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Fanzine Zone…

A la manière de l’excellent site 1 fanzine par jour, je vais vous présenter quelques bons et incontournables fanzines BD sortis il y a quelques années, mais dénichés récemment… Les nouveautés, c’est bien, mais les vieilleries, c’est pas mal non plus !

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Créé et édité par le jeune Jacques Glénat en 1969, Schtroumpf fanzine est la troisième mouture de cet acte fondateur des éditions grenobloises. D’abord production « Do It Yourself », le fanzine devient en 1972 Schtroumpf – Les Cahiers de la bande dessinée, une revue mensuelle consacré à l’actualité de la bande dessinée dirigée par Henri Filippini (puis par Thierry Groensteen et Numa Sadoul) qui s’attache à la découverte d’un auteur classique ou contemporain. De 1976 et 1979, Glénat sort en parallèle Schtroumpf Fanzine, qui reprend l’esprit du fanzine originel.

Ce numéro 28 de mars 1979 est consacré à Max Cabanes, comprenant une interview et présentant de nombreuses planches de l’auteur. On y trouve également un article complet de Filippini sur une revue allemande de l’époque (Super As). De son coté, Antoine Roux nous propose une analyse pertinente d’une planche de Jerry Spring qui nous en apprend beaucoup sur le mode opératoire de Jijé. Le fanzine termine sur des chroniques d’albums du mois, rédigées par Filippini, Roux et Jean Léturgie. Il manque actuellement une revue de ce genre, en particulier la formule « Cahiers de la bande dessinée » qui pouvait se comparer aux cahiers du cinéma et ainsi apporter un vision critique essentielle au neuvième art…

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Fanzine de bande dessinée parisien sorti entre 1990 et 1995 (17 numéros), Le Goinfre se place principalement dans la tradition du Métal hurlant des origines. Soit Fantastique, SF et Humour. D’où la présence de Druillet dans le numéro 8 ou Caza dans le numéro 9. Le Goinfre a reçu l’Alph’Art Fanzine du Festival d’Angoulême en 1994.

Un fanzine qui fait la part belle aux planches d’auteurs maisons (Bajram, Joan, Liberge…) qui, bien que sympathiques, fleurent bon l’amateurisme. Le tout entrecoupé de la gazette de l’asile, du rédactionnel dressant un état des lieux de la production fanzine et bédé du moment. Sans oublier en pages centrales l’interview de l’invité ! Bref, Le Goinfre est un fanzine dont seront sorti de bon dessinateurs maintenant reconnus (Pedrosa, Christopher, Bajram…) et qui aura influencé bon nombres de jeunes maisons d’éditions « indépendantes », telles que les éditions Groinge (qui éditaient le Phaco ou Comix Club) ou La Cafetière.

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Fanzine bd des années 90 créé du côté de Toulouse, Black Out possède les caractéristiques habituelles de ce genre de publication : des planches (d’heroic fantasy, fantastiques ou absurdes) allant du plus amateur au plus pro (on y trouve le Kookarurra de Crisse), des chroniques d’albums et de revues faisant l’actualité, des nouvelles illustrées, des interviews de grands auteurs. Ce huitième numéro de janvier 1997 comprend un long entretien très bien mené avec le Maître Jean Giraud / Moebius et un plus court (mais non moins bien mené) avec Cromwell.

Lectures connes…

Plutôt que de dresser la liste de mes bande dessinées coups-de-coeur, je préfère parler des lectures les plus connes que j’ai eu le loisir de découvrir cette année. Petite précision : j’entend par connes, des bd absurdes, des albums à l’humour crétin, des histoires débiles, mais toujours marrantes ou éclatantes. Comme j’en trouve tous les mois dans les revues Fluide Glacial et Psikopat, les références en la matière !

Lectures connes... dans Chroniques BD mkm-covers

Sorti il y a deux ans, MKM est une histoire totalement loufoque, fruit des cerveaux déjantés de deux auteurs spécialistes des récits absurdes et abracadabrantesques : Mathsap (son supermurgman est inscrit au panthéon des héros débiles) et Lewis Trondheim (un expert en la matière). Sans oublier l’énigmatique Frantico (Trondheim, sort de ce corps !).
Tout commence au festival de bande dessinée de Lisbonne, auquel Mathsap et Frantico se sont donné rendez-vous. A une terrasse de café, ils font la connaissance d’un mystérieux personnage qui leur propose une idée intéressante de bande dessinée, qui permettrait de faire connaitre son sport « très faboulous » : le « Mega – krav – Maga », une sorte d’art martial très particulier. Les deux compères acceptent et se retrouvent alors embarqués (sans rien comprendre ni maitriser) dans une aventure de dingues.
Il n’est pas toujours simple de s’y retrouver dans cette succession de séquences et de personnages, sachant que mathsap et Trondheim dessinent les planches en alternance, on passe d’un style à l’autre sans aucune cohérence, à la manière d’un cadavre exquis. Ils semblent inventer cette histoire de dingue au fil des pages. Mais on va au bout de ces deux volumes, se demandant par quelle pirouette scénaristique vont-ils s’en sortir. Très con !

 dans Chroniques BD

Tanxxx nous propose la suite de son Rock, Zombie ! Faire danser les morts, un titre qui annonce clairement la couleur. Survivante à l’invasion des zombies, Tanxxx tombe sur un gropuscule de jeunes punks (tous végétariens) qui ont trouvés le remède pour faire revivre les morts-vivants : leur faire écouter la musique qu’ils ont toujours aimé de leur vivant. Si les punks reviennent d’entre les morts grace aux Minutemen (qui jouent ici leurs propres rôles !), l’armée de son côté reveille un bataillon de banquiers beaufs à grands coups de Johnny !
Grosses références dans cet album, Tanxxx dresse la liste des artistes qu’elle a écouté durant sa réalisation. J’y retiendrai entre autres Tool, Kyuss, Cypress Hill, Beastie Boys, Fugazi, Morphine, Primus, Nick Cave and the Bad Seeds, Jeff Buckley, Nirvana ou At the Drive In…
Tanxxx est la reine de l’humour con et de l’autodérision. Le tout servi par un graphisme solide, vif et percutant, des mises en pages de dingues, parfaitement mises en valeur par les couleurs de Magali Arnal (qui elle, garantie avoir écouté du Kylie Minogue !). Pas étonnant que ce Faire danser les morts soit édité par Même pas Mal, maison spécialisée dans l’humour génialement con !

Devenir un vrai Mâle – grâce aux stars d’action du cinéma des années ’80. Avec un titre comme ça, ça annonce du lourd ! Co-réalisé à trois (il fallait au moins ça !), cet album alterne « bd testostéronés, jeux burnés et conseils musclés pour enfin devenir un vrai mâle ! » Tout est bien con, mais tout n’est pas bon ! Heureusement, il y a quelques perles, comme le Magnum Love by Very Dirty harry ou les fiches de Chuck Norris qui font toujours leur effet ! Petit cadeau de l’ami Swamps, adepte lui aussi des lectures connes !

2010, année de la loose…

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Ce n’est à priori pas cette année que j’aurai le plaisir d’assister à (et donc commenter) un concert ou une journée de festival. Les aléas de la vie, les obligations professionnelles, l’aspect financier, la distance géographique… Bref, pour toutes ces raisons, je n’ai pas encore vécu d’évènement Live en 2010, pourtant, les projets ne manquaient pas. Cela dit l’année n’est pas finie…

Voici donc un petit bilan des concerts et festivals auxquels je n’ai pas assisté cette année :

Depeche Mode à Bercy (les 20 et 21 janvier). Et c’est un événement pour moi car depuis 1990, je n’ ai loupé aucune de leurs nouvelles tournées (World Violation, Devotional Tour, Singles 86-98, Exciter Tour et Touring the Angel). Mais cette année, je n’ai simplement pas voulu y aller, déçu par leur Bercy de 2006 et toujours pas convaincu par leur dernier album. C’est un désaveux vis à vis d’un groupe qui a longtemps été pour moi le meilleur, aussi bien en concert que sur disques. Mais ma passion s’est atténuée depuis leur album « Playing the Angel » et le dernier n’y fera rien. Pas voulu voir DM cette année, et pas trop de regrets…

Les Terrasses du jeudi à Rouen. Je ne vais plus à la Fête de la Musique depuis quelques années. Trop de monde, de bruit… Je sais, je vieilli. Ce qui est bien dans ma ville, ce sont ces concerts gratuits organisés sur les terrasses des cafés et autres pubs, tous les jeudis du mois de juillet. On trouve en moyenne 4-5 groupes installés un peu partout dans la ville. Ce qui nous donne l’occasion de se balader d’une place à l’autre… Cette année, était organisé une scène du Kalif, avec tous les bons groupes rock rouennais gravitant autour de l’association du Kalif (un lieu dédié à la musique avec salle de concert, locaux de répétitions et même un studio d’enregistrement). Un mini-festival avec La Maison Tellier, Radiosofa, The Elektrocution, Tupelo Soul… Entre chaque groupe, un DJ set animé par l’ami Ahmede (qui est connu et reconnu comme le guitariste des Tahiti 80 !). Bref, une super programmation pour un évènement auquel je n’ai pu assister, pour raisons professionnelles (merci encore aux amis qui m’ont appelé pour les y rejoindre !!!). Je n’ai pu me faire qu’un seul jeudi, où je n’ai rien vu car il pleuvait fort et du coup, on s’est réfugié à l’abri, autour d’un verre… Résultat : vu aucun concert sur les 5 jeudis de juillet !

L’ami Ali m’avait proposé d’aller voir Mr Marcus Miller qui passait dans la région. Mais pour des raisons d’emploi du temps, je n’ai pu l’accompagner, dommage…
On avait aussi évoqué avec des amis la possibilité d’aller au festival Hellfest pour y voir en particulier Deftones. Ca aurait pu être sympa car même si je n’y allais que pour ces derniers, il y avait de sacrées pointures du Metal (Motorhead, Sepultura, Slayer…). Bien que le genre Metal me fatigue vite, il devait y avoir une ambiance dingue…

Enfin, ma plus grande déception est de ne pas avoir été à Rock en Seine. Depuis 2006, j’ai pris l’habitude de conclure la période estivale à St Cloud par une journée de wock-miousik-festival ! Mais malheureusement pas cet été. De toute façon, on s’y serait pris comme d’habitude à la dernière minute et cette année, la journée du samedi était sold-out au moins 15 jours avant la date ! Je n’ai donc pas vu Massive Attack (ça je m’en remettrai) mais surtout les Queen of a Stone Age et ça, ça fait ièche ! Josh Homme est sur ma liste depuis quelque temps et je n’ai pas encore réussi à le mettre à mon tableau de chasse ! Autre déception, Beirut, qui lui, passait le dimanche…

Je regrette autant de ne pas avoir assisté à la prestation des artistes que de n’avoir pu profiter de l’ambiance particulière d’un concert ou d’une journée de festival entre amis. Mais bon, une année ne fait pas l’autre, je me rattraperai en 2011 !

Festival Rock en Seine 2009

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C’est la troisième fois que nous nous rendons le samedi à st Cloud pour passer une bonne journée de « rock music » ! Même si la programmation de cette année est un peu moins alléchante, on s’est tout de même rendu à ce festival vraiment bien organisé. Le parc de St Cloud est le cadre idéal pour y rassembler une trentaine de milliers de personnes. On n’a jamais l’impression d’étouffer. C’est appréciable ! D’autant plus qu’on se déplace avec les amis pour voir un groupe du calibre de Faith no More ! Quand même !

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Nous sommes arrivés à l’ouverture du festival, on s’est rafraichi et direction la grande scène pour voir Noisettes, un groupe de rock dansant, entre disco, new-wave et afro-beat (grande tendance actuelle). C’est sympa, pêchu et sautillant. Une bonne ambiance pour un festival d’été. On s’est ensuite baladé sur le site, histoire de prendre nos marques (bien que ça fasse la troisième fois que je m’y rend, je commence à me sentir un peu comme chez moi) et surtout histoire de se rafraichir (il fait chaud sous le soleil !). L’organisation s’améliore au fil des années. Ils ont trouvé l’idée lumineuse (et bête comme choux) pour éviter de se retrouver avec une tonne de gobelets en plastique à ramasser. Ils les ont consignés ! Quand on achète sa première bière, ils nous majorent d’un euros pour la pinte en plastique dur, à l’effigie du festival. On peut récupérer sa consigne quand on veut. Et ça marche ! A la fin de la journée, on ne trouvait aucuns gobelets au sol, alors que les fois précédente, il en était jonché. Une solution à la fois écologique (le site est plus propre et on use moins de plastique) et bien sympathique, puisqu’on repart avec un souvenir original !

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Ebony Bones

C’est donc avec notre belle pinte à la main qu’on se dirige vers la scène de l’industrie, où les sons qui s’en dégageait nous titillaient les oreilles. C’était le trio Cheveu (deux machines, une guitare et un chant), qui joue un rock indus et lo-fi bien trash, qui « déstructure le format pop de ses chansons »!? Plutôt intéressant, mais ils jouaient leur dernier morceau quand on est arrivé.

On est donc retourné du côté de la grande scène pour y voir Ebony Bones, un groupe dans la même tendance que Noisettes, mais en plus délirant, plus théâtral. La chanteuse et ses zicos sont déguisés comme pour le carnaval avec des costumes et chapeaux aux couleurs flashy. Leur musique est à l’avenant. Un moment bien fun.

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Ebony Bones

Après Ebony Bones, passait Billy Talents, que des amis voulaient voir et entendre. Un groupe canadien qui joue du gros power-rock à l’américaine, entre Brian Adams et Offspring. C’est pas du tout ma tasse de thé, mais faut reconnaître que c’est bien foutu. Il a quand même du talent ce Billy ! (oui bon je sais, elle est nulle…

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Yann Tiersen…

Pause rafraichissement et miam-miam, puis retour sur la scène de l’industrie pour le set de Yann Tiersen. C’est un Tiersen cheveux longs au vent qui arrive sur la scène de l’industrie avec son groupe, composé d’un bassiste, un batteur, un guitariste, un chanteur-guitariste (Matt Elliott, chanteur et songwriter de The Third Eye Foundation) et une vocaliste. Un concert qui a dérouté bon nombre de fan de Tiersen. On est loin des ritournelles à la Amélie Poulain. Concert expérimental et sonique, ils jouent la plupart du temps sur un, deux accords maxi, pas plus. Ils ne sont pas là pour nous présenter de belles mélodies, mais pour nous balancer du gros son ! Sur certains morceaux, ils jouent à 3 guitares, saturées à souhait. Tiersen y ajoute parfois un violon strident, qui cimente définitivement ce mur du son. Sur d’autres morceaux, ils se retrouvent à 6 voies, genre polyphonie noïsy. Mais encore une fois, non pas pour jouer sur les harmonies, mais plutôt sur la puissance. Un concert intense, qui m’a rappelé à certain moments les lives de dEUS ou Spiritualized… Que du bon quoi !

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Matt Elliott…

Durant la prestation de Yann Tiersen, on a loupé Offspring. Perso, ça ne me dérangeais pas. On s’est tout de même rapprocher de la grande scène, pour trouver un bonne place, se mettre en bonne condition (avec des rafraichissements !) afin de voir la reformation de Mike et ses acolytes…

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« Bonsoir Parissss !! »

Ils entrent en scène tous habillés en costard rose. Mike, canne à la main (pour de vrai où pour le style, on ne saura pas) nous assène un « Bonsoir Parisss ! ». La grande classe ! On les voit enfin, on croyait bien évidemment à leur reformation, mais tels des St Thomas, il nous fallait le voir pour le croire. Et on a vu, ils sont bien là ! Un peu dégarnis, un peu grisonnant, un peu bedonnant, mais bien présents ! Le premier morceau Reunited, une reprise du groupe Peaches and Herb fini de nous convaincre. Le refrain parle de lui-même : « Reunited and it feels so good, Reunited ’cause we understood…” S’ensuit le génial From Out of Nowhere qui nous installe définitivement dans ce putain de concert de Faith no More !  

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La set-list (on a même eu droit à la reprise d’Another Brick in a Wall, mais je ne sait plus où) :

1. Reunited (reprise de Peaches & Herb)
2. From Out of Nowhere
3. Be Aggressive
4. Caffeine
5. Evidence (que Mike nous a interprété en italien)

6. Surprise! You’re Dead!

7. Last Cup of Sorrow
8. Cuckoo for Caca
9. Easy (reprise des Commodores)
10. Midlife Crisis
11. Epic
12. I Started a Joke (reprise des Bee Gees)
13. The Gentle Art of Making Enemies
14. King for a Day
15. Ashes to Ashes
16.
Just a Man
Rappel :
17. Midnight Cowboy (reprise de John Barry)
18. Chariots Of Fire (reprise de Vangelis)/Stripsearch

19. We Care a Lot

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Le choix des morceaux est superbe. Tout y est ! La puissance (The gentle art of making enemies, Epic, Be aggressive…), le groove (Easy, Stripsearch…), la guimauve (Evidence, I started a joke… Car Faith no More c’est ça aussi : une main de métal dans un gant de velours…

Que dire de Mike Patton ? Epoustouflant ! Le meilleur chanteur rock ? Assurément ! Il ne nous a pas fait qu’une démonstration de ses talents (ce qui, vu ses qualités hors normes, aurait comblé tout le monde), il a su y apporter une sensibilité folle. Il dégage un tel charisme, une telle grandeur d’âme que même lorsqu’il se moque un peu de nous (avec ses « bonsoir Parisss » à répétition) on en redemande. On a même eu droit à un combat de soutien de note avec lui, qu’on a bien évidemment perdu ! Les autres membres sont tout aussi conviviaux. On  les sent soudés, heureux de se retrouver sur scène, ensemble. Le batteur a gardé ses locks (qui ont blanchie) ainsi que son jeu, tout en puissance et finesse (qui lui n’a pas pris une ride). Le bassiste ne nous a pas épargné durant tout le concert. Impressionnant !

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Faith no More est le meilleur groupe de sa génération. Mike Patton est un Monstre, un Maître, mais également « Just A Man »… 

Fin de cette journée, on remballe avec la satisfaction d’avoir assisté à un putain de concert ! Je peux maintenant noter Faith No More et Mike Patton à mon tableau de chasse… Rock for ever ! 

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Toutes ces superbes photos sont tirées du site : http://www.le-hiboo.com/

LOCK GROOVE COMIX – JC Menu (2008/09 l’Association Mimolette)

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Les passerelles entre le Rock et la Bande Dessinée existent depuis quelques décennies maintenant, grâce surtout à Metal Hurlant. Ses hors séries « Spécial Rock » concoctés par Manoeuvre, la collection Speed 17 des Humanos, avec des ouvrages sur le Punk, les Sex Pistols… Dans son Rock-City, Serge Clerc utilise les membres de groupes connus (Les Cramps, Dr Feelgood…) comme des héros de BD. Franck Margerin lui, intègre ses personnages dans un univers rock et invente le groupe Ricky Banlieue et ses Riverains… 

Cette alliance Rock-BD peut prendre différentes formes. Des dessinateurs qui font de la musique (Denis Twist, Thiriet, Winshluss, Carali et Pixel vengeur…), des musiciens qui se lancent dans la BD, tel Kent. Des dessinateurs qui nous parlent musique (Thierry Guitard, Menu, Luz…), des musiciens qui collaborent avec des dessinateurs (Arthur H et Blain, Dutronc père et fils, l’un avec Fred, l’autre avec une kyrielle de dessinateurs), etc.

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Dans la rubrique Mes Disques à Moi du Rock & Folk de juin 2008, JC Menu répond à la question : pourquoi Rock et BD sont-ils fait pour s’entendre ? « Les deux s’appellent contre-culture tout simplement, il faut les découvrir par soi-même. Ces deux sphères m’intéressent. Parfois, elles se rejoignent comme chez Tramber et Jano à l’époque de Métal Hurlant. Si on écoute « In The Flat Field » de Bauhaus et qu’on découvre Elles Sont De Sortie [fanzine Art & BD des années fin 70], il n’y a pas vraiment d’interaction, mais les influences, les images, les atmosphères qui circulent sont les mêmes. A chaque étape de la musique, il y a un renouveau graphique qui fait sens avec tout ça ».

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Lock Groove s’inscrit donc dans cette continuité. JC Menu doit pas mal à ces auteurs, ils font parti de la même famille. C’est aussi en celà que l’Association est l’héritière directe des Humanoides Associés !

Menu explique aussi dans Rock & Folk qu’il est copain avec Les Satellites. Il a été chanteur dans une première mouture du groupe, mais n’était pas assez mure pour assumer le rock’n’roll way of life. Il dessinera leurs pochettes ainsi que leur logo. Autre exemple de complémentarité entre Rock et BD.

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Ces deux numéros de Lock Groove nous racontent ses souvenirs liés à la musique, ses premiers émois rock (avec les Beatles). Comme son ami Luz et son Claudiquant sur le Dance-Floor, Menu nous propose des chroniques d’albums cultes, des comptes rendus de concert ou de festivals. Mais surtout, il nous fait découvrir ce qu’est le locked groove, le dernier sillon (sans fin) d’un vinyl, qui empêche la tête de lecture de se crasher sur le rond central du disque. Beaucoup de disques en possède, mais peu d’artistes y ont enregistré quelque chose. Les premiers à avoir incéré un locked groove sonore sont les Beatles sur Sergent Pepper. On en trouve aussi sur des disques de Lee Ranaldo (des Sonic Youth) ou des labels Sub Pop et RRRecords. A notre époque du numérique et des mp3, collectionner des vinyls de locked grooves peut paraître un peu snob. C’est aussi une forme de rébellion, venant d’un punk notoire…

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Je retrouve avec plaisir la patte si particulière de Menu : son style expressionniste inimitable, un noir et blanc contrasté, son sens aigu des détails, ses reproductions d’après nature (ici, bien évidemment, des pochettes de disques et des chanteurs). Surtout cette sensibilité, authentiquement naïve, du vrai collectionneur passionné ! Menu excelle dans ce genre « carnet d’impressions et de souvenirs »…

Première contribution de Menu à la collection Mimolette, Lock Groove Comix devrait sortir tout les 6 mois (le numéro 3 en mai prochain ?).

 

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