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La Présidente – Blutch & Menu (l’Association, 2010)

La Présidente - Blutch & Menu (l'Association, 2010) dans Chroniques BD lapresidente

On commence la lecture de cet album par trois pages d’une histoire dont on ne lira jamais la suite. Car Menu n’est pas satisfait de la tournure que cela prend. Il retrouve alors Blutch afin de redéfinir leur projet. Si le thème reste le même, « l’écologie au pouvoir », le traitement de l’histoire diffèrera totalement. Ils se lançaient dans une politique fiction alors que la réalité leur apportait l’histoire sur un plateau. En effet, il existe en France un exemple concret de l’écologie au pouvoir : la Présidente du conseil général Nord-Pas-De-Calais est une élue « verte ». La réalité dépasse parfois la fiction.

La Présidente est donc un reportage d’investigation sur les traces de Marie-Christine Blandin. Durant deux jours de Novembre 1994, Blutch et Menu se fondent dans le cortège officiel qui suit la présidente lors de ses déplacements officiels. Ils en arrivent à se faire oublier et peuvent donc observer de l’intérieur les us et coutumes du milieu politique.

Très honnêtement, on ne saura pas grand-chose sur la manière dont s’exerce l’écologie au pouvoir, les projets, les combats et les enjeux politiques que la présidente doit mener. Entre inaugurations, vernissages, buffets, visites et discours officiels, seule l’interview accordée aux auteurs nous permet d’appréhender la lourde tache qui lui incombe, ô combien nécessaire dans une région dont le passé industriel à laissé de lourdes traces, tant au niveau du chômage (le plus fort taux du pays) que de la pollution des sols. Cependant, comme le rappelle l’intéressée en préface : « Les quelques jours captés en 1994, ici au Nord, sous la plume de Blutch et Menu semblent une suite de faits anodins, anecdotiques, parfois amusants. Pourtant tout y est, les détails des mœurs de l’époque, comme les germes de la suite de l’histoire politique locale ».

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Dans sa forme, cet album est un reportage dessiné par Blutch et scénarisé par Menu. Le tout réalisé quasiment en temps réel. Le dossier figurant en deuxième partie de l’ouvrage nous permet de voir les coulisses de la création. Blutch et Menu, carnets et crayons à la main, croquent les personnes qu’ils croisent, retranscrivent les situations, les interactions, les dialogues. Rien ou presque ne leur échappe. Ils dessinent sur le vif durant la journée et le soir, travaillent au scénario et à la mise en page. On se rend compte que Blutch respecte méticuleusement les mises en page de Menu (dont ses planches gribouillées ressemblent étrangement à celle d’Hergé pour son Alph’Art). Blutch excelle dans l’exercice du portrait. Il sait retranscrire les caractéristiques des visages qui font de ses personnages des « gueules », sans pour autant tomber dans l’exagération de la caricature.

Initialement publiée en 1996 dans le collectif Noire est la Terre aux éditions Autrement, cette bédé-reportage se rapproche dans sa conception – les auteurs assumant la subjectivité de leur point de vue en se mettant en scène – des reportages de Gébé ou de Cabu réalisés pour Charlie Hebdo, le ton satirique en moins.

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Plates-bandes – Jean Christophe Menu (L’Association, 2005)

 

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Bon, Plates-bandes est sorti il y a 5 ans maintenant et qu’en reste-t-il ? Le pamphlet d’un auteur-éditeur de bandes dessinées – que l’on classera comme « indépendant » – qui exprime clairement son raz le bol contre une certaine (mauvaise) manière (dominante) de faire de la Bande Dessiné. [Rectification faite : Menu précise dans L’Eprouvette n°1 que ce Plates-bandes n’est ni un pamphlet, ni un essai, mais un texte d’opinion « assurément « juge et partie », dont l’enjeu était de contribuer à définir les vieux tenants et les nouveaux aboutissants d’un contexte précis : le champ éditorial de la Bande Dessinée en France en janvier 2005″.]

Les illustrations qui jalonnent ce livre (toutes droit-tirées d’un cabinet de dentiste) donnent le ton : ça va faire mal ! Menu est un gars qui vient du fanzine et de l’auto-production. Un dessinateur qui a toujours été attiré par la conception de l’objet BD. Branché dans le milieu de la musique « rock alternatif », en particulier au sein des Satellites, il s’est inspiré des maisons d’éditions « alternatives » qui se sont créées dans les années 80 (Bondage, Boucherie productions…). Une manière de créer et produire des oeuvres comme ils l’entendent, sans aucunes concessions envers le milieu commercial de la musique. Diffuser une oeuvre et non un produit. Voilà leur philosophie.

Menu et ses amis ont donc crée L’Association dans cette optique. Dans la mesure aussi où à l’époque (fin des années 80 où la presse BD disparaissait), toutes les maisons d’éditions refusaient leurs projets. Cette nécessité de créer un label devient indissociable d’une certaine revendication. Produire « contre » peut être un bon leitmotiv, il ne faudrait pas que cela devienne le seul moteur de création. C’est ce que certains reprochent à Menu (ceux qui se font allumer dans ce Plates-bandes). C’est un piège dans lequel il a failli tomber (source de désaccord avec ses anciens camarades ?). Cet ouvrage en est peut-être la profession de foi, il en est également une forme de testament. Depuis 2006, à partir de la création de la revue L’Eprouvette – qui dans cet optique ne pouvait que se saborder au bout de trois numéro (et quels numéros !) – il me semble que Menu à retrouvé un nouveau souffle, une dynamique nouvelle. Il a craché son venin à la face de la profession et à su passer à autre chose (tout en restant révolté). Il s’est par exemple remis à dessiner (les Lock-groove ou les Mont-vérité Chrono-poche). Le retour de Lapin nous le confirme également. Outre le fait d’être toujours un terrain privilégié d’expérimentations et de revendications, Menu croit encore à l’utilité de L’Association comme tremplin pour de nouveaux auteurs, et non plus seulement comme un acte de résistance contre le microcosme de la bd (qui deviendrait rapidement stérile). Relire Plates-bandes maintenant nous permet de constater que JC Menu avance et croit toujours en ce qu’il fait. Toujours très bien d’ailleurs…

Je suis un lecteur-amateur de bande dessinée depuis le milieu des années 80. Si j’ai connu les magazines Spirou, Tintin et surtout Pif, la BD a toujours été pour moi l’Album, le fameux 48 pages couverture cartonnée (voir le 62 CC pour les Tintin). Je ne partage donc pas cette aversion envers ce format. Je comprend cependant (et remercie) Menu qui prône la diversité et le non formatage des albums de Bande Dessinée. Considérer et confectionner cet objet comme un bel ouvrage, plus proche des beaux livres d’Art ou de Littérature illustrée, me fait fortement apprécier les productions de L’Association (le fait de s’inscrire dans la filiation des avant-gardes littéraires et artistiques peut paraitre prétentieux, je trouve cependant cette approche pertinente et justifiée).

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Le 48CC de Menu…

Menu aura tout de même sorti un album 48CC, dans la série des Donjons. Cette participation nous démontre qu’il n’est pas bêtement bloquer contre ce format et ce genre de série (il n’a d’ailleurs jamais critiqué les lecteurs de ce type d’ouvrage). Il s’exprime très clairement à ce sujet : « Comme pour Donjon chez Delcourt, il y a une complémentarité qui est probablement la meilleure façon de voir coexister un espace d’innovation comme L’Association, avec un relais standard dans la grande distribution pour ceux que ça interresse. [...] L’intérêt de Donjon, par exemple, est d’exister dans la grande distribution, puisque Donjon joue aussi à pervertir sa propre forme. Son ambiguïté par rapport à l’heroïc-fantasy et au standard n’ont de sens que sur ce terrain là. Donjon n’aurait eu aucune incidence publié à L’Association, et n’aurait même pas pu être imaginé pour L’Association ».

J’adhère pleinement à son analyse du milieu éditorial : s’il est des maisons d’éditions qui ont toujours assumer de faire du commercial (Dargaud, Dupuis…), il est plutôt agaçant de voir bons nombres d’entre elles éditer des oeuvres « à la manière de » ce que nous propose l’Asso (format livre, genre autobiographique, noir et blanc…). Ces mêmes maisons qui avaient refusés leurs projets à la fin des années 80. Il est bien dommage pour la diversité de la Bande Dessinée que ceux qui ont les moyens de prendre des risques en éditant des ouvrages « autres », des auteurs exigeants, attendent que des petits labels ouvrent des niches pour s’y engouffrer.

Mais ne faisons pas de bête manichéisme, il n’est pas question de critiquer les qualités intrinsèques d’un album « indé » par rapport à un « commercial » (bon ou mauvais, chacun est juge), mais bien de dénoncer les méthodes de production et de récupération de certaines maisons d’éditions. Menu n’hésite pas à donner des noms. Les Casterman (avec sa collection Ecritures), Delcourt (avec Encrages ou Outsider), Les Humanoïdes Associés (avec Tohu Bohu) et autre Glénat qui, s’ils ont fortement contribuer à la diversité et l’originalité de la production BD, se sont rapidement engouffrés dans le créneau du roman graphique et de la bande dessinée d’auteur. Sans parler de Soleil qui rachète le nom et le catalogue Futuropolis, voulant s’inscrire dans une filiation contre-nature (Mourad Boudjellal n’est pas Etienne Robial). « Quand un « gros » éditeur fait son métier de « gros », en outrepassant pas son territoire de « gros » ,je n’y vois pas de problème majeur » (JC Menu). Ce n’est pas plus compliqué que cela. Que chacun fasse ce qu’il sait faire, sans venir marcher sur les plates-bandes du voisin. Mais la réalité est tout autre…

Menu est totalement légitime pour critiquer le milieu de l’édition BD. Sa manière n’est peut-être pas très orthodoxe (il ose dénoncer !). Je ne vais pas lui reprocher de ne pas utiliser la langue de bois. Au contraire ! Face à la production actuelle, monstrueuse, j’ai quand même l’impression qu’il y a beaucoup de tacherons, de dessinateur de secondes zones (il faut le dire, sous leurs airs « indé », la plupart sont édités par ces gros labels), qui font ce qu’une poignée d’auteurs faisaient déjà il y a une quinzaine d’année. Combien trouvent-on de sous-Blain, sous-Sfar, sous-Trondheim, sous-Blutch, sous-De Crecy, sous-Rabaté..?  J’estime la proportion à un auteur pour dix copieurs, au moins. Je préfère des dessinateurs qui ont moins de technique, mais plus de personnalité, d’originalité (comme on en trouve beaucoup dans le Psikopat ou Lapin !).

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Mes 10 bandes dessinées préférées…

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L’hebdo Marianne sort un hors série consacrée à la bande dessinée. Début d’année et festival d’Angoulême obligent, la rédaction nous propose un traditionnel (et déjà vu) recensement des œuvres incontournables de la bande dessinée. Mais la grande originalité de ce hors-série, c’est d’avoir demandé à une bonne vingtaine d’auteurs influents (entre Gotlib, Pétillon, Moebius, Bilal, Fred, Blutch, Dupuy & Berberian, etc.) d’établir la liste de leurs 10 albums préférés.

Une idée intéressante, qui m’a donné envie de faire de même, avec toute la subjectivité et les oublis que cela oblige… Exercice difficile que de devoir choisir mes dix bandes dessinées préférées parmi toutes celles que j’ai lu et apprécié. J’ai choisi ces dix en laissant parler mes émotions plutôt que mon intellect. Ne pas choisir une bd parce qu’elle est un chef d’œuvre, mais par rapport au plaisir que j’ai eu de la découvrir, de la lire et relire. C’est pourquoi par exemple, on y trouvera La grande fugue des frères Varenne plutôt que le Maus de Spiegelman… Bien sur, les deux peuvent parfois se côtoyer (tels que pour les Idées Noires du Maitre Franquin), mais j’ai dressé cette liste en fonction de mes coups de cœur.  

Un autre critère, qui m’a bien aidé pour établir cette liste, c’est d’évoquer des albums que je n’ai pas encore chroniqué sur ce blog. Partant du principe que je ne parle que de BDs que j’apprécie, cela aurait fait doublon pour certaine… Malgré cela, le choix reste difficile. Mais voilà, la liste est faite, sans ordre d’importance :

couverturebd2203332212.jpgSous le signe du capricorne (Hugo Pratt)

Le premier Corto Maltese que j’ai lu. J’y ai découvert la magie du noir et blanc pur, la beauté des contrastes forts. Un univers onirique et envoutant que je ne cesserai jamais d’aimer. Pratt est un génie de la narration, et un grand dessinateur (malgré ce que certains peuvent en dire…) Une œuvre qu’on adore ou qu’on déteste, mais qui ne laisse pas indifférent.

ideesnoirescou01.jpgIdées Noires (André Franquin)

Je me rappellerai toujours de mes impressions lorsque j’ai lu cet album pour la première fois. C’est poilant et flippant. Attirant et dégoutant. C’est surtout virtuose. Comment est-il possible que ce soit le même dessinateur que celui de notre gaffeur préféré. Depuis, je n’ai jamais pu lire Gaston de la même façon…

uneafairedefamillecouv.jpgUne affaire de famille (Will Eisner)

Eisner aime raconter des histoires simples. Des histoires qui touchent tout un chacun. Des histoires que l’on pourrait tous vivre. Loin de l’Aventure et des Super-héros, Une affaire de famille nous emmène dans l’intimité d’une famille, et touche à l’universalité des sentiments filiaux. Un chef d’œuvre… 

rubrique01.jpgRubrique à brac (Marcel Gotlib)

Il est pour moi évident que Gotlib figure dans mon panthéon. Un génie de l’humour ce type ! Mais que choisir de lui ?
La Rubrique à Brac bien sur ! Le chainon manquant entre les Dingodossiers d’avec Goscinny et ses œuvres fluidiennes. Un must de l’humour dessiné, que je relis toujours avec grand intérêt, tant j’en découvre encore à chaque fois…

ardeur03.jpgLa grande fugue (Alex et Daniel Varenne)

Ah ! Les frères Varenne ! J’avais acheté cet album par hasard, et j’avoue ne pas l’avoir apprécié à sa juste valeur. Mais avec le temps, j’ai adoré cette histoire post-apocalyptique. Graphiquement parlant, La grande fugue est mon préféré de la série des Ardeur. L’utilisation du noir et blanc et surtout ces gammes de gris, est remarquable. Peu de traits, la plupart des formes sont signifiées par les contrastes. Un choc esthétique.

letresorderackamlerouge.jpgLe trésor de Rackham le Rouge (Hergé)

Tintin, inévitablement. Mais quel album ? En y réfléchissant bien, le choix est ardu. Mais rapidement, l’histoire qui me vient à l’esprit, qui m’a le plus fait rêver, qui n’arrête pas de me surprendre au fil des pages, qui m’emmène à la fois au bout du monde et à proximité, qui m’a donné une définition claire de ce qu’est l’Aventure, c’est sans conteste Le trésor de Rakham le Rouge. 

grandduduchele29012005.jpgLe grand Duduche – il lui faudrait une bonne guerre (Cabu)

Tout est bon chez Cabu, et j’ai une tendresse particulière pour le Grand Duduche, cet album principalement. Alors que pour beaucoup, il demeure le dessinateur de notre enfance, son graphisme et les thèmes qu’il aborde ne sont pas accessible au premier adolescent venu. Il faut acquérir une certaine maturité pour apprécier son œuvre à sa juste valeur. Même si Duduche (et donc Cabu) est un éternel adolescent. C’est certainement pour ça que je les aime plus encore avec l’âge…

eda490e579aab148e97a800968d4014f224300.jpgJe montre tout (Georges Wolinski)

Wolinski fait-il de la bande dessinée ? Eternelle question qui dans le fond, n’a pas de sens. C’est un dessinateur, qui nous raconte des histoires en dessin. Voilà tout ! Et quand il nous raconte sa vie de dessinateur, ça donne ce superbe Je montre tout. Wolinski tiens ses promesses, il livre tout. La grande originalité, qui fait la richesse et la rareté de cet ouvrage, c’est que Wolinski rencontre Wolinski. Il n’y a pas un, mais six personnages principaux (un Wolinski par décennie). Cette mise en abime est d’une richesse narrative incroyable.

giljourdan03.jpgLa voiture immergée (Maurice Tillieux)

Tillieux, c’est la classe. Lecture de mon enfance, je retiendrai en particulier ce troisième album de Gil Jourdan. Une virtuosité dans le dessin (quelles couleurs !), au service d’une ambiance polar année 50. Des personnages hauts en couleur, une angoisse sourde, de multiples dangers… Bref, pas besoin d’aller au bout du monde (ou avoir de supers pouvoirs) pour vivre l’Aventure. Gil Jourdan, c’est l’antithèse de Tintin. La voiture immergée, une histoire qui tient la route ! Comme dirait Libellule…

pinocchio.jpgPinocchio (Winshluss)

Un des auteurs les plus originaux de sa génération, pour un album qui ne ressemble à rien de connu jusqu’alors. Winshluss est un dessinateur « underground », dont le style n’est vraiment pas accessible. D’où cette remarquable performance que d’avoir réuni succès critique et public (mérités) avec cette adaptation trash à ne pas mettre entre toute les mains. Du grand Art…

Voici dans le désordre, la liste de mes autres albums préférés, déjà chroniqués dans ces pages :

Time is money (Alexis et Fred)

Arzack (Moebius)

Livret de Phamille (JC Menu)

Contes d’edgar Poe (Breccia)

Insomnie (Adrian Tomine)

La jonque fantôme vue de l’orchestre (Forest)

La vie est belle malgré tout (Seth)

Scène de la vie de banlieue (Caza)

Little Nemo (Winsor Mc Cay) 

Persepolis (Marjane Satrapi)

Ici Même (Forest et Tardi)

Mister Nostalgia (Crumb)

L’incal (Moebius et Jodorowsky)

Black Hole (Charles Burns)

Le jour où…1987-2007 France Info 20 ans d’actualité – Collectif (Futuropolis, 2007)

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C’est à l’initiative de France Info que plusieurs auteurs, représentatifs de l’éclectisme en bande dessinée, se retrouvent dans un même album. Des auteurs qui pour la plupart se sont vu décerné par la radio, le Prix de la bande dessinée d’actualité et de reportage. Vingt huit auteurs, pour raconter en image leurs points de vue sur les événements historiques de ces vingt dernières années. C’est une idée vraiment intéressante que de proposer des points de vue d’artistes plutôt que de journalistes…

Le traitement de l’information à la radio est fait dans l’immédiat, dans l’urgence des situations. Alors que le médium bd lui, permet d’avoir du recul sur les événements. Certains tentent d’être objectifs, d’autres sont plus anecdotiques. Mais tous racontent avec leur sensibilité, leur univers pictural ce qu’ils considèrent comme étant l’actualité la plus marquante de notre époque (il manque juste une date, et non des moindres, le 21 avril 2002…). Cette « subjectivité assumée » est très enrichissante.

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Le tragique destin de Lady Di, par Blutch…

David B s’exprime sur la fatwa lancée contre Salman Rushdie, le 14 février 1989. Guy Delisle lui, raconte les événements de Tienanmen du 5 juin 1989. Christophe Dabitch et Jean-Denis Pendanx nous parlent de la chute du mur de Berlin. Kris et Thierry Martin au scénario, de la libération de Nelson Mandela, le 11 fevrier 1990. Jacques Ferrandez revient sur le massacre du marché de Markalé à Sarajevo, le 5 février 1994. Jean philippe Stassen est obsédé par le drame rwandais, qui commence par l’assassinat du président Juvénal Habyarimana le 6 avril 1994. Dupuy et Berberian nous parlent de la mort de François Mitterrand, survenue le 8 janvier 1996. Blutch, de celle de Lady Di le 31 août 1997. Jean Claude Denis se rappelle du jour de la victoire de l’équipe de France de Foot, le 12 juillet 1998. Charles Masson nous reparle de l’affaire du sang contaminé, avec la comparution de Fabius le 9 février 1999. Le photoreporter Didier Lefèvre s’arrête sur le départ des forces serbes du Kosovo, à compter du 12 juillet 1999. Etienne Davodeau revient sur la tempête du 26 décembre 1999. Baru se réjoui de la fin du service militaire, annoncé le 27 juin 2001 par le président de la république. Pierre Christin, avec le dessinateur Guillaume Martinez, fait un retour sur les événements du 11 septembre 2001. Rabaté lui, nous parle de la canicule d’août 2003. Joe Sacco mène son enquête sur les tortures subies par les prisonniers d’Abou Ghraib, dont les photos ont été diffusées sur CBS le 28 Avril 2004. Simon Hureau nous parle du tsunami survenu le 26 décembre 2004 en Asie. Denis Lapière et Pierre Bailly reviennent sur la traversée du Pacifique de Maud Fontenoy, arrivée le 26 mars 2005. Luc Brunschwig et Etienne Le Roux évoquent la libération de Florence Aubenas, le 12 juin 2005. David Prudhomme revient sur la mort des deux jeunes de Clichy-sous-Bois, le 27 octobre 2005, qui provoque des émeutes.

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La tempête du siècle par Davodeau…

Inclus avec cet album, un CD comprenant les archives sonores de ces vingt événements. Le jour où… est un collectif de grande qualité, dans lequel il n’y a rien à jeter.

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NEUVIEME ART n°15 – CIBDI (2009)

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Comme de coutume, c’est le gagnant du grand prix de la dernière édition du festival d’Angoulême (donc le président du jury de la nouvelle) qui signe la couverture du dernier numéro de 9ème Art (nouvelle formule). Après Wolinski, Trondheim et Blutch, ce sont Dupuy et Berberian qui ont dessiné la couv’ de ce quinzième numéro. La rédaction nous propose un dossier de plus de cinquante pages, incluant deux interviews séparées de ces deux auteurs inséparables… On y apprend d’ailleurs qu’ils ne sont pas si inséparables que ça. Ils savent aussi travailler seuls ou en collaboration avec d’autres auteurs…

Cette revue regorge de dossiers complets, d’interviews, d’analyses et de commentaires pertinents. Une quarantaine de page sur le génial Fred, dont un superbe article de Julien Bastide qui examine l’apport de Fred à la bande dessinée sur le plan formel, par le biais d’un abécédaire qui reprend les quinze lettres de l’Océan Atlantique.

On trouve également au sommaire : un article sur l’actualité du dessin animé (entre Persepolis et Peurs du Noir), un sur les nouvelles formes de la bande dessinée populaire, un autre intitulé « loin de la planche à dessin » (comprenant entre autre un entretien avec Jochen Gerner), ainsi que les rubriques habituelles sur l’actualité, les comptes rendus d’albums, les « planches remarquables de la collection du musée de la bande dessinée »…

Neuvième Art fait état, à chacun de ces numéros, de toute la diversité et la richesse de la bande dessinée. Loin des querelles de chapelle, sa ligne éditoriale est moins polémique que ne l’était celle de l’Eprouvette par exemple. Cette revue est indispensable aux amateurs (aux professionnels également).

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