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ULTRA – Depeche Mode (Mute, 1997)

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C’est marrant, mais à chaque fois que je veux faire découvrir un album de Depeche Mode, je choisi toujours Ultra… C’est un album incroyable, inespéré pour le fan critique que je suis… Leur meilleur album, leur chef d’œuvre…

J’y retrouve l’alchimie toute particulière du « son DM ». Des chansons bien sur, avec le traditionnel « couplet-pont-refrain » qui nous démontre (s’il fallait encore le démontrer) les grandes qualités d’écriture de Martin.L.Gore. Ses thèmes de prédilection sont bien présents (la quête, la rédemption, amours perdus, impossibles…). Des ambiances toujours aussi sombres, mais cette fois-ci plus matures, plus assumées, moins « fabriquées ». La voie de Dave Gahan possède plus d’ampleur, d’épaisseur. Martin Gore (qui chante de façon plus technique que Dave, qui est plutôt instinctif) interprète ici les deux chansons qui sont à mon avis ses meilleurs jamais écrites pour lui-même : Home et The Bottom Line.

La production de Tim Simenon est remarquable, ce qui est une gageure tant il est plutôt difficile de passer après Alan Wilder et d’arriver à conserver l’identité sonore du groupe. C’est d’ailleurs ce que j’aime dans cet album, la qualité du son. Entre des lignes de basses profondes, très Trip Hop, des guitares mélodiques ou incisives, une rythmique organique (fini la boite à rythme)… L’habillage sonore (qui se dévoile au fil des écoutes) apporte une richesse incroyable à des chansons charnelles, incarnées comme jamais. Toujours cet équilibre entre le chaud et le froid, l’ombre et la lumière, l’intime et l’universel, le super-produit et l’authenticité…

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Barrell of a gun, premier morceau et première claque ! Enfin le single qu’aucun fan de rock ne peut critiquer. Ni les fans de DM of course… Une intensité à pleurer, une puissance à hurler. Chanson de la résurrection, aux paroles explicites (« Whatever I’ve done, I’ve been staring down the barrel of a gun…« ). Dave Gahan n’écrivait pas encore de texte pour DM, mais il aurait pu écrire cette chanson au mot prêt. The love thieves est magnifique, une de mes chansons préférées du groupe. Un morceau à la structure classique, qui prend le temps d’installer une ambiance intime, dont l’intensité dramatique monte crescendo… Morceau typique des albums de DM. Home est une pur merveille. La plus belle des chansons de Martin et de fait, son plus beau single. It’s no good est à prendre au second degré, comme une auto-parodie. DM imite le DM faiseur de tube des années 80. Une chanson électro-pop pour club de dance, lourde de sens et bien moins naïve qu’elle n’y parait. Uselink est un instrumental, un intermède musical qui devient une tradition depuis Music for the Masses. Useless est imparable et ne pouvait que finir en single. Une chanson qui nous démontre une bonne fois pour toute (comme s’il fallait le confirmer) que la structure « guitare-basse-batterie » a toute sa place dans l’univers modien…

La face b de cet album (qui fut sorti aussi en vynil) est remarquable et difficilement racontable, tant les chefs d’œuvre s’y succèdent. Entre le mélancolique Sister of night (qui fini en apothéose), l’instrumental Jazz thieves, le bluesy Freetaste, le gospel de The bottom line ou le classicisme d’Insight. Toute la palette de leurs influences s’y trouve transcendée comme jamais…

Un album nocturne, qui s’inscrit dans la continuité logique de la direction prise par les deux précédents (Violator et SOFAD). Ultra est un album rock, aux influences assumées, qui a définitivement installé DM au panthéon des groupes phares des années 90. On est loin de l’image de garçons coiffeurs des années 80. Synthèse parfaite de leurs albums antérieurs, entre Pop-sombre et électro-rock. L’apogée de leur discographie…

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A NEW TIDE – Gomez (ATO Records, 2009)

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3 ans sans nouvelles de Gomez, ce n’est pas dans leurs habitudes. Leur dernier disque, la compilation Five Men in a Hut est sortie en octobre 2006. A New Tide est lui sorti fin Mars 2009. Mais qu’ont-ils fait entre temps ? En plus de créer et produire de nouvelles chansons, ils ont cherché une autre maison de disques, suite au démantèlement de la filiale Hut par Virgin. Ce dernier Gomez sort donc sur le label new-yorkais AOT Records. C’est quelque part une bonne nouvelle de les savoir sur un petit label indé. Ca colle bien avec leur image et leur démarche artistique… Comme le dit très bien Matthieu Grunfeld de Magic, Gomez, c’est une formule immuable : « un sens communicatif du bonheur de jouer collectif, (des) voix à tomber (…) et une énergie qui emporte l’adhésion en dépit de toutes les imperfections de chansons parfois bancales ».

A New Tide s’inscrit dans la même lignée que ses prédécesseurs : un mélange entre influences britanniques (mélodies Pop sur Lost Track ou Other Plan) et américaines (ambiances folk-blues de Little Piece ou jazzy sur If I Ask You Nicely…). Un équilibre réussi entre morceau d’ambiance (Bone Tired) et chansons rythmées (Airtream Driver). Toujours cette impression d’intemporalité ! Des chansons comme Mix, Win Park Slope ou Natural Selection pourraient figurer sur leurs autres albums. Au jeu des références, Gomez semble être inspiré par… Gomez. C’est pourquoi je suis à chaque fois content de les retrouver (avec toujours de superbes pochettes). C’est comme quand je revois une fois par an des amis lointains. Je suis heureux de constater qu’ils évoluent, mais ne changent pas ! Et qu’ont ait encore de bons moments à partager…

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MAIN SQUARE FESTIVAL 2008

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Belle journée en perspective. Je n’ai pas réussi à voir Radiohead à Bercy mais, séance de rattrapage, ils passent au Main Square Festival !
C’est donc avec la fine équipe, chels et arnulf, qu’on déboule sur la belle grande place d’Arras, pour une bonne journée « wock miouzique ! »
Le festival se compose d’une seule grande scène (d’où son nom) ainsi qu’une petite sur le coté (pas loin du van de Ray Cokes), sur laquelle ont rejoué Vampire Weekend et the Wombats pendant les entractes.

Ca commence donc plutôt bien avec Vampire Weekend, jeune groupe new yorkais qui a sorti un bon premier album. Ils sortent facilement du lot des nouveautés rock quasi quotidiennes, en jouant une pop-rock à l’énergie punk, légèrement new wave, très influencé par les rythmes africains (certains morceaux m’évoquent Paul Simon). Leur musique festive et enjouée est parfaite pour la scène. Leur bonne humeur et leur humour également. Une heure bien sympathique !

Ensuite, The Wombats. On n’a pas trop suivi leur prestation, pour cause de soif et de pose pipi. Cela dit, on n’a pas eu l’impression de louper quelque chose. Leur rock new wave très premier degré manque d’humour et d’originalité (comparés à vampire weekend).
On a aussi cherché un coin pour se reposer les jambes mais la grande place devient de plus en plus petite… Ca se rempli à vue d’œil…
S’en suit The Do. J’aime pas trop leur disque et bien que leur prestation était plutôt bonne (belles vocalises de la chanteuse), j’avais hâte qu’ils en finissent. Dur de passer juste avant Sigur Ros et Radiohead…

Le Main Square Festival est beaucoup moins confortable que le Rock en Seine. Les pavés ne remplacent pas une bonne pelouse. A partir de The Do, on s’est enchaîner au moins 5 heures d’affilé sans pouvoir s’asseoir, et encore moins étendre nos jambes. Dur ! On a plus 20 ans… M’enfin, on s’en moquait, car même si on en avait plein les bottes, on s’en est pris plein les ouies et les mirettes !

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Ah ! Sigur Ros ! Je les apprécie depuis leur premier album, qui a collé une claque à tous les amateurs de noisy-rock-planant. Un univers musical original, riche, contrasté.
Très classieux, ils arrivent sur scène avec des tenues plutôt « glam-chic-baroque ». Ils commencent avec le superbe « svefn-g-englar » le premier morceau du premier album. Le ton est donné !

Le chanteur guitariste joue avec un archer sur quasiment tous les morceaux. Et ce n’est pas un effet de scène, mais bien un instrument à part entière, qui créé ces grandes envolées graves, un son de réacteur sonic ! Et quelle voix ! Jón Þór Birgisson est un chanteur lyrique, maîtrisant à merveille ses vocalises de fausset. Il chante parfois le micro sur le front, ou à travers le micro de sa guitare… La session rythmique est impressionnante, un groove constant, marchant au ralenti mais percutant ! Le clavier-choriste (au look très IIIème république) contribue à cette dimension lyrique, harmonique.

Une prestation orchestrale, grâce à la présence d’un quatuor de violons et d’un brass-band. Ce qui transforme ce concert atmosphérique en une fanfare de type « Big Bazar ». Au moins 12 sur scène ! Assez déroutant par rapport à ce qu’on connaît de leurs premiers albums. Déroutant mais génial ! Cela apporte beaucoup de chaleur et de fantaisie. Leur set-list, 8 morceaux de 8-10 minutes en moyenne :
01 svefn-g-englar
02 sæglópur
03 við spilum endalaust
04 hoppípolla/með blóðnasir
05 inní mér syngur vitleysingur
06 hafsól
07 gobbledigook
08 popplagið

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Un superbe concert. Et en attendant Radiohead, je me dis qu’ils vont devoir faire très fort, tant Sigur Ros a placé la barre très haut ! Ils ont du se dire la même chose…
Ils arrivent sur scène tranquillement, Thom Yorke semble décontracté, souriant. D’entrée, ils nous collent la claque avec 15 Steps. Une claque qui durera 2h10 (de 22h à 00h10) !

01. 15 steps
Un petit « Bonsoir »
02. Airbag
03. There there
04. All I need
05. Where I End And You Begin
06. A wolf at the door
07. Nude
08. Pyramid song
09. Weird fishes / Arpeggi
10. Climbing up the walls
11. The Gloaming
12. Faust Arp (Jonny et thom solo : 2 faux départs et explosent de rire)
13. No surprises
« Vous êtes prêts ? »
14. Jigsaw falling into place
15. Reckoner
16. Exit music
Quelqu’un a gueulé au début de la chanson. Thom lui a expliqué qu’il ne l’entendait pas puis il lui a demandé de la fermer « Please shut up now ! »
17. Bodysnatchers
1er rappel :
18. Cymbal rush
19. Videotape
Thom dédicace la chanson aux gens qui regardent des fenêtres.
« Désolé pour le bruit, on peut venir boire un verre ? J’ai besoin d’un verre ! »
20. Paranoïd android
21. Dollars and cents
22. Idioteque
2nd rappel :
23. House of cards
24. The national anthem
25. Street spirit

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Le son est nickel, pas un instrument sur ou sous mixé. Les voix d’ Ed et de Thom sont impeccables, magnifiques. Pas une fausse note ! Thom est en grande forme. Alors qu’il peut lui arriver parfois de chanter « pas très juste » (comme en 2006 à St Cloud où il devait être fatigué), il nous sert ici une prestation époustouflante. Il fait ce qu’il veut, quand il veut, avec sa voix.

Mais là où il nous a sidéré, c’est par la qualité de son jeu de guitare. Sur presque tous les morceaux (à part quelques uns au piano) il a fait preuve d’une efficacité redoutable. Du coup, Jonny Greenwood n’a que peu pris sa guitare. Il est la plupart du temps courbé sur ses claviers et ses consoles. Il semble un peu en retrait mais il est bien présent. Tout l’habillage sonore de Radiohead, c’est bien lui !
Ed O’Brian est égal à lui-même, concentré, virtuose des ambiances noïsy, formidable seconde voix. Complément indispensable de Thom. Phil Selway, la colonne vertébrale du groupe, est plus subtil, « jazzy », de moins en moins « boite à rythme ». Colin Greenwood est de plus en plus en avant, dansant, sautant. Ses lignes de basse sont d’un équilibre parfait entre rythmique et mélodie. Bref, ils sont tous excellents, on les sent tous bien, impliqués à 200%, heureux d’être là.

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Le choix des morceaux est formidable ! Outre l’intégrale de « In Rainbows », ils ont joué certains que je n’aurai même pas espérer entendre ce soir : « Where I end and you begin », « A wolf at the door », « Clinbing up the walls », un morceau de Thom Torke « Cymbal rush » ou « Street spirit » !
J’ai eu à plusieurs moments l’impression qu’ils ne jouaient que pour moi !
Le visuel est superbe également, avec ces rideaux de néons plastiques sur lesquels sont projetés des images et des jeux de lumières. Un effet moderne et cheap.

Ce fut un concert intense, subtil, puissant… C’est vraiment le groupe parfait sur scène, toujours sur le fil, fort et fragile !
Encore un bon festival, à l’ organisation et la programmation de qualité ! A suivre…

Merci Google pour les photos…

Festival Rock en Seine 2007

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Arrivé au parc de st Cloud le samedi vers 15h 30 avec Arnulf et Chels. L’organisation n’a pas changé : le parking est toujours aussi spacieux et facile d’accès, sans embouteillages. Puis, on traverse tranquillement le bois pour arriver sur le site composé de trois scènes, réparties aux quatre coins du lieu, avec de nombreux stands entre deux (!?)

En ouverture du festival, sur la scène de la cascade, les Puppet Mastaz !
Leur prestation est vraiment fun ! Des zicos-marionnettistes animent divers Muppets, qui chantent, rappent, dansent et jouent la comédie. Chaque morceau, du gros rap qui tache façon Beastie Boys, est entrecoupé de saynètes (dont on comprend pas grand chose). Prestation vraiment fun mais vite agaçant pour nous, qui ne sommes pas très fan du genre.

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Puppet Mastaz

On les quitte au bout d’un quart d’heure pour aller se boire une mousse (faut pas déconner non plus) et voir the Fratellis, sur la grande scène. Trio pop-rock-folk, je m’attendais à un énième « meilleur groupe du monde de la semaine », genre Kasers Chief ou Razorlight mais en fait, c’est plutôt pas mal. Le chanteur-guitariste est bon et ses chansons sont plus originales et intimistes que la plupart des groupes pré-cité. Pas poseurs ni branleurs, il se dégage chez eux une authenticité qui fait défaut à beaucoup de groupe actuellement.

La programmation est telle que les trois scènes sont occupés en même temps. Mais les horaires étant décalés, on peut voir tout les groupes si on veut (mais pas en entier).
On bouge donc vers la scène de l’Industrie sur laquelle joue I Love UFO, groupe de punk-hardcore parisien. Puissant et efficace, je dois dire que ça fait du bien de temps en temps, un bon punk trash et hyper saturé, qui marche à l’énergie uniquement (on se casse pas la tête avec la mélodie, les couplets ou les refrains). Durant un bon quart d’heure, ça m’a rappelé les groupes de copains au lycée qui ne juraient que par NoFx ou Dead Kennedy’s !

En retournant vers la grande scène, on entendait le groupe Hellogoodbye sur la scène de la cascade. Des petits jeunots (pas plus de 20 ans chacun) qui jouent une pop-rock-noïsy sans grand intérêt. Du coup, on est retourné au stand Heineken puis on est aller voir Cold War Kid sur la grande scène. Je les avais déjà vu à Rouen au mois de juin et je les ai revu avec plaisir, tant leur set est plutôt bon et l’ambiance très sympa. Ils jouent une sorte de « cabaret-rock » avec ambiance piano-bar, gospel et jazzy, le tout dans un format très pop-rock (plutôt du genre « Violent Femme »). Un chant lyrique sur une musique roots et branque à souhait, le tout au service de bonnes chansons. Tout comme j’aime !

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Cold War Kids

Oh ! il faut quand même que je vous raconte notre mésaventure : on a failli passer le festival SANS bières ! Et oui, on avait chacun notre CB sauf qu’on a pas tiré de liquide avant et en arrivant sur le site, on voit un panneau nous indiquant que les vendeurs ne prennent pas de CB et qu’il n’y a pas de distributeur sur le site !?! En plus, toute sortie est définitive ! Les bouuules ! En faisant nos fonds de poches avec Arnulf et Chels, on arrive à un maximum de 18 euros, soit 2 bières à 3 euros par personne ! 2 petites bières pour 10 heures de festival, on tiendra jamais le coup ! D’autant qu’à peine 17 heures, on les avait déjà liquidé ! On se préparait donc à mourir de soif quand Chels s’aperçoit qu’il à son chéquier sur lui (chose rare selon ses dires). Ne reste plus alors qu’à demander au stand si on peut régler par chèque. On y croyait pas trop, vu qu’il ne prennent pas de CB mais, ô surprise, ils acceptent à partir d’un montant de 12 euros. Trois pintes à 5 euros ça fait 15, donc c’est bon ! Ouf, on est sauvé ! La heineken n’a jamais eu aussi bon goût!

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C’est donc notre pinte à la main qu’on retourne en direction de la scène de la cascade, pour y voir et entendre Erik Truffaz. Prestation que Chels ne voulait rater pour rien au monde. Et je comprend pourquoi ! Trompettiste reconnu, élève de Miles Davis, Truffaz à toujours chercher à confronter le Jazz, les structures « jazz » aux sonorités actuelles. Par exemple, il fut un des premiers à mélanger le Jazz et l’électro, et ce bien avant St Germain. Reconnu et adulé dans son milieu, il n’y a malgré tout pas besoin d’être un érudit en la matière pour adhérer à son univers. Entouré d’excellents musiciens : un bassiste, un batteur et un clavier « Fender-Rhodes », Truffaz a ici fusionné son jazz à la chanson pop-folk, en invitant Ed Harcourt sur plus de la moitié du set. Harcourt invité par Truffaz ou Truffaz par Harcourt ? On ne peut le dire tant la rencontre entre ces deux personnes, ces deux univers fut superbe de complémentarité ! Une heure de pure merveille ! Un très grand moment ! Vite Chels, il faut que tu m’enregistres tous les albums de Truffaz !

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 Truffaz & Harcourt

Bon, après toutes ces émotions, on va aller casser la croûte quand même ! et avec une kéken s’il vous plait. Pendant qu’on mange affalés dans l’herbe, on entend Jarvis Cocker sur la grande scène. On n’a donc pas vu ce que ça donnait mais on l’entendait, ce qui nous suffisait. On a préféré se poser tranquillement avant d’aller voir The Jesus and Mary Chain et surtout Tool !Vers 19h30, on est retourné voir du côté de la scène de la cascade où se produisait CSS, un groupe de brésiliennes qui jouent du disco-punk (c’est ce que dit le programme). Pas mal, mais sans plus. Sur la scène de l’industrie, c’était Terry Poison, un groupe électro de Tel Aviv composé également de filles. Pas transcendant.Dans l’allée centrale du site, on pouvait profiter d’une expo « Rock folio » de dessins de Craig Robinson. Cet artiste s’est amusé à styliser, pixelliser des rockstars (White Stripes, Beatles, Red Hot, etc.) A nous de les reconnaître par leurs tenues et accessoires… Sympathique !

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Zappa & The Libertines par Craig Robinson

Vers 20h20, direction la grande scène pour The Jesus and Mary Chain !
Bon d’accord, c’est un groupe culte, pilier de la New-wave british avec The Cure. Mais ça nous a rapidement saoulé. Le chanteur tirai une gueule de trois mètres de long et le guitariste, sosie d’Almodovar, semblai se faire chier royalement. Leur son noïsy (ils ont du beaucoup écouté le Velvet) était vraiment trop fort. Insupportable, dans la mesure où -j’espère ne pas froisser des fans- cela ne cachait pas la médiocrité des compositions. Je ne connaissais pas leurs chansons mais ça ne m’a pas donné envie d’écouter un de leurs albums. Je veux bien croire que c’est un groupe culte, pour l’ambiance et le son, mais niveau chansons, n’est pas The Cure ou Depeche Mode qui veut.Du coup, on est retourné à notre stand fétiche. Et plutôt que d’aller voir les Rita Mitsouko (qu’on a déjà vu à Rouen), on a préféré se détendre tranquillement dans l’herbe, avant d’affronter la Bête !

L’avantage (ou l’inconvénient) d’une journée de festival, c’est qu’il y a tellement de groupes (connus ou pas) qu’on ne se force pas à suivre un live en entier, si ça ne nous plait pas. On est moins indulgent vis à vis des artistes. On peut se permettre de zapper d’une scène à l’autre, pour découvrir des nouveaux ou voir des anciens. Et en l’occurrence, nous sommes venus pour Tool !

On s’est installé trois quart d’heure avant le live (vers 21h45), pour se mettre à une bonne distance (surtout pour nos oreilles), bien en face de la scène, juste devant le stand des ingés son. On a donc assisté à la balance du live. Instru par instru, on a eu droit à un avant goût des sons qu’on allait se prendre dans la face. Basse, batterie, guitare, clavier, micros. A chaque fois on se disais : « là, ça va ! ». Oui, un par un, ça va, sauf que pendant le concert, on se les prendra tous en même temps !

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Danny Carey

Et effectivement, dès les premières notes, on a été scotché ! Pour reprendre une expression de Philippe Manœuvre : « les 10 premiers rang ont été littéralement décapités sur place ! ». Le son est hallucinant, surpuissant mais tout à fait supportable (pas trop saturé, les instruments se mêlaient parfaitement). Ils ont su recréer en live la puissance du son de leurs disques, sans pour autant nous refaire les morceaux note pour note, ni nous détruire les tympans.

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Adam Jones

Tool est pour moi, depuis plus de 10 ans, le meilleur groupe Metal. Et en même temps, on ne peut les réduire qu’à ça. Ils ont su créer un style et un univers riche. Croisement entre rock progressif (albums concepts, ruptures de rythme, morceaux de 8-10 minutes avec 3 mn d’intro et 2 de conclu…), Trash-métal (grosse basse, riff bien lourd, double grosse caisse…) et envolés lyriques. Le chanteur a une voix magnifique, puissante et aérienne. Il n’hurle pas bêtement comme n’importe quel trasheur de base. Nan, lui, il chante. Et comment ! La grande classe ce Maynard James Keenan (je le classe depuis longtemps parmi les meilleurs chanteurs rock, au coté de Thom Yorke, Jeff Buckley ou Mick Patton) !

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Maynard James Keenan

Un concert de Tool est un spectacle complet. Une grosse machinerie à l’américaine. On sent bien qu’il n’y a pas de place pour l’impro, que tout est calculé au millimètre près. Mais ce n’est pas gênant, au contraire, ça colle parfaitement à leur univers. Glacial et brûlant !
Pour ces gars, le visuel est tout aussi important que le son. C’est d’ailleurs le guitariste qui créé les pochettes, les clips et tout les visuels du live. Très mystiques, hypnotiques et souvent dérangeantes, les images font références au bouddhisme, au troisième œil, à la bio-mécanique (chère à Giger)… Le tout projeté sur quatre écrans (un derrière chaque membre) plus deux géants de chaque coté de la scène.

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Les morceaux s’enchaîne de façon magistrale. On se remet à peine du précédent que le nouveau nous coupe le souffle. Ils nous ont joué un seul morceau de leur premier album, deux du deuxième, deux du troisième. Le reste est issu de leur dernier « 10 000 Days », que j’ai découvert ici. Excellent ! Seule déception, ils n’ont pas jouer « Sober », leur premier single.
Physiquement et émotionnellement intense, nous sommes repartis sonnés, estomaqués par leur prestation et par le simple fait de se dire : « on a vu Tool ! enfin ! »

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Fin de cette journée rock, on rentre sur Rouen comblés, repus de bons sons et d’images.
C’est la deuxième fois que je viens à ce « Rock en Seine », c’est un très bon festival à la programmation éclectique, de qualité. L’ ambiance générale est excellente, le site magnifique. J’y retournerai, c’est clair…

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La Grande Scène

Les photos ne viennent pas de cette journée, c’est juste pour donner une idée…

Petit résumé vidéo de cette édition 2007 :

http://www.musicspot.fr/video/reportages/rock-en-seine-2007-meilleurs-moments-10001102.htm

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