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La Véritable Histoire de Futuropolis & Le Journal – Cestac & Clerc (2007/Dargaud – 2008/Denoël Graphic)

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Florence Cestac et Serge Clerc sortent en même temps (à six mois d’intervalle) un album autobiographique. Ils nous racontent leurs souvenirs de ce qui demeure les deux plus grandes aventures éditoriales de la Bande Dessinée française des années 70 et 80 : Futuropolis (1972-1994) et Métal Hurlant (1975-1987).
Hasard des projets et des calendriers ? Il est amusant d’observer de nombreux points communs entre ces ouvrages…
Cestac et Clerc sont les acteurs principaux de leur récit. Ils ont contribué à la création de l’aventure qu’il nous raconte… Ce qui rend leur démarche originale et légitime…
Laissons la parole à Philippe Druillet : « La Véritable Histoire de Futuropolis est un livre chaleureux, lumineux, tendre, magnifique. Florence y parle d’une histoire dont elle a été partie prenante à 50/50 avec Etienne Robial. C’est comme si Hergé avait écrit sa propre histoire, ou que Moebius, Jean-Pierre Dionnet et moi-même avions rédigé notre histoire de Métal. C’est la grande nouveauté par rapport à tous ces ouvrages sur l’histoire de la bande dessinée qui sont paru jusqu’à présent. Quel que soit le talent des journalistes qui écrivent ces livres – et dans le cas des auteurs du livre sur l’histoire de Métal Hurlant, ce talent est grand – ils n’ont pas été les acteurs de l’histoire qu’ils racontent » (in Neuvième Art n°14).

Druillet ne le mentionne pas, mais Dionnet explique dans sa préface (pour Le Journal) que Serge Clerc est « légitimement le seul qui pouvait raconter le journal […] Serge Clerc en sait plus sur la naissance de Metal Hurlant que moi ». Clerc voulait faire cet ouvrage depuis longtemps mais Dionnet à certainement raison quand il émet l’idée que Le Journal est aussi sa réponse au livre Metal Hurlant –la machine à rêver… Dionnet toujours, à propos du Journal : « Ce livre aurait du s’appeller « La Véritable Histoire de Métal Hurlant » , si le titre n’avait pas été pris par l’Autre Éditeur Important des années 70 ».
Cestac, quant à elle, a sorti La Véritable Histoire pour également remettre quelques pendules à l’heure par rapport au nouveau Futuropolis, qui n’a aucun rapport avec SON Futuropolis. « Le Futuropolis d’aujourd’hui est autre chose, qui n’a rien à voir. Il faudrait que ça s’appelle autrement » (Cestac in Neuvième Art n°14).
D’une certaine manière, ils rétablissent la vérité, du moins leur vérité, à propos de l’histoire qu’ils ont vécu.

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Cestac et Clerc partagent la même volonté, ne pas oublier…
Florence et Serge ne se bloquent pas à décrire la stricte réalité des faits, ils ne cachent pas les tours que leur joue leur mémoire, ils ne recherchent pas l’exactitude des faits… Ils retranscrivent avant tout leurs émotions du moment et leurs ressentis « à posteriori ». Tous deux privilégient leur mémoire affective… Ils font preuve d’une grande sincérité et d’une grande humilité. A aucun moment ils ne tirent la couverture pour eux. On ressent une grande sympathie pour leurs amis. Et des amis, il y en a eu ! Ozanne, Dugenou, Roquemartine, Druillet, Tardi, etc. pour Cestac ; Dionnet, Manœuvre, Chaland, Moebius, etc. pour Clerc… Un bon nombre, surtout Dionnet, Druillet et bien sur Robial, ont participé activement à ces deux aventures…
Aucunes critiques, aucuns règlements de comptes. Je suppose qu’ils ne parlent pas des gens qu’ils n’aiment pas… Pas de nostalgie non plus, un peu de tristesse uniquement, car ces aventures sont maintenant terminées… Mais elles ont été, et tous les livres magnifiques qu’elles ont publiés existent encore et toujours…

Outre ces nombreux points communs, Le Journal et La Véritable Histoire ont, bien entendu, leurs qualités propres. Chacun avec sa « patte » (les fameux « gros nez » de Cestac, la fameuse ligne claire de Clerc), son style (humoristique pour elle, limite cubiste pour lui), son vocabulaire picturale… Elle utilise du gris alors qu’il est dans le noir et blanc stricte…
Cestac est plus sentimentale (l’histoire de Futuropolis est aussi l’histoire du couple Robial-Cestac), décrivant les émulations de groupe, nous racontant des anecdotes à propos des amis…
Clerc lui, est plus introspectif, moins impliqué dans la vie de groupe. Il est dans la retranscription de ses impressions, ses stimulations, ses découvertes, ses rencontres décisives (avec Manœuvre ou Chaland)…
Au niveau de la maquette, ils ont chacun conservé l’esthétique propre à leur maison d’édition. C’est Robial qui a fait la conception graphique pour Cestac et celle de Clerc a été faite par les Associés réunis (inclus Jean-Luc Fromental, ancien rédacteur de Métal).

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Ces deux aventures éditoriales, Futuropolis et Metal Hurlant, n’étaient que le fruit de gens passionnés, sans grande expérience, formés sur le terrain mais solidaires, animés par le même désir : réaliser leurs rêves… De véritables héros des temps modernes…
Passionnés, voilà le maître mot, le moteur qui a permis à Florence Cestac et Serge Clerc de réaliser ce qu’ils ont fait, et de nous proposer en 2008, avec cette passion toujours intacte, le récit de leur formidable aventure. Superbes !

COMIC BOX (magazine) – Panini France

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Quant un magazine est de qualité, comme c’est le cas de Comic Box, (articles et analyses intéressantes, maquette et illustrations sympas, etc.), je ne me prive pas de l’acheter de temps en temps, même si je n’ai pas d’attirance particulière pour l’univers des comics. Les multiples séries de super héros ne me passionnent pas plus que ça… trop simplistes et manichéennes, avec un message trop patriotique. Heureusement, depuis l’arrivée des héros Marvel de Stan Lee & Jack Kirby, une certaine forme d’ « européanisation » du comics grâce entre autre à Heavy Metal, puis avec la génération des Miller (Dark Night, Sin City…), Alan Moore (Killing Joke, Watchmen…) et autres Mac Farlane (Spawn…), le super-héros (ainsi que le super-méchant) s’est complexifié, humanisé. Ce qui le rend beaucoup plus intéressant…

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Comic Box a connu une première série mensuelle de 35 numéros entre 1998 et 2001, suivie de trois numéros Comic Box Annuel parus en 2002, 2003 et 2004. La revue Mad Movies a publié au début de 2005 un numéro hors-série, intitulé Comic Box , qui constituait le numéro zéro d’une seconde série, bimestrielle, lancée à l’été 2005.
La revue a publié plusieurs numéros hors-série consacrés à un thème particulier : quatre Comic Box HS de 1999 à 2001, et trois Comic Box Extra , depuis 2006.Si la structure rédactionnelle n’a pas varié depuis les débuts, le magazine est passé par plusieurs éditeurs successifs. La première moûture était éditée par TSC (un acronyme signifiant « Tout Sauf Cochon ») ; les annuels, vendus uniquement dans les librairies de bande dessinée, par les Éditions USA ; la version actuelle a été initiée par Custom Publishing (Mad Movies ) et reprise par Panini au numéro 46, reprenant la numérotation à la suite de la première série.
(Wikipédia)

Ils ont sorti un très bon hors série (avec Mad Movies ) il y a 3 ans sur l’Odyssée des Super-héros au cinéma…
Mais, si je vous parle de Comic box , c’est aussi parce qu’ils ont publié, dans le courrier des lecteurs du numero de juillet-aout 2008, un dessin de l’ami Swamp (http://swamps.canalblog.com/), qui m’a initié à cet univers et fait connaître cette revue… La boucle est bouclée…

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Bravo l’Artiste !

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