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Le jour où…1987-2007 France Info 20 ans d’actualité – Collectif (Futuropolis, 2007)

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C’est à l’initiative de France Info que plusieurs auteurs, représentatifs de l’éclectisme en bande dessinée, se retrouvent dans un même album. Des auteurs qui pour la plupart se sont vu décerné par la radio, le Prix de la bande dessinée d’actualité et de reportage. Vingt huit auteurs, pour raconter en image leurs points de vue sur les événements historiques de ces vingt dernières années. C’est une idée vraiment intéressante que de proposer des points de vue d’artistes plutôt que de journalistes…

Le traitement de l’information à la radio est fait dans l’immédiat, dans l’urgence des situations. Alors que le médium bd lui, permet d’avoir du recul sur les événements. Certains tentent d’être objectifs, d’autres sont plus anecdotiques. Mais tous racontent avec leur sensibilité, leur univers pictural ce qu’ils considèrent comme étant l’actualité la plus marquante de notre époque (il manque juste une date, et non des moindres, le 21 avril 2002…). Cette « subjectivité assumée » est très enrichissante.

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Le tragique destin de Lady Di, par Blutch…

David B s’exprime sur la fatwa lancée contre Salman Rushdie, le 14 février 1989. Guy Delisle lui, raconte les événements de Tienanmen du 5 juin 1989. Christophe Dabitch et Jean-Denis Pendanx nous parlent de la chute du mur de Berlin. Kris et Thierry Martin au scénario, de la libération de Nelson Mandela, le 11 fevrier 1990. Jacques Ferrandez revient sur le massacre du marché de Markalé à Sarajevo, le 5 février 1994. Jean philippe Stassen est obsédé par le drame rwandais, qui commence par l’assassinat du président Juvénal Habyarimana le 6 avril 1994. Dupuy et Berberian nous parlent de la mort de François Mitterrand, survenue le 8 janvier 1996. Blutch, de celle de Lady Di le 31 août 1997. Jean Claude Denis se rappelle du jour de la victoire de l’équipe de France de Foot, le 12 juillet 1998. Charles Masson nous reparle de l’affaire du sang contaminé, avec la comparution de Fabius le 9 février 1999. Le photoreporter Didier Lefèvre s’arrête sur le départ des forces serbes du Kosovo, à compter du 12 juillet 1999. Etienne Davodeau revient sur la tempête du 26 décembre 1999. Baru se réjoui de la fin du service militaire, annoncé le 27 juin 2001 par le président de la république. Pierre Christin, avec le dessinateur Guillaume Martinez, fait un retour sur les événements du 11 septembre 2001. Rabaté lui, nous parle de la canicule d’août 2003. Joe Sacco mène son enquête sur les tortures subies par les prisonniers d’Abou Ghraib, dont les photos ont été diffusées sur CBS le 28 Avril 2004. Simon Hureau nous parle du tsunami survenu le 26 décembre 2004 en Asie. Denis Lapière et Pierre Bailly reviennent sur la traversée du Pacifique de Maud Fontenoy, arrivée le 26 mars 2005. Luc Brunschwig et Etienne Le Roux évoquent la libération de Florence Aubenas, le 12 juin 2005. David Prudhomme revient sur la mort des deux jeunes de Clichy-sous-Bois, le 27 octobre 2005, qui provoque des émeutes.

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La tempête du siècle par Davodeau…

Inclus avec cet album, un CD comprenant les archives sonores de ces vingt événements. Le jour où… est un collectif de grande qualité, dans lequel il n’y a rien à jeter.

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Chroniques Birmanes – Guy Delisle (Delcourt Shampooing, 2007)

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Après la Chine et la Corée du Nord, Guy Delisle et sa petite famille s’installent cette fois-ci au Myanmar (nom officiel de la Birmanie), toujours pour raisons professionnelles, sa femme est en mission sur place pour Médecins Sans Frontières.

Delisle nous décrit son installation, sa vie quotidienne de père au foyer, sa découverte des us et coutumes locales… Bien qu’ils soient à l’autre bout du monde (dans un pays plutôt instable), ils vivent à l’occidentale (achat d’ordinateur, soirée cocktail à l’Australian club, réunions de parents d’élèves… Ils font parti de la communauté occidentale de la ville, mais on en apprend tout de même beaucoup sur la situation politique et sociale du  pays.

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Sans exotisme ni sensationnalisme, Delisle aborde tous les événements avec la même distance. Les tracas de la vie quotidienne, la joie d’observer les progrès de son fils, le dégoût suscité par la visite d’une léproserie, l’émerveillement et la peur lors d’un voyage en zone contrôlée, ses inquiétudes pour un de ses élèves (il donne des cours de dessin)… Toutes ces émotions sont rapportées avec la même intensité, sans ordre d’importance. C’est la grande originalité de ce carnet de voyage à la première personne, il n’y a pas de hiérarchie entre les événements vécus. Tout est raconté sur le même plan.

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Delisle maîtrise parfaitement le médium BD. Sa narration est fluide, sans temps morts ni longueurs. Ces séquences muettes, dans lesquelles il s’impose une structure de page en gaufrier, sont remarquables. Ses gammes de gris sont superbes, notamment les scènes de nuit. Son dessin (quasi humoristique) me plait un peu moins, trop stylisé. Surtout les décors. Ni trop réaliste, ni trop simplifié, son graphisme colle cependant parfaitement avec son point de vue, ni trop impliqué, ni trop détaché. Delisle nous raconte simplement ses impressions sur ce qu’il vit au jour le jour. Il n’exprime que rarement ses sentiments profonds et ne porte que peu de jugements de valeurs sur ce qu’il observe. Il fait preuve d’une certaine neutralité, ce qui lui permet d’aborder tous les événements avec un maximum d’objectivité.

Ce point de vue plutôt neutre fait que j’adhère moyennement à son récit (je préfère la subjectivité d’une Satrapi ou d’un Menu). On survole ses aventures mais on n’y est pas émotionnellement impliqué. Divertissant, intéressant, mais pas transcendant… Même si je n’ai pas eu le «coup de coeur», je lirai volontiers ses autres aventures…

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Guy Delisle

LAPIN n°37 – Revue de l’Association (2009)

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C’est une bonne nouvelle pour les amateurs de BDs « autres », la célèbre revue de l’Association  réapparaît en ce début d’année après plus de 2 ans d’absence. Revenue à sa forme initiale (trimestriel, couverture monochrome avec dessin en aplat…), ce retour peut être perçu comme un acte nostalgique, cela part surtout d’un constat : une nouvelle génération d’auteurs indépendants a plus que jamais besoin d’une revue de ce genre, afin de trouver leur public…

Lapin repart au numéro 37 alors que le 36 n’est pas encore sorti ! « Ah, le n° 36 ? Il fera partie de la formule précédente et paraîtra ultérieurement… Axé autour d’Alice et de Lewis Carroll, codirigé avec Yvan Alagbé du Frmk dans le cadre de l’expérience Alice, il s’agira bien sûr d’un Lapin Blanc… qui sera, naturellement… en retard ! »

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Lisa Mandel

Large extrait de l’édito de JC Menu nous présentant les conditions et les objectifs de cette résurrection :  « Il ne s’agit donc pas là d’une quatrième formule de Lapin, mais bel et bien de la reprise de la première formule, et par là même de l’histoire là où elle s’était arrêtée. La relance de l’animal dans sa première peau tient à l’addition simple de deux constats : le regret généralement formulé de cette première formule ; et l’apparition d’une nouvelle génération d’auteurs, que l’Association appelait de tous ses vœux, et de la nécessité de lui confier un support viable et exigeant où elle puisse se développer. Et pour cela, quoi de plus  symbolique que Lapin, la première des revues de librairie issue des « labels indépendants », à l’origine de bien des métamorphoses de la bande dessinée d’Auteurs en France depuis trois ou quatre lustres. Né en 1992, Lapin est devenu trimestriel à son n° 8 de 1995. Ce rythme soutenu a permis à la génération montante d’alors de donner corps à des œuvres qui figurent parmi les fleurons du renouveau de l’époque : le Pascin de Joann Sfar, le Shenzhen de Guy Delisle, la Guerre d’Alan d’Emmanuel Guibert, le Prophète voilé de David B., les Contures de Mattt Konture n’auraient probablement pas existé sans la dynamique de Lapin… Sans oublié de Persepolis de Marjane Satrapi, dont le premier chapitre est paru dans le n° 25 de Lapin en octobre 1999, dernier numéro apparent de cette formule.  La principale raison de l’arrêt de cette première formule (outre qu’elle correspondait à une certaine usure d’énergie, commune à la plupart des revues d’alors) a déjà été souvent rappelée : de nombreux travaux publiés dans Lapin s’apprêtaient à devenir, selon le souhait bien légitime de leurs auteurs, des livres, alors qu’au départ, Lapin se voulait une revue de librairie dont le contenu ne serait pas repris ultérieurement ailleurs. La programmation d’un certain nombre de livres issus des pages de Lapin transformaient la revue en support de prépublication et devenait contradictoire avec sa vocation initiale ». 

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 Olivier Josso

On retrouve dans ce numéro 37 des auteurs confirmés, tels que Ayroles, Baladi, Catherine Meurisse ou Ruppert et Mulot (qui signent la couverture) et une kyrielle de nouveaux dessinateurs. Un bon équilibre entre ces auteurs à découvrir et des valeurs sures. « A travers cette équipe, c’est en fin de compte la politique d’auteur qui a fait l’exigence de l’Association qui retrouve là un second souffle en même temps qu’un retour aux sources ».

Du bel ouvrage !

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Ruppert & Mulot

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Du beau, du bon, des bds…

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