).

Le dernier numéro date de 2006 (depuis la reprise de 2002), mais cette nouvelle mouture n’aura jamais l’impact que la version initiale a pu avoir sur sa génération. On peut encore trouver ces anciens numéros chez des bouquinistes ou en brocante, n’hésitez pas !

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Tardi

Toutes les couvertures et la chronologie de Métal Hurlant sur l’excellent site : bdoubliées

DIARY OF THE DEAD – Georges A. Romero (2008)

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Fan depuis longtemps (enfin, depuis que j’en ai plus peur) des Zombies de Romero, j’ai été un peu déçu par ce Diary… Rien à redire de la réalisation, de la bonne idée (très actuelle !) de filmer selon le point de vue subjectif des protagonistes. Nous voyons les événement du coté de personne lambda et plus du coté des autorités, des scientifiques ou des journalistes.
Rien à redire sur la critique des médias, de la course à l’information. C’est un des thème de prédilection de Romero (voir le début de « Dawn of the dead »).
Rien à redire non plus de ses Zombies, égaux à eux-mêmes…
Non, c’est au niveau des personnages que ça cloche. Je les trouve trop caricaturaux (sans parler du jeu catastrophique des acteurs)… En fait, on se croira dans un teen-movies (du niveau de « souviens-toi l’été dernier » par exemple) les réactions des personnage sont trop prévisibles et souvent incohérentes.
Mais surtout, ça manque de pessimisme. Je ne retrouve plus le coté nihiliste, « perdu d’avance » des autres volets (dont pour moi le summum est le « Day of the dead »).
D’ailleurs, Romero ne considère pas ce Diary of the Dead comme le cinquième volet, mais comme le premier d’une nouvelle série (la suite est en cour de réalisation), puisqu’au niveau de l’histoire, il reviens au début de la contamination, mais cette fois ci, nous ne sommes plus dans les années 60. Les 4 premiers se tenais plus ou moins bien au niveau chronologie des faits, celui-ci est plutôt anachronique (avec ses portables, ses caméras DV…) Romero a toujours été un fin observateur de son époque, il nous le prouve encore ici en critiquant Internet et ces nouvelles technologies qui transforme tout à chacun en journaliste d’investigation.
Romero aborde son histoire de zombie d’un nouveau point de vue, plus actuel, avec plus d’humour (beaucoup de clins d’oeil, de mise en abime avec cette idée de film dans le film…)
Attendons le prochain pour savoir quelle direction va prendre cette nouvelle série.

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Collection Patte de Mouche – l’Association

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Une des meilleures maison d’édition BD – L’ Association – nous propose, depuis sa création (1990), plusieurs collections aux noms plutôt sympathiques : Eprouvette, Ciboulette, Eperluette, Archives, Côtelette, Mimolette et Patte de mouche… Cette multitude de formats et de prix traduit l’intention première de sa ligne éditoriale, à savoir vouloir diversifier la Bande Dessinée. Publier des auteurs de qualité et produire de beaux livres, accessibles à tous.

La collection Patte de mouche correspond tout à fait à cette volonté.

D’un format « nouvelle » souple de 10,5 -15 cm, 24 pages, pour un prix de 3 €, cette collection est la plus économique du catalogue. Mais la qualité n’en est pas moindre. Ces BD ne sont pas des grandes réduites, mais de véritables oeuvrettes créées pour l’occasion. Les auteurs utilisent toutes les possibilités offertes par ce format : histoires courtes, noir et blanc, visuels épurés…

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Le premier volume de la collection (Imbroglio) est l’exemple type des BD proposées par cette « Patte de Mouche » : peu de personnages, unité de lieu, de temps, monochromie …
Dans cet absurde huis-clos entre 3 personnages, l’histoire possède tant de rebondissement qu’on ne peut en deviner la fin avant de l’avoir lu. Ce qui est appréciable dans la mesure où ça se lit vite. Le graphisme lui, est au service de l’histoire, simple et efficace (du Trondheim, quoi !)

La Nouvelle Pornographie est un véritable exercice de « stylisation » comme seul sait les faire Trondheim. Dans cette bd au titre évocateur, ce dernier simplifie, schématise les formes jusqu’à l’abstraction. Mais en y regardant de plus prêt, il s’agit bien de dessins figuratifs, plutôt explicites…

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Autre particularité des histoires proposés par les auteurs de l’Association : l’autobiographie. Baladi nous raconte ici une anecdote vécu durant sa jeunesse, souvenir qu’il pourrait nous raconter au coin d’une table, autour d’un verre. « Un récit urbain et déglingué à base de paumés et d’embrouilles, transcendé par la syntaxe si particulière d’Alex Baladi » (Catalogue 2006 de l’Association.)

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Mahler est un dessinateur Autrichien (Vienne) possédant un style unique. Minimaliste, il se sert de volumes géométrique simples pour symboliser plutôt que représenter des formes. C’est un figuratif à la limite de l’abstraction. J’adore.
Longueurs & Retranchements est un pur exercice de style digne de l’OuBaPo (créé et diffusé par l’Association). Cette histoire d’auteur face à son éditeur est en fait construite à partir d’un seul et même dessin (celui de la couverture). Pourtant, il y a une vraie histoire séquentielle, un vrai rythme dans cette BD. D’ailleurs, je ne me suis pas rendu compte tout de suite que c’était quasiment la même case à chaque fois, tant il se dégage une impression de mouvement. Bluffant.
Mystery Music lui, regroupe plusieurs historiettes sans texte, d’une page, ayant pour thème un instrument de musique. La musique elle-même – qui est impalpable – est représenté ici par une masse noire informe. De ce décalage absurde se dégage une forme d’humour, de poésie.

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Poésie également avec l’Espignole, véritable carnet intime dans lequel Baudoin nous raconte ses souvenirs d’adolescent. Cet album est emprunt d’une certaine nostalgie et se veut essentiellement contemplatif. Structuré sur la forme d’un dessin par page incluant un texte en « voix off », l’Espignole est un bel ouvrage. Le style de Baudoin, expressionniste dans ses formes, ses contrastes et naturaliste dans ses thèmes, colle parfaitement à cette histoire de souvenirs, d’adolescence et d’amour perdus.

FLUIDE GLACIAL (magazine) – Audie Editions

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Fleuron de l’Umour (et Bandessinées) hexagonal, Fluide Glacial est le temple de l’humour intelligent, absurde, débile, nonsensique, satirique (la présence régulière de Charb, Tignous ou Luz en témoigne) ou « cul » (Le journal a été taxé de pornographique par les « biens-pensant »). Et quand Hara-Kiri se définit comme un journal « bête et méchant », l’équipe de Fluide revendique un humour « glacé et sophistiqué ».
Crée par Jacques Diament et Marcel Gotlib, après son départ de Pilote pour « conflit de génération » avec René Goscinny (et après avoir fondé l’Echo des Savanes avec Brétécher et Mandryka), Fouloude glôzial (dixit Edika) est un peu le MAD français (influence première de Maître Gotlib).
Le numéro 1 sort en 1975, le premier avril. Tout est dit ! ( il fut réédité en 2000 pour les 25 ans du journal).

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Numero 1

Extrait de l’incontournable rubrique T’ar ta lacrèm’ à la récrèm’ de Yves Fremion, tirée du numéro spécial 30 ans de Fluide, consacrée à Gotlib :
Alors, Gotlib crée son journal. Le nôtre, 30 ans de rigolades et de succès. Il appelle ses copains, Alexis, Solé, Loup et autres, puis lance des jeunes qu’il a repérés : Binet, Goossens, Edika, Cabanes, embauche des écrivains inconnus : Frémion, Léandri, Igual, Phil Casoar. En 30 ans, pas un grand de l’ humour français (voire étranger avec Foester, Gimenez, Franquin, Hausman, etc.) qui n’y soit passé. Cabanes, Boucq, Dupuy & Berberian n’y sont pas restés mais y ont trouvé un public. Aujourd’hui, des plus évidents de ses héritiers : Edika, Goossens, Maëster, Coyote, Gaudelette, Tronchet, Hugot, Ferri, Larcenet, Relom, Julien & Mo CDM, aux moins évidents : Raynal & Bouilhac, Blutch, Pourquié, tous doivent à Gotlib une forme d’humour qui n’existait pas et qui les a inspirés, à des degrés divers. Dans les périodes de doute, c’est toujours à la référence Gotlib que l’équipe revient. Quand cette référence ne sera plus compréhensible par ceux qui font le journal, il n’y aura plus de journal.

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Les têtes de Turc :
Certaines personnalités ont eu l’infortune, de par leur vie ou leur œuvre, d’ailleurs souvent très respectables, de provoquer l’hilarité automatique de la rédaction sans qu’on puisse toujours en expliquer les raisons. Mais se retrouver tête de Turc à Fluide Glacial est un honneur que bien des stars des arts et des lettres envient secrètement. Voici sur vingt ans le liste des malheureux élus :
Jacques Diament / Paul-Loup Sulitzer / Marguerite Duras / Lagaf / Françoise Verny / Folon (au début) / B.-H. L. / Guillaume Durand / Yves Frémion (député au parlement européen) / Jean-Edern Hallier / Isabelle Adjani.

Les idoles intouchables :
Oui, à Fluide, la dérision règne en maîtresse, on peut rire de tout, sauf des personnes dont la liste suit. Aucune critique, même la plus anodine, ne saurait être prononcée contre ces gens-là, nul n’a le droit d’émettre à leur égard la moindre remarque désobligeante. Pour avoir ignoré cette règle d’or de jeunes crétins se sont retrouvés roués de coups dans le caniveau, et grillés à tout jamais dans la profession. Donc à Fluide, il ne faut jamais dire du mal de :
Harvey Kurtzman (créateur de MAD) / Les Monthy Python / Tex Avery / Georges Brassens / Woody Allen / Françoise Verny / Frank Zappa / Charles-Henri Flammarion / Bob Dylan / Goscinny / Les Beatles / Cavanna
(Par Léandri et Gotlib, tiré du numéro spécial 20 ans.)

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site officiel
la mémoire de Fluide

 

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