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Chronique K.BD – Ici

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« Si ces derniers temps l’équipe de k.bd a un peu réduit la voilure – mais reconnaissez que les fins d’années sont toujours bien chargées !! – elle en a profité pour prendre un peu de recul et pour constater que peu de place était accordée à l’actualité. Nous avons essayé en quelques semaines de rattraper un peu de notre retard grâce à Kersten ou Zaï Zaï Zaï Zaï, albums qui ont à notre humble avis marqué l’année écoulée. 3ème étape aujourd’hui avec Ici, ovni / olni / obdni qui ne vous aura sans doute pas échappé si vos sens sont en éveil dès que vous entrez dans votre librairie préférée. » Extrait de la synthèse de Champi.

Indéniablement l’un des grands albums de tous les temps…

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Chronique K.BD – Zaï Zaï Zaï Zaï

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Le mois de décembre est le mois des bilans, des classements des meilleurs albums et K.BD n’y échappe pas. Nous vous proposons quatre albums de l’année 2015 que nous avons collégialement le plus apprécié. Après Kersten, médecin d’Himmler de Perna & Bedouel présenté par Yvan, continuons notre sélection par l’album le plus encensé de l’année (qui vient de recevoir le grand prix de la critique ACBD 2016) : Zaï Zaï Zaï Zaï de Fabcaro. C’est plutôt rare pour un album comique. Mais dans le fond, pas étonnant. Cette année 2015 fut noire. Plusieurs atteintes directes et sanglantes envers ce/ceux que l’on aime nous auront marqués à jamais. Résister par le rire sous toutes ses formes reste la meilleure réponse possible… 

Morceaux choisis par bibi.

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Chronique K.BD – Le petit livre de la Bande Dessinée

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Nous terminons notre sélection estivale sur K.BD avec Le petit livre de la Bande Dessinée, un album bien sympathique qui plaira assurément à tout amateur du 9ème Art. Sur près de 200 pages, Hervé Bourhis et Terreur Graphique dressent un historique du médium, qui commence dès l’âge de pierre…

Une synthèse by myself…

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La vie de Mahomet – Charb & Zineb (Les Echappés-Charlie Hebdo, 2013)

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S’il est évident que Charb et Zineb nous propose un formidable travail de vulgarisation, La vie de Mahomet n’en est pour autant pas un livre vulgaire. En guise d’article, je vous incite fortement à lire ce formidable avant-propos de Zineb El Rhazoui. Un texte magnifique qui possède dorénavant une consonance bien particulière.

Croyants et profanes s’accordent au moins sur un fait : Mahomet était un homme. Sceau des prophètes ou imposteur, pacifiste ou guerrier, mystique ou assoiffé de pouvoir, âme charitable ou tyran, ascète ou amateur de femmes, la personnalité d’al-Amîn, l’Honnête, l’ultime messager d’Allah, suscite maints questionnements et nourrit tous les fantasmes. Contrairement à celle de Jésus et de Moïse, qui ont bercé l’imaginaire occidental, son histoire a souffert d’un manque de pédagogie. Plus que les enseignements religieux destinés à ses ouailles, son parcours terrestre mériterait d’être connu par tous. C’est justement l’ambition de ce présent travail. Contrairement aux apparences, il s’agit d’un livre très sérieux, qui a nécessité de longs mois de recherches afin d’illustrer le parcours d’un homme, Muhammad, tel que décrit dans les sources islamiques elles-mêmes. D’abord publié en deux tomes comme hors-série de Charlie Hebdo, cet album livre la version intégrale, enrichie de passages inédits sur la vie du « meilleur des hommes ». Mis à part la forme innovante, cet ouvrage n’invente rien sur la vie du messager d’Allah. Il n’a pas de prétention historique ou scientifique, puisqu’il ne fait que compiler des brides de la sîra, cette chronique prolifique et diffuse qui a consigné les moindres détails de la vie du prophète. Chaque anecdotes, chaque phrase mise dans la bouche de Muhammad est annotée, et renvoie à des références bibliographiques dont les plus rigoureux oulémas de l’islam ne contesteront pas l’authenticité. Rédigées dans un arabe ancien, souvent contradictoires, ces ommahât al-massâdir (« sources mères ») constituent la vulgate canonique exclusive -en plus du texte coranique – dans laquelle les musulmans puisent la sagesse de leur prophète. La sîra alépine d’Ibn Sayyid an-Nâs, la sîra d’Ibn Hichâm, le Livre des grandes classes d’Ibn Sâad, et bien d’autres sources islamiques ont permis de tisser la trame de ce récit.

Oui, mais… Le dessiner, pourquoi le dessiner ? Parce qu’il est inacceptable que les vies soient menacées car une plume, quelque part sur terre, esquisse le turban du prophète. Parce que le caricaturiste qui a fait de l’irrévérence un sacerdoce se doit de repousser les limites de la censure là où elles étranglent sa liberté. D’ailleurs, le tome 1 de la vie de Mahomet, publié en hors-série de Charlie Hebdo, bien qu’il ait fait couler beaucoup d’encre, n’a pas fait verser une seule goutte de sang. Ceux qui tuent à Islamabad ou à Tripoli au nom du choc des civilisations n’ont pas attendu que l’on profane leur sacré pour faire leur besogne. Alors, pourquoi le pinceau ne colorerait-il pas la barbe du prophète ? Toutefois, cet ouvrage n’est pas non plus une suite d’anecdotes nées de l’imagination profane d’un dessinateur impie. Ici, Muhammad n’est pas représenté, il n’est pas caricaturé. Son personnage, le petit bonhomme jaune de Charb, est une métaphore. Soyons sérieux, qui pourrait prétendre que Mahomet était ainsi, sous les traits que lui attribue ce livre ? Dans les sources islamiques précitées, il existe des descriptions détaillées du prophète. Grand de taille, blanc de peau, les sourcils denses et joints, les yeux noircis de khôl, le nez long et fin, la barbe tentée au henné, la bouche généreuse et les dents espacées, tels étaient les attributs physiques de Muhammad. Fallait-il que le dessin s’y conforme ? Cela aurait-il changé quelque chose s’il avait été remplacé par une bulle vide, un turban ou un point d’interrogation ? Telle n’est pas notre démarche, puisque c’est justement cela, la plus risible des caricatures.

Doit-on entériner l’obligation morale, réclamée par les plus fanatiques de ses fidèles, de respecter Muhammad ? Pas plus que l’on ne doit se conformer à celle de respecter Jésus ou Moïse. Non, les mêmes qui, en France, pensent qu’en dessinant de prophète de l’islam on pousse le bouchon trop loin sont ceux qui, dans une complaisance qui frise le mépris , sont convaincus que cette religion est loin, très loin derrière les Lumières. Ils caressent dans le sens du poil les plus ignorants parmi les musulmans, ceux qui, non conscients d’être infantilisés, nourrissent à tort l’espoir que pour leur seul bonheur le blasphème soit un jour proscrit en France. Ce n’est pas à ceux-là que nous nous adressons, mais aux autres, plus nombreux, plus discrets, qui n’ont pas troqué leur sens de l’humour contre le ridicule grincheux des clercs autoproclamés, prêts à s’insurger contre une loi écrite nulle part. L’islam n’est-il pas une religion de l’écrit ? Lançons ici le défi ! Que celui qui trouve dans le Coran ou la sunna le moindre texte interdisant de représenter Mahomet, ou qui que ce soit d’autre, nous jette la première pierre. Non que nous ayons le souci de nous conformer au préceptes de l’islam, mais, pour avoir passé au peigne fin ses sources, il s’avère que le tabou le plus tenace de la religion musulmane, celui pour lequel les foules s’insurgent et tant de crimes sont commis, ne se fonde sur rien, dans une religion où seul l’écrit scelle les enseignements d’Allah. D’ailleurs, ce pour quoi on nous vouerait aux flammes de l’enfer, les musulmans chiites le font depuis toujours. Que d’enluminures persanes représentent un Mahomet enturbanné, assis en tailleur et dispensant ses enseignements…

En France, cette France qui bouffait du curé il n’y a pas si longtemps, ne pas se plier à une prétendue interdiction religieuse est toujours un acte de subversion, voilà le constat. Parce qu’il est important pour le profane de connaître la vie d’un homme qui a changé le cours de l’Histoire, voici la vie de Muhammad, telle que rapportée par ses fidèles.

 Zineb (sociologue des religions)

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Misery Loves Comedy – Ivan Brunetti (Cambourakis, 2009)

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J’ai pris une petite claque en découvrant le travail de Brunetti compilé dans ce Misery Loves Comedy. J’avais bien envie d’en parler mais il s’avère que l’ami Nantua a déjà chroniqué cet ovni autobiographique. Alors, plutôt que me casser la tête à trouver les mots justes, je le copie sans vergogne et avec une petite pointe de jalousie, tant son article est sacrément bon et précis. Merci l’ami !

Misery loves comedy est le bouquin le plus corrosif, le plus dérangeant, le plus trash qu’il m’ait été donné de lire et le lecteur éventuel devra, avant de se lancer dans cette lecture, réviser son catalogue d’onomatopées ou d’éructations étonnées pour la qualifier : « oups, argh,  oh lala » ont fait personnellement parti de mon registre. Et là, je fais dans le soft.

Que raconte Misery loves comedy ? Le bouquin décline le Moi, l’incontournable Moi, le Moi immense et névrotique désigné sous le nom d’ Ivan Brunett, auteur américain d’origine italienne, enseignant à ses heures, auteur de comics psycho dépressif à coté desquels Blast ou From Hell passeraient presque pour des gentilles fables, fraîches et joyeuses. Le présent volume est composé de trois numéros de « schizo », sa revue, et de contributions à divers quotidiens. Il alterne histoires courtes, où l’auteur se met en scène, et strips trashs. On en sort pas indemne.

Le goût pour la dénégation de soi et la frustration artistique trouvent là,  en effet, une œuvre des plus abouties. Brunetti ne s’aime pas, ne nous aime pas, n’aime pas le monde : « Ma vie sera – t – elle toujours aussi merdique ? ( … ) ma médiocrité me monte à la gorge comme l’odeur d’une flaque de vomi frais ». «  Il n’existe probablement personne que je n’ai, à un moment ou à un autre rêvé de tuer, de défoncer et / ou couvrir de merde ». Le discours tenu est d’un terrible pessimisme et d’un noir si définitif qu’il semble parfois sur-joué. Le monde de Brunetti est violent : violence des mots et des situations, violence névrotique, full of frustration, peur de la mort … Point d’issus, dans chaque vignette dans ce monde « merdique » , saturé de contrastes noirs ou de mots envahissants. Misery love comedy est une oeuvre cérébrale et bavarde où la réflexion en vient à saturer l’espace d’une logorrhée répétitive. 

Mais bon : admettons que la vie soit si négative et le monde si merdique, le plus étonnant est que Brunetti a tout faux : il a du talent, énormément de talents. Il passe d’un style à l’autre, s’amuse ( oui s’amuse ! ) à égarer les pistes stylistiques, s’essaie à imiter ses glorieux ainés. Dès lors, on serait tenté de voir dans cette démarche un jeu, une comédie, comme l’explicite le titre et ne pas le prendre ( trop ) au sérieux. 

L’originalité majeure de Misery loves comedy est de poser de la manière la plus achevée qui soit la question  des limites. Jusqu’où peut – on aller dans mauvais goût ? Le contournement de  « valeurs » , la marge ? Comme dans  « c’est arrivé près  de chez vous » – film culte -  Brunetti renvoie sans cesse le lecteur à sa qualité de voyeur et l’invite à un retour au stade anal où le caca fait office de valeur et le pipi de tradition.

L’expérience de lecture n’est  pas sans intérêt et on est, c’est selon, à la fois enthousiaste ou dérangé.  Evidemment , on pense à Joe Matt , à Robert Crumb, et l’œuvre se rattache indéniablement  à la bd underground. Au vrai, plus qu’underground on songe à ‘’ borderline ‘’ pour nommer le brûlot créatif que l’on a entre les doigts. Cependant, autant les deux premiers  numéros de Schizo sont d’un trash absolu , autant l’auteur semble se calmer au troisième numéro , revenant à des considérations plus apaisées , et finalement plus rigolotes… Brunetti commencerait – il à devenir adulte ? On le lui souhaite !

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