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TINTIN le rêve et la réalité – Mickael Farr (2001 Editions Moulinsart)

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Je recommande vivement à tous les tintinophiles la lecture de ce passionnant ouvrage de Michael Farr ! On y découvre le perfectionnisme absolu d’Hergé…

Car, à l’inverse de son héros, Hergé n’a que rarement voyagé (et encore, à la fin de sa vie). Il n’a pour ainsi dire jamais visité les pays, les lieux dans lesquels il emmena ses personnages. Pourtant, les architectures, les véhicules (voitures, avions…), les costumes, les descriptions des mœurs et coutumes n’en demeurent pas moins exactes. Hergé récoltait et archivait tout types de documents (photos, illustrations, coupures de presses, livres…) lui permettant de retranscrire le plus fidèlement possible la réalité. Et quand il lui manquait des éléments, il envoyait ses collaborateurs prendre des croquis sur le vif (souvent Edgar-Pierre Jacobs ou Bob De Moor).
Ce travail méticuleux apporte une crédibilité certaine et jamais démentie à ces aventures les plus extravagantes.

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Le port de Saint-Nazaire « vu » par Hergé

Pour illustrer, quelques exemples sur http://www.e-tintin.tk/

FEAST OF WIRE – Calexico (2003 Quarterstick Records)

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Cover Art de Victor Gastelum

Depuis leur premier album, Joey Burns (guitard/chant) et John Convertino (batterie) développent un univers original et singulier. Originaire de Tucson en Arizona, la musique de Calexico se situe entre la pop anglo-saxonne et la musique traditionnelle mexicaine, entre le jazz et Morricone. Mais le tout avec une cohérence et un style qui leur est propre, grâce notamment à la superbe voix de Burns et au jeu particulier de Convertino. La discographie de Calexico est remarquable, même si avec le temps, les derniers albums paraissent moins « originaux ». Ce Feast of Wire est à mon avis le plus abouti.

Calexico est une ville située à la frontière du Mexique et de la Californie. Le décor est planté…

Un superbe concert « World Drifts In »(2004) est disponible en dvd. Ils y invitent une troupe de mariachi (Luz de Luna) et Francoiz Breut, dont ils reprennent la chanson « si ti disais », de l’album « feast of wire » justement.

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DIARY OF THE DEAD – Georges A. Romero (2008)

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Fan depuis longtemps (enfin, depuis que j’en ai plus peur) des Zombies de Romero, j’ai été un peu déçu par ce Diary… Rien à redire de la réalisation, de la bonne idée (très actuelle !) de filmer selon le point de vue subjectif des protagonistes. Nous voyons les événement du coté de personne lambda et plus du coté des autorités, des scientifiques ou des journalistes.
Rien à redire sur la critique des médias, de la course à l’information. C’est un des thème de prédilection de Romero (voir le début de « Dawn of the dead »).
Rien à redire non plus de ses Zombies, égaux à eux-mêmes…
Non, c’est au niveau des personnages que ça cloche. Je les trouve trop caricaturaux (sans parler du jeu catastrophique des acteurs)… En fait, on se croira dans un teen-movies (du niveau de « souviens-toi l’été dernier » par exemple) les réactions des personnage sont trop prévisibles et souvent incohérentes.
Mais surtout, ça manque de pessimisme. Je ne retrouve plus le coté nihiliste, « perdu d’avance » des autres volets (dont pour moi le summum est le « Day of the dead »).
D’ailleurs, Romero ne considère pas ce Diary of the Dead comme le cinquième volet, mais comme le premier d’une nouvelle série (la suite est en cour de réalisation), puisqu’au niveau de l’histoire, il reviens au début de la contamination, mais cette fois ci, nous ne sommes plus dans les années 60. Les 4 premiers se tenais plus ou moins bien au niveau chronologie des faits, celui-ci est plutôt anachronique (avec ses portables, ses caméras DV…) Romero a toujours été un fin observateur de son époque, il nous le prouve encore ici en critiquant Internet et ces nouvelles technologies qui transforme tout à chacun en journaliste d’investigation.
Romero aborde son histoire de zombie d’un nouveau point de vue, plus actuel, avec plus d’humour (beaucoup de clins d’oeil, de mise en abime avec cette idée de film dans le film…)
Attendons le prochain pour savoir quelle direction va prendre cette nouvelle série.

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Anthology, the sounds of science – Beastie Boys (1999 Capitol Records)

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Groupe indispensable, il me semble évident qu’on ne pourrait dresser une discographie idéale sans citer au moins un album des Beastie Boys ! Ces 3 blanc-becs qui ont révolutionné le rap, en y intégrant les éléments rock, fusion ou hardcore. Il faut dire que Mike D, Adam et Adrock ont commencé par jouer du punk avant de produire du hip hop. Ca laisse des traces, forcement. Mais quel album choisir parmis leur discographie incroyable ? « ill communication », « Paul’s boutique », « licensed to ill », « hello nasty »… Autant prendre cette anthologie « the sounds of science » qui regroupe en 42 morceaux, toutes les périodes (et tous les styles) des Beastie Boys : punk, rap « old scool », fusion, jazz, country…

Je vous recommande également (et chaudement !) l’écoute de cet autre album, l’ instrumental et jazzy « the in-sound from way out », une compilation des titres instrumentaux des sessions Check Your Head et Ill Communication, dans laquel chaque beastie joue de son instrument de prédilection : guitare, basse et batterie. Superbe !

site officiel

Collection Patte de Mouche – l’Association

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Une des meilleures maison d’édition BD – L’ Association – nous propose, depuis sa création (1990), plusieurs collections aux noms plutôt sympathiques : Eprouvette, Ciboulette, Eperluette, Archives, Côtelette, Mimolette et Patte de mouche… Cette multitude de formats et de prix traduit l’intention première de sa ligne éditoriale, à savoir vouloir diversifier la Bande Dessinée. Publier des auteurs de qualité et produire de beaux livres, accessibles à tous.

La collection Patte de mouche correspond tout à fait à cette volonté.

D’un format « nouvelle » souple de 10,5 -15 cm, 24 pages, pour un prix de 3 €, cette collection est la plus économique du catalogue. Mais la qualité n’en est pas moindre. Ces BD ne sont pas des grandes réduites, mais de véritables oeuvrettes créées pour l’occasion. Les auteurs utilisent toutes les possibilités offertes par ce format : histoires courtes, noir et blanc, visuels épurés…

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Le premier volume de la collection (Imbroglio) est l’exemple type des BD proposées par cette « Patte de Mouche » : peu de personnages, unité de lieu, de temps, monochromie …
Dans cet absurde huis-clos entre 3 personnages, l’histoire possède tant de rebondissement qu’on ne peut en deviner la fin avant de l’avoir lu. Ce qui est appréciable dans la mesure où ça se lit vite. Le graphisme lui, est au service de l’histoire, simple et efficace (du Trondheim, quoi !)

La Nouvelle Pornographie est un véritable exercice de « stylisation » comme seul sait les faire Trondheim. Dans cette bd au titre évocateur, ce dernier simplifie, schématise les formes jusqu’à l’abstraction. Mais en y regardant de plus prêt, il s’agit bien de dessins figuratifs, plutôt explicites…

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Autre particularité des histoires proposés par les auteurs de l’Association : l’autobiographie. Baladi nous raconte ici une anecdote vécu durant sa jeunesse, souvenir qu’il pourrait nous raconter au coin d’une table, autour d’un verre. « Un récit urbain et déglingué à base de paumés et d’embrouilles, transcendé par la syntaxe si particulière d’Alex Baladi » (Catalogue 2006 de l’Association.)

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Mahler est un dessinateur Autrichien (Vienne) possédant un style unique. Minimaliste, il se sert de volumes géométrique simples pour symboliser plutôt que représenter des formes. C’est un figuratif à la limite de l’abstraction. J’adore.
Longueurs & Retranchements est un pur exercice de style digne de l’OuBaPo (créé et diffusé par l’Association). Cette histoire d’auteur face à son éditeur est en fait construite à partir d’un seul et même dessin (celui de la couverture). Pourtant, il y a une vraie histoire séquentielle, un vrai rythme dans cette BD. D’ailleurs, je ne me suis pas rendu compte tout de suite que c’était quasiment la même case à chaque fois, tant il se dégage une impression de mouvement. Bluffant.
Mystery Music lui, regroupe plusieurs historiettes sans texte, d’une page, ayant pour thème un instrument de musique. La musique elle-même – qui est impalpable – est représenté ici par une masse noire informe. De ce décalage absurde se dégage une forme d’humour, de poésie.

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Poésie également avec l’Espignole, véritable carnet intime dans lequel Baudoin nous raconte ses souvenirs d’adolescent. Cet album est emprunt d’une certaine nostalgie et se veut essentiellement contemplatif. Structuré sur la forme d’un dessin par page incluant un texte en « voix off », l’Espignole est un bel ouvrage. Le style de Baudoin, expressionniste dans ses formes, ses contrastes et naturaliste dans ses thèmes, colle parfaitement à cette histoire de souvenirs, d’adolescence et d’amour perdus.

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