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Les aventures non-officielles de Tintin

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Charles Burns…

Icône absolue de la Bande Dessinée, notre reporter ne pouvait échapper à la parodie. Signe de reconnaissance, ou d’irrévérence envers le chef d’œuvre d’Hergé ? J’opte bien évidemment pour la première proposition. Comme l’imitation, la parodie est un signe de respect. On ne parodie que ce qu’on aime… Mais tout le monde ne l’entend pas de cette façon -en particulier Moulinsart Productions- et bon nombre de ces parodies sont interdites ou restent marginales. Voir le scandale qu’a causé la couverture de Goossens pour Fluide Glacial. On ne doit pas toucher à l’intégrité de Tintin ! Comme s’il s’agissait d’une personne réelle…

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Goossens…

Les parodies à caractère sexuel sont certainement les plus nombreuses et les plus variées (plus ou moins humoristiques, pornographiques…). Ce qui est logique car les spéculations sur une éventuelle vie sexuelle de Tintin sont légions (s’il en a une, quels sont ses préférences, son orientation, ses relations..?). Allons, soyons honnêtes, qui n’y a jamais songé en relisant ses aventures ? Nous grandissons avec Tintin mais lui ne vieillit pas. Avec le temps notre point de vue change et s’oriente plus vers ces choses là, c’est normal (comment ça obsédé !?).

Le belge Jan Bucquoy est certainement celui qui a été le plus loin (un des Dupondt serait en fait une femme !), avec le plus de talent, et de respect pour l’œuvre d’Hergé.

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Cette « tradition » de parodie érotique remonte à quelques décennies maintenant… Voyez celle-ci qui date de 1962 et dessinée par Wolinski dans Hara-kiri… Elle n’est pas très « hot », mais resitué dans le contexte de l’époque, c’était osé ! 

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Autre type de parodie, celle qui consiste à utiliser le matériau de base afin de réinventer totalement une aventure de Tintin (en 62 pages). La plus connue est « Tintin en Irak », qui a fait parlé d’elle récemment suite au procès intenté par Moulinsart Productions contre une personne qui avait édité en album et vendu sur internet cette parodie. On peut tout de même la visionner entièrement et légalement sur : Tintin en Irak

L’auteur à sélectionné des cases de différents albums et les a ré-assemblé afin de nous raconter, de façon parodique bien évidemment, la deuxième guerre du golfe. Tous les protagonistes sont présents : Bush junior, Ben laden, Chirac, l’ONU…
Tintin (de par sa « neutralité ») représente toutes les parties : il est un opposant à la guerre, un représentant de l’ONU, un membre du gouvernement iraquien ou américain, etc.

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Extrait frappant de Tintin en Irak

Mais la démarche la plus remarquable, qui relève d’un véritable exploit, nécessitant un grand talent et une passion sans bornes pour Tintin, est celle d’avoir osé terminer « Tintin et l’Alph’art » ! Le rêve de nombreux fans…

Des dessinateurs (ainsi que des étudiants en Art) ont ainsi créé leur version de l’Alph’Art… Il est intéressant d’observer les différences de regards, de techniques, de découpages, de scénarii… Le meilleur est sans conteste Yves Rodier, qui a dessiné, scénarisé, coloré, découpé en 62 pages d’une façon exemplaire (malgré quelques petites imprécisions).

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Ces divers projets (il y en a tant d’autre à découvrir sur l’excellent site Tintin est vivant) sont dut à la persévérance de fans, dont l’imaginaire a été nourri aux aventures de Tintin. Par leurs démarches, ils rendent leur hommage et contribuent à perpétuer le mythe de Tintin. Comme l’ont également fait des artistes reconnus (Roy Lichtenstein, Bilal, Tardi, Keith Haring, Savignac, Loustal, Burns…)

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Loustal…

CHORON DERNIERE – Pierre Carles et Eric Martin (2009)

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Pour voir Choron dernière, il ne fallait pas perdre de temps. Il n’est resté qu’une semaine à l’affiche du cinéma d’art et d’essai de ma ville…

Ce film est à la fois un documentaire, avec sa part d’images d’archives, et un reportage, dans lequel les réalisateurs ont suivi Bernier à la fin de sa vie, nous présentant son village natal. Ces deux aspects du film illustrent en fait les deux aspects du personnage. Mister Bernier et Professeur Choron ! Les extraits d’émissions de télé nous montrent un provocateur extrême, abusant du mauvais goût car ne supportant pas le politiquement correct (le fameux droit de réponse où il traite de « merde » des jeunes présents qui considèrent Charlie Hebdo comme un journal de vieux, ou alors sur le plateau de Mireille Dumas quand il parle des malades du sida en disant : « qu’ils crèvent ! », etc.) Puis, on voit un Bernier plus intime (il ne nous épargne rien de son anatomie, ni de ses souvenirs croustillants), d’une extrême gentillesse, nous présentant une amie d’enfance, la maison où il est né, son premier boulot à la fromagerie…

Derrière ce personnage public immoral et sans cœur se cache un être sensible et profondément humain. Et bien que ses grandes heures de gloire soient passées (hara-kiri n’étant plus, Charlie Hebdo qui repart sans lui), on ne ressent pas d’amertume chez lui. Je pense qu’il continuait à avancer (en créant Grodada ou La Mouise) même s’il devait savoir que le succès ne sera plus le même. Le recherchait–il d’ailleurs ? Non, bien sur ! Il me semble que l’essentiel pour lui était d’être entouré de ses amis (Charlie Schlingo, Vuillemin, Berroyer, Marc Edouard Nabe…) et de faire un bon journal avec eux. Peu importe le tirage et la couverture médiatique.

Un des défauts de ce film est que les réalisateurs laisse un peu trop la parole à l’équipe actuelle de Charlie Hebdo. Cette position « à charge » est plutôt gratuite car, bien entendu (on le sait depuis le procès pour le nom de Charlie Hebdo), ils n’estiment ne rien devoir à Choron. Je reconnais l’honnêteté de Cabu ou même Wolinski qui l’ont bien connu, disant qu’ils n’ont pas vécus que des bonnes choses à ses cotés. Mais que Val le descende en disant qu’il n’est rien et n’a rien fait, que c’était Cavanna qui faisait tout dans Hara-kiri relève d’une grande malhonnêteté ! Comme le dit très bien Jackie Berroyer dans son billet (in Siné Hebdo n°20) : « Des gens ont de lui une image qui n’est pas la meilleure. Je ne parle pas de son coté ravageur. Je trouve le film un peu bâclé puisqu’on ne m’a pas consulté. On y a mis des gens qui regrettent d’y être, il faut dire que ça ne les montre pas non plus sous leur meilleur jour ». 

D’ailleurs, l’interview de Cavanna est touchante à plus d’un titre, quand il repense à son ami la larme à l’œil. Lui n’oubli pas de rappeler que sans Choron, il n’y aurai jamais eu de Hara-kiri, ni de Charlie. Berroyer toujours : « Choron est un de ces personnages uniques, un de ceux dont on dit qu’il n’y en a plus parce que en fait, il n’y en a jamais eu beaucoup. Et parce qu’on les regroupe, qu’on fait des listes, qu’on a l’impression qu’il y en avait plus dans le passé ».

Au delà de ces polémiques, Choron dernière nous rappelle que Bernier était surtout un humoriste, noir et trash certes, mais qui savait nous faire rire ! « Il n’y a qu’une seule forme d’humour, celle qui fait rire » disait-il. Et les éclats fusaient de partout durant la projection. Mais ce film m’a surtout permis de découvrir un homme touchant et attachant. Vive Choron !

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HARA-KIRI (1960-1985)

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Couverture du numéro 1 par Fred

Le superbe ouvrage « Les belles images », le film « Choron Dernière », le hors série sur Cavanna, la création de Siné hebdo et sa chronique de Delfeil De Ton… Hara-Kiri n’aura jamais été autant d’actualité depuis sa disparition en 1985 !

Signe que notre époque de régression (des libertés individuelles, des mentalités…) et de répression (censures, « légiférations » à outrance…) nous incite à une certaine nostalgie et fait regretter la liberté de ton et les provocations des Cabu, Cavanna, Choron, Delfeil de Ton, Fred, Gébé, Reiser, Siné, Topor, Willem et autres Wolinski…

D’ailleurs, à la question : « est-ce qu’un journal comme Hara-Kiri pourrait sortir à notre époque ? », je pense que oui. Mais aussi inventif et subversif qu’il soit, il ne pourrait avoir le même impact. Tout se récupère de nos jours, même l’esprit provo-trash d’Hara-Kiri !

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Cavanna en couverture…

Choron a en partie raison lorsqu’il dit, sans fausse modestie, qu’ Hara-Kiri a contribué à Mai 68, dans la mesure où la génération «élevée» à Hara-Kiri depuis 1960 est celle-là même qui a fait Mai 68. Cela me parait juste. Pour s’en convaincre, il suffit d’observer les positions prises par la rédaction en faveur des Droits des Femmes (pilule, avortement) ou contre l’armée, les curés, les patrons, la société de consommation (en détournant la publicité), les politiques paternalistes (joli pléonasme, malheureusement encore d’actualité ).

Hara-Kiri bousculait les mentalités, provoquait les Autorités (politiques, religieuses…) et surtout, emmerdait la bourgeoisie bien pensante. Il n’a donc pas été épargné par les censeurs et le journal a failli disparaître à plusieurs reprises (1961, 1966…). Mais l’acharnement de la rédaction (Cavanna et Choron en tête) a permis au journal Bête et Méchant de tenir vingt-cinq ans (1960-85) !

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Cette équipe de doux dingues a inventé une nouvelle forme de dessin d’humour… Cavanna nous l’explique : « Mon Papa », pour Reiser, marquait encore une autre étape. Celle du passage du dessin unique, du classique « dessin-gag », avec ou sans légende, à la suite de dessins racontant une histoire. Pas vraiment la bande dessinée avec ses cases, ses bulles et son découpage-cinema, mais quelque chose de beaucoup plus leste, de beaucoup plus enlevé, et qui devint vite le genre maison. C’était, si l’on veut, une écriture dessinée, apparemment bâclée comme un croquis – apparemment! – et terriblement efficace. Gébé y excella, Cabu en fit un outil de reportage où dessins et texte écrit à la main s’entremêlaient. Wolinski devait y trouver le terrain de son épanouissement. (Bête et Méchant)

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Dessin de Topor…

Il n’a pas été facile de faire accepter ces dessinateurs aux goûts douteux, qui ne respectent pas les règles académiques du dessin d’humour. Cavanna nous décrit la réaction du responsable de la censure de 1961 : M. Paretty a repris la direction de l’entretien. Il ne prétend pas nous – passer moi le mot – castrer, encore moins nous dicter notre conduite, il se permet simplement de nous faire part de ce que, lui, à notre place, il ferait. Par exemple, ce dessinateur, là, comment l’appelez vous, oh, c’est d’un morbide ! Insupportable ! Intolérable !  On se regarde Choron et moi, on pense « Topor ? », on suggère : « Topor ?  - Non, celui-là, là. Fred. Voilà. Fred ! Cet individu est profondément malsain. Un malade, j’en suis sûr. Il se complait dans le noir, dans le laid [Fred, le joyeux Fred, l’adoré des enfants, celui du « petit cirque » et des « Aventures de Philémon », oui, oui, celui-là !]… Il vous cause le plus grand tort, croyez moi. Maintenant, n’est-ce pas, vous faite ce que vous voulez, moi, ce que je vous en dis… Et aussi ce Topor ! C’est déjà moins hideux, comme graphisme, mais je dois vous avouer que je n’y comprends rien. Mais alors, rien! Ca doit être un genre de surréaliste, mais sans le talent. Or le talent, messieurs, tout est là… Et celui qui signe Gébé ! Celui-là, on voit ce qu’il veut dire, mais c’est complètement idiot. Enfin, bon, si c’est votre conception de l’humour, cela vous regarde, moi je ne suis pas là pour jouer les critiques littéraires mais à titre de garde-fou, si vous me permettez… » (Bête et Méchant) 

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Premier numéro, couv’ de Wolinski

Malgré une gestion souvent catastrophique, la rédaction a lancé en 1969 Hara-Kiri Hebdo -qui deviendra l’année suivante Charlie Hebdo- afin de coller au plus prêt de l’actualité politique. Et Charlie Mensuel, spécialisé dans la Bande Dessinée, aussi bien les classiques du comic-strip (Peanuts, Andy Capp, Popeye…) que l’avant-garde européenne (Crepax, Masse, Pichard…). Delfeil de Ton nous raconte les raisons de la création de Charlie mensuel : « Ils avaient [en Italie] des canards de BD comme on n’en avait pas en France. Un genre m’intéressait, celui qu’avait inventé un mensuel qui s’appelait Linus. […] La trouvaille de ce type de journaux italiens était de superposer des strips quotidiens à raison de quatre par page sur une dizaine de pages, dans des mensuels, donc, de 60 à 100 pages format A4. Quelques cartoons pour agrémenter le tout, une poignée de textes, c’était simple comme bonjour. Pourquoi on n’en ferait pas autant en France, hein, Cavanna ? Ca ne serait pas tellement de boulot en plus. A chacun de mes retours d’Italie, j’en parlait à Bernier » (Siné Hebdo n°15). Voilà comment est né Charlie Mensuel, dont Delfeil de Ton, Wolinski et Willem furent les rédacteurs en chef. 

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Schulz… Charlie… Brown…

Hara-Kiri, Charlie Hebdo et Charlie Mensuel étaient trois journaux complémentaires. Une armada à l’assaut de la presse française (et européenne) des années 60,70 et 80 (à laquelle il faut rajouter La semaine de Charlie, Charlie Matin, l’hebdo de la BD… Son influence est encore bien présente : Groland, Psikopat magazine, Siné Hebdo, l’Echo des Savanes, La Mouise (dernière parution du professeur)… Et bien entendu Charlie Hebdo. Même si l’esprit n’est plus vraiment le même depuis son retour en 1991 (les intentions de Val sont bien différentes de celles de Choron !) on y trouve encore des membres du canal historique, Cavanna, Cabu, Willem, Wolinski… Hara-Kiri est immortel !

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http://www.harakiri-choron.com/

http://www.caricaturesetcaricature.com/article-6339143.html

PSIKOPAT (magazine) – Les Editions du Zebu

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Magazine de bande dessinées (avec Fluide Glacial) que je n’oublie pas de me procurer tout les mois !
Le Psikopat fut fondé par Carali (qui est toujours le rédacteur en chef) en 1989. Cette version actuelle du Psikopat est en fait la 3ème mouture (après le petit Psikopat illustré en 1982 et le petit Psikopat vers 1984).

Spécialisé dans la BD d’humour plutôt absurde, noir et trash, l’esprit du Psiko se situe entre ceux de Fluide Glacial et de Charlie hebdo (ou plutôt Siné hebdo, vu que Carali y participe). Le côté Fluide pour la bd d’humour et le côté Charlie pour la caricature politique. D’ailleurs, on retrouve souvent les mêmes dessinateurs d’une rédaction à l’autre : Gébé, Willem, Kamagurka, Goossens, Binet, Hugot, Wolinski, Schlingo, Léandri, Roland Topor, Lerouge, Lefred-Thouron, Ivars, Carritte, Fred Neidhardt, Ouin, Luz … Et plus récemment, Schvartz, Mric, Bouzard, Pixel vengeur, Mo/cdm…
Le Psiko a publié de jeunes auteurs tels que Jean-Christophe Menu, Lewis Trondheim, Patrice Killoffer, Matt Konture (qui allaient co-fonder « l’Association »), ainsi que des auteurs étrangers confirmés comme Robert Crumb ou Gilbert Shelton.
Carali a débuté à Hara-kiri et Charlie avant de lancer le petit Psikopat illustré. Edika, un des pilliers de Fluide Glacial, n’est autre que le frère de Carali. Melaka et Olivier K (qui à remporter un prix à Angoulême pour son magnifique « Pourquoi j’ai tué Pierre » avec Alfred), les enfants de Carali, participent de plus en plus activement à la réalisation du journal… Bref, le Psikopat, c’est avant tout une histoire de famille.

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Première période

Mais outre ces « pointures » citées, le Psiko reste un tremplin pour bon nombres de jeunes dessinateurs qui chercheraient à se faire publier, grâce à sa rubrique « carte blanche » (il y a aussi la « carte blanche web » sur leur site où on peut envoyer des animations).
Toujours édité en noir et blanc, sur du papier de moyenne qualité, le Psiko garde une allure de fanzine. Ce qui fait son charme.
Le nom de Psikopat est tout à fait à propos : la rédaction est un véritable H.P. et ce magazine sert d’exutoire pour bon nombre de dessinateurs. On y trouve des auteurs alcooliques (Phil et sa « chopine ardente », Thon, Bar (ça s’invente pas comme pseudo !), des dépressifs (Ivars et ses « bonheurs mélancoliques », Sirou…) des névrosés (Sourdrille, Rifo, Carali qui nous parle souvent de ses relations avec son psy …) voire carrément des psychotiques (O. Texier et son « grotesk »). 
Ce  n’est pas une critique négative. Ces auteurs sont « simplement » humain, et on se reconnait tous dans leurs excès… Cela démontre aussi une réelle liberté d’expression au sein de la rédaction.
Beaucoup d’entre eux nous racontent leurs déboires existentiels et sentimentaux avec, pour certains, un humour limite sexiste… Mais, malgré ce coté un peu glauque, tous ces dessinateurs n’ oublient pas le principal : nous faire rire… Et ils y arrivent parfaitement.

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Couverture de Babouse

En plus des bandes dessinées, la rédaction prépare à chaque numéro un dossier sur un thème d’actualité (du genre, « les sites de rencontres », « le permis à points », « la vidéo surveillance », etc.) et on retrouve des rubriques régulières telles que « la Tambouille », « Toute l’actu », « Echos et conneries »… Toutes écrites par Olivier K et Jean-luc Coudray (et Alain Gaudey pour « les Insolites »).
Depuis quelques années le Psikopat produit aussi des compilations de chansons d’artistes tels que Gotainer, Choron, Les Wriggles, Renaud, les VRP… Reliés autour de thèmes précis.

Il est à noter que tout comme Fluide Glacial, Psikopat est un périodique libre, qui ne possède aucunes publicités. Et oui ça existe encore et rien que pour ça, il faut l’acheter !

Le Psikopat a fêté au mois de juin son deux centièmes numéros ! Pas de numéro « spécial-souvenirs » pour autant, on retrouve la formule habituelle (un dossier de 45 pages sur les JO de Pekin, la nouvelle d’Olivier Ka, les rubriques de Coudray…) et les dessinateurs « maison » : Rifo, Pixel Vengeur, Mélaka, Sirou, Sourdrille, Caritte, Bar, Ivars, Isa, Phil, Neidhardt, Mo cdm, Lécroart, Bouzard…
Avec également la présence des vieux potes de Fluide : Léandri, Edika, Hugot, Lefred Thouron… Plus 6 pages de Crumb ! Miam miam !

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Site officiel : http://www.psikopat.com/

Interview de Carali sur http://www.bdgest.com/news-285-BD-psikopat-numero-200-.html

METAL HURLANT (1975/1987) – Les Humanoides Associés

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Attention : Monument !
Tout comme pour Fluide Glacial et l’Echo des Savanes, Métal Hurlant fut créé par des « anciens » jeunes de l’équipe de Pilote. Cette nouvelle génération de dessinateurs, menés par Giraud (alias Moebius) ne s’y retrouvait plus dans une rédaction vieillissante et maintenue sous la tutelle paternaliste de Goscinny.
Dès 1970, Cabu, Gébé et Reiser rejoignent définitivement l’équipe d’Hara-kiri (sur ordre de Cavanna). Gotlib, Mandryka et Bretécher créent L’écho des savanes en 1972. Gotlib (encore lui !) crée Fluide Glacial en 1975. Druillet, Moebius, Dionnet et Farkas fondent les Humanoïdes associés et sa revue Métal Hurlant la même année.
Cette période riche correspond à ce qu’on pourrait appeler le « passage à l’age adulte » de la presse BD française (c’est à dire qui n’est plus exclusivement destinée à un public jeune).

D’abord spécialisé dans la science fiction, Métal s’est peu à peu ouvert à l’actualité et aux faits de société (avec notamment la création de Ah!Nana qui fit scandale et fut censuré suite à leur couverture sur l’inceste), à l’Aventure (avec Métal Hurlant Aventure) et à l’humour avec la création de Rigolo.
Mais le journal est surtout reconnu pour avoir créé la fusion rock-BD avec l’arrivée de Philippe Manœuvre à la rédaction et de dessinateurs tel que Serge Clerc, Jano, Sire ou Frank Margerin …

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Druillet

Sont passé par la case Métal : Robial, Gillon, Manœuvre, Jodorowsky, Giger, Corben, Caza, Gotlib, Crumb, Marc Caro, Yves Chaland, Serge Clerc, Denis Sire, Solé, Margerin, Tardi, Hermann, Loustal, Tramber, Jano, Kent, Ceppi, Voss, Masse, Gal, Schuiten et d’autres encore…

Grâce à sa ligne éditoriale sans concessions, son indépendance d’esprit et tous ses auteurs de qualité, Métal Hurlant a façonné durablement la BD française et internationnale (grâce à la sortie de Heavy Metal en 1977, la version américaine de Métal). On retrouve son influence encore maintenant. Métal a donné naissance à deux films d’animation américains : Métal hurlant (Heavy Metal, 1981) ; Heavy Metal 2000 (1999).

Le dernier numéro date de 2006 (depuis la reprise de 2002), mais cette nouvelle mouture n’aura jamais l’impact que la version initiale a pu avoir sur sa génération. On peut encore trouver ces anciens numéros chez des bouquinistes ou en brocante, n’hésitez pas !

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Tardi

Toutes les couvertures et la chronologie de Métal Hurlant sur l’excellent site : bdoubliées

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Du beau, du bon, des bds…

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