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The Autobiography of Me Too… – Bouzard (les Requins Marteaux, 2004-08)

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J’ai découvert Bouzard dans les pages de Fluide Glacial avec son Club des quatre et dans Ferraille Illustrée, où il exprimait déjà sa passion du football avec les aventures du FC Ferraille. Il est également scénariste pour Besseron (Claude et Jérémy) et s’est fait connaître dans les pages de Jade avec son super héros abruti Plageman. Bouzard a su renouveler le genre autobiographique en y injectant une bonne dose d’absurde, d’autodérision, et malgré tout un peu de vérité… Il est devenu son propre héros de BD !

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Proche dans l’esprit du Retour à la Terre de Larcenet et Ferri (mais en moins sentimental), Bouzard nous raconte sa vie de trentenaire installé à la campagne avec son amie, son chien stupide (qui parle et s’habille comme tout le monde), ses potes d’apéro, le patron du bar, les nouveaux X-Men, Dieu ou Lemmy de Motorhead… Des situations banales qui tombent à chaque fois dans le délire, le grand n’importe quoi. C’est génialement con ! Bouzard est un fan de Punk Hardcore (qui craint le « Jazz mou ») et ça se ressent…

Dans cette série excelle toute la virtuosité et la vivacité de son trait. Le fait de s’imposer une structure en gaufrier l’oblige à faire preuve d’une inventivité constante. C’est de cette contrainte que son style humoristique, expressionniste et « underground » prend toute son ampleur et sa démesure. Avec de belles couvertures collorées, ce dynamisme des planches associé au dynamisme du trait, les Autobiography of me too sont des albums qui vous sautent littéralement à la figure et accrochent le regard. Un régal !

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Débutée dans le My Way de Chester, cette série fut diffusée dans les pages du Psikopat. En noir et blanc, les 3 premiers volumes sont édités chez les Requins Marteaux (dans la belle collection Centripete)… Le quatrième (Autobiography of a Mitroll), tout en couleurs, est sorti dans la collection Poisson Pilote de Dargaud. De même que son Football Football, une compilation des strips qu’il dessina pour le journal Sofoot (entre 2006 et 2007) comprennant également un compte rendu dessiné de la coupe du monde 2006. C’est super marrant et toujours super con (genre Steve Marlet est-il le fils de Bob Marlet ?), même si on est pas super fan du ballon rond (et oui, il y en a !).

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Bouzard sur Bédétheque

Avatars et Coquecigrues – Alexis (éditions Audie, 1975)

 

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Alexis est un Géant. Un Monstre. Il sait absolument tout dessiner, avec une facilité hallucinante. Maitrisant une palette de style, allant de l’humoristique (très MAD), à un quasi hyperréalisme. Un trait expressif et dynamique. C’est un Maitre du noir et blanc pur, contrasté, tout en clairs obscures… Au détour de ses dessins, on ressent l’influence d’un Forest, d’un Breccia… Dessinateur de l’équipe Pilote, Alexis est un des créateurs de Fluide Glacial (dont il est l’éternel Directeur de conscience). Son influence est toujours bien présente dans les pages du magazine, avec des dessinateurs tels que Mo ou Julien Cdm.

Cet Avatars et Coquecigrues nous permet de prendre toute la mesure de la richesse du dessin d’Alexis. Et de son gout pour les univers fantastiques et absurdes. Il signe ici le scénario de ces courtes nouvelles dessinées, ce qui est assez râre dans sa production, lui qui a souvent collaboré avec les plus grands : Time is money avec Fred, Al Crane avec Lauzier, Cinémastock et Dans la joie jusqu’au cou avec Gotlib, Transperceneige avec Lob (il devait dessiner la série mais est mort avant de l’avoir terminée, c’est Rochette qui a pris la suite), Superdupont avec ces deux derniers…

A chaque fois, il a su parfaitement mettre en image les délires scénaristiques de ces amis et y intégrer subtillement son univers décalé. « Alexis n’était pas un simple exécutant. Tout en restant très fidèle aux indications, il savait apporter un petit détail indispensable qui renforce l’effet d’un gag ou qui ajoute à l’ambiance d’une histoire. Avec Superdupont, il s’amusait souvent à rajouter des gags de second plan qui enrichissaient l’aspect loufoque de la bande. » (Lob dans Les cahiers de la bande dessinée n°38 sur Alexis. On y découvre d’ailleurs les planches inédites du Transperceneige).

Alexis nous a quitté bien trop tôt (en 1977, il avait 31 ans) mais nous a laissé malgré tout une œuvre riche. Je ne me lasse pas de la (re)découvrir et commence seulement à me rendre compte de son ampleur… Un Génie je vous dis.

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http://www.bedetheque.com/auteur-841-BD-Alexis.html

Alexis sur BDZoom

LE STRIP (revue) – Editions du Lombard

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Lancée en janvier 2008, cette revue bimestrielle, que l’on aurait pu croire éphémère, en est déjà à son 8ème numéro (de mars 2009). Son format « quotidien papier » (dans l’esprit de la première version de Zoo, ou L’étrangleur de Tardi), pouvait laisser penser qu’il s’agissait d’une revue promotionnelle, présentant des séries en pré-publication. Les éditions du Lombard ont certes sorti cette revue dans le but avoué de faire la promotion de leurs auteurs et séries « maison ». Mais aussi pour retrouver l’esprit des grandes heures de la presse BD, et attirer les lecteurs nostalgiques du journal Tintin.

A la différence de son glorieux aîné, le Strip nous propose surtout de courtes séries humoristiques ou des pages de caricatures d’actualité. On y retrouve de nombreux dessinateurs de l’équipe Fluide Glacial : Coyote, Maester, Boucq, Relom, Julien/CDM, Jannin… Ainsi que Nix et son strip Kinky & Cosy, Yoann & Texier avec leur série à suivre Les Captainz ou Spoot & Nik par Mo/CDM… De bons auteurs, des séries bien sympathiques, un format original, un prix défiant toute concurrence… Voilà comment le strip a su faire sa place et pourquoi il existe encore dans ce rude monde de la presse BD.

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Le numéro 2…

Citations

Une citation par jour (plus ou moins)… En fonction de mon humeur, de mes lectures, de l’actualité… Une citation, parce que je suis feignant… Une par jour, si j’ai le temps… Toutes tirées d’ouvrages lus ou à lire…

Les débutants ont souvent tord, je crois, d’attacher une importance exagérée à la technique. Ils oublient généralement que, bien avant la technique, il y a le dessin, tout simplement. André Franquin in Lire Hors-série n°19. Le 20/02/2015

Un paradis, dans le monde actuel, c’est, à la rigueur, un pays où il est possible de publier des journaux comme « Hara-Kiri » et « Charlie Hebdo ». Croyez moi, ils sont rares. Georges Wolinski in « Je montre tout ! » (Charlie Hebdo hors-série n°14, 2001). Le 22/01/2015

Sans la faculté d’oubli nous ne serions qu’archives mémorielles [...] à tel point saturés par l’omniscience du passé qu’il ne resterait dans nos zones de stockage neuronal plus aucun espace libre pour penser à vivre la suite. Yves Pagès in « Souviens-moi » (tiré du mensuel Lire n° 424). Le 08/04/2014

Additionnons les discriminations : Les étrangers ont l’accent aigu, ce sont les étrangères qui ont aussi l’accent grave. Philippe Annocque sur son blog (Hublots). Le 23/01/2014

On ne peut pas dire d’une oeuvre d’art qu’elle soit inutile ; certes elle n’apporte rien qui réponde aux besoins matériels de l’organisme ; mais elle est un moyen de communication entre celui qui la crée et celui qui l’admire ; elle répond donc au besoin humain le plus spécifique : mettre en commun. Albert Jacquard (source). Le 02/10/2013

Elle me dit, un soir, qu’il y avait en moi une zone d’ombre, une part de mystère qui intriguaient et captivaient. Il me sembla, effectivement, trouver confirmation de ses propos dans le regard des autres. Sans en faire un système, sans en abuser, je me dis qu’il fallait en tenir compte et qu’ainsi, bien des choses allaient changer. Sempé in « Ames Soeurs » (Folio, 1995). Le 15/05/2013

Il me semble d’ailleurs qu’on ne devrait lire que les livres qui vous mordent et vous piquent. Si le livre que nous lisons ne nous réveille pas d’un bon coup de poing sur le crâne, à quoi bon le lire  (…) Un livre doit être la hache qui brise la mer gelée en nous. Voilà ce que je crois. Kafka à son ami Oskar Pollak, en 1904. Le 16/03/2012

La vie met longtemps à devenir courte. André Franquin, cité par Lewis Trondheim in Désoeuvré (l’Association, 2005). Le 05/06/2011

Il ne suffit pas d’être con, il faut être fier de l’être. Cavanna in « Cavanna : Cavanna » (Juillard, 1971). Le 02/10/2010

Quelques fois, c’est toi qui cognes le bar. Mais d’autres fois, c’est le bar qui te cogne. L’étranger in « The Big Lebowski ». Le 18/08/2010

Je trouve abominablement injuste d’être obligé de travailler pour ne pas crever. Il me semble que je ne détesterais pas le travail s’il ne m’était pas imposé. De temps en temps, quoi. Et attention ! Il faut avoir l’air d’aimer ça, d’en être gourmand, d’y trouver son extase suprême ! Surtout ne pas être le feignant qui se force ! C’est qu’ils te guettent, les autres, ces fumiers. Cavanna in « Coups de sang » (Belfond, 1991). Le 04/07/2010

Quand vient le mois de Join, l’été n’est plus très Luin. Edito de la revue « Bazart – Agenda Normandie » (Juin 2010). Le 04/06/2010

Un texte est comme un appareil dont chacun peut se servir à sa guise et selon ses moyens.Paul Valery cité par Margerite Rochette in « La science fiction » (Larousse, 1975). Le 01/06/2010

Ce n’est pas seulement parce que le méchant est puni à la fin de l’histoire que les contes ont une portée morale ; dans les contes de fées, comme dans la vie, le châtiment, ou la peur qu’il inspire, n’a qu’un faible effet préventif contre le crime ; la conviction que le crime ne paie pas est beaucoup plus efficace, et c’est pourquoi les méchants des contes finissent toujours par perdre. Bruno Bettelheim in « Psychanalyse des contes de fées » (Robert Laffont, 1976). Le 30/05/2010

Heureusement pour l’humanité, l’armée a généralement été le refuge des esprits de troisième ordre. Boris Vian in « Les chansons de Boris Vian en bandes dessinées » (éditions Petit à Petit, 1997). Le 29/05/2010

Se surprendre… J’en ai souvent parlé. Mais est ce possible ? Se surprend on plus avec une nouvelle casserole qu’en allant gratter les fonds de la vieille ? Il y a des endroits de soi où on est jamais allé mais, peut on aller au delà de soi? Moebius in « On a marché sur la bulle » (Fanzine n°16, avril 2008), interview par J.M. Lemaire. Le 27/05/2010

On appelle un homme intelligent, un homme intelligent. Tandis qu’on appelle un homme con, un con. Conclusion, un con n’est pas un homme. San-Antonio in « Les Con » (éditions Fleuve Noir, 1973). Le 25/05/2010

L’air con me fait la vie facile… Michel Colucci, le 28/07/09

Je n’ai jamais été Gaulois, ni cow-boy, j’ai été enfant. René Goscinny in « Goscinny, la liberté d’en rire » (de Pascal Ory, éditions Perrin, 2007). Le 07/07/09

Je ne peux pas renoncer à mes idées sous prétexte qu’elles sont contraires à mes états d’âme. Georges Wolinski, in  »La Morale » (Le cherche midi éditeur, 1992). Le 05/07/09

C’est toujours au nom de l’intérêt général qu’on embête les particuliers. Henri Roorda in  »Almanach Balthazar », 1925 (cité par Fremion, FG n°397). Le 25/06/09

Plus encore que le patriotisme qui est une hystérie comme une autre, mais plus creuse et plus mortelle qu’une autre, ce qui nous répugne, c’est l’idée de patrie qui est vraiment le concept le plus bestial, le moins philosophique, dans lequel on essaie de faire entrer notre esprit. Aragon (le 15 octobre 1925) in « L’enragé n°4″ (Juin 1968, éditions Pauvert). Le 15/06/09

Celui qui poursuit un rêve n’en désire pas, au fond, la réalisation : il veut seulement pouvoir continuer à rêver. Hugo Pratt in « En Verve » (Editions Horay, 2004). Le 10/06/09

Arrêter de vouloir mettre à jour des responsabilités, ça rend les problèmes passionnants. Manu Larcenet in « Le combat ordinaire, Tome I » (Dargaud 2004). Le 05/06/09

Lire ce n’est pas seulement s’informer, c’est aussi – et peut-être surtout – oublier, et c’est donc se heurter à ce qui en nous est oubli de nous. Pierre Bayard in « Comment parler des livres que l’on a pas lus ? » (les éditions de Minuit, 2007). Le 03/06/09

Si les bébés de l’homme doivent finalement évoluer jusqu’à devenir des individus adultes, sains, indépendants et socialisés, il est absolument nécessaire qu’ils aient un bon départ. Dans la nature, ce bon départ est assuré grâce à l’existence d’un lien entre la mère et le bébé, grâce à ce qu’on appelle l’amour. Si donc vous aimez votre bébé, il aura un bon départ. Donald W. Winnicott in « L’enfant et sa Famille » (éditions Payot, 2002). Le 30/05/09

Une grande diversité d’opinions au sujet d’une oeuvre d’art témoigne de sa nouveauté, de sa complexité et de sa vitalité. Oscar Wilde in « Aphorismes » (Editions Mille et une nuits, 1995). Le 25/05/09

Le rire est à l’homme ce que la bière est à la pression. Pierre Dac in « L’Os à Moelle » (éditions Julliard, 1963). Le 21/05/09

La philosophie, c’est l’art de se compliquer la vie en cherchant à se convaincre de sa simplicité. Frédéric Dard in « Les pensées de San-Antonio » (Le cherche midi éditeur, 1996). Le 20/05/09

Notre père qui êtes aux cieux, restez-y. Et nous nous resterons sur la terre, qui est quelquefois si jolie… Jacques Prévert in « Paroles » (Pater Noster). Le 18/05/09

Si notre vie est un beau long voyage avant le grand terminus, tâchons de faire silencieusement et gaiement notre voyage, de profiter des paysages heureux – et de ne pas trop gêner les autres voyageurs ! Hergé in « Hergé par lui même » (Librio, 2007). Le 16/05/09

Ce que nous croyons nos pensées fondamentales sur le monde sont souvent des confidences sur la jeunesse de notre esprit. Gaston Bachelard in « La psychanalyse du feu » (Gallimard, 1949). Le 14/05/09

Mon athéisme s’active quand la croyance privée devient une affaire publique et qu’au nom d’une pathologie mentale personnelle on organise aussi pour autrui le monde en conséquence. Car de l’angoisse existentielle personnelle à la gestion du corps et de l’âme d’autrui, il existe un monde dans lequel s’activent, embusqués, les profiteurs de cette misère spirituelle et mentale. Michel Onfray in « Traité d’athéologie » (Grasset, 2005). Le 13/05/09

Notre but dans la vie n’est pas de réussir, mais de continuer à tout rater avec conviction. Robert Louis Stevenson en préface, in  »Le livre des bides » de Stephen Pile (éditions du Cygne, 1982). Le 11/05/09

Je supporte parfaitement la douleur, à condition qu’elle ne fasse pas mal. Marcel Gotlib in « Jactences » tome II (éditions Fluide Glacial, 1999). Le 10/05/09

Quand on ne travaillera plus le lendemain des jours de repos, la fatigue sera vaincue. Pierre Dac in « L’Os à Moelle » (éditions Julliard, 1963). Le 08/05/09

L’objectif de tous ceux qui contribuent à réaliser des hommes à partir de cette larve inachevée qu’est le nouveau né devrait être avant tout de l’amener à un seuil de richesse telle qu’il puisse (…) prendre en charge lui-même son devenir. Il faut refouler le désir de créer des hommes conformes à une norme. Ce n’est pas sans risques pour l’ordre. Mais ce risque ne vaut-il pas d’être couru, si la liberté est à ce prix ? Albert Jacquard in « Moi et les autres » (éditions du Seuil, 1983). Le 06/05/09

Il est des conjonctures où faire le Don Quichotte est un devoir. L.Tarsot en préface, in « Don Quichotte de la Manche » (éditions H.Laurens). Le 04/05/09

Un monde où on jette tout, c’est un monde où il n’y a rien à garder. Wolinski in « Ils vont tout casser! » (Le Square – Albin Michel, 1981). Le 03/05/09

Exigeons en France le respect de notre religion fondamentale : la liberté, la liberté d’opinion et d’expression inscrite dans les droits internationaux de l’homme, la liberté de pratiquer la religion de son choix autant que celle de ne pas croire, la liberté de donner à penser par la dérision, de dessiner au deuxième degré, pour dédramatiser parfois, pour dénoncer souvent, mais toujours pour le rire ! Jean-Michel Renault in « Censure et Caricatures » (éditions Pat à Pan, 2006). Le 01/05/09

Les gaz hilarants sont sans effets sur les individus qui n’ont pas le sens de l’humour. Cavanna in « Le saviez-vous » (éditions du Square, 1974). Le 29/04/09

La psychanalyse est un remède contre l’ignorance, elle ne peut rien contre la connerie. Jacques Lacan (in Siné Hebdo n°33). Le 28/04/09

Depuis la nuit des temps, les enfants naissent en pleurant, comme s’ils pressentaient ce qui les attend. Didier Daeninckx. Le 26/04/09

Pour nous tous, désormais, l’idée de bonheur est liée aux « choses » que l’on acquiert. Georges Perec in « Les Choses ». Le 25/04/09

Il existe à la base de la vie humaine un principe d’insuffisance. Georges Bataille (en préface de « Délivrance » de James Dickey). Le 24/04/09

Nous savons donc qu’il existe dans notre société une quantité constante d’infractions, que la répression des crimes est une des fonctions centrales de notre société ; que, par delà toutes les péripéties des aventures singulières, la délinquence existe comme phénomène d’ensemble ; que le criminel n’est pas seulement un joueur ou un jouet mais qu’il est porteur d’un certain nombre de caractères, de symptômes, de traits physiques ; que c’est un cas – un cas normalement anormal. Michel Foucault in « De la Prison à la Révolte » (L’esprit frappeur, 1999). Le 23/04/09

S’il est vrai que la plupart des mécanismes économiques et sociaux qui sont au principe des souffrances les plus cruelles, notamment ceux qui règlent le marché du travail et le marché scolaire, ne sont pas faciles à enrayer ou à modifier, il reste que toute politique qui ne tire pas pleinement parti des possibilités, si réduites soient-elles, qui sont offertes à l’action, et que la science peut aider à découvrir, peut être considérée comme coupable de non-assistance à personne en danger. Pierre Bourdieu in « La Misère du Monde » (le Seuil, 1993). Le 22/04/09

Heureux soient les fêlés, car ils laissent passer la lumière. Michel Audiard (by Frémion in « Fluide Glacial » n°395). Le 21/04/09

Quand la société serre les fesses, les espaces de liberté individuelle rétrécissent. Roland Topor (in « Topor ou le rire étranglé » de Frantz Vaillant). Le 20/04/09

Alfred Jarry n’a pas inventé le père Ubu. Il n’a fait que le découvrir. Le père Ubu est de toutes les époques. Alexandre Vialatte in « Dernières nouvelles de l’Homme » (Juillard 1978). Le 19/04/09

Ce qu’on appelle communément la réalité est, pour le dire exactement, un rien monté en épingle. Hugo Ball in « Dadaïsme » (éditions Taschen). Le 18/04/09

La corde à lier les pensées n’est pas encore tressée. Proverbe suédois (in « Catalogue d’Objets Introuvables »). Le 16/04/09

L’image inventée n’est jamais traumatisante. C’est toujours un conte de fées. Il n’y a que la réalité qui puisse choquer : des corps blessés par un accident au bord de l’autoroute, des gosses sans famille, un métier qu’on aime pas. Mais le dessin est neutre. C’est une chose mentale, une représentation. Ce ne sont que les aventures extraordinaires de l’imagination : du bovarysme au masculin. Roland Topor (in « Topor ou le rire étranglé » de Frantz Vaillant). Le 15/04/09

Si ça continue faudra qu’ca cesse… Hubert Felix Thiéfaine (in « l’ascenseur de 22h43″, 1978). Le 14/04/09

La nouveauté, la nouveauté, mais c’est vieux comme le monde ça, la nouveauté. Jacques Prévert (in « Wauxhall » de Christopher). Le 13/04/09

Physiquement on ne peut pas vraiment distinguer les familles les unes des autres. Elles ne portent pas d’insignes. A près tout ce sont des unités tribales dont les membres ne leur appartiennent que grâce à un événement biologique. Et elles sont liées par un noyau magnétique qui parfois n’est fait ni d’amour ni de loyauté. Anonyme (in « Une affaire de famille » de Will Eisner (éditions USA, 1998). Le 12/04/09

L’homme de tous les temps s’est intéressé à l’art. S’il n’est pas d’exeption à cette règle, il est juste d’ajouter qu’aucune époque ne lui a porté une passion comparable à la notre; la peinture, en particulier, celle du passé comme celle du présent, est devenue pour nos contemporains une sorte d’obsession. René Huyghe in « Les puissances de l’image » (Flammarion, 1965). Le 11/04/09

Il ne faut pas confondre « gourde de policier » et « quart de poulet ». André Franquin in « En direct de la gaffe » (éditions Dupuis). Le 10/04/09

Avec le sang du monde, on fait du boudin d’information… Jules-Edouard Moustic (of Groland). Le 09/04/09

Faites en sorte d’obtenir ce que vous aimez, sinon vous serez forcé d’aimer ce que vous obtenez. George Bernard Shaw (in Siné Hebdo N°9). Le 08/04/09

Il n’y a pas de sots métiers, il n’y a que des métiers à la con. Le Professeur Choron in « La Mouise » (Le best of n°1). Le 07/04/09

Un politicien ne peut faire carrière sans mémoire, car il doit se souvenir de toute les promesses qu’il lui faut oublier. Frédéric Dard in « Les pensées de San-Antonio » (Le cherche midi éditeur, 1996). Le 06/04/09

L’indiscipline aveugle et de tous les instants fait la force principale des hommes libres. Alfred Jarry (in Siné Hebdo N°1). Le 05/04/09

Il est parfaitement monstrueux de s’apercevoir que les gens disent dans notre dos des choses qui sont absolument et entièrement vraies. Oscar Wilde in « Aphorismes » (Editions Mille et une nuits, 1995). Le 04/04/09

Quand le dernier arbre aura été abattu, quand la dernière rivière aura été empoisonnée, quand le dernier poisson aura été pêché, alors on saura que l’argent ne se mange pas. Geronimo (in Télérama n°3090). Le 03/04/09

Je ne suis pas assez sérieux pour donner des conseils et je le suis trop pour en recevoir. Hugo Pratt in « En Verve » (Editions Horay, 2004). Le 02/04/09

Il me plait d’imaginer un Etat qui puisse se permettre d’être juste envers tous les hommes et qui traite l’individu avec respect comme un voisin ; qui ne jugerait pas sa propre quiétude menacée si quelques uns s’installent à l’écart, ne s’y mêlant pas, en refusant l’étreinte, sans pour autant s’abstenir de remplir tous les devoirs de bons voisins et de compatriotes. Henry David Thoreau, in « La désobéissance Civile » de 1849 (Editions Mille et une nuits, 1996). Le 01/04/09

Mentir, c’est un métier, mais démentir c’est tout un art… Georges Wolinski, in  »La Morale » (Le cherche midi éditeur, 1992). Le 31/03/09

Les aventures non-officielles de Tintin

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Charles Burns…

Icône absolue de la Bande Dessinée, notre reporter ne pouvait échapper à la parodie. Signe de reconnaissance, ou d’irrévérence envers le chef d’œuvre d’Hergé ? J’opte bien évidemment pour la première proposition. Comme l’imitation, la parodie est un signe de respect. On ne parodie que ce qu’on aime… Mais tout le monde ne l’entend pas de cette façon -en particulier Moulinsart Productions- et bon nombre de ces parodies sont interdites ou restent marginales. Voir le scandale qu’a causé la couverture de Goossens pour Fluide Glacial. On ne doit pas toucher à l’intégrité de Tintin ! Comme s’il s’agissait d’une personne réelle…

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Goossens…

Les parodies à caractère sexuel sont certainement les plus nombreuses et les plus variées (plus ou moins humoristiques, pornographiques…). Ce qui est logique car les spéculations sur une éventuelle vie sexuelle de Tintin sont légions (s’il en a une, quels sont ses préférences, son orientation, ses relations..?). Allons, soyons honnêtes, qui n’y a jamais songé en relisant ses aventures ? Nous grandissons avec Tintin mais lui ne vieillit pas. Avec le temps notre point de vue change et s’oriente plus vers ces choses là, c’est normal (comment ça obsédé !?).

Le belge Jan Bucquoy est certainement celui qui a été le plus loin (un des Dupondt serait en fait une femme !), avec le plus de talent, et de respect pour l’œuvre d’Hergé.

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Cette « tradition » de parodie érotique remonte à quelques décennies maintenant… Voyez celle-ci qui date de 1962 et dessinée par Wolinski dans Hara-kiri… Elle n’est pas très « hot », mais resitué dans le contexte de l’époque, c’était osé ! 

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Autre type de parodie, celle qui consiste à utiliser le matériau de base afin de réinventer totalement une aventure de Tintin (en 62 pages). La plus connue est « Tintin en Irak », qui a fait parlé d’elle récemment suite au procès intenté par Moulinsart Productions contre une personne qui avait édité en album et vendu sur internet cette parodie. On peut tout de même la visionner entièrement et légalement sur : Tintin en Irak

L’auteur à sélectionné des cases de différents albums et les a ré-assemblé afin de nous raconter, de façon parodique bien évidemment, la deuxième guerre du golfe. Tous les protagonistes sont présents : Bush junior, Ben laden, Chirac, l’ONU…
Tintin (de par sa « neutralité ») représente toutes les parties : il est un opposant à la guerre, un représentant de l’ONU, un membre du gouvernement iraquien ou américain, etc.

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Extrait frappant de Tintin en Irak

Mais la démarche la plus remarquable, qui relève d’un véritable exploit, nécessitant un grand talent et une passion sans bornes pour Tintin, est celle d’avoir osé terminer « Tintin et l’Alph’art » ! Le rêve de nombreux fans…

Des dessinateurs (ainsi que des étudiants en Art) ont ainsi créé leur version de l’Alph’Art… Il est intéressant d’observer les différences de regards, de techniques, de découpages, de scénarii… Le meilleur est sans conteste Yves Rodier, qui a dessiné, scénarisé, coloré, découpé en 62 pages d’une façon exemplaire (malgré quelques petites imprécisions).

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Ces divers projets (il y en a tant d’autre à découvrir sur l’excellent site Tintin est vivant) sont dut à la persévérance de fans, dont l’imaginaire a été nourri aux aventures de Tintin. Par leurs démarches, ils rendent leur hommage et contribuent à perpétuer le mythe de Tintin. Comme l’ont également fait des artistes reconnus (Roy Lichtenstein, Bilal, Tardi, Keith Haring, Savignac, Loustal, Burns…)

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Loustal…

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