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The Wolfman – Joe Johnston (2010)

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Après plusieurs mois sans mettre les pieds dans une salle obscure, je n’aurais pas forcement choisi d’aller voir ce film (de plus, le jour de sa sortie). Mais je n’ai pas eu le choix, c’était dans le cadre de mon boulot, (oui je sais, il y a plus pénible comme condition de travail). Comme son nom l’indique, Wolfman nous narre les mésaventures d’un homme qui devient loup garou. C’est aussi l’histoire d’une famille, supportant un lourd héritage.

Le traitement de l’histoire n’a rien d’original : scène d’ouverture exposant des faits inquiétants. L’arrivé du personnage principal dans son château natal. Retrouvaille avec son père. L’impression qu’il se passe quelque chose d’anormal. Flash back de souvenirs enfouis. Des meurtres ignobles de pauvres gens. Puis la morsure suivie de la transformation…

Des personnages prévisibles (le père autoritaire qui cache un lourd secret de famille, un fils qui affronte ses démons à travers ce père, la veuve du cadet qui tombe amoureuse de l’ainé…) pour un casting tape à l’œil, avec un Anthony Hopkins qui cabotine et un Del Toro qui joue en sous régime. Qu’est-il venu foutre dans cette production ? Un besoin de notoriété plus importante ? M’enfin, même si je ne retiendrai pas sa prestation comme une grande performance, j’ai toujours plaisir à voir jouer cet acteur.

Un film d’un grand classicisme, aussi bien dans le traitement de l’histoire que la réalisation des décors et des costumes. D’ailleurs, le look du loup garou fait référence à celui incarné par Lon Chaney, c’est-à-dire plus humain (bipède et habillé) qu’animal. Normal vous me direz, puisse que ce film en est le remake. Les couleurs sont remarquables et rendent parfaitement cette esthétique fin 19ème. Un Romantisme légèrement pompier, mais bien agréable. Les scènes se passant dans l’asile sont à mon avis les plus réussies.

Par contre, aucun doute, c’est bien un film de notre époque, usant d’effet de caméra speed, qui ne lésine pas sur la surenchère de scène gore et abuse de ces effets sonores totalement insupportables et gratuits, qui vous font sursauter à chaque fois, sans la moindre raison. Ca devient vraiment pénible ce procédé. D’autant que le son dans les salles est affreusement fort ! A quand un film flippant muet ?

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THE COTTAGE – Paul Andrew Williams (Angleterre, 2008)

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Le cinéma fantastique anglais se porte très bien depuis quelques années. Danny Boyle a brillamment renouvelé le genre avec son 28 jours plus tard, suivi du remarquable 28 semaines plus tard qu’il produit. Neil Marshall a transformé son premier essai avec le sympathique Dog Soldiers avant d’enfoncer le clou avec son flippant the Descent. Dans un registre plus humoristique, Edgar Wright et Simon Pegg nous ont servi ce qui demeure le film d’horreur le plus original et éclatant de ces 10 dernières années : Shaun of the Dead. Qui selon les auteurs, n’est pas un film d’horreur comique, mais une comédie, avec des zombis… The Cottage de Paul Andrew Williams s’inscrit pleinement dans cette mouvance des films « horrifico-comique ».

Cette histoire commence comme un polar, avec kidnapping et demande de rançon, pour basculer dans un délire grand guignolesque. Un minable malfrat, une petite frappe de seconde zone, décide de kidnapper la fille du caïd de la pègre locale, qui est aussi son patron. Pour ce faire, il fait appel à la complicité de son frère, et décide de se planquer dans le cottage familial. Bien évidemment, rien ne va se dérouler comme ils l’avaient prévu et tout dégénère lorsqu’ils croisent le chemin d’un fermier psychopathe… L’histoire, bourrée de rebondissement, est servie au poil par une brochette d’excellents acteurs, dont Andy Serkis et Reece Shearsmith qui jouent les frères, ainsi qu’une poignée de seconds rôles aux gueules improbables, plus irrésistibles les uns que les autres (chose que les anglais savent faire, cf Snatch).

Le réalisateur revisite le genre survival et, au lieu de se retrouver dans de grands espaces sauvages et désertiques (comme dans Délivrance, Massacre à la tronçonneuse ou la Colline a des yeux), les personnages sont ici pris en chasse dans la campagne anglaise, qui pour le coup, n’est pas si accueillante et calme que cela…Un très bon divertissement horrifique !

Tout le long du film, l’humour y est décoiffant. (…) On se régale vraiment (…) s’il ne réinvente rien, le film de Paul Andrew Williams est une pleine réussite et se boit comme du petit-lait. Eric Coubard – Brazil.

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[REC] – Paco Plaza & Jaume Balagueró (2008)

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En l’espace d’un an, on a eu droit à trois films usant du procédé de la caméra subjective : Diary of the dead, Cloverfield et [rec]. Un manière de filmer initié par le flippant Blair Witch Project (un de mes films fantastiques préférés), mais il faut rendre à César ce qui lui appartient, c’est le réalisateur Ruggero Deodato qui a crée cette manière particulière de filmer avec son Cannibal Holocaust. Une narration en temps réel dans laquelle les protagonistes filment ce qu’ils sont en train de vivre (et vont même jusqu’à faire le montage eux-même dans Diary of the dead). Pour justifier le fait d’avoir des caméras, les personnages sont soit des journalistes, des apprentis réalisateurs ou des particuliers ayant leur caméra DV.

Il n’y a plus « l’œil du réalisateur », seulement un travail de montage. Ces films « caméra à l’épaule » ne cache pas l’envers du décors, l’aspect technique de la réalisation (prises de son, lumières, cadrage… Les personnages sont acteurs et réalisateurs de l’histoire qu’ils vivent. Cela créé une mise en abîme intéressante, un dynamisme nouveau (certains sont même limite irregardables tant la camera est constamment en mouvement) et une réflexion sur ce qu’est la réalité (filmer un événement est-ce le vivre ?)   

J’ai vu dernièrement [rec] en me disant qu’il n’y allait rien avoir d’original tant ce procédé commence à être éculé. Heureusement, je ne connaissais pas l’histoire, et l’avantage de ce genre de narration, c’est que rien n’est exposé à l’avance. On découvre les événements en même temps que les personnages, ce qui a pour effet de nous impliquer émotionnellement dans l’histoire.

Une journaliste et son cameraman font un reportage sur une caserne de pompiers. Le but est de vivre 24 heures aux cotés de ces héros modernes. Ils suivent donc une équipe qui intervient dans un immeuble où a priori une vieille dame aurait appelé les secours. C’est à partir de là que rien ne va plus, quand les autorités bloquent toutes les sorties et les mets tous en quarantaine… Un énième film de ce genre qui m’a bien bluffé, grâce à cette caméra à l’épaule qui dynamise totalement cette histoire en huit clos. La forme n’est pas gratuite et complète parfaitement le fond de l’histoire : on peut comparer cette caméra qui s’immisce dans l’intimité des gens à un virus contaminant un organisme… Ce qui fait de ce petit film une réussite du genre.

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RIGET (l’hopital et ses fantomes) – Lars Von Trier (1994/97)

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Je recommande vivement cette série à tous les fans de Fantastique. J’ai habituellement beaucoup de mal avec Lars Von Trier, mais ici, je ne peux que crier au génie ! Les amateurs de Von Trier apprécierons aussi car bien que cette série date d’avant, on y retrouve quelques principes du Dogme95 (en fait, les 5 premiers), qui sont :

1. Le tournage doit être fait sur place. Les accessoires et décors ne doivent pas être amenés (si on a besoin d’un accessoire particulier pour l’histoire, choisir un endroit où cet accessoire est présent)

2. Le son ne doit jamais être réalisé à part des images, et inversement (aucune musique ne doit être utilisée à moins qu’elle ne soit jouée pendant que la scène est filmée).

3. La camera doit être portée à la main. Tout mouvement, ou non-mouvement possible avec la main est autorisé. (Le film ne doit pas se dérouler là où la caméra se trouve; le tournage doit se faire là où le film se déroule).

4. Le film doit être en couleur. Un éclairage spécial n’est pas acceptable. (S’il n’y a pas assez de lumière, la scène doit être coupée, ou une simple lampe attachée à la caméra). 

5. Tout traitement optique ou filtre est interdit…

Ces principes apportent un réalisme froid qui contrastent parfaitement avec un scénario (et des personnages) totalement barré. Drôles d’ambiances !

Mes impressions peuvent changer d’un épisode à l’autre (par exemple la fin du 4 est bien trash). Mais dans l’ensemble, j’ai à chaque fois envie de voir la suite, pour découvrir ce qui peut se passer encore. Un mélange entre peurs (c’est souvent flippant) et rires (humour noir of course). Les acteurs sont tous bons et les dialogues excellents (à voir en VO). Rien ne sonne faux, c’est très réaliste alors que les situations sont purement fantastiques ou grotesques… Cet équilibre est vraiment réussi.

D’une manière générale, je dirai que l’univers de Riget est assez proche de David Lynch (pour certaines images fortes) et de Dark Water, pour le coté ghost story.

HELLBOY II – Del Toro/Mignola (2008)

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Ayant beaucoup apprécié le premier, j’étais assez impatient de découvrir ce deuxième opus. J’ai de l’admiration pour l’œuvre de Del Toro , ce film ne peut pas être une bouse ! Mieux que le premier, ce sera un chef d’œuvre du fantastique ! D’où, une certaine déception en le voyant…

Oh, l’univers de la série est bien présent, le visuel est remarquable, les monstres beaux et originaux, les décors magnifiques… Mais je m’attendais à un film plus sombre que le premier, plus violent, plus flippant, moins grand public. C’est en fait un film pour tous les ages, un divertissement sorti pour Halloween. Mais heureusement Del Toro et Mignola ne prennent pas leurs spectateurs pour des cons ou des attardés.

Le scénario est bien plus subtil qu’il n’y parait, les protagonistes ne sont pas si caricaturaux que ça. Il n’y a en fait ni bons, ni mauvais dans cette histoire. Hellboy est tout aussi dangereux pour l’humanité que ne l’est le prince Nuada. Les personnages secondaires sont excellents et tout aussi importants que les principaux (mention spéciale pour l’ectoplasmique Johann Krauss et le magnifique Ange de la Mort). Abe Sapien vole même la vedette à Hellboy !

Les décors, les costumes, les lumières, les couleurs sont, comme d’habitude avec Del Toro, sublimes. Ce mec est un vrai plasticien, un peintre sur pellicule. C’est pour ça qu’on l’aime…

L’histoire entre dans la grande tradition de la Féerie ! C’était l’intention de Del Toro et Mignola, faire honneur et référence aux Légendes Nordiques et à l’Héroic Fantasy, dont ils sont les dignes héritiers (à ce propos, je vous invite à lire le superbe texte de Jérôme Anfré dans le Brazil 2 n°12). 

Ce qui gâche un peu, c’est cet humour souvent lourdingue et les relations tumultueuses du couple Hellboy et Liz qui apportent une touche de comédie sentimentale qui plombe un peu l’ambiance. … Mais bon, ça aura certainement son importance dans le 3ème volet…

J’ai eu l’occasion de le voir une deuxième fois et je l’ai mieux apprécié. C’est un vrai film de genre Merveilleux, alors que le premier est pur film Fantastique (Lovecraft en tête) ! Une fois encore, Del Toro ne me déçoit pas !

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