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La saga de Den (4 Tomes) – Richard Corben (Comics USA, 1990-92)

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Pour beaucoup, Corben est considéré comme le meilleur dessinateur underground des années 70. Ce qu’il est certainement, dans un genre totalement opposé au maitre Crumb. Si ce dernier nous raconte des histoires autobiographiques ou des chroniques sociales bien encrées dans son époque, au trait semi-réaliste en noir et blanc. Corben lui, est passé maitre dans l’aventure fantastique, l’heroic fantasy et des mondes remplis de personnages bodybuildés, de monstres hideux. Dans un style hyperréaliste et hyper coloré.

La saga de Den raconte l’histoire d’un jeune homme, David Ellis Norman qui, après avoir hérité de plans de son oncle disparu, construit une drôle de machine générant une faille spatio-temporelle, ouvrant la porte d’un autre monde. Il s’y engouffre, perd conscience et se réveille dans un monde parallèle inconnu, barbare et post-apocalyptique, dans lequel il n’est plus ce jeune homme frêle, mais un guerrier surpuissant. Il part alors à la recherche de son oncle et tente de survivre dans cet univers hostile, peuplé de mutants, de bêtes monstrueuses et de plantureuses créatures, tout aussi dangereuses. Dans cette saga, Corben laisse libre court à ses fantasmes et règle surement des comptes avec une adolescence complexée (qui n’a jamais rêver de devenir un autre plus beau, plus fort..?).

Corben a créé un univers graphique unique, percutant, outrancier, non-académique et absolument jubilatoire, mêlant des couleurs hallucinées (et hallucinantes) à un réalisme photographique presqu’exclusivement réalisé à l’aérographe. Ses personnages trop musclées, massifs, lourds, aux silhouettes disproportionnées sont malgré tout très vifs et dynamiques. Corben excelle dans les scènes de combats et de cascades, aux mouvements très expressifs. Certaines planches nous sautent littéralement au visage.

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Diffusé pour la première fois dans les pages de Metal Hurlant, Den est vite devenu une des stars incontournables de la revue. Logique donc qu’il apparaisse dans un des sketches du film (un des meilleurs d’ailleurs), réalisé par Gerry Potterton et l’animateur Jack Stokes. Corben participe activement à la pré-production, en dessinant les personnages principaux, Den et Kath.

J’ai retrouvé dans l’ancienne et excellente revue L’année de la Bande Dessinée (81-82), un superbe article de Bruno Lecigne, qui a su trouver les mots justes pour décrire l’art graphique de Corben : « La force du dessin de Corben tient à ce mélange de ratage, de déformations apparemment malhabiles, et de perfection glacée. Génial coloriste, Corben n’utilise pas l’aérographe pour laquer des aplats mais restitue au contraire des dégradés picturaux. Là aussi, la vie fascinante de ses couleurs tient à un effet de contraste systématique, qui oppose les pastels aux teintes vives, éclatantes. Un jeu de lumière voilée/dévoilée. C’est peut être à cause de cela que les œuvres les plus marquantes de Corben sont ses fresques mythologiques – Den, Les milles et une nuits  et le superbe Bloodstar inspiré de Robert Howard. La technique « bouleversante » au sens propre de Corben fait surgir la force à la fois brutale, primitive, et en même temps « poétique » des mythes dont il régénère l’imaginaire. Mais réactiver les mythes, pour Corben, ça ne veut pas dire souscrire à la figure du super-guerrier barbare ; il s’agit au contraire de conduire l’épique vers le grotesque, d’atteindre le point où la chair, le sang, les couleurs, la violence, la lumière se mélangent en une bouillie écœurante – mais drôle, bouffonne. » 

Corben est un auteur prolifique (le mot est faible) toujours d’actualité. En 2008, il a dessiné une aventure de Hellboy (The crooked man) sur un scénario de Mignola. Sa dernière série en date s’intitule Starr the Slayer. Tous les détails de sa prodigieuse production sur Bédétheque.

La saga de Den (4 Tomes) - Richard Corben (Comics USA, 1990-92) dans Chroniques BD 193598den2

http://www.corbenstudios.com/

WATCHMEN – Zack Snyder (2009) / THE DARK KNIGHT – Christopher Nolan (2008)

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Nés à la même époque, le Cinéma et la Bande Dessinée sont des Arts hybrides, au croisement de l’image, du texte (et du son pour le cinéma). Leur principale particularité est de proposer une narration par l’image. Ce qui les distingue, c’est le rapport au temps : un film impose au spectateur son rythme, un temps limité et bien défini. Alors que le lecteur détermine lui-même le rythme de lecture de l’œuvre. La Bande Dessinée a énormément apporté au Cinéma, tant sur le fond (des auteurs, des personnages, des univers…) que sur la forme (l’apport des comics est indiscutable pour l’évolution du cinéma animation). L’inverse se vérifie moins… Le passage du 9ème Art au 7ème Art est souvent délicat. Une chose est sure, de grandes bandes dessinées peuvent faire de grand films (le Persepolis de Satrapi en est un parfait exemple) mais aucun bon film n’a donné de bonne BD (c’est plus un produit de merchandising qu’une œuvre à part entière, merci Star Wars !)

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Jusqu’alors, la plupart des adaptations de comics ne m’ont jamais vraiment convaincu. Ce sont des films manichéens, bien gentils (voire carrément nunuche), s’adressant essentiellement à un public adolescent (X-men, Iron-man, Dardevil, Hulk, Les 4 fantastiques, ElektraLes films de super-héros sont-ils exclusivement réservé à un public jeune ou peuvent-ils aussi s’adresser à un public adulte ? Et si oui, peuvent-ils être de grands films ou seront-ils toujours cantonné au cinéma de genre ? 

Tim Burton, Sam Raimi et Guillermo Del Toro sont de véritables auteurs, possédant un univers particulier, riche. Lorsqu’ils se lancent dans une adaptation de comics, ils savent y intégrer leur « patte », leur esthétique, leurs obsessions. Les Batman de Burton, les Hellboy et le Blade 2 de Del Toro, ainsi que la trilogie de Spiderman de Raimi sont des réussites, car ces auteurs ont su transcender le matériau de base (tout en y restant fidèle) pour en faire une œuvre personnelle (et grand public, ce n’est pas incompatible). Le fait qu’ils aient travaillé en étroite collaboration avec les créateurs (Del Toro avec Mignola et Raimi avec Stan Lee) a fortement contribué à la qualité de leurs adaptations.

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Un bon roman graphique ne fait pas automatiquement un bon film. Les adaptations des œuvres d’Alan Moore en sont de parfaits exemples. La ligue des Gentlemen est une catastrophe. From Hell et V pour Vendetta sont divertissants, mais décevants comparativement aux œuvres de référence. Watchmen s’en sort mieux. C’est certainement la meilleure adaptation d’un comics de Moore. Le plus fidèlement retranscrit. Zack Snyder (qui a superbement adapté le 300 de Miller) a pris le temps d’aborder la psychologie complexe des protagonistes, d’installer l’intrigue sans la simplifier. Il n’a pas cherché à adapter le graphic novel de Moore pour tout public (ce n’est pas pour les enfants). Il n’est pas besoin non plus d’être un aficionado de l’œuvre originale pour adhérer à l’univers du film. Pour ma part, je ne l’ai pas encore lu mais j’ai vraiment apprécié le film. Des amis fans me garantissent qu’il n’y a aucune trahison, ni simplification de la part du réalisateur. Si tous les films de super-heros pouvaient être de ce calibre…

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Franck Miller a plus de chance. Ses œuvres s’adaptent parfaitement au 7ème Art. Homme d’images, ses graphic novels sont à la base plus visuels, plus cinématographiques que ceux de Moore (qui est un homme de lettres !). De plus, Miller s’investie d’avantage dans la production et la réalisation de ces adaptations, alors que Moore s’en désintéresse… Sin City ou 300 sont des réussites du genre (par contre, son adaptation du Spirit est apparemment décevante. A voir…). The Dark knight n’échappe pas à la règle. Le film de Nolan est un chef d’œuvre du genre (le casting est monstrueux !).

Globalement, l’univers de Batman se prête assez bien à une transposition cinématographique : des personnages haut en couleur et psychologiquement torturés, un univers réaliste et stylisé, pas de super pouvoirs (donc peu d’effet spéciaux)… Même si les versions de Tim Burton sont remarquables, ce Dark Knight est de loin la meilleure transposition des aventures de l’homme chauve-souris. Nolan a réalisé non pas un film fantastique (comme le sont tous les films de super-héros) mais un polar urbain, noir, très noir… Il me semble qu’avec le Sin City de Rodriguez (qui est aussi un polar hard-boiled !), ces deux films sont les plus aboutis, les plus subversifs, sans concessions, s’adressant uniquement à un public adulte (l’esthétique de Miller s’y prête à merveille). Et ils n’ont pas loupé leur cible !

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Miller et Marv…

HELLBOY II – Del Toro/Mignola (2008)

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Ayant beaucoup apprécié le premier, j’étais assez impatient de découvrir ce deuxième opus. J’ai de l’admiration pour l’œuvre de Del Toro , ce film ne peut pas être une bouse ! Mieux que le premier, ce sera un chef d’œuvre du fantastique ! D’où, une certaine déception en le voyant…

Oh, l’univers de la série est bien présent, le visuel est remarquable, les monstres beaux et originaux, les décors magnifiques… Mais je m’attendais à un film plus sombre que le premier, plus violent, plus flippant, moins grand public. C’est en fait un film pour tous les ages, un divertissement sorti pour Halloween. Mais heureusement Del Toro et Mignola ne prennent pas leurs spectateurs pour des cons ou des attardés.

Le scénario est bien plus subtil qu’il n’y parait, les protagonistes ne sont pas si caricaturaux que ça. Il n’y a en fait ni bons, ni mauvais dans cette histoire. Hellboy est tout aussi dangereux pour l’humanité que ne l’est le prince Nuada. Les personnages secondaires sont excellents et tout aussi importants que les principaux (mention spéciale pour l’ectoplasmique Johann Krauss et le magnifique Ange de la Mort). Abe Sapien vole même la vedette à Hellboy !

Les décors, les costumes, les lumières, les couleurs sont, comme d’habitude avec Del Toro, sublimes. Ce mec est un vrai plasticien, un peintre sur pellicule. C’est pour ça qu’on l’aime…

L’histoire entre dans la grande tradition de la Féerie ! C’était l’intention de Del Toro et Mignola, faire honneur et référence aux Légendes Nordiques et à l’Héroic Fantasy, dont ils sont les dignes héritiers (à ce propos, je vous invite à lire le superbe texte de Jérôme Anfré dans le Brazil 2 n°12). 

Ce qui gâche un peu, c’est cet humour souvent lourdingue et les relations tumultueuses du couple Hellboy et Liz qui apportent une touche de comédie sentimentale qui plombe un peu l’ambiance. … Mais bon, ça aura certainement son importance dans le 3ème volet…

J’ai eu l’occasion de le voir une deuxième fois et je l’ai mieux apprécié. C’est un vrai film de genre Merveilleux, alors que le premier est pur film Fantastique (Lovecraft en tête) ! Une fois encore, Del Toro ne me déçoit pas !

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80 Grands succes du Cinema Fantastique (1988 chez Casterman)

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Qu’est ce que le cinéma fantastique ? Vaste question qui amène de nombreuses réponses. C’est un genre qui englobe tellement de sous-genres qu’il est difficile d’en donner une définition précise. Cet ouvrage de Pierre Tchernia, co-écrit avec Jean-Claude Romer, tente de faire le tour de la question et nous présente les 80 films considèrés comme les références du genre. Les propos des auteurs me semblent être assez justes et précis, et bien que cet ouvrage date de 1988, les définitions valent encore (j’ai seulement actualisé les exemples).

Voici donc le petit glossaire du Fantastique, par Monsieur Cinéma…

« Le « Fantastique » au cinéma, ça n’existe plus ! Aujourd’hui, c’est bel et bien le Cinéma lui-même, dans sa totalité, qui est en train de devenir « Fantastique »…
En effet, selon l’hebdomadaire Variety en 1970, Epouvante et Science-Fiction ne représentaient encore que 5 % du chiffre d’affaires global de l’industrie cinématographique américaine. On en est venu à 40 % dans les années 70 pour en arriver à plus de 50 % dans les années 80… Qu’en sera-t-il pour les années 90 ! C’est un véritable raz-de-marée auquel nous sommes en train d’assister. Le Fantastique fait de plus en plus recette (et quelles recettes !), le Fantastique plait aux jeunes, le Fantastique a les honneurs de la critique, le Fantastique possède ses revues et ses festivals, bref, le Fantastique a désormais droit de cité.
Mais qu’est donc que le Fantastique ? Comment le reconnaître ? Comment le définir ? Nous allons tenter d’apporter ici des réponses à ces difficiles questions. Il semble, tout d’abord, que cette étiquette – commode, mais plutôt floue – de Fantastique recouvre, en fait, six grandes catégories :

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Le Fantastique proprement dit : de tradition souvent folklorique et littéraire, il met en scène des créatures de légende (Dracula, le Loup-Garou…) ; des morts-vivants (The night of the living dead, Land of the dead…) ; des fantômes (Le 6ème sens, L’échine du diable…) ; des sorcières (The Blair witch project, Les sorcières d’Eastwick…) ; des démons (Evildead, Hellboy…) ; le Diable (Rosemary baby’s, L’associé du Diable…) ; les maisons hantées (Shining, Amityville…) ; les miracles (Les dix commandements, Le tombeau…), etc.
DEFINITION : on peut parler de Fantastique lorsque, dans le monde du réel, on se trouve en présence de phénomènes incompatibles avec les lois dites « naturelles ».
EXEMPLE : lorsqu’une pomme se détachant de la branche du pommier, au lieu de tomber vers le sol, se met à s’élever vers le ciel, on peut dire que l’on se trouve devant un fait en contradiction avec ce que l’on sait de la loi de la gravitation universelle.

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La Science-Fiction ou « fiction scientifique », cela va de Metropolis à La guerre des étoiles, de Frankenstein à Robocop, de 2001, l’odyssée de l’espace à Alien, de L’armée des 12 singes à La guerre des mondes…
DEFINITION : on peut parler de Science-Fiction lorsque, dans le monde du réel, il y a intervention d’une intelligence dans le processus de phénomènes incompatibles avec les lois dites « naturelles ». [je rajouterai aussi : quand l'histoire se déroule dans l'espace ou dans laquelle interviennent des extra-terrestres].
EXEMPLE : Un chercheur a découvert un procédé qui inverse localement le gravitation, ce qui permet ainsi à une pomme qui se détache de son arbre, non pas de tomber, mais de s’élever dans les air.

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L’Anticipation, c’est Alphaville ou Rollerball, Mad Max ou Fahrenheit 451, Les fils de l’homme ou Minority report, Bienvenu à gattaca, Soleil vert ou New York 1997 …
DEFINITION : on peut parler d’Anticipation lorsque, dans le monde futur du réel, on se trouve en présence de phénomènes compatibles avec les loi dites « naturelles ».
EXEMPLE : En l’an 2050, une pomme se détache de la branche d’un pommier et tombe vers le sol.
[Les auteurs parlent aussi de la rétrocipation, comme contraire de l'anticipation ("on peut parler de rétrocipation lorsque, dans le monde passé du réel, on se trouve en présence de phénomènes compatibles avec les loi dites naturelles"). Cela pourrait être une définition du film historique. Il n'existe en fait qu'un film entrant dans cette catégorie désuète : La guerre du feu.]

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L’Insolite, on peut y ranger Freaks ou La nuit du chasseur, Elephant man ou From hell, Un chien andalou, Eraserhead ou Ed Wood…
DEFINITION : on peut parler d’Insolite lorsque, dans le monde du réel, on se trouve en présence de phénomènes inhabituels mais compatibles avec les lois dites « naturelles ».
EXEMPLE : Lorsqu’ une pomme, se détachant de la branche du pommier, au lieu de tomber vers le sol, se met à s’élever vers le ciel, on peut dire que l’on se trouve devant un fait apparemment en contradiction avec ce que l’on sait de la loi de la gravitation universelle. Mais si, à l’examen, cette « pomme » s’ avérait n’être qu’un petit ballon gonflé à l’hélium et peint à l’image de ce fruit, il va de soit que le fait que celui-ci s’élève dans les airs serait alors tout à fait compatible avec la loi de la gravitation universelle.

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Le cinéma d’Epouvante, d’Horreur ou Gore, c’est Psychose ou Braindead, Massacre à la tronçonneuse ou Hostel, La maison près du cimetière ou Saw, Cannibal holocaust ou La colline a des yeux …
DEFINITION : On peut parler d’épouvante lorsque, dans le monde du réel ou de l’imaginaire, on se trouve en présence de phénomènes qui tendent à susciter chez le spectateur certaines réactions psychiques ou viscérales dans le registre de la peur. De tous les termes usités, épouvante Semble être le vocable sous lequel, sans trop commettre d’erreurs, on puisse ranger commodément le plus grand nombre d’œuvres répondant à la définition que nous en avons donnée.
EXEMPLE : Une pomme qui se détache de son arbre, s’écrase en recouvrant le sol de sang.

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Le Merveilleux, c’est celui des contes (La belle et la bête, Sleepy Hollow, Harry Potter…), de la mythologie (Le choc des titans, Jason et les argonautes…), de l’onirisme (Alice au pays des merveilles…), du dessin animé (l’univers de Hayao Miyazaki ou Walt Disney) ou de l’héroic fantasy (Le seigneurs des anneaux, Legend…).
DEFINITION : On peut parler de Merveilleux lorsque, dans le monde de l’imaginaire, on se trouve en présence de phénomènes incompatibles avec les lois dites « naturelles ».
EXEMPLE : Le jardin enchanté des Hespérides, planté de pommiers dont les branches sont chargés de pommes d’or qui procurent l’immortalité.

Pour conclure, précisons qu’il est rare qu’un film ne relève exclusivement que du Fantastique, de la Science-Fiction, de l’Anticipation, de l’Insolite, du Merveilleux ou de l’Epouvante. La plupart des films participent, le plus souvent, de plusieurs de ces catégories. Si bien qu’il est devenu habituel de prendre en compte l’élément dominant pour en qualifier l’œuvre dans sa totalité. »

Le Labyrinthe de Pan – Guillermo Del Toro (2006)

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Etant fan de Guillermo del Toro (aussi bien ses gros films genre « Blade2″ ou « Hellboy », que ces films plus intimistes tels que « Cronos », « l’Echine du Diable »…), je partais conquis d’avance. Mais objectivement, c’est un film remarquable en tous points !

On retrouve dans cet « Alice au pays des merveilles » latin, l’esthétique propre à del Toro : dans le traitement des couleurs (ocres, verts…) des vieilles pierres, de la faune… Dans la beauté de ses créatures (la scène où le monstre mange les fées évoque le tableau de Goya « Saturne dévorant son fils »).

Ses thémes de prédilections y sont également présents (les monstres, les insectes, le rapport au temps, l’innocence face à la barbarie…) La réalisation est magistrale (sur beaucoup de plan, del Toro joue avec nous, nous prend à témoin ou nous épargne), les acteurs sont tous excellents (Sergi Lopez est monstrueux) et servent parfaitement une histoire simple, mais très forte.
Del Toro est un cinéaste qui fait appel beaucoup plus à nos sensations qu’a notre intellect.

Je m’attendais à un film fantastique sur fond historique (comme pour « l’Echine du Diable ») mais c’est en fait l’inverse. C’est avant tout une histoire ancrée dans la réalité historique. L’univers du labyrinthe permet à l’héroine de fuir cette réalité… La dimention fantastique de cette histoire devient de plus en plus rassurante. Ce qui fait peur dans ce film, ce ne sont pas les monstres, mais bien les Hommes.

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