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Dix questions pour une bibliothèque #8 : Yves Frémion

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J’ai croisé Yves Frémion au festival de BD de Darnetal, où il était invité dans le cadre du « Print in black », un événementiel autour du Fanzine, co-organisé par le festival Normandiebulle, le cinéma Omnia, les studios Le Kalif, la librairie Le rêve de l’escalier… BD, cinéma, musique, littérature, poésie, politique, tous les genres et époques de l’auto-édition sont abordés avec pertinence et moult expositions.

Bonne initiative de la part des organisateurs, car s’il est un contemporain qui connaît le monde de la « small press » sous tous ses aspects (en tant qu’éditeur et chroniqueur), c’est bien Frémion. Père du mythique Petit Miquet qui n’a as peur des gros, Maître d’œuvre de la non moins célèbre Gazette de Fluide Glacial, durant plus de trente ans (sans oublier de nombreuses autres chroniques, faisant de lui un pilier porteur du journal). Il se consacre maintenant à son travail d’archiviste au sein du Centre International de l’Imagerie Populaire, du Dessin Imprimé et du Patrimoine sur Papier, et assure la fonction de rédacteur de la publication de l’organe Papiers Nickelés.

Je me procure enfin des numéros de Papiers Nickelés, qui ne sont pas facile à trouver. Le mieux est de s’y abonner. Je choisi le n°7 consacré à Alexis et le n°9 à Bosc, dans lesquels on trouve quelques inédits. C’est l’une des démarches de l’équipe, retrouver, recenser et présenter des raretés d’artistes, dont parfois même les ayant droits ignoraient l’existence ou croyaient perdus. Ainsi, dans le numéro 36, ils ont exhumés des dessins humoristiques de Marcel Duchamp. Une vraie mine d’or cette revue, nous permettant de riches découvertes.  

Frémion et ses ami-e-s mettent en lumière tout un patrimoine qui ne doit pas sombrer dans l’oubli. Une démarche louable et salutaire. De fait, Yves Frémion est un conservateur, un accumulateur qui, lorsque je lui soumet mon questionnaire sur sa bibliothèque, m’explique qu’elle occupe une maison entière et qu’il y a même des gens qui lui demande pour la visiter…

C’est en quelques secondes qu’il répond à mon questionnaire sur papier. Réponses brèves mais précises. Merci Monsieur.

1) Quelle place prend ta bibliothèque chez toi ? 2) Quelle est sa configuration (en un seul bloc, en plusieurs parties, dans différentes pièces…) ?

En un seul bloc : une maison de trois niveaux sur 3×70 m²

3) Possèdes-tu un classement particulier ? En changes-tu souvent ?

Oui ; et non

4) Que contient-elle essentiellement ? Littérature, Art, Histoire, science, fiction, science-fiction, fantastique, auto, biographique, bande dessinée, essai, roman..?

Oui, et +

5) Quelle est la proportion entre livres avec images et sans images ?

2/3 + 1/3

6) Tes ouvrages sont-ils rangés à l’horizontale ou la verticale ?

Verticale

7) Et tes nouvelles acquisitions ? Les ranges-tu à part ou trouvent-elles de suite leur place définitive ?

Place définitive, quand elles sont entrées dans mes fiches

8) Dans quelle proportion lis-tu tout ce que tu achètes ?

Tout sauf livres achetés pour seuls illustrations

9) Es-tu globalement satisfait de ta bibliothèque ? Qu’y manquerait-il ?

+ ou – 1 milliard de volumes

10) Comment la vois-tu évoluer ?

Éternellement – on va m’y enterrer -

Questions bonus : Quel(s) ouvrage(s) prêterais-tu volontiers ?

Aucun ! Ça va pas ?

Et celui/ceux que tu conserves jalousement ?

Tous.

[Entretien réalisé en live le 27 septembre à Darnetal]

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L’équipe de Papiers Nickelés

Chronique K.BD – La nuit des rapaces

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« Dérives de la société et anticipation », tel était le thème choisi en ce mois de janvier.  L’anticipation est un genre de récit de science fiction très codifié, laissant toutes latitudes aux auteurs d’imager notre futur (rarement de manière positive), tout en rendant compte des excès et dérives de notre présent. La bande dessinée n’est pas en reste et nous offre de nombreux récits d’anticipation de grande qualité, tels que ceux (retenus par l’équipe de K.BD) de Sean Murphy, Tetsuya Tsutsui ou Simon Kansara & Emilie Tarascou. Hermann quand à lui, a carrément crée sa saga de Jemeriah sur un postulat d’anticipation, nous racontant « l’après civilisation moderne ». Bien que cette série perd un peu de son intérêt avec le temps, bon nombres d’épisodes (sur 32 au total à ce jour) sont des perles du genre. A l’image de ce premier volume, La nuit des rapaces.

Une synthèse de Champi qui ne part pas à la dérive…

jeremiah

Lire l’article

 

K.BD a 3 ans…

K.BD a 3 ans... dans Chroniques K.BD banniere-kbd-3ans_2

K.BD a trois ans ! C’est pas mal pour un projet collectif qui regroupe une quinzaine de rédacteurs. On n’ a toujours pas splitté, c’est signe qu’une certaine organisation démocratique fonctionne ! Et signe qu’on a toujours envie de parler des bandes dessinées qu’on aime…

Pour fêter dignement nos 3 ans, nous avons décidé de délivrer notre coup de cœur de l’année passée. Ce sera donc une première pour nous et nous espérons que ce Prix k.bd verra encore de beaux jours. Nous avons dressé une sélection de 40 albums parus en 2012, chacun de nous ayant contribué à donner ses titres préférés de l’année. Nous espérons que vous vous retrouverez dans notre liste et que vous pourrez également y piocher quelques bande dessinées à lire, si vous n’avez pas encore eu la chance de les découvrir.

La sélection de kbd (par ordre alphabétique) :
01. À boire et à manger
02. Aâma T2
03. Anjin-san
04. Anne Frank au pays du manga – BD numérique interactive
05. Anuki T2
06. Big questions
07. Billy Brouillard T3
08. Blast T3
09. Bus, Le
10. Carnets de Cerise, Les
11. Chambre de Lautréamont, La
12. Chère Patagonie
13. Choker
14. Daytripper
15. Demain, demain
16. Doggy Bags
17. Enfance d’Alan, L’
18. Faire danser les morts
19. Folies bergères, Les
20. Ghostopolis
21. Herakles T1
22. Héros, Le
23. Il était une fois en France T6
24. Industriel
25. Kililana song T1
26. Krazy Kat T1
27. Léger bruit dans le moteur, Un
28. Loup des mers, Le
29. Patience du tigre, La
30. Peau de l’ours, La
31. Printemps à Tchernobyl, Un
32. Rork – l’intégrale 1
33. Ruche, La
34. Saison brune
35. Scalped
36. Sentiments du Prince Charles, Les
37. Supplément d’âme
38. Temps est proche, Le
39. Traversée du Louvre, La
40. Vanille ou Chocolat ?

Parmi cette sélection nous élirons dans 15 jours notre lauréat. Votre rôle dans tout ça ? Nous attendons de vous un vote, tout simplement !
Rendez-vous sur le blog K.BD, les modalités de participation vous seront indiquées.

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Collection Trois (éditions En Marge, 2012)

Collection Trois (éditions En Marge, 2012) dans Evenements culturels 788526collection

Le troisième numéro de Collection est enfin disponible, et c’est pour la troisième fois un très bon cru ! Au sommaire, que du beau monde. Aussi bien du côté des intervieweurs que des interviewés. La ligne de conduite de la rédaction, qui fait sa force et son originalité, ne change pas : ce sont des créateurs (membres de la rédaction ou invités pour l’occasion) qui échangent avec d’autres créateurs, tous partageant ce lien charnel avec le Dessin.
Chaque article est le compte rendu à peine retouché de l’échange (toujours convivial, souvent autour de bonnes bouteilles) entre le questionnant et le questionné. Des dialogues sans langues de bois, qui font mouche sur les motivations de l’artiste, son processus créatif, ses influences…
C’est peu dire que le propos est totalement désintéressé, donc parfaitement passionnant !

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Fabio Viscogliosi

Tout comme avec les deux précédents, il ressort à la lecture de ce généreux numéro (plus de 250 pages) une impression d’interconnexion entre les artistes présents, une volonté d’établir des ponts entre les différentes disciplines artistiques, les propos des uns faisant écho aux pratiques des autres.
A l’image de Fabio Viscoglioso (dont les derniers travaux ne sont pas sans évoquer Yuîchi Yokoyama, cf Collection 2) qui, lorsqu’il dit : « Je pense que les récits qu’on fabrique sont des mécanismes, des objets qu’on peut regarder se répéter à l’infini. Quand on lit une histoire, même s’il y a une linéarité de la lecture, notre oeil enregistre cet objet dans une vue globale. On pourra le reprendre et le regarder à l’infini. C’est un mouvement qui est là devant nous [...] On circule dans un puzzle biscornu», ses propos pourraient parfaitement convenir à la démarche de Lord Jon Ray (interviewé par Fibretigre) qui, en réalisant un dessin par jour durant une année complète, crée bien plus qu’une bête succession de dessin, mais un véritable ensemble de motifs se répondant les uns les autres, auxquels notre œil apportera du sens.

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Lord Jon Ray

La musique est omni-présente dans ce troisième numéro. Certains artistes ont en commun la pratique de la musique (Lord Jon Ray est claviériste, Fabio Viscoglioso écrit des chansons et fait référence au jazz, Moolinex a tâté du rap, Shoboshobo collectionne les vieux synthés et a fondé plusieurs groupes éphémères, etc. Pour d’autres, leurs œuvres ont une résonance particulière avec l’univers musical (David Shrigley qui a réalisé des clips pour Blur ou Bonny Prince Billy, Thomas Mailaender et Dominique Théate évoquent Renaud ainsi que l’image du chanteur de charme dans leurs travaux…)
Le cinéma n’est pas en reste, avec les fausses affiches de films ou les allusions à Kubrick par Laetitia Gendre (qui fait également un superbe travail autour des cibles de tir !), les références au cinéma héroic fantasy par Lord Jon Ray ou au cinéma d’horreur par Shoboshobo…

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Laetitia Gendre

Et la bande dessinée ? Benjamin Marra (interviewé par Bill Kartalopoulos, spécialiste des comics) est un auteur des plus singuliers, ses comics sont drôles et fantaisistes, mais aussi outranciers et hyperviolents. Moolinex raconte l’origine des Requins Marteaux (auquel il a activement participé) et les raisons de son arrêt de la bande dessinée. Fabio Viscogliosi (qui n’a pas écrit de bandes dessinées depuis longtemps mais n’exclu pas l’idée de revenir à la narration imagée) en a produit chez Cornelius (Roulette, en 1999) et chez l’Association (Da Capo, 2010)
De nombreuses installations, du travail photographique, des sculptures, de la vidéo, des assemblages dadaïstes (Duchamps est plusieurs fois évoqué), des carnets de dessins (Delphine Duprat, Moolinex)… une fois encore, Collection fait état de toute les diversités de l’Art contemporain, dont le dénominateur commun à tous ces artistes est la pratique du dessin.
Créer des rencontres, susciter la curiosité, l’envie de découvrir, Collection 3 y contribue parfaitement.

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Moolinex

Chronique K.BD – Sin City

Chronique K.BD - Sin City dans Chroniques K.BD 484290entetesincity2

L’aventure K.BD continu sur son rythme de croisière, avec pour ce mois de juin, l’exploration du thème de la vengeance… Ce dimanche, c’est le premier volume de Sin City qui est à l’honneur, avec une synthèse qui ne pouvait qu’être réalisée par Yvan, dont le blog s’intitule… Sin City !

Extrait :   « OliV’ est clairement impressionné par ce tome, qui pose avec force et brio la première pièce d’un monument déjà plusieurs fois récompensé aux Eisner Awards. Il est clairement sous le charme de cet art narratif qui accompagne idéalement un univers graphique mêlant magnifiquement le noir et le blanc. Que d’éloges également sur le site de Mo’, où les plus sceptiques sont encouragés à lire au minimum les quatre premiers tomes, alors que les amateurs se délecteront de la série complète. Mitchul parle carrément d’un choc esthétique, provoqué par cette hallucinante maitrise du procédé négatif-positif et par cette manière particulière de triturer le noir et blanc jusque dans ses retranchements et de signifier les formes par le contraste et non par le trait, flirtant ainsi avec l’abstraction. Il évoque également un Miller, qui a su remettre au goût du jour le genre « hard-boiled » avec une telle maestria que vingt ans après, on ne s’en remet toujours pas. Champi parle d’un petit bijou ciselé au rasoir graphique, prêt à exploser à chaque page. Il est également subjugué par le noir et blanc de Miller : ses ombres, ses lumières, ses regards esquissés dans la nuit, ses éclats qui fragmentent le monde et l’image, ces lignes qui composent et recomposent les cases avec la délicatesse de l’abstraction. Zorg est non seulement bluffé par le dessin et par ce découpage cinématographique tout bonnement génial, mais également par la prouesse de Miller, qui parvient à rendre le personnage de Marv sympathique aux yeux du lecteur. Il parle d’un grand Frank Miller et d’un comics qu’il n’a pas su lâcher avant la fin, accroché à la destinée de ce personnage qui ne connaît aucun répit tout au long des 200 pages et qui vous emmène vers un final éblouissant. Quant à moi, le nom de mon blog trahit mon admiration illimitée pour ce chef-d’œuvre du neuvième art et je vous invite également à découvrir l’adaptation cinématographiquement de Robert Rodriguez avec Mickey Rourke dans le rôle de Marv. Une suite doit d’ailleurs être tournée au courant de l’année 2012… Longue vie à Sin City ! »

232914entetesin dans Chroniques K.BD

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