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En revues en voilà…

En revues en voilà... dans Presse et Revues aaarg-1-221x300

On peut se réjouir de voir apparaître en cette fin d’année quatre nouvelles revues de bande dessinée : Lapin, qui fait son retour attendu dans une formule mensuelle personnalisée, laissant carte blanche à un auteur/rédacteur pour choisir le thème et les participants. On commence avec Ayroles, suivront Baladi et Gerner. Papier chez Delcourt, revue créée par Trondheim, au format manga poche ‘cheap’. La Revue Dessinée, réunissant journalistes et auteurs partageant cette envie d’informer en bande dessinée. Une démarche réussie, proche de l’esprit du hors série du ‘Monde Diplo’ ou de la revue XXI. Et pour finir Aaarg, revue grand format initié par le scénariste Pierre Starsky. Dans la continuité de l’ouvrage collectif Aaarg… Je meurs, dont on retrouvera de nombreux collaborateurs. Ce qui s’annonce plutôt bon.

Un engouement quasi unanime (même dans la presse généraliste), saluant le salutaire retour des publications périodiques de bande dessinée. Certes, on peut s’en réjouir, mais il me semble nécessaire de préciser une chose : ces nouvelles revues – aux ambitions éditoriales différentes et complémentaires (du reportage à l’humour potache) – ne sont pas vendus dans les kiosques à journaux, mais en librairie spécialisée. Et de fait, s’adressent à un lectorat de connaisseurs. Ce n’est donc pas un retour de « la presse BD » comme on peut le lire partout, mais la sortie de revues spécialisées susceptibles de trouver rapidement leur lectorat (qu’ils partagerons, assurément). Les éditeurs ne prennent plus le risque de lancer un nouveau magazine au tirage plus important, moins confidentiel. Créer une revue spécialisée pour un lectorat spécialisé est moins risqué !

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Pour la nouveauté dans les kiosques, il faudra repasser. Certes Fluide glacial annonce une nouvelle nouvelle formule qui, bien heureusement, ne diffère pas fondamentalement de la précédente. Heureusement oui, car c’est ce que j’attends en tant que (vieux) lecteur de fouloude : pas trop de chamboulement dans mes bonnes vieilles et rassurantes habitudes (Leandri, reviens !)… Le dernier numéro double (avec un coté spécial Edika) est bien sympathique. Le psiko lui ne change pas et on ne s’en plaindra pas ! Autre fausse nouveauté, qui ravira les amateurs de grands classiques et les nostalgiques de plus de 50 ans : les Pieds Nickelés de Pellos sont réédités en album cartonné à dos toilé… Comme toujours avec ce genre de produit, on n’achètera que le premier numéro (qu’on retrouvera rapidement en foire à tout !).

Dommage pour les jeunes lecteurs de ne pouvoir découvrir, par hasard, chez leur buraliste, même un dimanche après-midi au fin fond du pays de Caux, ces magazines de bandes dessinées souvent passionnants et originaux ( je dis bien DE bande dessinée et pas SUR la bande dessinée, tels les Casemate et autres dBD). Comme j’ai pu le vivre avec les Corto, (A suivre), Pilote ou plus récemment Street life stories et autres Ferraille Illustré (derniers magazines BD découvert en kiosque, en 2003)…

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 Dessin de Gipi pour la Revue Dessinée

Mutafukaz – Run (Ankama, 2006)

Mutafukaz - Run (Ankama, 2006) dans Chroniques BD mutafukaz01-214x300

Il n’est pas dans mon habitude d’écrire un article à charge. Je dirai même plus, je m‘y refuse par principes. C’est surtout une perte de temps, autant consacrer son énergie à présenter les bonnes choses. Cependant, dans le cadre de K.BD, nous avons décidé (pas moi je l’avoue, mais c’est ça la démocratie, ça ne va pas toujours dans le sens qu’on souhaite !) de parler du label 619 des éditions Ankama. Et parmi les albums retenus, ce Mutafukaz… Alors là, je ne vais pas laisser passer l’occasion d’exprimer ce que je pense de cet album, que des amis (mal intentionnés ?) m’ont offert à sa sortie. Si je déroge à cette règle fondamentale, c’est parce que Mutafukaz est pour moi le pire en matière de narration séquentielle. L’archétype même de la lecture insupportable. Et ce, pour au moins deux raisons :

1) Ce coté fusion qui manque cruellement de sens, lorsqu’il n’est qu’un fourre tout de références graphiques (street-art, manga, humoristique…), techniques (crayon, infographie, noir et blanc et couleurs…), culturelles (comics, gangsta rap, catch mexicain…) ou narratives (anticipation, fantastique, récit urbain…). Voire même jusqu’à la texture du papier qui change au fil des pages…

Je n’ai rien contre la fusion des genres – des artistes tels que Mike Patton, Beirut ou Tarantino le pratique admirablement (sans oublier les p’tits gars de feu Street Life Stories) – mais là, c’est l’overdose ! A la manière de la musique des Black eyed peas ou autres Rihanna, on passe du coq à l’âne toute les trente secondes, dans un effet de surenchère sans aucune logique, si ce n’est celle de l’auteur qui se fait plaisir à y intégrer ses influences mal digérées. Ça manque cruellement de propos pour justifier le tout.

2) Run vient de l’animation (et du multimédia) et n’a qu’une envie, y retourner. Il compte d’ailleurs adapter ce Mutafukaz. Voilà qui nous éclaire sur la nature de cette série. Il faut voir cet album comme un story-board, l’ébauche d’un projet cinématographique à venir. C’est à mon sens ce qu’il y a de plus réducteur : considérer la bande dessinée comme une étape intermédiaire, qui n’est voué qu’à donner l’idée d’un produit audio visuel fini. Une insupportable conception selon laquelle, la bande dessinée serait au cinéma ce que le dessin serait à la peinture : un plan, une ébauche, un brouillon… Et bien non, la bande dessinée et le dessin méritent meilleures considérations !

Pur produit de consommation, pré-formaté, bien de son époque. Un album qui me donne mal aux yeux, si bien qu’il m’est impossible de suivre correctement les pérégrinations des deux personnages principaux, parasité je suis par cette surenchère d’effets outranciers et inutiles. C’est d’autant plus dommage quand on voit la première mouture qu’a dessiné Run en premières pages, la cohérence esthétique me convenait mieux…

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Street Life Stories (Editions Publia, 2002/2003)

Street Life Stories (Editions Publia, 2002/2003) dans Presse et Revues sls1-212x300

Quand le Street Art s’immisce dans le neuvième, le pervertit de l’intérieur en dynamitant les codes, cela donne Street life stories, revue éphémère du début des années 2000. Extrait du premier édito qui annonce les intentions de la rédaction : « Où est passée la BD qui colle à l’actualité, qui raconte des histoires qui traitent du quotidien, qui reflète l’univers dont elle est issue. Un journal de BD qui réunirait des artistes issus de la culture urbaine peut-il toucher un vaste public ? Se référant à feu Métal Hurlant, magazine mythique des années 80 et à son succès à l’époque, nous pensons que oui. »

Sous la houlette du scénariste El Diablo (le créateur de la série d’animation Les Lascars), les auteurs enchaînent de courtes histoires drôles, parfois dramatiques, racontant les préoccupations d’une génération de jeunes urbains (draguer, s’éclater, taguer…), mais dans lesquels tout le monde peut se reconnaître.

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L’équipe (dont certains membres font parti du collectif Kourtrajmé) fait preuve d’une incroyable inventivité formelle, tant narrative qu’esthétique, rarement vue dans une revue de bande dessinée. Le graphisme vif et puissant du tag s’adapte très bien au langage BD et apporte un rythme soutenu au découpage séquentiel de l’action.

La diversité des matières et des formes nous permet de prendre la pleine mesure de la richesse du Street Art. Graphisme stylisé propre aux tags de rue, style humoristique crade de Salch (façon Vuillemin), couleurs expressives (gouaches, pastels, feutres, numérisées) ou noir et blanc tranchant, romans photos déjantés… A l’image de PSAI, qui dans sa bande « Mon pote Francis » change de technique à chaque double page, de photos de sujets en pâte à modeler au dessin, en passant par le graffiti.

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Dommage que cette revue n’ai pas durée plus de trois numéros. Peut-être n’a-t-elle pas su trouver son public. Car bien que la bande dessinée et les arts de la rue soient « amis » (le groupe Bazooka se situe entre les deux disciplines ; des artistes tels Basquia, Keith Haring ou Miss.tic se réfèrent beaucoup à la bande dessinée), proches de par leurs préoccupations esthétiques et leur dimension « populaire », il semblerait qu’ils possèdent chacun leur public. Et que ces derniers aient peu en commun…

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Quelques planches…


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