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Mes 10 bandes dessinées préférées…

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L’hebdo Marianne sort un hors série consacrée à la bande dessinée. Début d’année et festival d’Angoulême obligent, la rédaction nous propose un traditionnel (et déjà vu) recensement des œuvres incontournables de la bande dessinée. Mais la grande originalité de ce hors-série, c’est d’avoir demandé à une bonne vingtaine d’auteurs influents (entre Gotlib, Pétillon, Moebius, Bilal, Fred, Blutch, Dupuy & Berberian, etc.) d’établir la liste de leurs 10 albums préférés.

Une idée intéressante, qui m’a donné envie de faire de même, avec toute la subjectivité et les oublis que cela oblige… Exercice difficile que de devoir choisir mes dix bandes dessinées préférées parmi toutes celles que j’ai lu et apprécié. J’ai choisi ces dix en laissant parler mes émotions plutôt que mon intellect. Ne pas choisir une bd parce qu’elle est un chef d’œuvre, mais par rapport au plaisir que j’ai eu de la découvrir, de la lire et relire. C’est pourquoi par exemple, on y trouvera La grande fugue des frères Varenne plutôt que le Maus de Spiegelman… Bien sur, les deux peuvent parfois se côtoyer (tels que pour les Idées Noires du Maitre Franquin), mais j’ai dressé cette liste en fonction de mes coups de cœur.  

Un autre critère, qui m’a bien aidé pour établir cette liste, c’est d’évoquer des albums que je n’ai pas encore chroniqué sur ce blog. Partant du principe que je ne parle que de BDs que j’apprécie, cela aurait fait doublon pour certaine… Malgré cela, le choix reste difficile. Mais voilà, la liste est faite, sans ordre d’importance :

couverturebd2203332212.jpgSous le signe du capricorne (Hugo Pratt)

Le premier Corto Maltese que j’ai lu. J’y ai découvert la magie du noir et blanc pur, la beauté des contrastes forts. Un univers onirique et envoutant que je ne cesserai jamais d’aimer. Pratt est un génie de la narration, et un grand dessinateur (malgré ce que certains peuvent en dire…) Une œuvre qu’on adore ou qu’on déteste, mais qui ne laisse pas indifférent.

ideesnoirescou01.jpgIdées Noires (André Franquin)

Je me rappellerai toujours de mes impressions lorsque j’ai lu cet album pour la première fois. C’est poilant et flippant. Attirant et dégoutant. C’est surtout virtuose. Comment est-il possible que ce soit le même dessinateur que celui de notre gaffeur préféré. Depuis, je n’ai jamais pu lire Gaston de la même façon…

uneafairedefamillecouv.jpgUne affaire de famille (Will Eisner)

Eisner aime raconter des histoires simples. Des histoires qui touchent tout un chacun. Des histoires que l’on pourrait tous vivre. Loin de l’Aventure et des Super-héros, Une affaire de famille nous emmène dans l’intimité d’une famille, et touche à l’universalité des sentiments filiaux. Un chef d’œuvre… 

rubrique01.jpgRubrique à brac (Marcel Gotlib)

Il est pour moi évident que Gotlib figure dans mon panthéon. Un génie de l’humour ce type ! Mais que choisir de lui ?
La Rubrique à Brac bien sur ! Le chainon manquant entre les Dingodossiers d’avec Goscinny et ses œuvres fluidiennes. Un must de l’humour dessiné, que je relis toujours avec grand intérêt, tant j’en découvre encore à chaque fois…

ardeur03.jpgLa grande fugue (Alex et Daniel Varenne)

Ah ! Les frères Varenne ! J’avais acheté cet album par hasard, et j’avoue ne pas l’avoir apprécié à sa juste valeur. Mais avec le temps, j’ai adoré cette histoire post-apocalyptique. Graphiquement parlant, La grande fugue est mon préféré de la série des Ardeur. L’utilisation du noir et blanc et surtout ces gammes de gris, est remarquable. Peu de traits, la plupart des formes sont signifiées par les contrastes. Un choc esthétique.

letresorderackamlerouge.jpgLe trésor de Rackham le Rouge (Hergé)

Tintin, inévitablement. Mais quel album ? En y réfléchissant bien, le choix est ardu. Mais rapidement, l’histoire qui me vient à l’esprit, qui m’a le plus fait rêver, qui n’arrête pas de me surprendre au fil des pages, qui m’emmène à la fois au bout du monde et à proximité, qui m’a donné une définition claire de ce qu’est l’Aventure, c’est sans conteste Le trésor de Rakham le Rouge. 

grandduduchele29012005.jpgLe grand Duduche – il lui faudrait une bonne guerre (Cabu)

Tout est bon chez Cabu, et j’ai une tendresse particulière pour le Grand Duduche, cet album principalement. Alors que pour beaucoup, il demeure le dessinateur de notre enfance, son graphisme et les thèmes qu’il aborde ne sont pas accessible au premier adolescent venu. Il faut acquérir une certaine maturité pour apprécier son œuvre à sa juste valeur. Même si Duduche (et donc Cabu) est un éternel adolescent. C’est certainement pour ça que je les aime plus encore avec l’âge…

eda490e579aab148e97a800968d4014f224300.jpgJe montre tout (Georges Wolinski)

Wolinski fait-il de la bande dessinée ? Eternelle question qui dans le fond, n’a pas de sens. C’est un dessinateur, qui nous raconte des histoires en dessin. Voilà tout ! Et quand il nous raconte sa vie de dessinateur, ça donne ce superbe Je montre tout. Wolinski tiens ses promesses, il livre tout. La grande originalité, qui fait la richesse et la rareté de cet ouvrage, c’est que Wolinski rencontre Wolinski. Il n’y a pas un, mais six personnages principaux (un Wolinski par décennie). Cette mise en abime est d’une richesse narrative incroyable.

giljourdan03.jpgLa voiture immergée (Maurice Tillieux)

Tillieux, c’est la classe. Lecture de mon enfance, je retiendrai en particulier ce troisième album de Gil Jourdan. Une virtuosité dans le dessin (quelles couleurs !), au service d’une ambiance polar année 50. Des personnages hauts en couleur, une angoisse sourde, de multiples dangers… Bref, pas besoin d’aller au bout du monde (ou avoir de supers pouvoirs) pour vivre l’Aventure. Gil Jourdan, c’est l’antithèse de Tintin. La voiture immergée, une histoire qui tient la route ! Comme dirait Libellule…

pinocchio.jpgPinocchio (Winshluss)

Un des auteurs les plus originaux de sa génération, pour un album qui ne ressemble à rien de connu jusqu’alors. Winshluss est un dessinateur « underground », dont le style n’est vraiment pas accessible. D’où cette remarquable performance que d’avoir réuni succès critique et public (mérités) avec cette adaptation trash à ne pas mettre entre toute les mains. Du grand Art…

Voici dans le désordre, la liste de mes autres albums préférés, déjà chroniqués dans ces pages :

Time is money (Alexis et Fred)

Arzack (Moebius)

Livret de Phamille (JC Menu)

Contes d’edgar Poe (Breccia)

Insomnie (Adrian Tomine)

La jonque fantôme vue de l’orchestre (Forest)

La vie est belle malgré tout (Seth)

Scène de la vie de banlieue (Caza)

Little Nemo (Winsor Mc Cay) 

Persepolis (Marjane Satrapi)

Ici Même (Forest et Tardi)

Mister Nostalgia (Crumb)

L’incal (Moebius et Jodorowsky)

Black Hole (Charles Burns)

DEDICACES…

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JC Menu et Thiriet dans L’Eprouvette n°1

Je ne suis pas un « dédicalcoolique ». Je ne me rends pas à un salon ou un festival uniquement pour obtenir LA dédicace de mon auteur fétiche ou pire encore, faire gonfler la côte de mon édition originale. Je ne fais pas 3 heures de queue pour avoir un échange informel de 5 minutes maxi avec un dessinateur. Je me balade, découvre, profite des expositions, fait quelques achats quand je chine une rareté ou un ouvrage difficilement trouvable et éventuellement, je repars avec une dédicace…

Il faut être honnête et reconnaître que même si le principe de la dédicace est discutable (je vous incite fortement à lire le dossier complet « critique de la dédicace » dans l’Eprouvette n°1) ça me fait toujours plaisir de rencontrer un auteur que j’apprécie, et repartir avec un dessin ou une bafouille de ce dernier. Mais seulement quand l’opportunité se présente. Je ne vais pas forcer les choses…

Là en l’occurrence, je savais que Cabu était invité au Salon du Livre. J’avais au cas où ramené un vieil album du grand Duduche (série bête et méchant de 1973). Et c’est parce qu’il n’y avait que trois personnes devant moi que j’ai patienté pour avoir une dédicace. J’ai attendu 15 minutes maxi avant cette brève rencontre.

D’abord, Cabu est aussi gentil qu’on le dit. Il n’est pas blasé du tout et prend le temps d’échanger quelques mots. Il ne fait pas de dédicace préfabriqué (genre toujours le même dessin où seul le nom change) mais une caricature de la personne qu’il a en face de lui. Quand je lui présente le Duduche, il est étonné de voir qu’on peut encore le trouver. Il me demande de qu’elle année il est, je lui répond 1973. Je n’étais même pas né ! Il me regarde en souriant et je m’excuse de le renvoyer à son grand âge. Echange de rires… C’est donc en 4-5 coups d’œil et quelques traits qu’il me croque devant une pile de livre. Je lui dis que ça ressemble à ma bibliothèque, au grand dam de ma femme. Il me dit que chez lui c’est pareil et que sa femme s’en plaint également. Je lui demande s’il peut me mettre aux cotés du Grand Duduche, ce qu’il fait en quelques secondes et voilà ! Un bon moment, merci m’sieur Cabu !

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Au festival BD de Darnetal d’octobre 2005, étaient entre autres présents Willem et Frémion. Cette dédicace de Willem est la seule que j’ai vraiment cherché à obtenir. Une bonne demi-heure d’attente et quand arrive mon tour, Willem commence à ranger ses stylos pour faire une pause. J’était accompagné de l’ami N’alex qui espérait également avoir une gribouille du grand Willem. On le prie donc de bien vouloir nous faire un dessin. Je vois dans son regard qu’il aimerait bien faire un break, mais accepte tout de même. Quand je vois le résultat, je ne peux  m’empêcher d’y voir une allégorie de cette situation, et nous reconnaître dans ces deux personnages…

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Frémion lui était seul à son stand. Hallucinant, personne ne semble connaître cet immense auteur (écrivain, chroniqueur, éditeur, biographe (de Reiser entre autres…) Je vais le voir et lui achète deux petit recueils édités à compte d’auteur (il m’explique que ces sont des commandes pour des conférences): L’absurde dans la BD et Le fois Gras dans la BD. Je lui avoue dévorer Fluide depuis longtemps mais qu’étant plus jeune, je ne le lisais jamais. Je préférais les bds de ses camarades, alors que maintenant, je suis un inconditionnel de ses rubriques. Il me remercie de lui rappeler qu’il n’est plus tout jeune (décidemment, j’ai le chic !) et m’écrit ce petit mot sympa…

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Il y avait d’autres dessinateurs de l’équipe Fluide, Relom (qui partait au moment que j’allais lui demander un dessin) ou Pourquié. J’ai eu le temps d’avoir une autre dédicace, celle de Jampur Fraize (qui édite chez Les Requins Marteaux et dessine dans le Psiko…) un dessinateur dont j’aime bien le style. Pareil, il était tout seul et a pris le temps de me faire un dessin bien sympathique…

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Je ne suis pas dédicalcoolique, mais j’ai plaisir à vous montrer ces quelques dédicaces, et d’avoir pu croiser ces auteurs…

PILOTE (magazine) – Editions Dargaud

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Couverture de Giraud (2008)

Pilote fut créé en 1959, par le chef du service de presse de Radio-Luxembourg. Ce dernier, voulant lancer sur le marché un « Paris-Match » pour jeunes, fait appel à de jeunes auteurs : Charlier, Uderzo et Goscinny, qui revient des USA où il a collaboré avec l’équipe du journal MAD !..  » Nous voulions faire un journal s’adressant à des adolescents et pas à de jeunes enfants. Pour cela nous avons fait appel à des journalistes de la « grande presse », dont beaucoup émanaient, bien sur, de Radio-Luxembourg (Jean Carlier, Lucien Barnier…), et non pas à des spécialistes de la presse des « petits ». Et il fallait créer des nouvelles séries : Charlier et Uderzo ont fait « Michel Tanguy », Uderzo et moi devions faire quelque chose… Nous avons cherché et nous avons trouvé « Astérix »… » (Goscinny in Pilote spécial 30 ans)

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Couverture de Gotlib

En 1961, Georges Dargaud rachète le journal et nomme Goscinny et Charlier comme co-rédacteur en chef en 1963. Cette année là et dans les années qui suivent, Blueberry, Achille Talon, le Grand Duduche, Fred, Gotlib, Reiser, Gébé, Mandryka, Christin, Mézières, Lob, Gigi, Pichard, Forest, Goetzinger, accompagnés de beaucoup d’autres, rejoignent l’équipe. En 1966, en deux semaines, on vend 600 000 exemplaires de l’album Asterix chez les bretons (le premier de la série avait été tiré à 6000 exemplaires). On n’ avait jamais vu un tel engouement pour la Bande Dessinée (Asterix fait même la couverture de l’Express, une première pour un héros de BD). Pilote est plus que jamais « le journal d’Asterix et Obelix » !

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L’équipe de Pilote croquée par Alexis

En mai 1968, alors que le succès est là, Pilote est secoué lui aussi par la révolte qui agite le pays. Quelques dessinateurs impétueux (menés pas Giraud) décident de traduire Goscinny et Charlier devant un pseudo-tribunal de la plume et du pinceau. Leur seul tord en fait, est d’être de l’ancienne génération. Car avec le recul, il parrait un peu stupide de reprocher à Goscinny d’être un réac, quand on voit les risques qu’il à oser prendre en éditant tous ces auteurs anti-conformistes. Ça s’arrangera, mais Goscinny en fut durablement blessé. Cette épreuve passé, le journal (« qui s’amuse à réfléchir ») devient de plus en plus riche. A la rédaction, tout le monde est amoureux de Clair Bretécher. Les albums se succèdent. Morris arrive. William Vance illustre Bob Morane. Druillet fait exploser les pages. Tardi passe. F’Murrr entre. Clavé, Solé, Alexis, Petillon, Patrice Leconte sont là. Godard et Ribera aussi. Bilal, 19 ans, gagne un concours organisé par Pilote et commence à collaborer aux pages d’actualités.

En 1974, Pilote devient mensuel. René Goscinny disparaît en 1977… Charlier s’est éloigné. Suivront cependant des années qui verront s’ajouter sur le livre d’or des éditions Dargaud les signatures de Loisel, Cothias, Blanc-Dumont, Lauzier, Régis Franc, Caza, Rodolphe, Baru, Cabanes, Boucq, Martin Veyron, Jean-Claude Denis, Hugot Pratt, Rivière, Floc’h, d’Autheman et de bien d’autres, y compris celle de Pierre Desproges.

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En septembre 1978, le numéro 53 de Pilote défraie la chronique par une couverture épurée, presque vidée, au titre provocateur : « Pilote n’est plus un journal ». La commission paritaire des publications et des agences de presse a en effet radié Pilote, sans aucun avertissement préalable, au motif d’un manque de respect permanent à l’égard des gouvernants. Une censure, donc, ou, comme l’explique Guy Vidal dans son éditorial, « un assassinat par le fric ». Devant la levée de bouclier de la presse, la commission paritaire fait finalement machine arrière. En février 1979, la commission paritaire admet la bande dessinée comme un moyen d’expression à part entière. Aux milieu des années 80, Charlie Mensuel rejoint Pilote. En 1986, les deux titres fusionnent. En novembre 1989, Pilote cesse de paraître. En juillet 1990, Georges Dargaud meurt. Une époque se termine… (historique tiré en parti du Catalogue Dargaud 2007)

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Mezieres

Formidable auteur, scenariste, dialoguiste et créateur d’univers, Goscinny fut surtout un rédacteur en chef génial. Il a donné sa chance à de nombreux jeunes dessinateurs qui deviendront des géants de la Bande Dessinée française : Jean Giraud-Moebius, Cabu, Gotlib, Druillet, Bretecher, Mandryka, Fred, Alexis, et tant d’autres… Même s’il n’aimait pas le style d’un dessinateur, Goscinny le diffusait, car il sentait que les lecteurs pouvaient accrocher. Il laissait le temps à une série pour trouver son public. Il savait prendre des risques afin de proposer des choses nouvelles à ses lecteurs…Par exemple, quand il lance Philemon de Fred en 1966, la série fait un bide total. La rédaction croule littéralement sous les lettres de lecteurs mécontents et indignés de voir une série « mal déssinée » et « sans queue ni tête » dans leur journal préféré (chaque année Pilote organisait un référendum auprès de ses lecteurs pour établir le palmarès des meilleures séries, Philémon à du finir bon dernier…). Quand on constate maintenant le succès justifié de cette série et le génie reconnu de Fred, on ne peut qu’applaudir Goscinny pour son talent de découvreur et sa tenacité ! Les exemples de ce type (avec Gotlib, Druillet, Reiser…) ne manquent pas.
Ce qui fait de Goscinny l’homme le plus important de la bande dessinée française. Et Pilote, LA revue de Bande Dessinée !

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Sempé, Goscinny, Uderzo et Charlier

Tout Pilote sur http://www.bdoubliees.com/journalpilote/annees/index.html


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