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TORTOISE – Le 106 (7 juin 2012, Rouen)

TORTOISE - Le 106 (7 juin 2012, Rouen) dans Plein de Live tortoise1

Voir Tortoise en concert est un moment rare d’une forte intensité. Un super moment partagé avec l’ami Swamps.
D’une formation comprenant deux batteries, deux claviers, au moins trois guitares et deux basses, sans oublier les deux xylophones qui contribuent à l’ambiance harmonique de leurs compositions jazz-fusion-rock, les cinq musiciens sont tous polyvalents, alternant sur tous les instruments. De fait, chaque morceau est interprété dans une configuration différente, allant du plus electro au plus orchestral. On a eu droit à quelques « battle » de batterie bien senties !
Il n’y a pas de chanson chez Tortoise (donc pas de vocal) pourtant, leurs compositions sont tellement mélodiques, que derrière un ensemble souvent noïsy, les guitares et xylos chantent de petites phrases qui nous restent longtemps en mémoire.
Subtilité des mélodies et puissance du son, finesse de l’interprétation associé à des ambiances « bruitistes »… La « formule Tortoise » n’en est pas une !
Ils semblent totalement à l’aise de jouer comme ils l’entendent. Cependant, ont ne sent aucune place à l’improvisation. Tout est précis, minutieux.
Rien n’est laissé au hasard et heureusement, il y a du feeling, des émotions, en partie suscitées par cette impression que le morceaux se construit devant nous, en direct. Les musiciens semblent aussi libres que contraints par la structure de leur composition. Du grand art.
Pour ma part, j’ai reconnu les quelques morceaux de TNT et Millions Now Living Will Never Die, les seuls albums que je connaisse d’eux. Les autres étaient du même calibre.

tortoise2 dans Plein de Live

On trouve sur youtube une vidéo d’une heure de leur prestation. Merci à Seb Petit pour la vidéo et le site Magicrpm.com pour la set-list : Gigantes (00:00), I Set My Face To The Hillside (04:31), Swung From The Gutters (10:10), Eros (18:49), Salt The Skies (23:17), Charteroak Foundation (28:00), Prepare Your Coffin (37:06), Crest (41:15), Stretch (You’re All Right) (48:02) et Tins Cans & Twine (52:56).

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Site officiel

Le 106

Beirut – The rip tide / dEUS – Keep you close / Gomez – Whatever’s on your mind / Primus – Green naugahyde

Quatre nouveaux albums de quatre bons groupes en cette rentrée. 2011 s’annonce un bon cru pour Beirut, dEUS, Gomez et Primus…

Beirut-the-rip-tide Beirut – The rip tide

Beirut nous emmène une fois encore en belle balade dans ses contrées où les frontières n’existent pas. Un album plus intimiste, dans lequel Zach Condon (auteur compositeur interprète musicien) n’oublie cependant pas ses amours tsiganes. Beirut est un groupe – ce qu’on aurait parfois tendance à oublier, mais pas avec ce dernier – des plus singuliers, qui a su créer un univers riche et original, auquel vient s’ajouter une nouvelle pépite…

Beirut - The rip tide / dEUS - Keep you close / Gomez - Whatever's on your mind / Primus - Green naugahyde dans Plein les ouies deusimages dEUS – Keep you close

dEUS nous revient avec l’album Keep you close. Un album inspiré, dans lequel ils reviennent à des ambiances down-tempo plus orchestrales que sur le précédent, alliant, comme eux seuls savent le faire, la fragilité des mélodies à la puissance du son. Bien qu’il trafique toujours autant sa voix, Tom Barman chante de mieux en mieux au fil du temps. Et il écrit toujours aussi bien. Ce dernier opus fini d’enfoncer le clou : dEUS est un groupe incontournable de la scène rock mondiale !

albumgomez dans Plein les ouies Gomez – Whatever’s on on your mind

Toujours content de retrouver Gomez, qui encore une fois ne me déçoit pas (ce Whatever’s on your mind est même meilleur que le précédent album). C’est un réel bonheur de découvrir de nouvelles compositions pop aux tessitures rock-blues-jazzy. Toujours référencée mais jamais ennuyante, singulière et de grande qualité, la musique de Gomez m’accompagne maintenant depuis plus de douze ans, et c’est tant mieux !

albumprimus Primus – Green naugahyde

Douze ans après la sortie de leur dernier album studio (Antipop datant de 1999) Primus nous reviens en grande forme avec ce Green naugahyde. Les Claypool (basse/chant) et Larry Lalonde (guitare) sont toujours fidèle au poste. Tim Alexander cède sa place à Jay Lane, leur tout premier batteur qui n’avait jamais enregistré avec eux. Voilà qui est chose faite ! Ce retour aux origines se ressent également dans leurs compositions, qui rappellent la folle période des Frizzle Fry et Pork Soda. Claypool y reprend même ses chroniques du Fisherman commencées sur Suck On this… Primus, c’est une drogue dure, dès qu’on y a prit goût, on ne peut plus s’arrêter…

C’est un plaisir de constater que ces quatre groupes que j’affectionne et suit depuis pas mal d’année maintenant, nous offrent de bons albums, dans lesquels certes, ils ne se réinventent pas, mais restent fidèles à leur univers. Et franchement, je n’en demande pas plus !

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Cup Of Tea – A Compilation (Cup of Tea, 1996)

Cup Of Tea - A Compilation (Cup of Tea, 1996) dans Plein les ouies coverqe

Cette compilation des premiers travaux du label Cup Of Tea est sortie en 1996. La plupart de ces morceaux ont été produit à une époque (entre 1992 et1996) où le terme Trip-hop n’avait pas encore été inventé par les journalistes pour désigner cette musique hybride, entre froide mélancolie et rythmes chauds, venant du sud de l’Angleterre, Londres et surtout Bristol, ville de la Wild Bunch d’où sortirons Massive Attack, Portishead ou Tricky.

J’écoutais en boucle cet album à l’époque, puis l’ère des cassettes audio étant révolue, je n’en avais plus de trace… Je l’ai redécouvert très récemment et je dois dire que la magie de ce son est toujours intacte. Si certains morceaux ont un peu vieilli, d’autre ont conservé toute leur originalité. En particulier le premier morceau, Love Anybody de Barcode, le premier produit par le label en 1992. On était à l’époque loin du terme même de trip-hop et seul Blue Lines, le premier album de Massive Attack, était sorti en 1991. Une chanson au format pop-rock (couplet-pont-refrain), une rythmique funk-rap, une ligne de basse plutôt reggae –dub, des claviers atmosphériques, un habillage sonore très électro, une voix éthérée, encore marquée par les voix chaudes du funk, des ruptures de rythme, d’ambiances…

Le reste de la compilation est très bon, cohérent et varié, comprenant d’autres perles, en particulier les morceaux de Monk & Canatella, les seuls artistes de cette compil’ qui ont fait ce qu’on pourrait appeler une carrière, bien que restée assez confidentielle. Ce qui est plutôt incompréhensible tant la qualité de leur musique est indéniable. Entre pop, rock, jazz, funk et classique, leur univers est d’une incroyable richesse sonore, alliage parfait de tessitures électroniques et organiques, et d’une formidable cohérence esthétique. Quelle voix du chanteur ! Un groupe qui aurait largement mérité le succès d’un Morcheeba ou d’un Archive…

Le trip-hop est un melting-pot de références, dont les artistes majeurs – DJ Shadow, Kruder and Dorfmeister, Thievery Corporation, Fila Brazilla, U.N.K.L.E ou Alpha – ont su transcender toutes ces influences (et bien d’autres encore, telle que les musiques de film, les musiques ethniques…) pour créer un son « nouveau ». Parfaite bande sonore de cette fin de siècle passé.

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Blues By Night – Filips (éditions Art Moderne, 1987)

Blues By Night - Filips (éditions Art Moderne, 1987) dans Chroniques BD bbny

Ce Blues By Night nous emmène à la découverte de la vie nocturne new-yorkaise des années 80. Un New-York fantasmé (remplie de belles Cadillac et autres Pontiac), dans lequel la musique tiens le premier rôle. Logique, venant d’un passionné de musique Jazz, Funk ou Hip Hop. Filips fut dessinateur à rock & folk dans les années 80, illustrateur pour MC Solar (le 45 tours bouge de là), et a récemment participé à un album sur le Funkadelic de Clinton, aux éditions Nocturne. Lou Reed, Michel Jonasz, Tom Waits, Talking Heads, Level 42, sans oublier le be-bop ou le hip hop, la bande son de cet album fleure bon les folles eighties et le revival fifties.

Entre blocs d’immeubles et murs de briques tagués, Filips nous ballade dans les rues de la grande pomme, sur les traces de personnes interlopes, des musiciens de jazz insomniaques, des artistes branchés, des détectives privés « débranchés », des losers qui cherchent à en finir… Une faune sous influence, entre musique, alcool et déprime, qui nous entraine en errance dans le milieu de la nuit, des quartiers sombres, des métros tagués, des tripots enfumées et des bars aux ambiances rétro.

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Sept histoires courtes entrecoupées d’illustrations de grande classe composent ce petit album de belle facture. Foutus dimanches à la con nous apprend qu’après une nuit blanche de biture noire, il n’y a rien de bon à rester gamberger entre quatre murs. I need some money est ce que se répète le personnage, bien décidé à aller jusqu’au bout. Blues By Night nous narre les dérives nocturnes d’un homme qui vient de se faire larguer, sur un air des Talking Heads… Dans Beat-Streets, deux rappeurs se languissent d’être trop jeunes pour goûter aux nuits chaudes des boites privées. Mais que fait le privé ? Où Jo le détective décide de rester chez lui aujourd’hui. Les hors-la-loi de tout poil peuvent courir le monde… Coup mou chez les durs nous fera côtoyer la vie mouvementée d’Hugues-Hubert, peintre branché et  jet-seteur de première. La boite de Jazz est l’adaptation de la chanson de Jonasz.

Filips s’attache à retranscrire l’atmosphère générale d’une ville, d’une époque, plutôt que dresser des portraits « psychologisant » de ses personnages. Son style rond et coloré contraste fortement avec les thèmes de ses histoires. Les ambiances nocturnes sont remarquables (le bleu nuit domine, normal). Ce graphisme aux formes stylisées, cubistes, aux couleurs vives en aplats, est fortement inspiré par la ligne claire d’un Joost Swarte. A ce titre, le nom des éditions : Art Moderne, peut être vu comme un clin d’œil à l’album éponyme de Swarte. Une esthétique très référencée, mais qui vieillie plutôt bien, grâce notamment aux superbes couleurs réalisées par le dessinateur lui-même.

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La boîte de Jazz…

TNT – Tortoise (Thrill Jockey, 1998)

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J’avoue être passé à côté de cet album lors de sa sortie en 1998. Je n’accrochais pas à ce que les journalistes appellaient alors le Post-rock : un rock instrumental, expérimental et planant, un peu trop jazzy et intello pour moi. Disons que je n’étais pas assez mûr pour prendre le rythme de cette tortue… Mais depuis, est sorti le dyptique Kid A/Amnesiac qui m’a sensibilisé à cette approche musical. Alors, quand je me me suis plongé dans ce TNT, j’ai rapidement été pris dans les mailles de ses filets. Tortoise produit un rock instrumental, effectivement influencé par les structures jazz (« Swung from the gutters », « In Sarah, Mencken, Christ… »), mais aussi par les musiques de films, entre Western et Fantastique (« The Equator », « I set my face to the hillside »ou bien « Ten-day interval » et « Four-day interval » qui paraissent venir d’une B.O. de John Carpenter !). Cependant, ce n’est pas aussi cérébral que je ne le pensais. Leur musique est très sensible, sensuelle…

Bien qu’il s’aventure parfois vers les sonorités froides et inquiétantes de la musique électronique, des productions du label Warp en particulier (« A simple way to go fast », »Almost always is nearly enough », « Jetty »), TNT est un album chaleureux et paisible. L’influence des rythmes latinos et caribéens y contribue fortement. De superbes ambiances rock (« TNT », « The suspension bridge at Iguazu falls » ou « Everglade ») qui m’emmènent en ballade mentale vers les grandes étendues d’une Amérique imaginaire… Un univers musical proche de ce que je peux trouver chez Calexico, Pavement ou Broken Social Scene, les lyrics en moins… Leur album précédent, « Million now living will never die » (sorti en 1996) est tout aussi bon ! Moins électro et plutôt influencé par le Krautrock. On y retrouve ces riches ambiances… Tortoise est un groupe qui compte !

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