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Dix questions pour une bibliothèque #2 : Nantua

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Bien heureux de pouvoir continuer cette rubrique avec l’ami Nantua. Professeur d’Histoire-géographie mais surtout dessinateur amateur de grand talent. Ce cher Nantua nous démontre (dans son Carnet à dessins) que l’Art du dessin est un travail de tous les instants, qui nécessite beaucoup de rigueur et une bonne dose de lâcher prise tout de même. Ce dont il ne manque pas !

Amoureux des beaux livres et conservateur devant l’éternel, il ne pouvait échapper à ce questionnaire, qu’il illustre lui-même. Merci mon ami ! (Ce cher Nantua prolonge la thématique…)

1) Quelle place prend ta bibliothèque chez toi ?

Une place importante, dans tous les sens du terme de mon « chez moi »  : mon appartement et ma vie, tout simplement. J’adore les bouquins. Les miens, ceux des autres … quand je suis dans un appart étranger ou ami  je peux pas m’empêcher de feuilleter, c’est maladif. Les livres sont des aimants. Ma bibli prend  de la place. A force d’accumuler j’ai résolu de me débarrasser de quelques vieilleries, non sans mal.

2) Quelle est sa configuration (en un seul bloc, en plusieurs parties, dans différentes pièces…) ?

Dans les deux pièces de vie que j’ai. Dans le salon elle occupe 2 bibliothèques et 3 étagères, dans ma chambre une bibliothèque.

3) Possèdes-tu un classement particulier (si oui lequel) ? En changes-tu souvent ?

J’ai des classements très généraux qui, globalement, reflètent mes goûts à certaines périodes de ma vie : là l’époque Dupuis avec l’intégral Buck Danny en broché, les tuniques bleues, les sammy et quelques autres. Je ne les relis plus guère.  Là, les « classiques » ( Tintin, Black et Mortimer … ), là mon « best of » personnel ( Moebius, Blain, Larcenet, Crumb, Tardi … ) . Ailleurs par format, ( en général les romans graphiques) . Enfin, s’agissant des romans et des livres d’Histoire c’est un peu plus bordélique , même si j’ai réservé un rayon pour les romans scandinaves ; Il y aussi un pan réservé aux auteurs que j’affectionne: Jack London, Cortazar, Léo Perutz, Calaferte … il y en a tant !   Les livres que je préfère trônent en général dans mon salon. Je ne change pas souvent de classement, mais il m’arrive de faire des modifications à la marge.

4) Que contient-elle essentiellement ? Littérature, Art, Histoire, science, fiction, science-fiction, fantastique, auto, biographique, bande dessinée, essai, roman..?

De tout, mais pas toujours en force … A force d’en accumuler, je pense que c’est les bd qui constituent la base solide de ma bibliothèque, en second lieu viennent les livres d’Histoire mais j’ai quand même beaucoup de romans (notamment scandinaves ), un peu de SF, de policiers (Mankell  incontournable) et quelques essais. Ces derniers ne font pas véritablement l’objet d’un classement, je les pose ça et là.

5) Quelle est la proportion entre livres avec images et sans images ?

Compte tenu de ce que j’ai dis avant je dirais du 60 % images, peut être plus, d’autant qu’il n’est pas seulement question de bd mais de carnet de croquis, livres d’art…

6) Tes ouvrages sont-ils plutôt rangés à l’horizontale ou la verticale ?

A la verticale la plupart, mais j’en glisse beaucoup dans les interstices à l’horizontale, peut être que je pourrai faire autrement mais j’aime bien aussi le côté bordélique assumé.

7) Et tes nouvelles acquisitions ? Les ranges-tu à part ou trouvent-elles de suite leur place définitive ? Avant ou après leur lecture ?

Je les mets de côté dans un 1er temps, dans le petit meuble près de mon canapé ( c’est précis !), ça me permet de les avoir sous la main pour les feuilleter un peu. J’aime bien ces rites qui font qu’on tourne autour avant d’y aller franco. C’est des préliminaires quoi !

8) Es-tu globalement satisfait de ta bibliothèque ?

En terme de qualité des livres oui, moins d’un point de vue très concret. J’aimerais résoudre le problème de place en achetant ou montant un meuble qui prendrait un pan entier, du mur jusqu’au plafond. « Ça va se faire » comme dirait un certain…

9) Qu’y manquerait-il ?

Certainement quelques classiques, en roman comme en bd. En outre j’aimerais bien m’intéresser un peu plus à l’économie ( on nous serine tellement de bêtises que je voudrais m’armer intellectuellement ). Enfin l’actualité bd est tellement foisonnante et mes désirs sans fin qu’on ne peut que ressentir du manque.

10) Comment la vois-tu évoluer ?

Grandir … elle n’a pas d’autres choix : c’est la vocation d’une bibliothèque !

[Entretien réalisé par courrier électronique le 18 avril 2014]

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Auto-biblio…

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La nuit des rapaces (Jeremiah) – Hermann (Dupuis, 1979)

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J’ai longtemps entretenu un mal entendu avec Hermann. Persuadé qu’il n’œuvrait que dans une bande dessinée franco-belge réaliste traditionnelle (étant édité chez Dupuis ou le Lombard, et rapidement devenu un pilier du journal Tintin avec les séries Bernard Prince, Jugurtha ou Comanche), je ne l’avais jamais perçu comme un auteur de bd « adulte ». Je me fourvoyais bien sur, et ai compris mon erreur bien plus tard, quand j’ai découvert qu’il apparaissait dans les pages de Metal Hurlant avec La nuit des rapaces, premier acte de la série Jeremiah. Car au delà du récit d’aventure, se cache un discours politique très proche des préoccupations sociales de son époque, difficiles à cerner lorsqu’on est trop jeune, mais qui nous saute aux yeux à la relecture.

C’est d’ailleurs pour s’émanciper de cette bd traditionnelle (souvent scénarisé par Greg) qu’Hermann crée Jeremiah. Dans ce premier épisode, Hermann pose les jalons d’une saga qui perdure encore, dans la quelle il abordera des thèmes qui lui tiennent à cœur : la violence des hommes, la critique des institutions politiques, religieuses ou scientifiques, l’amour et la sexualité… Car Hermann est un révolté, qui ne supporte ni l’injustice, ni la violence gratuite.

Une première page qui présente de manière magistrale les tensions sociales et raciales qui conduiront à la fin du monde moderne. De manière très synthétique, Hermann raconte l’apocalypse à l’échelle mondiale, pour recentrer son récit dès la deuxième page sur un groupe de survivant. Un travelling temporel qui passe de l’universel à l’anecdotique, en seulement cinq cases.

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Hermann décide de nous raconter l’après fin du monde du point de vue du jeune Jeremiah (lui-même ?), un ingénu qui apprendra à ses dépends (et ceux de sa famille) que l’homme est un loup pour l’homme. Que lorsque la civilisation disparaît, la bête humaine reprend le dessus. Une nouvelle humanité qui vit sur les trace de l’ancien monde, régit par la loi du plus fort. De fait, on retrouve une ambiance et un décorum très Western : contrées désertiques, cow-boys armés, loi du talion… Le graphisme puissant d’Hermann (soutenu par l’usage de la couleur directe) fait des merveilles. Les corps sont physiques, charnels, dynamiques, les visages expressifs. Il n’a pas son pareil pour dresser des ambiances crépusculaires.

Seul survivant du massacre de son village, le jeune Jeremiah est aveuglé par un unique et obsessionnel sentiment de vengeance. Heureusement pour lui, il croisera la route de Kurdy qui l’aidera dans sa quête (retrouver Mr Birmingham, le responsable de la tuerie). Ce premier épisode est surtout l’histoire de la rencontre des deux acolytes, qui passerons le reste de leur temps (et de la série) à se sauver mutuellement la vie. Malgré les apparences, Hermann n’est pas un pessimiste, persuadé que certaines valeurs humaines demeurerons toujours plus fortes que la barbarie. L’amitié en est une, fondamentale.

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Hermann Huppen

Déogratias – Stassen (Dupuis Aire Libre, 2000)

Déogratias - Stassen (Dupuis Aire Libre, 2000) dans Chroniques BD couverturebd2800129727

Stassen nous raconte le drame rwandais de l’intérieur, et nous emmène dans les dédales de la ville de Butare, avant (en usant de flashbacks) et après le génocide. Où comment les membres d’une même population (mais d’ethnies différentes) peuvent-ils revivre à nouveau ensemble et reprendre leurs habitudes comme si de rien n’était. Comment les ressortissant occidentaux se réinstallent et retrouvent facilement leurs petits privilèges…

Stassen nous plonge également dans le psychisme plutôt perturbé de son personnage principal (qui se prend pour un chien), définitivement traumatisé par ce qu’il a vu et fait. Errant sur les traces de son passé tel un zombi dans les rues de la ville, Déogratias se venge de tous ceux qui ont contribué, de près ou de loin, au massacre de sa bien-aimée.

Ces formes rondes et stylisées, ce trait « ligne claire » (les formes sont soutenues par un trait noir épais et régulier) et ces superbes couleurs pastels (magnifiques ambiances nocturnes) contrastent totalement avec les thèmes abordés (génocide, trahison, folie…) et les scènes décrites. C’est en cela que la bande dessinée est unique, dans cette faculté à pouvoir raconter et peindre l’indicible sans le transformer en un spectacle malsain. Comme l’explique Joe Sacco (dans l’excellent documentaire « la BD s’en va t-en guerre », la bande dessinée est le média le plus apte à retranscrire une réalité subjective, mais juste.

Déogratias n’est pas une bande dessinée de reportage comme celles de Joe Sacco ou Patrick Chappatte, qui vont sur le terrain pour témoigner de ce qui s’y passe. Stassen n’a pas la posture d’un journaliste cherchant à retranscrire des faits. Il ne se met pas en scène et ne parle jamais à la première personne. Sa démarche est plus sensible qu’intellectuelle. Il préfère raconter l’Histoire par la petite histoire, au plus prêt de son personnage, et touche ainsi à l’universalité des sentiments humains.

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Bio de jean-Philippe Stassen

Interview de Stassen

15ème Festival de la Bande Dessinée (Darnetal, 2010)

15ème Festival de la Bande Dessinée (Darnetal, 2010) dans Evenements culturels 2012201009visuelnormand

Quinze ans déjà que le festival Normandiebulle fait la joie des petits et des grands amateurs de bande dessinée de l’agglo rouennaise. L’invité d’honneur de cette année est Olivier Boiscommun, qui signe l’affiche du festival. Comme d’habitude, on se ballade entre les stands de vendeur de bd d’occasions (un bon moyen pour compléter ses collections…), les expos d’auteurs (Boiscommun bien sur, mais aussi des auteurs de la collection Sorcières des éditions Dupuis ou les pin-up de Jean-Baptiste Andréae) et les tables de dédicaces. Pas de dédicace pour moi cette année, car à vrai dire, un seul auteur m’intéressait, mais il ne venait que le dernier jour. Je n’ai donc pas pu rencontrer Olivier Besseron, dommage. Mais je ne suis pas rancunier, j’ai quand même acheté un de ses albums :  De véritables contes de fées,  tome II. J’ai déjà eu l’occasion de dire tout le bien que je pensai de ce dessinateur (voir Haute Couture).  Je laisse la parole à l’éditeur (the Marvellous Requins Marteaux) pour nous présenter cet album :

« Après Haute Couture, De Véritables Contes de Fées, Toulouse septembre noir et Claude et Jérémie, Besseron frappe à nouveau chez les Requins Marteaux dans la collection Plombage avec le tome 2 de ses « véritables contes de fées ». Dans ce recueil, il rassemble avec justesse des histoires courtes pour la plupart pré-publiées dans Psikopat, My Way et Sushi Bondage… Le quotidien y est saisi avec précision. D’un trait maîtrisé et avec le souci du détail, l’auteur nous ballade de cafés, en parcs, en passant par un cour de tennis. Mais dans tous ces lieux anodins, voilà que les protagonistes semblent laisser échapper comme un soupçon de folie ordinaire. De la série tv au blogeur à la prostituée qui se rêve en star, du chanteur-lover violement rembarré à l’homme aux cheveux gras, tous les personnages sont confrontés à un quotidien tourné en dérision, et où la désillusion fait rage. Ce sont des histoires chargées d’humanité que nous présente Besseron, des histoires qui sont autant de gags corrosifs, caustiques, et finalement toujours réjouissants : de véritables contes de fées qu’on ne peut oublier. »

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Ne pas manquer dans le cadre du festival, plusieurs expositions organisées dans l’agglo avec en particulier deux tables rondes. Une première sur « l’humour décalé et la censure dans la presse des 1960s à nos jours », avec projection du film Choron dernière et présence du co-réalisateur Eric Martin ainsi que monsieur Delfeil de Ton (samedi 2 octobre à 17h // Bibliothèque Saint Sever à Rouen // renseignements 02 32 81 50 30). Une autre autour de « Flaubert, illustré et adapté en bande dessinée » avec la présence de monsieur Philippe Druillet. S’il vous plait ! Et aussi Luc Duthil, Daniel Bardet, Daniel Casanave et Yvan Leclerc. (du 4 au 8 décembre // Médiathèque F Mitterrand de Canteleu // 02 35 36 95 80)

Citations

Une citation par jour (plus ou moins)… En fonction de mon humeur, de mes lectures, de l’actualité… Une citation, parce que je suis feignant… Une par jour, si j’ai le temps… Toutes tirées d’ouvrages lus ou à lire…

Les débutants ont souvent tord, je crois, d’attacher une importance exagérée à la technique. Ils oublient généralement que, bien avant la technique, il y a le dessin, tout simplement. André Franquin in Lire Hors-série n°19. Le 20/02/2015

Un paradis, dans le monde actuel, c’est, à la rigueur, un pays où il est possible de publier des journaux comme « Hara-Kiri » et « Charlie Hebdo ». Croyez moi, ils sont rares. Georges Wolinski in « Je montre tout ! » (Charlie Hebdo hors-série n°14, 2001). Le 22/01/2015

Sans la faculté d’oubli nous ne serions qu’archives mémorielles [...] à tel point saturés par l’omniscience du passé qu’il ne resterait dans nos zones de stockage neuronal plus aucun espace libre pour penser à vivre la suite. Yves Pagès in « Souviens-moi » (tiré du mensuel Lire n° 424). Le 08/04/2014

Additionnons les discriminations : Les étrangers ont l’accent aigu, ce sont les étrangères qui ont aussi l’accent grave. Philippe Annocque sur son blog (Hublots). Le 23/01/2014

On ne peut pas dire d’une oeuvre d’art qu’elle soit inutile ; certes elle n’apporte rien qui réponde aux besoins matériels de l’organisme ; mais elle est un moyen de communication entre celui qui la crée et celui qui l’admire ; elle répond donc au besoin humain le plus spécifique : mettre en commun. Albert Jacquard (source). Le 02/10/2013

Elle me dit, un soir, qu’il y avait en moi une zone d’ombre, une part de mystère qui intriguaient et captivaient. Il me sembla, effectivement, trouver confirmation de ses propos dans le regard des autres. Sans en faire un système, sans en abuser, je me dis qu’il fallait en tenir compte et qu’ainsi, bien des choses allaient changer. Sempé in « Ames Soeurs » (Folio, 1995). Le 15/05/2013

Il me semble d’ailleurs qu’on ne devrait lire que les livres qui vous mordent et vous piquent. Si le livre que nous lisons ne nous réveille pas d’un bon coup de poing sur le crâne, à quoi bon le lire  (…) Un livre doit être la hache qui brise la mer gelée en nous. Voilà ce que je crois. Kafka à son ami Oskar Pollak, en 1904. Le 16/03/2012

La vie met longtemps à devenir courte. André Franquin, cité par Lewis Trondheim in Désoeuvré (l’Association, 2005). Le 05/06/2011

Il ne suffit pas d’être con, il faut être fier de l’être. Cavanna in « Cavanna : Cavanna » (Juillard, 1971). Le 02/10/2010

Quelques fois, c’est toi qui cognes le bar. Mais d’autres fois, c’est le bar qui te cogne. L’étranger in « The Big Lebowski ». Le 18/08/2010

Je trouve abominablement injuste d’être obligé de travailler pour ne pas crever. Il me semble que je ne détesterais pas le travail s’il ne m’était pas imposé. De temps en temps, quoi. Et attention ! Il faut avoir l’air d’aimer ça, d’en être gourmand, d’y trouver son extase suprême ! Surtout ne pas être le feignant qui se force ! C’est qu’ils te guettent, les autres, ces fumiers. Cavanna in « Coups de sang » (Belfond, 1991). Le 04/07/2010

Quand vient le mois de Join, l’été n’est plus très Luin. Edito de la revue « Bazart – Agenda Normandie » (Juin 2010). Le 04/06/2010

Un texte est comme un appareil dont chacun peut se servir à sa guise et selon ses moyens.Paul Valery cité par Margerite Rochette in « La science fiction » (Larousse, 1975). Le 01/06/2010

Ce n’est pas seulement parce que le méchant est puni à la fin de l’histoire que les contes ont une portée morale ; dans les contes de fées, comme dans la vie, le châtiment, ou la peur qu’il inspire, n’a qu’un faible effet préventif contre le crime ; la conviction que le crime ne paie pas est beaucoup plus efficace, et c’est pourquoi les méchants des contes finissent toujours par perdre. Bruno Bettelheim in « Psychanalyse des contes de fées » (Robert Laffont, 1976). Le 30/05/2010

Heureusement pour l’humanité, l’armée a généralement été le refuge des esprits de troisième ordre. Boris Vian in « Les chansons de Boris Vian en bandes dessinées » (éditions Petit à Petit, 1997). Le 29/05/2010

Se surprendre… J’en ai souvent parlé. Mais est ce possible ? Se surprend on plus avec une nouvelle casserole qu’en allant gratter les fonds de la vieille ? Il y a des endroits de soi où on est jamais allé mais, peut on aller au delà de soi? Moebius in « On a marché sur la bulle » (Fanzine n°16, avril 2008), interview par J.M. Lemaire. Le 27/05/2010

On appelle un homme intelligent, un homme intelligent. Tandis qu’on appelle un homme con, un con. Conclusion, un con n’est pas un homme. San-Antonio in « Les Con » (éditions Fleuve Noir, 1973). Le 25/05/2010

L’air con me fait la vie facile… Michel Colucci, le 28/07/09

Je n’ai jamais été Gaulois, ni cow-boy, j’ai été enfant. René Goscinny in « Goscinny, la liberté d’en rire » (de Pascal Ory, éditions Perrin, 2007). Le 07/07/09

Je ne peux pas renoncer à mes idées sous prétexte qu’elles sont contraires à mes états d’âme. Georges Wolinski, in  »La Morale » (Le cherche midi éditeur, 1992). Le 05/07/09

C’est toujours au nom de l’intérêt général qu’on embête les particuliers. Henri Roorda in  »Almanach Balthazar », 1925 (cité par Fremion, FG n°397). Le 25/06/09

Plus encore que le patriotisme qui est une hystérie comme une autre, mais plus creuse et plus mortelle qu’une autre, ce qui nous répugne, c’est l’idée de patrie qui est vraiment le concept le plus bestial, le moins philosophique, dans lequel on essaie de faire entrer notre esprit. Aragon (le 15 octobre 1925) in « L’enragé n°4″ (Juin 1968, éditions Pauvert). Le 15/06/09

Celui qui poursuit un rêve n’en désire pas, au fond, la réalisation : il veut seulement pouvoir continuer à rêver. Hugo Pratt in « En Verve » (Editions Horay, 2004). Le 10/06/09

Arrêter de vouloir mettre à jour des responsabilités, ça rend les problèmes passionnants. Manu Larcenet in « Le combat ordinaire, Tome I » (Dargaud 2004). Le 05/06/09

Lire ce n’est pas seulement s’informer, c’est aussi – et peut-être surtout – oublier, et c’est donc se heurter à ce qui en nous est oubli de nous. Pierre Bayard in « Comment parler des livres que l’on a pas lus ? » (les éditions de Minuit, 2007). Le 03/06/09

Si les bébés de l’homme doivent finalement évoluer jusqu’à devenir des individus adultes, sains, indépendants et socialisés, il est absolument nécessaire qu’ils aient un bon départ. Dans la nature, ce bon départ est assuré grâce à l’existence d’un lien entre la mère et le bébé, grâce à ce qu’on appelle l’amour. Si donc vous aimez votre bébé, il aura un bon départ. Donald W. Winnicott in « L’enfant et sa Famille » (éditions Payot, 2002). Le 30/05/09

Une grande diversité d’opinions au sujet d’une oeuvre d’art témoigne de sa nouveauté, de sa complexité et de sa vitalité. Oscar Wilde in « Aphorismes » (Editions Mille et une nuits, 1995). Le 25/05/09

Le rire est à l’homme ce que la bière est à la pression. Pierre Dac in « L’Os à Moelle » (éditions Julliard, 1963). Le 21/05/09

La philosophie, c’est l’art de se compliquer la vie en cherchant à se convaincre de sa simplicité. Frédéric Dard in « Les pensées de San-Antonio » (Le cherche midi éditeur, 1996). Le 20/05/09

Notre père qui êtes aux cieux, restez-y. Et nous nous resterons sur la terre, qui est quelquefois si jolie… Jacques Prévert in « Paroles » (Pater Noster). Le 18/05/09

Si notre vie est un beau long voyage avant le grand terminus, tâchons de faire silencieusement et gaiement notre voyage, de profiter des paysages heureux – et de ne pas trop gêner les autres voyageurs ! Hergé in « Hergé par lui même » (Librio, 2007). Le 16/05/09

Ce que nous croyons nos pensées fondamentales sur le monde sont souvent des confidences sur la jeunesse de notre esprit. Gaston Bachelard in « La psychanalyse du feu » (Gallimard, 1949). Le 14/05/09

Mon athéisme s’active quand la croyance privée devient une affaire publique et qu’au nom d’une pathologie mentale personnelle on organise aussi pour autrui le monde en conséquence. Car de l’angoisse existentielle personnelle à la gestion du corps et de l’âme d’autrui, il existe un monde dans lequel s’activent, embusqués, les profiteurs de cette misère spirituelle et mentale. Michel Onfray in « Traité d’athéologie » (Grasset, 2005). Le 13/05/09

Notre but dans la vie n’est pas de réussir, mais de continuer à tout rater avec conviction. Robert Louis Stevenson en préface, in  »Le livre des bides » de Stephen Pile (éditions du Cygne, 1982). Le 11/05/09

Je supporte parfaitement la douleur, à condition qu’elle ne fasse pas mal. Marcel Gotlib in « Jactences » tome II (éditions Fluide Glacial, 1999). Le 10/05/09

Quand on ne travaillera plus le lendemain des jours de repos, la fatigue sera vaincue. Pierre Dac in « L’Os à Moelle » (éditions Julliard, 1963). Le 08/05/09

L’objectif de tous ceux qui contribuent à réaliser des hommes à partir de cette larve inachevée qu’est le nouveau né devrait être avant tout de l’amener à un seuil de richesse telle qu’il puisse (…) prendre en charge lui-même son devenir. Il faut refouler le désir de créer des hommes conformes à une norme. Ce n’est pas sans risques pour l’ordre. Mais ce risque ne vaut-il pas d’être couru, si la liberté est à ce prix ? Albert Jacquard in « Moi et les autres » (éditions du Seuil, 1983). Le 06/05/09

Il est des conjonctures où faire le Don Quichotte est un devoir. L.Tarsot en préface, in « Don Quichotte de la Manche » (éditions H.Laurens). Le 04/05/09

Un monde où on jette tout, c’est un monde où il n’y a rien à garder. Wolinski in « Ils vont tout casser! » (Le Square – Albin Michel, 1981). Le 03/05/09

Exigeons en France le respect de notre religion fondamentale : la liberté, la liberté d’opinion et d’expression inscrite dans les droits internationaux de l’homme, la liberté de pratiquer la religion de son choix autant que celle de ne pas croire, la liberté de donner à penser par la dérision, de dessiner au deuxième degré, pour dédramatiser parfois, pour dénoncer souvent, mais toujours pour le rire ! Jean-Michel Renault in « Censure et Caricatures » (éditions Pat à Pan, 2006). Le 01/05/09

Les gaz hilarants sont sans effets sur les individus qui n’ont pas le sens de l’humour. Cavanna in « Le saviez-vous » (éditions du Square, 1974). Le 29/04/09

La psychanalyse est un remède contre l’ignorance, elle ne peut rien contre la connerie. Jacques Lacan (in Siné Hebdo n°33). Le 28/04/09

Depuis la nuit des temps, les enfants naissent en pleurant, comme s’ils pressentaient ce qui les attend. Didier Daeninckx. Le 26/04/09

Pour nous tous, désormais, l’idée de bonheur est liée aux « choses » que l’on acquiert. Georges Perec in « Les Choses ». Le 25/04/09

Il existe à la base de la vie humaine un principe d’insuffisance. Georges Bataille (en préface de « Délivrance » de James Dickey). Le 24/04/09

Nous savons donc qu’il existe dans notre société une quantité constante d’infractions, que la répression des crimes est une des fonctions centrales de notre société ; que, par delà toutes les péripéties des aventures singulières, la délinquence existe comme phénomène d’ensemble ; que le criminel n’est pas seulement un joueur ou un jouet mais qu’il est porteur d’un certain nombre de caractères, de symptômes, de traits physiques ; que c’est un cas – un cas normalement anormal. Michel Foucault in « De la Prison à la Révolte » (L’esprit frappeur, 1999). Le 23/04/09

S’il est vrai que la plupart des mécanismes économiques et sociaux qui sont au principe des souffrances les plus cruelles, notamment ceux qui règlent le marché du travail et le marché scolaire, ne sont pas faciles à enrayer ou à modifier, il reste que toute politique qui ne tire pas pleinement parti des possibilités, si réduites soient-elles, qui sont offertes à l’action, et que la science peut aider à découvrir, peut être considérée comme coupable de non-assistance à personne en danger. Pierre Bourdieu in « La Misère du Monde » (le Seuil, 1993). Le 22/04/09

Heureux soient les fêlés, car ils laissent passer la lumière. Michel Audiard (by Frémion in « Fluide Glacial » n°395). Le 21/04/09

Quand la société serre les fesses, les espaces de liberté individuelle rétrécissent. Roland Topor (in « Topor ou le rire étranglé » de Frantz Vaillant). Le 20/04/09

Alfred Jarry n’a pas inventé le père Ubu. Il n’a fait que le découvrir. Le père Ubu est de toutes les époques. Alexandre Vialatte in « Dernières nouvelles de l’Homme » (Juillard 1978). Le 19/04/09

Ce qu’on appelle communément la réalité est, pour le dire exactement, un rien monté en épingle. Hugo Ball in « Dadaïsme » (éditions Taschen). Le 18/04/09

La corde à lier les pensées n’est pas encore tressée. Proverbe suédois (in « Catalogue d’Objets Introuvables »). Le 16/04/09

L’image inventée n’est jamais traumatisante. C’est toujours un conte de fées. Il n’y a que la réalité qui puisse choquer : des corps blessés par un accident au bord de l’autoroute, des gosses sans famille, un métier qu’on aime pas. Mais le dessin est neutre. C’est une chose mentale, une représentation. Ce ne sont que les aventures extraordinaires de l’imagination : du bovarysme au masculin. Roland Topor (in « Topor ou le rire étranglé » de Frantz Vaillant). Le 15/04/09

Si ça continue faudra qu’ca cesse… Hubert Felix Thiéfaine (in « l’ascenseur de 22h43″, 1978). Le 14/04/09

La nouveauté, la nouveauté, mais c’est vieux comme le monde ça, la nouveauté. Jacques Prévert (in « Wauxhall » de Christopher). Le 13/04/09

Physiquement on ne peut pas vraiment distinguer les familles les unes des autres. Elles ne portent pas d’insignes. A près tout ce sont des unités tribales dont les membres ne leur appartiennent que grâce à un événement biologique. Et elles sont liées par un noyau magnétique qui parfois n’est fait ni d’amour ni de loyauté. Anonyme (in « Une affaire de famille » de Will Eisner (éditions USA, 1998). Le 12/04/09

L’homme de tous les temps s’est intéressé à l’art. S’il n’est pas d’exeption à cette règle, il est juste d’ajouter qu’aucune époque ne lui a porté une passion comparable à la notre; la peinture, en particulier, celle du passé comme celle du présent, est devenue pour nos contemporains une sorte d’obsession. René Huyghe in « Les puissances de l’image » (Flammarion, 1965). Le 11/04/09

Il ne faut pas confondre « gourde de policier » et « quart de poulet ». André Franquin in « En direct de la gaffe » (éditions Dupuis). Le 10/04/09

Avec le sang du monde, on fait du boudin d’information… Jules-Edouard Moustic (of Groland). Le 09/04/09

Faites en sorte d’obtenir ce que vous aimez, sinon vous serez forcé d’aimer ce que vous obtenez. George Bernard Shaw (in Siné Hebdo N°9). Le 08/04/09

Il n’y a pas de sots métiers, il n’y a que des métiers à la con. Le Professeur Choron in « La Mouise » (Le best of n°1). Le 07/04/09

Un politicien ne peut faire carrière sans mémoire, car il doit se souvenir de toute les promesses qu’il lui faut oublier. Frédéric Dard in « Les pensées de San-Antonio » (Le cherche midi éditeur, 1996). Le 06/04/09

L’indiscipline aveugle et de tous les instants fait la force principale des hommes libres. Alfred Jarry (in Siné Hebdo N°1). Le 05/04/09

Il est parfaitement monstrueux de s’apercevoir que les gens disent dans notre dos des choses qui sont absolument et entièrement vraies. Oscar Wilde in « Aphorismes » (Editions Mille et une nuits, 1995). Le 04/04/09

Quand le dernier arbre aura été abattu, quand la dernière rivière aura été empoisonnée, quand le dernier poisson aura été pêché, alors on saura que l’argent ne se mange pas. Geronimo (in Télérama n°3090). Le 03/04/09

Je ne suis pas assez sérieux pour donner des conseils et je le suis trop pour en recevoir. Hugo Pratt in « En Verve » (Editions Horay, 2004). Le 02/04/09

Il me plait d’imaginer un Etat qui puisse se permettre d’être juste envers tous les hommes et qui traite l’individu avec respect comme un voisin ; qui ne jugerait pas sa propre quiétude menacée si quelques uns s’installent à l’écart, ne s’y mêlant pas, en refusant l’étreinte, sans pour autant s’abstenir de remplir tous les devoirs de bons voisins et de compatriotes. Henry David Thoreau, in « La désobéissance Civile » de 1849 (Editions Mille et une nuits, 1996). Le 01/04/09

Mentir, c’est un métier, mais démentir c’est tout un art… Georges Wolinski, in  »La Morale » (Le cherche midi éditeur, 1992). Le 31/03/09

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