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INSOMNIE & 32 HISTOIRES – Adrian Tomine (Delcourt,2008 / Le Seuil, 2004)

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La bande dessinée made in US, ça n’est pas que du comics de super-héros. C’est aussi (et heureusement) une bd plus intimiste, plus proche de la notion d’auteur à l’européenne. Sans oublier l’importance de l’Underground ou du Graphic Novel, les bandes de Tomine paraissent influencées par la BD européenne, la ligne claire en particulier. Elles n’en restent pas moins ancrées dans la culture américaine : ses quartiers résidentiels, ses villes de banlieue avec ses fast-food, ses snacks, ses supermarchés, ses bagnoles…

Tomine s’attarde sur les difficultés relationnelles d’une génération en décalage par rapport au monde qui l’entoure. Proche de l’univers d’un Burns ou d’un Clowes, il nous emmène sans en avoir l’air, vers les territoires du polar, du sordide, du fantastique, sans jamais y entrer vraiment. Des situations toujours sur le fil du rasoir…

Ses nouvelles nous parlent de l’incommunicabilité entre les êtres, des problèmes d’intégration. Sans aucun jugement, il nous dresse des portraits de gens qui n’arrivent pas à exprimer leurs sentiments. Des gens à limite de la pathologie mentale et sociale, mais avant tout attachants, fragiles, humains…

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Insomie, est un recueil qui porte bien son nom. Ces histoires de trentenaires provinciaux se déroulent souvent la nuit. Il y aborde son thème de prédilection : la solitude de personnes incapables de s’intéresser aux autres…

32 Histoires regroupe toutes ses planches parues à l’époque dans son fanzine Optic Nerve. On y découvre un auteur en train de chercher (et trouver) son style. Un auteur adepte de l’auto-fiction, qui n’hésite pas à raconter certaines de ses histoires vécues sous les traits d’une femme.

Ses meilleures histoires sont les plus courtes. En une, deux ou trois pages maxi, il sait nous dépeindre une ambiance, nous décrire une situation. Un auteur qui implique le lecteur dans la narration, l’obligeant à combler les vides, à imaginer le début et la suite de l’histoire… Tout en impressions, en intuition, en finesse. A ce titre, sa nouvelle Traces est un véritable bijoux !

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Ses deux ouvrages nous permettent de constater que Tomine est depuis longtemps arrivé à maturité, maîtrisant pleinement son mode d’expression, aussi bien au niveau du style (entre expressionnisme et manga) que de la narration. Un auteur remarquable…

EN ROUTE POUR L’ENFER – Matt Groening (éditions La Sirène, 1994)

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Génie du dessin animé d’humour, ce petit livre bien sympathique nous permet de découvrir le Matt Groening dessinateur de comic-strips underground, dans la lignée des Spiegelman et autres Crumb… Bien que le rythme du gag diffère de l’animation, on y retrouve son sens de la chute, son humour un peu dingue, grinçant, parfois noir. Une critique imparable de l’absurdité de nos sociétés occidentales.

On découvre dans ce En route pour l’enfer, deux séries alternant quasiment à chaque page, entrecroisées de quelques planches indépendantes. Cela donne l’impression de lire une revue faite à plusieurs mains. Impression renforcée par la différence de style entre ces deux séries. On retrouve dans les traits de Bongo la forme caractéristique des visages de Groening (celle des Simpson ou Futurama). Alors que les personnages Akbar et Jeff sont plus simplifiés, stylisés. 

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Bongo

 

La première série nous raconte les aventures de Bongo, un jeune lapin qui n’a qu’une oreille. Il doit faire face à la cruauté et l’incompréhension de ses parents, de ses professeurs, de son thérapeute… Cela donne des situations et des répliques cinglantes !

L’autre série nous présente deux personnages jumeaux, amants, Akbar et Jeff (qu’on suppose d’origine arabe, puisqu’ils portent un tarbouche), qui sont également confrontés à l’absurdité du monde. La plupart des planches d’Akbar et Jeff sont des bandes sous contrainte, dignes de l’Oubapo. Plus précisément des itérations iconiques. « Cette contrainte impose de bâtir une séquence plus ou moins longue (pouvant aller jusqu’à un album entier) autour d’une seule image, ou en n’utilisant qu’un petit nombre d’images récurrentes ». (Thierry Groensteen in OuPus 1).

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Akbar et Jeff

A travers ces personnages et ces situations loufoques, Matt Groening nous parle du droit à la différence. Les gens qui ne sont pas dans le moule, la norme, (ici un handicapé et deux homosexuels) ont malgré tout le droit d’avoir leur place dans la société. Vive les freaks ! Thématique récurrente dans l’œuvre de Groening…

Cette version française (cinquième ouvrage de Groning aux éditions La Sirène) est traduite par Jean-Luc Fromental.

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WATCHMEN – Zack Snyder (2009) / THE DARK KNIGHT – Christopher Nolan (2008)

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Nés à la même époque, le Cinéma et la Bande Dessinée sont des Arts hybrides, au croisement de l’image, du texte (et du son pour le cinéma). Leur principale particularité est de proposer une narration par l’image. Ce qui les distingue, c’est le rapport au temps : un film impose au spectateur son rythme, un temps limité et bien défini. Alors que le lecteur détermine lui-même le rythme de lecture de l’œuvre. La Bande Dessinée a énormément apporté au Cinéma, tant sur le fond (des auteurs, des personnages, des univers…) que sur la forme (l’apport des comics est indiscutable pour l’évolution du cinéma animation). L’inverse se vérifie moins… Le passage du 9ème Art au 7ème Art est souvent délicat. Une chose est sure, de grandes bandes dessinées peuvent faire de grand films (le Persepolis de Satrapi en est un parfait exemple) mais aucun bon film n’a donné de bonne BD (c’est plus un produit de merchandising qu’une œuvre à part entière, merci Star Wars !)

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Jusqu’alors, la plupart des adaptations de comics ne m’ont jamais vraiment convaincu. Ce sont des films manichéens, bien gentils (voire carrément nunuche), s’adressant essentiellement à un public adolescent (X-men, Iron-man, Dardevil, Hulk, Les 4 fantastiques, ElektraLes films de super-héros sont-ils exclusivement réservé à un public jeune ou peuvent-ils aussi s’adresser à un public adulte ? Et si oui, peuvent-ils être de grands films ou seront-ils toujours cantonné au cinéma de genre ? 

Tim Burton, Sam Raimi et Guillermo Del Toro sont de véritables auteurs, possédant un univers particulier, riche. Lorsqu’ils se lancent dans une adaptation de comics, ils savent y intégrer leur « patte », leur esthétique, leurs obsessions. Les Batman de Burton, les Hellboy et le Blade 2 de Del Toro, ainsi que la trilogie de Spiderman de Raimi sont des réussites, car ces auteurs ont su transcender le matériau de base (tout en y restant fidèle) pour en faire une œuvre personnelle (et grand public, ce n’est pas incompatible). Le fait qu’ils aient travaillé en étroite collaboration avec les créateurs (Del Toro avec Mignola et Raimi avec Stan Lee) a fortement contribué à la qualité de leurs adaptations.

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Un bon roman graphique ne fait pas automatiquement un bon film. Les adaptations des œuvres d’Alan Moore en sont de parfaits exemples. La ligue des Gentlemen est une catastrophe. From Hell et V pour Vendetta sont divertissants, mais décevants comparativement aux œuvres de référence. Watchmen s’en sort mieux. C’est certainement la meilleure adaptation d’un comics de Moore. Le plus fidèlement retranscrit. Zack Snyder (qui a superbement adapté le 300 de Miller) a pris le temps d’aborder la psychologie complexe des protagonistes, d’installer l’intrigue sans la simplifier. Il n’a pas cherché à adapter le graphic novel de Moore pour tout public (ce n’est pas pour les enfants). Il n’est pas besoin non plus d’être un aficionado de l’œuvre originale pour adhérer à l’univers du film. Pour ma part, je ne l’ai pas encore lu mais j’ai vraiment apprécié le film. Des amis fans me garantissent qu’il n’y a aucune trahison, ni simplification de la part du réalisateur. Si tous les films de super-heros pouvaient être de ce calibre…

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Franck Miller a plus de chance. Ses œuvres s’adaptent parfaitement au 7ème Art. Homme d’images, ses graphic novels sont à la base plus visuels, plus cinématographiques que ceux de Moore (qui est un homme de lettres !). De plus, Miller s’investie d’avantage dans la production et la réalisation de ces adaptations, alors que Moore s’en désintéresse… Sin City ou 300 sont des réussites du genre (par contre, son adaptation du Spirit est apparemment décevante. A voir…). The Dark knight n’échappe pas à la règle. Le film de Nolan est un chef d’œuvre du genre (le casting est monstrueux !).

Globalement, l’univers de Batman se prête assez bien à une transposition cinématographique : des personnages haut en couleur et psychologiquement torturés, un univers réaliste et stylisé, pas de super pouvoirs (donc peu d’effet spéciaux)… Même si les versions de Tim Burton sont remarquables, ce Dark Knight est de loin la meilleure transposition des aventures de l’homme chauve-souris. Nolan a réalisé non pas un film fantastique (comme le sont tous les films de super-héros) mais un polar urbain, noir, très noir… Il me semble qu’avec le Sin City de Rodriguez (qui est aussi un polar hard-boiled !), ces deux films sont les plus aboutis, les plus subversifs, sans concessions, s’adressant uniquement à un public adulte (l’esthétique de Miller s’y prête à merveille). Et ils n’ont pas loupé leur cible !

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Miller et Marv…

HARA-KIRI (1960-1985)

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Couverture du numéro 1 par Fred

Le superbe ouvrage « Les belles images », le film « Choron Dernière », le hors série sur Cavanna, la création de Siné hebdo et sa chronique de Delfeil De Ton… Hara-Kiri n’aura jamais été autant d’actualité depuis sa disparition en 1985 !

Signe que notre époque de régression (des libertés individuelles, des mentalités…) et de répression (censures, « légiférations » à outrance…) nous incite à une certaine nostalgie et fait regretter la liberté de ton et les provocations des Cabu, Cavanna, Choron, Delfeil de Ton, Fred, Gébé, Reiser, Siné, Topor, Willem et autres Wolinski…

D’ailleurs, à la question : « est-ce qu’un journal comme Hara-Kiri pourrait sortir à notre époque ? », je pense que oui. Mais aussi inventif et subversif qu’il soit, il ne pourrait avoir le même impact. Tout se récupère de nos jours, même l’esprit provo-trash d’Hara-Kiri !

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Cavanna en couverture…

Choron a en partie raison lorsqu’il dit, sans fausse modestie, qu’ Hara-Kiri a contribué à Mai 68, dans la mesure où la génération «élevée» à Hara-Kiri depuis 1960 est celle-là même qui a fait Mai 68. Cela me parait juste. Pour s’en convaincre, il suffit d’observer les positions prises par la rédaction en faveur des Droits des Femmes (pilule, avortement) ou contre l’armée, les curés, les patrons, la société de consommation (en détournant la publicité), les politiques paternalistes (joli pléonasme, malheureusement encore d’actualité ).

Hara-Kiri bousculait les mentalités, provoquait les Autorités (politiques, religieuses…) et surtout, emmerdait la bourgeoisie bien pensante. Il n’a donc pas été épargné par les censeurs et le journal a failli disparaître à plusieurs reprises (1961, 1966…). Mais l’acharnement de la rédaction (Cavanna et Choron en tête) a permis au journal Bête et Méchant de tenir vingt-cinq ans (1960-85) !

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Cette équipe de doux dingues a inventé une nouvelle forme de dessin d’humour… Cavanna nous l’explique : « Mon Papa », pour Reiser, marquait encore une autre étape. Celle du passage du dessin unique, du classique « dessin-gag », avec ou sans légende, à la suite de dessins racontant une histoire. Pas vraiment la bande dessinée avec ses cases, ses bulles et son découpage-cinema, mais quelque chose de beaucoup plus leste, de beaucoup plus enlevé, et qui devint vite le genre maison. C’était, si l’on veut, une écriture dessinée, apparemment bâclée comme un croquis – apparemment! – et terriblement efficace. Gébé y excella, Cabu en fit un outil de reportage où dessins et texte écrit à la main s’entremêlaient. Wolinski devait y trouver le terrain de son épanouissement. (Bête et Méchant)

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Dessin de Topor…

Il n’a pas été facile de faire accepter ces dessinateurs aux goûts douteux, qui ne respectent pas les règles académiques du dessin d’humour. Cavanna nous décrit la réaction du responsable de la censure de 1961 : M. Paretty a repris la direction de l’entretien. Il ne prétend pas nous – passer moi le mot – castrer, encore moins nous dicter notre conduite, il se permet simplement de nous faire part de ce que, lui, à notre place, il ferait. Par exemple, ce dessinateur, là, comment l’appelez vous, oh, c’est d’un morbide ! Insupportable ! Intolérable !  On se regarde Choron et moi, on pense « Topor ? », on suggère : « Topor ?  - Non, celui-là, là. Fred. Voilà. Fred ! Cet individu est profondément malsain. Un malade, j’en suis sûr. Il se complait dans le noir, dans le laid [Fred, le joyeux Fred, l’adoré des enfants, celui du « petit cirque » et des « Aventures de Philémon », oui, oui, celui-là !]… Il vous cause le plus grand tort, croyez moi. Maintenant, n’est-ce pas, vous faite ce que vous voulez, moi, ce que je vous en dis… Et aussi ce Topor ! C’est déjà moins hideux, comme graphisme, mais je dois vous avouer que je n’y comprends rien. Mais alors, rien! Ca doit être un genre de surréaliste, mais sans le talent. Or le talent, messieurs, tout est là… Et celui qui signe Gébé ! Celui-là, on voit ce qu’il veut dire, mais c’est complètement idiot. Enfin, bon, si c’est votre conception de l’humour, cela vous regarde, moi je ne suis pas là pour jouer les critiques littéraires mais à titre de garde-fou, si vous me permettez… » (Bête et Méchant) 

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Premier numéro, couv’ de Wolinski

Malgré une gestion souvent catastrophique, la rédaction a lancé en 1969 Hara-Kiri Hebdo -qui deviendra l’année suivante Charlie Hebdo- afin de coller au plus prêt de l’actualité politique. Et Charlie Mensuel, spécialisé dans la Bande Dessinée, aussi bien les classiques du comic-strip (Peanuts, Andy Capp, Popeye…) que l’avant-garde européenne (Crepax, Masse, Pichard…). Delfeil de Ton nous raconte les raisons de la création de Charlie mensuel : « Ils avaient [en Italie] des canards de BD comme on n’en avait pas en France. Un genre m’intéressait, celui qu’avait inventé un mensuel qui s’appelait Linus. […] La trouvaille de ce type de journaux italiens était de superposer des strips quotidiens à raison de quatre par page sur une dizaine de pages, dans des mensuels, donc, de 60 à 100 pages format A4. Quelques cartoons pour agrémenter le tout, une poignée de textes, c’était simple comme bonjour. Pourquoi on n’en ferait pas autant en France, hein, Cavanna ? Ca ne serait pas tellement de boulot en plus. A chacun de mes retours d’Italie, j’en parlait à Bernier » (Siné Hebdo n°15). Voilà comment est né Charlie Mensuel, dont Delfeil de Ton, Wolinski et Willem furent les rédacteurs en chef. 

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Schulz… Charlie… Brown…

Hara-Kiri, Charlie Hebdo et Charlie Mensuel étaient trois journaux complémentaires. Une armada à l’assaut de la presse française (et européenne) des années 60,70 et 80 (à laquelle il faut rajouter La semaine de Charlie, Charlie Matin, l’hebdo de la BD… Son influence est encore bien présente : Groland, Psikopat magazine, Siné Hebdo, l’Echo des Savanes, La Mouise (dernière parution du professeur)… Et bien entendu Charlie Hebdo. Même si l’esprit n’est plus vraiment le même depuis son retour en 1991 (les intentions de Val sont bien différentes de celles de Choron !) on y trouve encore des membres du canal historique, Cavanna, Cabu, Willem, Wolinski… Hara-Kiri est immortel !

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http://www.harakiri-choron.com/

http://www.caricaturesetcaricature.com/article-6339143.html

Bandes Dessinées made in Normandie

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Mon libraire (« Le Rêve de l’escalier » rue Cauchoise à Rouen) a eu la bonne idée d’organiser une rencontre avec deux dessinateurs (et scénaristes) normands. J’ai eu droit à de belles dédicaces (et porte-folios) de Thierry Olivier sur Affreusement Votre et Histoires et Légendes Normandes (collectif). Il a un style sympa, influencé par la bonne héroic fantasy (Corben ou Buscema) et les EC comics (contes de la crypte). Et Christophe Depinay, avec son héros Bruce Conventry qui, selon l’auteur, est un Michel Vaillant qui a fait des conneries et cherche à les réparer. Son style réaliste est un peu moins ma tasse de thé, mais ces mises en pages et ses couleurs sont bien sympa.

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On a donc parlé BD bien sur, de leurs projets et aussi de la difficulté d’être auteur de Bande Dessinée, de se faire éditer et pouvoir en vivre… Ils m’expliquent qu’ils s’y sont mis tardivement (à la trentaine). Christophe Depinay fait ça en amateur, en plus de son boulot. Thierry Olivier en vit un peu mieux. Il dessine actuellement la série Zembla et collabore quelques fois au journal Pif Gadget. Il met aussi en place des ateliers dessins avec des associations ou l’éducation nationale. Nous sommes d’accord sur le fait que la saturation du marché, les mauvaises politiques éditoriales ou le peu de bons magazines (servant de tremplin aux nouveaux auteurs) ne leur facilitent pas la tache… Olivier est édité par l’ ANBD (association normande de bande dessinée) ou par le département de l’Eure. Depinay est lui aux éditions Drivers (basé à Toulouse) spécialisés dans les ouvrages d’automobiles. C’est leur première bd au catalogue mais l’auteur ne sait pas s’il sortiront un deuxième album…

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Ce fut une rencontre bien sympathique. Ca me réconforte dans l’idée que le monde de la Bande Dessinée reste avant tout, un monde de passionnés !

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