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R.I.P. Fred

R.I.P. Fred dans Evenements culturels philem1

Décidement, les grands artistes sont de vilains farceurs ! Après Jacques Carelman l’année dernière, c’est au tour de Fred de nous quitter vers le premier avril. Tu parles d’une blague !

Inutile de revenir sur le parcours de cet immense auteur, les gens de goût le connaisse. Les autres, tant pis pour eux, ne savent pas ce qu’ils perdent. Nous oui, un dessinateur de génie, d’une gentillesse telle qu’elle transparait dans son oeuvre, même dans ses aspects les plus sombres. Car Fred était aussi un maitre de l’humour noir. Sans oublier son amusement permanent pour triturer le langage même de la bande dessinée.

Le petit cirque, le fond de l’air est frais, le manu manu, Philémon, Time is money,  le corbac aux baskets, le conteur électrique… Tout ce petit monde se retrouve orphelin. Nous aussi. Merci pour tout Mister Fred !

fred dans Evenements culturels

What’s the news in Fouloude ?

What's the news in Fouloude ? dans Presse et Revues 428xb

Une couverture d’Edika est toujours un plaisir (et la garantie de bonne vente du numéro !). Un dessin d’une grande sentimentalité (Edika est un sensible), dans lequel pointe malgré tout les détails absurdes et cons qui font la marque de fabrique du dessinateur ET du journal. Une couverture d’Edika (en moyenne une à deux par an) est indispensable pour conserver le fil avec « l’Umour Fluidien » originel.

« Fouloude Glôzial » évolue plutôt bien depuis ses débuts en 1975. Cette ‘continuité dans le changement’, tout en conservant l’esprit des fondateurs est la marque de fabrique du journal, et explique son incroyable longévité. Cependant, depuis l’arrivée du nouveau rédac’ chef Goffette (qui me semblait au départ une très bonne chose), on ne peut qu’observer une baisse de la qualité générale, des modifications dans la ligne éditoriale qui empêchent les lecteurs de s’y retrouver. L’apparition de nouvelles rubriques qui n’ont plus trop de liens avec l’esprit du journal (je ne suis pas contre les chroniques rock ou ciné, mais encore faut-il qu’elles s’inscrivent dans la logique  ‘Umour et Bandessinée’), de nouvelles séries plutôt médiocres, que ce soit Duc Béton de Conrad et Frissen ou la quête de Fluide de Frizou et Dubuisson. Sans parler de l’étonnant licenciement d’Eric Deup, pour un article (jamais publié) soi-disant diffamant envers la nouvelle direction du journal (tous les détails ici). Peut-être faut-il être indulgent, et prendre le temps de s’habituer à ces changements ?

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Heureusement, on trouve encore les incontournables Lindingre, Julien et Mo Cdm, Thiriet, James, Margerin, Gaudelette, Lefred-Thouron et bien sur Edika. Sans oublier les inaltérables rubriques de Frémion, Léandri, Casoar ou Fioretto. Espérons que cette baisse de régime ne soit que temporaire, et que le journal puisse renouer avec ses qualités intrinsèques. Je pensais que l’esprit sans concessions de Goffette s’adapterait bien à l’esprit fluidien, sans le dénaturer… Pourtant, Goffette a de bonnes idées, comme l’invité du mois. Dommage de n’y consacrer qu’une page en début de journal et ne pas, par exemple, les impliquer dans la conception des marges de la gazette, qu’ils aient la possibilité de commenter le contenu du journal… Dans son édito, Goffette annonce deux numéros spéciaux à venir sur/avec les Monty Python, puis Groland. Souhaitons que ces deux monstres étalons du genre puissent redonner du peps au journal…

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Mais revenons au génialement fou Edika. Il triture comme personne le langage BD et crée des mises en abyme de dingue, des histoires à tiroirs qui nous plongent littéralement « dans » le système structurel de la narration séquentielle (ça en jette comme formule !). Il nous balade entre les dimensions (la deuxième, la troisième, la quatrième…), incrustant ses personnages dans des décors photos ou les laissant se casser la gueule sur la rigidité du cadre ou de la planche. Un auteur qui joue et se joue des spécificités du médium, se mettant en scène en train de réaliser l’histoire qu’il est en train de nous raconter, toujours perturbé par ses personnages qui l’interpellent pour décider d’eux-mêmes, ou refuser, ce qui doit leur arriver. Un créateur qui se fait constamment débordé par ses créatures. C’est la dure vie d’un auteur. Une virtuosité graphique au service de délires narratifs, Edika arrive à décliner son savoir-faire sans donner l’impression de se répéter. A l’image du journal de Gotlib !

 « Dans les périodes de doute, c’est toujours à la référence Gotlib que l’équipe revient. Quand cette référence ne sera plus compréhensible par ceux qui font le journal, il n’y aura plus de journal. » (Yves Fremion, tirée du numéro spécial 30 ans de Fluide)

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Les Gardes-Fous – Frédéric Bézian (Delcourt, 2007)

Les Gardes-Fous - Frédéric Bézian (Delcourt, 2007) dans Chroniques BD gardefous

Je commence par une longue citation d’un article de Thierry Groensteen, paru sur son blog en avril dernier, à propos de l’influence d’Egon Schiele sur un certain nombre de dessinateur contemporain, Bézian en particulier. Encore une fois, un texte de haute volée pour nous aider à cerner le graphisme de Frédéric Bézian : « Certaines sensibilités peuvent, sans doute, être réfractaires aux aspects morbides, convulsifs ou provocants des œuvres de Schiele. Mais je ne vois pas comment un amoureux du dessin pourrait ne pas être saisi d’admiration devant l’extraordinaire sûreté de son trait aigu et sa façon unique de traiter l’anatomie du corps humain en usant d’angles inédits, de postures insolites, en faisant saillir les muscles sous la peau et le squelette sous les muscles, en jouant de la maigreur, du regard et de la carnation (qu’il traite souvent dans une gamme de jaune, rouge et vert) pour exprimer le tragique de l’homme jeté nu dans le monde, aux prises avec le désir, la folie et la mort. » [...] « Toutefois, c’est sans doute Frédéric Bézian qui paraît son héritier le plus direct, non parce qu’il le copie, mais parce que son tempérament expressionniste le conduit, lui aussi (notamment dans la trilogie d’Adam Sarlech et dans Chien rouge chien noir), à désarticuler les corps, à en faire des sortes de marionnettes électrisées. On peut se sentir vrillé par son dessin comme par celui de Schiele, le ressentir physiquement, nerveusement, presque comme s’il s’agissait d’incisions pratiquées dans notre propre chair. L’œuvre de Schiele semble nourrie de la prémonition de cette mort qui allait l’emporter à l’âge de vingt-huit ans. Grand dessinateur et remarquable metteur en espace, Bézian sait, lui aussi, nous emporter dans sa danse macabre et proposer des images qui fascinent autant qu’elles inquiètent. »

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L’exagération des formes propre à l’expressionnisme renforce l’intensité dramatique des situations et colle au plus prêt de la psychologie torturée des personnages. Ses couleurs non-réalistes s’inscrivent pleinement dans les codes du genre, cependant, il se dégage de cet album une grande classe, une esthétique raffinée. L’expressionnisme de Bézian est moins « sale » que celui de Schiele…

La forme correspond ici parfaitement avec le fond. Personne ne semble très net dans cette histoire. Dans cette pseudo-chasse au sérial killer, tous paraissent suspects, et le dénouement de l’intrigue ne change en rien les suspicions que l’on peut nourrir envers les personnages. L’éditeur plutôt apathique qui ne semble pas en mesure de maitriser certaines pulsions destructrices. Sa femme plutôt effacée, qui semble subir les événements. Ce policier qui suspecte tout le monde mais dont on ne sait pas vraiment ce qui le motive. Le père énigmatique, un homme des bois qui l’est tout autant. Et cette apparition du sérial killer plutôt impromptue (et peu convaincante)… Bref, rien ne colle vraiment dans cette histoire. Qui est vraiment le tueur en série ? Qui jette le cendrier contre le miroir dans la scène d’ouverture ?

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Un récit qui évoque David Lynch (Lost Highway ou Mulholland Drive) avec cette manière de brouiller les pistes, cette difficulté à distinguer où se situe la réalité, le rêve, l’hallucination ou l’allégorie… Cette représentation de la villa, tout en perspectives, en obliques, sans aucuns angles droits – alors que son architecture est d’un grand classicisme, avec ses horizontales et ses verticales hors-normes – renforce cet aspect labyrinthique. On ne peut en situer les limites et bien qu’elle possède les qualités d’une forteresse, dont on accède uniquement par voie d’eau, ou par un tunnel que l’on entre-aperçoit qu’une fois, les personnages semblent aller et venir à leur guise. Cette villa peut être vue comme une sorte d’huis-clos mental, dans lequel les protagonistes représenteraient les différentes facettes d’une personnalité complexe.  Cette histoire illustrerait en fait les délires schizophréniques du narrateur. D’où ce titre de « Gardes fous » ?!

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Autre piste : tous ces personnages ne seraient en fait que les créations de l’esprit d’un écrivain cherchant l’inspiration (le fait que les protagonistes travaillent dans le monde de l’édition n’est certainement pas anodin). Cet album serait en fin de compte une épopée démiurgique dans laquelle Bezian nous entraine et réussi à nous perdre. Les écrivains (et par extension les scénaristes) qui gardent en eux les personnages qu’ils créent, possédant le droit de vie ou de mort sur eux, ne seraient-ils pas, d’une certaine manière, comparables à des schizophrènes ou des tueurs en série ? Le tueur fou de l’histoire, c’est Bézian…

Image de prévisualisation YouTube

trailer de l’adaptation scénique et multimédia

Bézian sur bedetheque et BD selection

Nietzsche, Se créer liberté – Onfray & Le Roy (Le Lombard, 2010)

 

 

Nietzsche, Se créer liberté - Onfray & Le Roy (Le Lombard, 2010) dans Chroniques BD nietzsche01106072

Michel Onfray scénariste de bande dessinée ? Cela peut paraître impromptu. Sauf que le sujet est tout à fait dans ses cordes : Frederik Nietzsche est l’un de ses maitres à penser. Ce script était d’abord conçu pour un projet cinématographique. Mais sa rencontre avec le dessinateur Maximilien Le Roy, qui cherche à concilier bande dessinée et philosophie, a changé la donne. Je n’ai pas lu Onfray dans le texte (son traité d’athéologie attend sur mon étagère des moments plus calme pour être lu). Cependant, je ne manquais aucune de ces chroniques hebdomadaires parues dans Siné Hebdo. J’aime bien Onfray, même s’il me parait parfois abscons. Je n’adhère pas forcement à tout ce qu’il peut dire, mais j’apprécie sa philosophie de l’hédonisme, cette pensée libertaire sans concessions, pratiquant le « pas de coté » salutaire…

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Nietzsche, héros de bande dessinée… Pourquoi pas. On aurait pu s’attendre à un récit froid et mécanique de son parcours, de sa philosophie. Mais pas du tout. Nietzsche, Se créer liberté est un album tout en impressions. Aux vues de la complexité du personnage et de l’hermétisme de sa pensée, on pouvait craindre un ouvrage analytique et bavard. Sauf que le médium est ici subtilement utilisé pour privilégier les émotions. Les auteurs savent prendre le temps de poser une ambiance. Certaines planches sont totalement muettes, en particulier celles, remarquables, représentant les crises d’angoisse du philosophe. Beaucoup de silences, de descriptions impressionnistes, reposant sur la force et la finesse des images, ces cadrages et mises en page d’une précision chirurgicale.

Les grandes étapes du parcours de Nietzsche sont présentes : la découverte de la pensée de Schopenhauer, son amitié fâchée avec Wagner, l’importance de la musique (il composait aussi), « Dieu est mort », sa rencontre symbolique avec Zarathushtra, le surhomme… Rien n’est expliqué, tout est suggéré.

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Le graphisme de Le Roy contribue pour beaucoup à cette approche sensible plutôt qu’intellectuelle. Un dessin léger, subtil soulignant des formes brutes, torturées. Un trait qui évoque Schiele. Mais Le Roy n’abuse pas du décorum de l’époque. Pas de références marquées aux mouvements picturaux d’alors (Symbolisme, Art Nouveau, ni même la Sécession viennoise de Klimt… L’utilisation des couleurs est remarquable. Parfois vives, fauves, contrastées, parfois sombres, tout en nuances. Certains de ses dessins sont d’un trait brut, expressionniste, comme pour mieux illustrer la rage (la folie ?) qui anime parfois le philosophe…

Cette forme narrative privilégiant l’émotion, l’intuition, entre en résonance avec le fond de la pensée de Nietzsche. Car comme nous le rappelle le philosophe Jean Granier : « Il faut, affirme Nietzsche, cesser d’accorder crédit à la conscience et se tourner vers le corps. Car c’est le corps qui est seul en mesure de nous instruire sur la valeur de notre personnalité profonde. » (Nietzsche – Que sais-je ? PUF)

Cette bande dessinée n’a pas prétention à devenir une biographie officielle ou une anthologie de l’œuvre de Nietzsche. Elle nous donne l’occasion d’entrevoir ce que pouvait-être l’existence d’un philosophe majeur et fondateur de notre époque. Sa vie nous en apprend sur sa philosophie. Cependant, j’ai l’impression d’avoir rencontré l’homme plutôt que le philosophe, de l’avoir côtoyé le temps d’une belle lecture...

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maxleroy.fr & maxleroy.blogspot.com

Michel Onfray

Le fond de l’air est frais… – Fred (Dargaud 16/22, 1978-79)

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J’imagine maitre Fred descendre de son arbre, en arracher une branche (morte bien sur, il ne ferai pas de mal à un arbre), la tailler et l’utiliser comme crayon. Cela expliquerai son style « à la hache », brut et chaleureux, comme le bois. Une âme d’enfant dans un corps de bucheron. Un enchanteur qui, pour arriver à nous émerveiller de la sorte, doit surement s’émerveiller lui même de ses trouvailles narratives et esthétiques. Une liberté créative qu’on ne trouve guère ailleurs que dans une salle de dessin de cours élémentaire.

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Un maitre de l’absurde. Mais un absurde ancré dans la tradition française, plus proche du surréalisme que du non-sens à l’anglo-saxonne. Ce sont les situations et les postulats qui sont décalés par rapport à la réalité, et non les attitudes et réactions des personnages. Les protagonistes réagissent et évoluent de façon normal dans un environnement qui ne l’est pas. Par exemple, dans l’histoire intitulée « Une demande en mariage », un homme se réveille avec une trompe d’éléphant à la place du nez (certainement à cause de la choucroute qu’il a mangé la veille). Il ne s’en étonne qu’à moitié et décide d’aller tout de même au rendez-vous prévu avec les parents de sa future femme. Ces derniers ne relèvent même pas la difformité de leur futur gendre et se comportent comme si de rien n’était. Ce décalage permet à Fred de pointer du doigt nos propres (dys)fonctionnements. En fait, cet environnement absurde met en exergue nos comportements conditionnés d’égoïstes urbains (voire l’histoire « Weekend », où les autorités annoncent par hauts parleurs aux classes laborieuses qu’ils doivent partir en weekend !). Il y a toujours une pointe de satire chez Fred, qui use parfois d’un humour cruel et noir. Il n’a pas co-fondé Hara-kiri par hasard. Fred dessine aussi pour dénoncer, pour nous renvoyer à ce que nous sommes : d’absurdes homo sapiens.

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Sous sa forme classique (album « Dargaud » regroupant diverses historiettes) Le fond de l’air et frais est aussi un album expérimental. Fred joue, et se joue des codes narratifs du médium. Ces expérimentations sont maintenant devenues de grands classiques. En particulier lorsqu’il s’amuse avec ses lecteurs, nous faisant lire ses planches dans n’importe quel sens (de droite à gauche, de bas en haut, de façon circulaire…) voire carrément en nous enfermant dans une planche à la lecture sans fin. Mais ces effets -qui favorisent la complicité avec le lecteur- sont toujours au service de l’histoire et n’entravent en rien à sa compréhension. Il a même inventé une histoire qui se lit en recto-verso. Dès la première case, il faut tourner la page pour y lire l’envers. Une histoire de représentant sonnant à la porte d’un roi, dans laquelle Fred expérimente une sorte de champs contre-champs qui fait appel à la bonne volonté du lecteur pour que l’effet fonctionne (et qu’on ne triche pas !). Et ça marche ! On a vraiment l’impression de voir ce qui ce passe en coulisse, de connaitre enfin l’envers du décors. Le lien avec le monde du théâtre est ici plus qu’évident… Dès la première histoire (« Interférence »), Fred expérimente la rétroactivité de la lecture, nous obligeant à bousculer nos habitudes. Pour comprendre cette histoire, il faut à la fois lire chaque case dans la continuité de la précédente et de la suivante, tous en les lisant chacune de façon indépendante. Si nous ne faisons pas cette « gymnastique » de lecture, nous ne pouvons en saisir toute la subtilité. Fred utilise aussi le photo-montage (encore l’école Hara-kiri) pour nous raconter sa traversée de la Manche à bord de sa table à dessin ! Nous découvrons grâce à lui que de nombreux petits métiers bien utiles ont maintenant disparus : marchants de papa à barbe, lécheur de timbres de campagne, tailleur d’ombres, réparateur de miroir…

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De nombreux adjectifs et autres superlatifs ont été employé pour décrire le génie de Fred : poétique, magique, merveilleux, enfantin, onirique, fantastique… La liste est sans fin…

Je vous invite fortement à lire le dossier complet « Retour sur Fred », du dernier numéro en date de la revue Neuvième Art (n°15, janvier 2009).

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