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Les Illustres (Un Sourire de toi et j’quitte ma mère, 2002)

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Les illustres est un bel ouvrage collectif qui recense ce qui ce fait de mieux en matière d’illustration. « Au delà de présenter des illustrateurs et leurs coordonnées, une des principales originalités de ce livre est de montrer plus de quatre cents images de commande qui, pour la première fois réunies, manifestent l’exceptionnelle richesse de l’illustration de ces dernières années. » (introduction de l’ouvrage)

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Olivier Besson

Les œuvres présentes sont toutes des commandes. Un exercice difficile pour l’auteur car il faut respecter les contraintes du commanditaire (de thème, de temps…) sans concéder de sa liberté créative. Difficile de conserver une ligne artistique cohérente lorsqu’on répond à des exigences extérieures, souvent commerciales (en même temps, ce n’est pas incompatible, il faut bien vivre). Tous les artistes présents y arrivent parfaitement (qu’ils viennent de la bande dessinée, de l’illustration jeunesse ou du dessin de presse). Car un thème imposé peut susciter l’inspiration, une contrainte peut ouvrir sur de nouvelles latitudes… On se rend compte à la lecture de cet ouvrage que, même sorties de leur contexte, bon nombre de ces illustrations se suffisent à elles-mêmes et dégagent une puissance d’évocation incroyable.

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Sophie Dutertre

Quelques noms : François Avril, Stanislas Bouvier, les Chats Pelés, Paul Cox, Willem,  Ronald Curchod, Marc Daniau, Dupuy et Berberian, Sophie Dutertre, Michel Galvin, Jochen Gerner, Miles Hyman, Killoffer, Pierre La Police, Lorenzo Mattotti, Frédéric Rébéna, Philippe Weisbecker, Jacques de Loustal, Jean Claude Gotting, Ludovic Debeurme, Muzo, Alexio Tjoyas, Jean Marc Rochette…

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Mettre en lien les illustrateurs et les directeurs artistiques, telle est la finalité de ce projet (les coordonnées des illustrateurs et des supports sont proposés en index). Il n’est toutefois pas obligé de faire parti de ce milieu pour apprécier cet ouvrage (amateur de beaux dessins suffit), dont les qualités d’impression mettent pleinement en valeur les œuvres présentées.

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Alexio Tjoyas

Brèves de chroniques #2

Un petit tour vers l’OuBaPo fait toujours du bien. Par ces contraintes les plus inventives et loufoques, on s’amuse (auteurs et lecteurs) des possibilités infinies du médium.

Mon Lapin n°4 (L’Association, janvier 2014)

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Étienne Lécroart prend les rênes du Lapin de janvier et propose à ses camarades (32 pour ce numéro) l’exercice de l’aveuglette. Une pratique qui consiste à réaliser une planche dont la structure et les situations de chaque case sont précisément décrites, sans pour autant raconter l’essentiel. S’appuyant sur une planche de Reiser, il dresse le mode d’emploi en quatrième de couv’. Pas sûr que tous les invités ne connaissent la planche originale, ce qui rend l’exercice d’autant plus intéressant. Une riche variété de styles et de thématiques. Si certains s’amusent de la consigne de Lécroart (Michel Galvin, Ibn Al Rabin) et se mettent en scène en train de réaliser la planche que nous lisons (Bruno Heitz, Marc Antoine Mathieu), la grande majorité des participants s’appuient sur le canevas imposé pour partir dans des délires narratifs et visuels (Benoît Jacques, Morvandiau, Mathieu Blanchin, Philippe Coudray, Jochen Gerner, Valoni…). L’Association vient également de publier les derniers travaux collectifs de l’OuBaPo avec Le Journal directeur

Wallstrip – Rapport d’activité (Onapratut, 2010)

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Wallstrip est un ouvrage collectif qui compile un ensemble de strips réalisés lors de divers atelier-performances initiés par l’association Y’en A (créée par Stephane Girod). Le principe est de soumettre aux participants un strip-vierge, composé de trois cases, de silhouettes et de bulles vides. A chacun de le compléter en ajoutant des visages, des décors, des textes. Le but est de réaliser un gag avec, si possible, une chute. Y’en A et les éditions Onapratut ont sélectionnés pour l’occasion plus de 200 strips parmi les quelques 2000 réalisés au total. Si pour certains, on retrouve la structure imposée du strip original, d’autres la transforment totalement, au point de devoir chercher les traces de la trame d’origine. On y retrouve des auteurs confirmés (Frèd, Pochep…) et adeptes des expérimentations oubapiennes (Baladi, Lécroart…), ainsi que des amateurs et des visiteurs. L’ensemble est plutôt variés, allant du plus banal au plus impressionnant (mention spéciale à André H. Pistego). Trois sortes de strip-vierges sont proposés dans cet ouvrage. Trois autres sont à télécharger sur le site Y’en A.

Onapratut

Le pays du silence – Tony (L’Egouttoir, 2011)

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Moins collectif mais tout autant oubapien est Le pays du silence de Tony, réalisé lors des 24 heures de la bande dessinée de Grandpapier et des 9ème rencontres Periscopages (mai 2010). Au delà de réaliser 24 planches en 24 heures, l’autre contrainte était de s’appuyer sur un extrait sonore (qu’on ne peut malheureusement plus écouter sur le Blog de Grandpapier). D’où la présence de notes de musique dès la couverture. Ce n’est pas un problème de ne pas connaître l’illustration sonore, les dessins se suffisent à eux même pour évoquer la musicalité des choses. Avec son graphisme pictogrammique, aux figures empruntées aux panneaux signalétiques, Tony crée sa petite musique au tempo varié. Il perturbe la temporalité du récit et nous amène à réfléchir sur le processus de narration (sens de la lecture, rétroactivité…), la structure de la planche (séquentialité…). Cinq scénettes qui luttent contre la standardisation des comportement. Bruyant et brillant !

L’Egouttoir

Chronique K.BD – Focus Fred

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Après Jean Giraud, Sergio Toppi et Keiji Nakazawa, c’est au tour du génial Fred d’être mis à l’honneur sur K.BD. Un auteur singulier et remarquable, d’une gentillesse telle qu’elle transparait dans son œuvre, même dans ses aspects les plus sombres. Car Fred était aussi un maitre de l’humour noir. Sans oublier son amusement permanent pour triturer le langage même de la bande dessinée.

Un focus réalisé de « manu-manu de maître » par Badelel.

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Philémon et le naufragé du « A » – Fred (Dargaud, 1972)

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On retrouve dans ce premier acte de l’incroyable odyssée de Philémon tous les ingrédients qui témoignent du génie de Fred et feront le succès de cette saga. Philémon est certainement le personnage de Fred qui se rapproche le plus du héros traditionnel de bande dessinée. Cependant, ce dernier ne peut s’empêcher d’en pervertir la forme classique pour l’emmener vers une direction inédite, stimulant notre imaginaire à chaque page.

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Dès la première page, Fred nous implique directement dans le processus de narration, nous reprenant sur notre manière de lire l’histoire. Car le gredin s’amuse avec les focales, comme un cinéaste pourrait le faire. Sauf qu’ici les plans sont fixes. Il se moque gentiment de nous, nous demandant de prendre la bonne distance pour regarder les images (comme un photographe nous demanderait de reculer), alors que nous n’avons aucun moyen de contrôler les angles de vues. Si c’est la seule fois dans cet album que Fred nous parle directement, il ne cessera de jouer avec nous, nous laissant croire que notre manière de lire influe sur le déroulement de l’histoire (est-ce parce que les cases changent de sens que nous retournons le livre, ou l’inverse ?).

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C’est à travers ce jeu permanent de l’espace et du temps que Fred nous démontre la richesse insoupçonnée du médium. En bon démiurge qui se respecte, il balade ses personnages (et ses lecteurs) dans un méandre de dimensions parallèles, où les puits donnent accès à l’Océan Atlantique, les cabanes poussent comme des plantes et les bateaux naviguent dans des bouteilles.

Dans cet univers voisin du Pays des Merveilles de Lewis Carroll ou du Slumberland de Winsor Mc Cay, les lois de la physique sont chamboulées (l’eau stagne au plafond, le lit d’une rivière sert de route pour voyageurs dans le temps…). On y découvre une faune et une flore inédites, faites d’objets-plantes de toutes sortes (des arbres à bouteilles, des lampes naufrageuses, des pots de fleurs sur pattes…), un centaure (qui s’appelle Vendredi), une licorne ou des animaux de bois sculptés. Ce petit monde évolue dans un décorum pour le moins surréaliste, jalonné de nombreux symboles : la ligne d’horizon de la plage de sable évoque les déserts de Tanguy, l’horloge-plante qui pousse et se fane revoie aux montres molles de Dali. Clin d’oeil également au Radeau de la Méduse de Géricault… Niveau référence, n’oublions pas la principale, à savoir le Robinson Crusoé de Daniel Defoe (qui est d’ailleurs cité dans l’album).

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Et l’histoire dans tout ça me direz-vous ? C’est en allant chercher de l’eau au puits que Philémon tombe dedans, se perd dans un tourbillon et se retrouve échoué sur une plage. Alors qu’il déambule dans cet environnement bizarre (il y a deux soleils !), il rencontre Barthélémy, un homme qui n’est autre que le puisatier de la légende, disparu quarante ans plus tôt. Ce dernier lui annonce qu’ils se trouvent sur l’ile du A. Le A du mot Atlantique, inscrit sur toutes les cartes du monde… Au-delà de l’aspect loufoque du récit, prétexte aux divagations les plus folles, la recherche du puisatier amène à un éternel retour aux sources. D’où ces perpétuels effets de boucles, l’histoire tournant sur elle-même tel un escargot dans sa coquille…

Cet album (et par extension la série) dégage une poésie du verbe et du trait unique, rarement égalée depuis. Richement référencé, l’univers de Philémon est devenu au fil du temps un mètre-étalon du neuvième art, à l’influence inaltérable.

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R.I.P. Fred

R.I.P. Fred dans Evenements culturels philem1

Décidement, les grands artistes sont de vilains farceurs ! Après Jacques Carelman l’année dernière, c’est au tour de Fred de nous quitter vers le premier avril. Tu parles d’une blague !

Inutile de revenir sur le parcours de cet immense auteur, les gens de goût le connaisse. Les autres, tant pis pour eux, ne savent pas ce qu’ils perdent. Nous oui, un dessinateur de génie, d’une gentillesse telle qu’elle transparait dans son oeuvre, même dans ses aspects les plus sombres. Car Fred était aussi un maitre de l’humour noir. Sans oublier son amusement permanent pour triturer le langage même de la bande dessinée.

Le petit cirque, le fond de l’air est frais, le manu manu, Philémon, Time is money,  le corbac aux baskets, le conteur électrique… Tout ce petit monde se retrouve orphelin. Nous aussi. Merci pour tout Mister Fred !

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Du beau, du bon, des bds…

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