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Le Loup des mers – Riff Reb’s (Noctambule Soleil, 2012)

 

Le Loup des mers - Riff Reb's (Noctambule Soleil, 2012) dans Chroniques BD leloupdesmers11-213x300

Je remercie les camarades de k.bd qui m’amènent parfois à lire des bandes dessinées que je n’aurais à priori aucunes raisons de cotoyer. Ce genre de bédé classique (à papa !) n’est pas trop ma tasse de thé – bon, ok, aussi parce que c’est édité chez Soleil, mais je ne peux que reconnaître, après le superbe Derniers des Mohicans de Cromwell, qu’ils font une fois encore du beau boulot -, j’avoue m’être laisser tenté par les incroyables pérégrinations des sieurs Humphrey Van Weyden et Loup Larsen.

Ce qui m’a surtout attiré dans cet ouvrage, c’est le graphisme vif et précis de Riff Reb’s, ce style expressionniste proche des gravures d’époques. Changer de couleurs à chaque chapitre est un choix odacieux qui fonctionne. Chaque dominante illustre et contribue à l’ambiance de la situation : couleurs chaudes pour les scènes en huis-clos, froides pour les extérieures de chasses ou de bastons, rouge pour la colère, vert pour la peur…

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Riff Reb’s a trouvé le ton juste entre la puissante précision des illustrations d’antan et la modernité d’une narration bédé plutôt traditionnelle. Je me rend compte qu’il est un formidable raconteur d’histoire. Classique dans sa manière d’installer le récit, Riff Reb’s évite l’eccueil de l’adaptation littéraire pompeuse et prétentieuse et puise librement dans l’oeuvre de Jack London, sans pour autant la dénaturer ou l’utiliser pour combler des vides scénaristiques. Il enchaine les évenements à un rythme soutenu, tout en prenant le temps de développer les thèmes ‘Londoniens’ de la survie de l’homme face à la nature, de l’âme, de la loyauté, de la folie…

Deux destins se font face, se respectent et s’insupportent. Le premier commente et écrit l’Aventure, le second la vit. L’un croit en l’homme et à la grandeur de l’âme, l’autre ne croit qu’en la sélection naturelle, la loi du plus fort. Tous deux lisent… Ces deux pôles s’attirent et se repoussent, livrant un incroyable combat idéologique, ayant pour toile de fond une impitoyable chasse aux phoques sur une mer déchaînée. On est littéralement embarqué, pris au piège par cette lecture, tout comme l’est Humphrey par le loup des mers Larsen.

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Riff Reb’s sur Coconino World

Fanzine Zone…

A la manière de l’excellent site 1 fanzine par jour, je vais vous présenter quelques bons et incontournables fanzines BD sortis il y a quelques années, mais dénichés récemment… Les nouveautés, c’est bien, mais les vieilleries, c’est pas mal non plus !

Fanzine Zone... dans Presse et Revues schtroumpffanzine-204x300

Créé et édité par le jeune Jacques Glénat en 1969, Schtroumpf fanzine est la troisième mouture de cet acte fondateur des éditions grenobloises. D’abord production « Do It Yourself », le fanzine devient en 1972 Schtroumpf – Les Cahiers de la bande dessinée, une revue mensuelle consacré à l’actualité de la bande dessinée dirigée par Henri Filippini (puis par Thierry Groensteen et Numa Sadoul) qui s’attache à la découverte d’un auteur classique ou contemporain. De 1976 et 1979, Glénat sort en parallèle Schtroumpf Fanzine, qui reprend l’esprit du fanzine originel.

Ce numéro 28 de mars 1979 est consacré à Max Cabanes, comprenant une interview et présentant de nombreuses planches de l’auteur. On y trouve également un article complet de Filippini sur une revue allemande de l’époque (Super As). De son coté, Antoine Roux nous propose une analyse pertinente d’une planche de Jerry Spring qui nous en apprend beaucoup sur le mode opératoire de Jijé. Le fanzine termine sur des chroniques d’albums du mois, rédigées par Filippini, Roux et Jean Léturgie. Il manque actuellement une revue de ce genre, en particulier la formule « Cahiers de la bande dessinée » qui pouvait se comparer aux cahiers du cinéma et ainsi apporter un vision critique essentielle au neuvième art…

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Fanzine de bande dessinée parisien sorti entre 1990 et 1995 (17 numéros), Le Goinfre se place principalement dans la tradition du Métal hurlant des origines. Soit Fantastique, SF et Humour. D’où la présence de Druillet dans le numéro 8 ou Caza dans le numéro 9. Le Goinfre a reçu l’Alph’Art Fanzine du Festival d’Angoulême en 1994.

Un fanzine qui fait la part belle aux planches d’auteurs maisons (Bajram, Joan, Liberge…) qui, bien que sympathiques, fleurent bon l’amateurisme. Le tout entrecoupé de la gazette de l’asile, du rédactionnel dressant un état des lieux de la production fanzine et bédé du moment. Sans oublier en pages centrales l’interview de l’invité ! Bref, Le Goinfre est un fanzine dont seront sorti de bon dessinateurs maintenant reconnus (Pedrosa, Christopher, Bajram…) et qui aura influencé bon nombres de jeunes maisons d’éditions « indépendantes », telles que les éditions Groinge (qui éditaient le Phaco ou Comix Club) ou La Cafetière.

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Fanzine bd des années 90 créé du côté de Toulouse, Black Out possède les caractéristiques habituelles de ce genre de publication : des planches (d’heroic fantasy, fantastiques ou absurdes) allant du plus amateur au plus pro (on y trouve le Kookarurra de Crisse), des chroniques d’albums et de revues faisant l’actualité, des nouvelles illustrées, des interviews de grands auteurs. Ce huitième numéro de janvier 1997 comprend un long entretien très bien mené avec le Maître Jean Giraud / Moebius et un plus court (mais non moins bien mené) avec Cromwell.

Festival BD Normandiebulle (Darnetal, 2009)

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14ème édition pour ce rendez-vous annuel des amateurs de bd en Normandie. Organisé sur 3 jours, le festival de Darnetal a toujours été un « petit festival », ayant pour vocation de servir de vitrine à la production locale. Petit par sa taille et le nombre d’invité, rien de comparable avec St Malo ou Angoulême. Mais ce n’est pas pour autant un festival au rabais, et le fait qu’il fête sa quatorzième édition nous le prouve. L’affluence des visiteurs également. Pourtant, il me semble qu’au fil du temps l’organisation ronronne un peu, avec ses habituelles remises de prix, son concours de jeunes auteurs et ses stands de vendeurs de BD neuves ou d’occasions (l’intérêt de ce genre de festival est aussi de pouvoir chiner la bd rare ou l’album qui nous manque). Et toujours un invité principal, mis en valeur par une exposition de ses œuvres…

Cette année, l’invité est Cromwell, dessinateur de nombreuses séries dont Anita Bomba, chez Casterman ou Sergueï Vladi, chez EDS… Créateur d’El Coyote, il a également participé au design de la série de dessins animés Malo Korrigan. Bien que comprenant peu d’œuvre originale (une trentaine de planches et de dessins en tout), son expo nous permet d’apprécier pleinement ses qualités de dessinateur et de coloriste. Il a une approche très picturale de la matière et excelle dans l’exercice de la couleur directe. D’autres expos sont programmées dans l’agglo : Florence Cestac à l’hotel de Région à Rouen (jusqu’au 23 octobre), Etienne Lecroart à l’IUFM de Mont-St-Aignan (jusqu’au 30 septembre) ou Emile Bravo à l’Espace Culturel de Canteleu (jusqu’au 3 octobre)…

Les amateurs de mon genre sont d’éternels insatisfaits. Lorsqu’il y a trop de « têtes d’affiches », ça devient une foire à la dédicace. Mais quand il n’y en a pas assez, on se dit qu’ils pourraient faire un effort… Jusqu’à présent, le festival de Darnetal était un bon compromis entre ces deux points de vue, invitant d’une année sur l’autre des auteurs à forte notoriété, tels que Pétillon, Martin Veyron, Willem, Frémion ou Florence Cestac, qui attire du public, et donc des lecteurs potentiels pour des auteurs moins connus  … Bien sur, ce n’est pas parce qu’on invite des pointures que l’on aura un festival de qualité. Mais sans dénigrer qui que se soit, et surtout pas Cromwell qui est un grand dessinateur, j’aurai aimé voir plus d’auteurs que j’affectionne (mais ça, c’est une question de goût).

Ce festival a su conserver cet équilibre entre auteurs amateurs (avec son espace fanzine) et professionnels, entre dimension locale (avec entre autres la présence de l’Association Normande de Bande Dessinée) et nationale (voire internationale). Normandibulles reste Le rendez-vous normand des amateurs de bande dessinées. A l’année prochaine !

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Dessin de Cromwell


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