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TNT – Tortoise (Thrill Jockey, 1998)

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J’avoue être passé à côté de cet album lors de sa sortie en 1998. Je n’accrochais pas à ce que les journalistes appellaient alors le Post-rock : un rock instrumental, expérimental et planant, un peu trop jazzy et intello pour moi. Disons que je n’étais pas assez mûr pour prendre le rythme de cette tortue… Mais depuis, est sorti le dyptique Kid A/Amnesiac qui m’a sensibilisé à cette approche musical. Alors, quand je me me suis plongé dans ce TNT, j’ai rapidement été pris dans les mailles de ses filets. Tortoise produit un rock instrumental, effectivement influencé par les structures jazz (« Swung from the gutters », « In Sarah, Mencken, Christ… »), mais aussi par les musiques de films, entre Western et Fantastique (« The Equator », « I set my face to the hillside »ou bien « Ten-day interval » et « Four-day interval » qui paraissent venir d’une B.O. de John Carpenter !). Cependant, ce n’est pas aussi cérébral que je ne le pensais. Leur musique est très sensible, sensuelle…

Bien qu’il s’aventure parfois vers les sonorités froides et inquiétantes de la musique électronique, des productions du label Warp en particulier (« A simple way to go fast », »Almost always is nearly enough », « Jetty »), TNT est un album chaleureux et paisible. L’influence des rythmes latinos et caribéens y contribue fortement. De superbes ambiances rock (« TNT », « The suspension bridge at Iguazu falls » ou « Everglade ») qui m’emmènent en ballade mentale vers les grandes étendues d’une Amérique imaginaire… Un univers musical proche de ce que je peux trouver chez Calexico, Pavement ou Broken Social Scene, les lyrics en moins… Leur album précédent, « Million now living will never die » (sorti en 1996) est tout aussi bon ! Moins électro et plutôt influencé par le Krautrock. On y retrouve ces riches ambiances… Tortoise est un groupe qui compte !

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Mark Kozelek – What’s Next To The Moon (Badman Recording, 2001)

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Belle découverte (merci à l’ami Swamp !) que cet album de Mark Kozelek, qui rend hommage à AC/DC, période Bon Scott. Beau contraste entre la violence des textes et l’ambiance paisible des arrangements folk-acoustiques. Il paraissait plus facile de reprendre leurs chansons en Blues…

On ne reconnaît pas les morceaux, entièrement réorchestrées, si ce n’est quelques bribes de couplets, de refrains, qui nous rappellent que ce sont des compositions de Scott and Young. If You Want Blood, Bad Boy Boogie ou Riff Raff sont méconnaissables. C’est là toute la réussite de cet album : nous faire entendre des morceaux qu’on connaît par cœur de manière inattendue. Plus que de simples reprises, Kozelek nous offrent de véritables réinterprétations, rendant justice aux textes de Bon Scott, plus reconnu comme performer que song-writer.

La pochette décrit très bien la teneur de cet album, un chemin de fer balisant la route, nous emmenant vers un horizon boisé…

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Un homme lunaire…

Le leader des Red House Painters a lancé un autre projet en 2003 : Sun Kil Moon (merci à l’ami Bruce !), grâce auquel il avance encore plus loin dans son univers de prédilection. A savoir un folk-rock teinté de pop, de country, pur produit estampillé « americana », offrant des images d’une Amérique contemporaine fantasmée : soleil plombant ou rasant, poussière, grandes étendues forestières ou désertiques, évasions de toutes sortes…

Un rythme lent (down tempo), une batterie en sourdine, une basse tellement en place qu’on ne l’entend pas. Des guitares slide ou en arpège. Une voix basse qui susurre, reconnaissable entre mille. Kozelek ne pousse jamais sa voix, il est toujours dans la retenue. De belles ambiances Country-Folk. [Un bon pote me disait il y a peu, lors d’une discussion musicale, que j’aimais bien ce qui est « country ». J’aime en effet ses ambiances, ses sons, quand ils sont cités, détournés par des artistes rock, pop ou folk. Mais je n’aime pas le style country en tant que tel. Le Creedence Clearwater Revival ou Johnny Cash font exception, tant ils transcendent le genre.] Un univers musical qui m’évoque de bons groupes US tels que Pavement, Calexico ou Neil Young…

Trois albums à leur compteur et quelques E.P. J’ai une préférence pour le superbe April. Mark Kozelek est un homme à suivre…

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Sun Kil Moon, April

http://markkozelek.com/

http://www.sunkilmoon.com/

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FEAST OF WIRE – Calexico (2003 Quarterstick Records)

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Cover Art de Victor Gastelum

Depuis leur premier album, Joey Burns (guitard/chant) et John Convertino (batterie) développent un univers original et singulier. Originaire de Tucson en Arizona, la musique de Calexico se situe entre la pop anglo-saxonne et la musique traditionnelle mexicaine, entre le jazz et Morricone. Mais le tout avec une cohérence et un style qui leur est propre, grâce notamment à la superbe voix de Burns et au jeu particulier de Convertino. La discographie de Calexico est remarquable, même si avec le temps, les derniers albums paraissent moins « originaux ». Ce Feast of Wire est à mon avis le plus abouti.

Calexico est une ville située à la frontière du Mexique et de la Californie. Le décor est planté…

Un superbe concert « World Drifts In »(2004) est disponible en dvd. Ils y invitent une troupe de mariachi (Luz de Luna) et Francoiz Breut, dont ils reprennent la chanson « si ti disais », de l’album « feast of wire » justement.

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Du beau, du bon, des bds…

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