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Chronique K.BD – Insomnie

insomnie

Avec cet album, Adrian Tomine nous démontre tout son savoir faire dans le format nouvelle. Ses meilleures histoires sont les plus courtes. En une, deux ou trois pages maxi, il sait dresser un portrait, dépeindre une ambiance, décrire une situation. Insomnie nous parlent de l’incommunicabilité entre les êtres, des problèmes d’intégration. Sans aucun jugement, il nous dresse des portraits de gens qui n’arrivent pas à exprimer leurs sentiments. Des gens à la limite de la pathologie mentale et sociale, mais avant tout attachants, fragiles, humains… Proche de l’univers d’un Burns ou d’un Clowes, Tomine nous emmène sans en avoir l’air vers les territoires du polar, du sordide, du fantastique, sans jamais y entrer vraiment. Des situations toujours sur le fil du rasoir…

Une synthèse de Maitre Champi.

insomnie (1)

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Chronique K.BD – Fables Amères

fables amères

Démarrons l’année 2015 par de bonnes nouvelles. Tout comme en littérature, de nombreux auteurs se sont essayés avec brio au format nouvelle. Non pas de courtes histoires prévues pour la prépublication en revue, mais des recueils de nouvelles à part entière, permettant à l’auteur de décliner une thématique, un personnage, une obsession… Christophe Chabouté – qui s’est fait une spécialité des récits longs, prenant ainsi le temps de développer une intrigue, des situations, des psychologies (Tout Seul, La Bête,Terre-NeuvasHenri Désiré Landru…) – nous démontre avec ces fables amères qu’il excelle également dans le format court, disant beaucoup avec une formidable économie de moyens.

Une synthèse faite par votre serviteur.

fables_ameres

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Chronique K.BD – Paul à la campagne

paul-a-la-campagne

Nous terminons notre périple québécois avec un auteur et une série aussi essentiels que discrets. Michel Rabagliati et Paul, son double de papier, nous emmènent en balade dans les terres douce-amères de l’enfance. Sorti en 1999, Paul à la campagne est le premier acte d’une saga qui compte maintenant six volumes (il travaillerait actuellement sur le septième). Fine, tendre, juste, légèrement nostalgique… les qualificatifs ne manquent pas pour décrire cette « belle et touchante aventure intérieure ».

Une synthèse avec un léger accent de Champi !

paulavatar

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Chronique K.BD – Ciboire de criss !

ciboiredecriss

J’avoue avoir légèrement insisté auprès de mes camarades k.bédien-ne-s pour que l’on retienne un album de Julie Doucet dans notre sélection québécoise de décembre. Une auteure incontournable, chef de file du DIY (do it yourself) made in Québec. Il faut reconnaître que son univers autobiographique n’est pas facile d’accès. Que ce soit ce qu’elle raconte, ou dans sa manière de le raconter, Julie Doucet ne fait pas dans la dentelle (aucune réflexion sexiste de ma part!) et y va sans retenue. Cette forme d’autobiographie intime, proche de la « confidence psy » est assez rare dans le monde de la BD et n’est pas l’apanage exclusivement masculin des CrumbJoe Matt ou autres Mattt Konture.

Une synthèse by myself…

cib 

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Mauvais Genre – Chloé Cruchaudet (Delcourt/Mirages, 2013)

mg2

En planque afin d’échapper à la cour martiale pour désertion, Paul n’en peut plus de rester enfermé à ne rien faire (donc picoler). Sa femme Louise lui soumet alors l’idée de se travestir, pour enfin sortir, travailler et profiter de la vie. D’un amusant subterfuge, Paul s’enferme insidieusement dans cette nouvelle identité, qui l’emmènera vers des mœurs de plus en plus dépravées. Traumatisé par les horreurs de la guerre, déserteur menacé de peloton d’exécution, Paul ne trouvera d’échappatoire que sous les traits de Suzanne, au risque d’y perdre la raison, et sa femme.

J’apprécie le ton juste du récit, qui jamais ne tombe dans l’étude de cas clinique. L’approche de Chloé Cruchaudet est sensible, impressionniste. Un graphisme vif, précis dans les intentions et les mouvements. Les visages sont expressifs, très vivant, à la manière des acteurs de slapstick de la même époque. Les teintes gris-sépia ajoute au décorum « années folles » et ne laissent transparaître qu’une seule couleur, le rouge (symbolisant la passion et sang, l’éros et le thanatos). Inspirée de faits réels, l’auteure décrit les événements de manière opératoire et chronologique (la rencontre, la guerre, le retour, la transformation…) et s’attache surtout à transcrire les sentiments de ses personnages, leurs émotions parfois destructrices. Les scènes de procès qui entrecoupent le récit (et l’inscrivent au temps présent) annoncent une fin tragique à cette histoire d’amour.

Je suis toujours un peu méfiant quand un album fait l’unanimité, emballe la critique, le public et reçoit de nombreux prix (dont un à Angoulême 2014). Cependant, Mauvais genre n’usurpe pas son succès, tant Chloé Cruchaudet mélange subtilement les genres (historique, romance, humour, chronique sociale…) et aborde, sans pathos ni moraline, les thèmes sensibles du transgenre et du trouble de la personnalité, rarement explorés en bande dessinée.

mg1

Un album également chroniqué par les camarades de K.BD

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