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PILOTE (magazine) – Editions Dargaud

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Couverture de Giraud (2008)

Pilote fut créé en 1959, par le chef du service de presse de Radio-Luxembourg. Ce dernier, voulant lancer sur le marché un « Paris-Match » pour jeunes, fait appel à de jeunes auteurs : Charlier, Uderzo et Goscinny, qui revient des USA où il a collaboré avec l’équipe du journal MAD !..  » Nous voulions faire un journal s’adressant à des adolescents et pas à de jeunes enfants. Pour cela nous avons fait appel à des journalistes de la « grande presse », dont beaucoup émanaient, bien sur, de Radio-Luxembourg (Jean Carlier, Lucien Barnier…), et non pas à des spécialistes de la presse des « petits ». Et il fallait créer des nouvelles séries : Charlier et Uderzo ont fait « Michel Tanguy », Uderzo et moi devions faire quelque chose… Nous avons cherché et nous avons trouvé « Astérix »… » (Goscinny in Pilote spécial 30 ans)

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Couverture de Gotlib

En 1961, Georges Dargaud rachète le journal et nomme Goscinny et Charlier comme co-rédacteur en chef en 1963. Cette année là et dans les années qui suivent, Blueberry, Achille Talon, le Grand Duduche, Fred, Gotlib, Reiser, Gébé, Mandryka, Christin, Mézières, Lob, Gigi, Pichard, Forest, Goetzinger, accompagnés de beaucoup d’autres, rejoignent l’équipe. En 1966, en deux semaines, on vend 600 000 exemplaires de l’album Asterix chez les bretons (le premier de la série avait été tiré à 6000 exemplaires). On n’ avait jamais vu un tel engouement pour la Bande Dessinée (Asterix fait même la couverture de l’Express, une première pour un héros de BD). Pilote est plus que jamais « le journal d’Asterix et Obelix » !

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L’équipe de Pilote croquée par Alexis

En mai 1968, alors que le succès est là, Pilote est secoué lui aussi par la révolte qui agite le pays. Quelques dessinateurs impétueux (menés pas Giraud) décident de traduire Goscinny et Charlier devant un pseudo-tribunal de la plume et du pinceau. Leur seul tord en fait, est d’être de l’ancienne génération. Car avec le recul, il parrait un peu stupide de reprocher à Goscinny d’être un réac, quand on voit les risques qu’il à oser prendre en éditant tous ces auteurs anti-conformistes. Ça s’arrangera, mais Goscinny en fut durablement blessé. Cette épreuve passé, le journal (« qui s’amuse à réfléchir ») devient de plus en plus riche. A la rédaction, tout le monde est amoureux de Clair Bretécher. Les albums se succèdent. Morris arrive. William Vance illustre Bob Morane. Druillet fait exploser les pages. Tardi passe. F’Murrr entre. Clavé, Solé, Alexis, Petillon, Patrice Leconte sont là. Godard et Ribera aussi. Bilal, 19 ans, gagne un concours organisé par Pilote et commence à collaborer aux pages d’actualités.

En 1974, Pilote devient mensuel. René Goscinny disparaît en 1977… Charlier s’est éloigné. Suivront cependant des années qui verront s’ajouter sur le livre d’or des éditions Dargaud les signatures de Loisel, Cothias, Blanc-Dumont, Lauzier, Régis Franc, Caza, Rodolphe, Baru, Cabanes, Boucq, Martin Veyron, Jean-Claude Denis, Hugot Pratt, Rivière, Floc’h, d’Autheman et de bien d’autres, y compris celle de Pierre Desproges.

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En septembre 1978, le numéro 53 de Pilote défraie la chronique par une couverture épurée, presque vidée, au titre provocateur : « Pilote n’est plus un journal ». La commission paritaire des publications et des agences de presse a en effet radié Pilote, sans aucun avertissement préalable, au motif d’un manque de respect permanent à l’égard des gouvernants. Une censure, donc, ou, comme l’explique Guy Vidal dans son éditorial, « un assassinat par le fric ». Devant la levée de bouclier de la presse, la commission paritaire fait finalement machine arrière. En février 1979, la commission paritaire admet la bande dessinée comme un moyen d’expression à part entière. Aux milieu des années 80, Charlie Mensuel rejoint Pilote. En 1986, les deux titres fusionnent. En novembre 1989, Pilote cesse de paraître. En juillet 1990, Georges Dargaud meurt. Une époque se termine… (historique tiré en parti du Catalogue Dargaud 2007)

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Mezieres

Formidable auteur, scenariste, dialoguiste et créateur d’univers, Goscinny fut surtout un rédacteur en chef génial. Il a donné sa chance à de nombreux jeunes dessinateurs qui deviendront des géants de la Bande Dessinée française : Jean Giraud-Moebius, Cabu, Gotlib, Druillet, Bretecher, Mandryka, Fred, Alexis, et tant d’autres… Même s’il n’aimait pas le style d’un dessinateur, Goscinny le diffusait, car il sentait que les lecteurs pouvaient accrocher. Il laissait le temps à une série pour trouver son public. Il savait prendre des risques afin de proposer des choses nouvelles à ses lecteurs…Par exemple, quand il lance Philemon de Fred en 1966, la série fait un bide total. La rédaction croule littéralement sous les lettres de lecteurs mécontents et indignés de voir une série « mal déssinée » et « sans queue ni tête » dans leur journal préféré (chaque année Pilote organisait un référendum auprès de ses lecteurs pour établir le palmarès des meilleures séries, Philémon à du finir bon dernier…). Quand on constate maintenant le succès justifié de cette série et le génie reconnu de Fred, on ne peut qu’applaudir Goscinny pour son talent de découvreur et sa tenacité ! Les exemples de ce type (avec Gotlib, Druillet, Reiser…) ne manquent pas.
Ce qui fait de Goscinny l’homme le plus important de la bande dessinée française. Et Pilote, LA revue de Bande Dessinée !

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Sempé, Goscinny, Uderzo et Charlier

Tout Pilote sur http://www.bdoubliees.com/journalpilote/annees/index.html

DIARY OF THE DEAD – Georges A. Romero (2008)

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Fan depuis longtemps (enfin, depuis que j’en ai plus peur) des Zombies de Romero, j’ai été un peu déçu par ce Diary… Rien à redire de la réalisation, de la bonne idée (très actuelle !) de filmer selon le point de vue subjectif des protagonistes. Nous voyons les événement du coté de personne lambda et plus du coté des autorités, des scientifiques ou des journalistes.
Rien à redire sur la critique des médias, de la course à l’information. C’est un des thème de prédilection de Romero (voir le début de « Dawn of the dead »).
Rien à redire non plus de ses Zombies, égaux à eux-mêmes…
Non, c’est au niveau des personnages que ça cloche. Je les trouve trop caricaturaux (sans parler du jeu catastrophique des acteurs)… En fait, on se croira dans un teen-movies (du niveau de « souviens-toi l’été dernier » par exemple) les réactions des personnage sont trop prévisibles et souvent incohérentes.
Mais surtout, ça manque de pessimisme. Je ne retrouve plus le coté nihiliste, « perdu d’avance » des autres volets (dont pour moi le summum est le « Day of the dead »).
D’ailleurs, Romero ne considère pas ce Diary of the Dead comme le cinquième volet, mais comme le premier d’une nouvelle série (la suite est en cour de réalisation), puisqu’au niveau de l’histoire, il reviens au début de la contamination, mais cette fois ci, nous ne sommes plus dans les années 60. Les 4 premiers se tenais plus ou moins bien au niveau chronologie des faits, celui-ci est plutôt anachronique (avec ses portables, ses caméras DV…) Romero a toujours été un fin observateur de son époque, il nous le prouve encore ici en critiquant Internet et ces nouvelles technologies qui transforme tout à chacun en journaliste d’investigation.
Romero aborde son histoire de zombie d’un nouveau point de vue, plus actuel, avec plus d’humour (beaucoup de clins d’oeil, de mise en abime avec cette idée de film dans le film…)
Attendons le prochain pour savoir quelle direction va prendre cette nouvelle série.

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RETOUR AU COLLEGE – Riad Sattouf (2005 – Hachette Littératures)

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On le sait, le sympathique Riad Sattouf est un fin observateur des mœurs de son époque. Il décrit comme personne les comportements et attitudes de ses contemporains. Il suffit de lire sa chronique dans Charlie Hebdo pour s’en convaincre. Ce « Retour au collège » ne déroge pas à la règle. C’est sensible, drôle, et un peu flippant quand même… Vrai, quoi !

C’est parce qu’il en garde un mauvais souvenir qu’il décide de retourner au collège pour voir si ce monde adolescent est aussi terrible que ça !
Et il l’est, bien entendu ! Mais cette fois-ci, Sattouf n’est plus directement impliqué. Sa position de chroniqueur-observateur lui convient à merveille car se replonger dans cet univers impitoyable évoque en lui de vieux souvenir enfouis, qu’il se serait bien gardé de se rappeler (faire parti du « club des pédés », ça marque, forcement). M’enfin, il est grand maintenant, finis les complexes… Etant rapidement accepté par les jeunes de la classe de 3èC, il lui arrive même de jouer le rôle de grand frère un peu moralisateur… Belle revanche personnelle…

Sur une idée d’un ami, et parce qu’il vient d’un milieu populaire, Sattouf préfère observer de l’intérieur un collège « de riches ». Et le constat est sans appel : qu’ils viennent d’un milieu aisé ou pas, les adolescents sont tous les mêmes ! Il y a les gars qui assurent et les pauvres nazes, les filles cool et les filles « molles »… Tous recherchent plus ou moins les mêmes choses : les dernières fringues ou portables à la mode, sortir avec untel ou une telle et surtout, être intégré dans le groupe. Le sentiment d’exclusion est la pire chose à vivre quand on est ado. Et ça, Riad Sattouf l’a finement retranscrit.

Avec son style faussement caricatural (mais réellement précis), il nous dresse des portraits (pas très avantageux) d’adolescents attachants ou têtes à claques, souvent les deux à la fois. Bien sur, il croque aussi le personnel de direction et certains professeurs, mais « le retour au collège » n’est à aucun moment une critique du système scolaire.
Jamais méchant, Sattouf a une réelle affection pour cette jeunesse qu’il nous décrit. Et on en redemande !

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