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FEAST OF WIRE – Calexico (2003 Quarterstick Records)

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Cover Art de Victor Gastelum

Depuis leur premier album, Joey Burns (guitard/chant) et John Convertino (batterie) développent un univers original et singulier. Originaire de Tucson en Arizona, la musique de Calexico se situe entre la pop anglo-saxonne et la musique traditionnelle mexicaine, entre le jazz et Morricone. Mais le tout avec une cohérence et un style qui leur est propre, grâce notamment à la superbe voix de Burns et au jeu particulier de Convertino. La discographie de Calexico est remarquable, même si avec le temps, les derniers albums paraissent moins « originaux ». Ce Feast of Wire est à mon avis le plus abouti.

Calexico est une ville située à la frontière du Mexique et de la Californie. Le décor est planté…

Un superbe concert « World Drifts In »(2004) est disponible en dvd. Ils y invitent une troupe de mariachi (Luz de Luna) et Francoiz Breut, dont ils reprennent la chanson « si ti disais », de l’album « feast of wire » justement.

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DIARY OF THE DEAD – Georges A. Romero (2008)

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Fan depuis longtemps (enfin, depuis que j’en ai plus peur) des Zombies de Romero, j’ai été un peu déçu par ce Diary… Rien à redire de la réalisation, de la bonne idée (très actuelle !) de filmer selon le point de vue subjectif des protagonistes. Nous voyons les événement du coté de personne lambda et plus du coté des autorités, des scientifiques ou des journalistes.
Rien à redire sur la critique des médias, de la course à l’information. C’est un des thème de prédilection de Romero (voir le début de « Dawn of the dead »).
Rien à redire non plus de ses Zombies, égaux à eux-mêmes…
Non, c’est au niveau des personnages que ça cloche. Je les trouve trop caricaturaux (sans parler du jeu catastrophique des acteurs)… En fait, on se croira dans un teen-movies (du niveau de « souviens-toi l’été dernier » par exemple) les réactions des personnage sont trop prévisibles et souvent incohérentes.
Mais surtout, ça manque de pessimisme. Je ne retrouve plus le coté nihiliste, « perdu d’avance » des autres volets (dont pour moi le summum est le « Day of the dead »).
D’ailleurs, Romero ne considère pas ce Diary of the Dead comme le cinquième volet, mais comme le premier d’une nouvelle série (la suite est en cour de réalisation), puisqu’au niveau de l’histoire, il reviens au début de la contamination, mais cette fois ci, nous ne sommes plus dans les années 60. Les 4 premiers se tenais plus ou moins bien au niveau chronologie des faits, celui-ci est plutôt anachronique (avec ses portables, ses caméras DV…) Romero a toujours été un fin observateur de son époque, il nous le prouve encore ici en critiquant Internet et ces nouvelles technologies qui transforme tout à chacun en journaliste d’investigation.
Romero aborde son histoire de zombie d’un nouveau point de vue, plus actuel, avec plus d’humour (beaucoup de clins d’oeil, de mise en abime avec cette idée de film dans le film…)
Attendons le prochain pour savoir quelle direction va prendre cette nouvelle série.

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Anthology, the sounds of science – Beastie Boys (1999 Capitol Records)

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Groupe indispensable, il me semble évident qu’on ne pourrait dresser une discographie idéale sans citer au moins un album des Beastie Boys ! Ces 3 blanc-becs qui ont révolutionné le rap, en y intégrant les éléments rock, fusion ou hardcore. Il faut dire que Mike D, Adam et Adrock ont commencé par jouer du punk avant de produire du hip hop. Ca laisse des traces, forcement. Mais quel album choisir parmis leur discographie incroyable ? « ill communication », « Paul’s boutique », « licensed to ill », « hello nasty »… Autant prendre cette anthologie « the sounds of science » qui regroupe en 42 morceaux, toutes les périodes (et tous les styles) des Beastie Boys : punk, rap « old scool », fusion, jazz, country…

Je vous recommande également (et chaudement !) l’écoute de cet autre album, l’ instrumental et jazzy « the in-sound from way out », une compilation des titres instrumentaux des sessions Check Your Head et Ill Communication, dans laquel chaque beastie joue de son instrument de prédilection : guitare, basse et batterie. Superbe !

site officiel

Collection Patte de Mouche – l’Association

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Une des meilleures maison d’édition BD – L’ Association – nous propose, depuis sa création (1990), plusieurs collections aux noms plutôt sympathiques : Eprouvette, Ciboulette, Eperluette, Archives, Côtelette, Mimolette et Patte de mouche… Cette multitude de formats et de prix traduit l’intention première de sa ligne éditoriale, à savoir vouloir diversifier la Bande Dessinée. Publier des auteurs de qualité et produire de beaux livres, accessibles à tous.

La collection Patte de mouche correspond tout à fait à cette volonté.

D’un format « nouvelle » souple de 10,5 -15 cm, 24 pages, pour un prix de 3 €, cette collection est la plus économique du catalogue. Mais la qualité n’en est pas moindre. Ces BD ne sont pas des grandes réduites, mais de véritables oeuvrettes créées pour l’occasion. Les auteurs utilisent toutes les possibilités offertes par ce format : histoires courtes, noir et blanc, visuels épurés…

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Le premier volume de la collection (Imbroglio) est l’exemple type des BD proposées par cette « Patte de Mouche » : peu de personnages, unité de lieu, de temps, monochromie …
Dans cet absurde huis-clos entre 3 personnages, l’histoire possède tant de rebondissement qu’on ne peut en deviner la fin avant de l’avoir lu. Ce qui est appréciable dans la mesure où ça se lit vite. Le graphisme lui, est au service de l’histoire, simple et efficace (du Trondheim, quoi !)

La Nouvelle Pornographie est un véritable exercice de « stylisation » comme seul sait les faire Trondheim. Dans cette bd au titre évocateur, ce dernier simplifie, schématise les formes jusqu’à l’abstraction. Mais en y regardant de plus prêt, il s’agit bien de dessins figuratifs, plutôt explicites…

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Autre particularité des histoires proposés par les auteurs de l’Association : l’autobiographie. Baladi nous raconte ici une anecdote vécu durant sa jeunesse, souvenir qu’il pourrait nous raconter au coin d’une table, autour d’un verre. « Un récit urbain et déglingué à base de paumés et d’embrouilles, transcendé par la syntaxe si particulière d’Alex Baladi » (Catalogue 2006 de l’Association.)

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Mahler est un dessinateur Autrichien (Vienne) possédant un style unique. Minimaliste, il se sert de volumes géométrique simples pour symboliser plutôt que représenter des formes. C’est un figuratif à la limite de l’abstraction. J’adore.
Longueurs & Retranchements est un pur exercice de style digne de l’OuBaPo (créé et diffusé par l’Association). Cette histoire d’auteur face à son éditeur est en fait construite à partir d’un seul et même dessin (celui de la couverture). Pourtant, il y a une vraie histoire séquentielle, un vrai rythme dans cette BD. D’ailleurs, je ne me suis pas rendu compte tout de suite que c’était quasiment la même case à chaque fois, tant il se dégage une impression de mouvement. Bluffant.
Mystery Music lui, regroupe plusieurs historiettes sans texte, d’une page, ayant pour thème un instrument de musique. La musique elle-même – qui est impalpable – est représenté ici par une masse noire informe. De ce décalage absurde se dégage une forme d’humour, de poésie.

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Poésie également avec l’Espignole, véritable carnet intime dans lequel Baudoin nous raconte ses souvenirs d’adolescent. Cet album est emprunt d’une certaine nostalgie et se veut essentiellement contemplatif. Structuré sur la forme d’un dessin par page incluant un texte en « voix off », l’Espignole est un bel ouvrage. Le style de Baudoin, expressionniste dans ses formes, ses contrastes et naturaliste dans ses thèmes, colle parfaitement à cette histoire de souvenirs, d’adolescence et d’amour perdus.

COMIC BOX (magazine) – Panini France

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Quant un magazine est de qualité, comme c’est le cas de Comic Box, (articles et analyses intéressantes, maquette et illustrations sympas, etc.), je ne me prive pas de l’acheter de temps en temps, même si je n’ai pas d’attirance particulière pour l’univers des comics. Les multiples séries de super héros ne me passionnent pas plus que ça… trop simplistes et manichéennes, avec un message trop patriotique. Heureusement, depuis l’arrivée des héros Marvel de Stan Lee & Jack Kirby, une certaine forme d’ « européanisation » du comics grâce entre autre à Heavy Metal, puis avec la génération des Miller (Dark Night, Sin City…), Alan Moore (Killing Joke, Watchmen…) et autres Mac Farlane (Spawn…), le super-héros (ainsi que le super-méchant) s’est complexifié, humanisé. Ce qui le rend beaucoup plus intéressant…

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Comic Box a connu une première série mensuelle de 35 numéros entre 1998 et 2001, suivie de trois numéros Comic Box Annuel parus en 2002, 2003 et 2004. La revue Mad Movies a publié au début de 2005 un numéro hors-série, intitulé Comic Box , qui constituait le numéro zéro d’une seconde série, bimestrielle, lancée à l’été 2005.
La revue a publié plusieurs numéros hors-série consacrés à un thème particulier : quatre Comic Box HS de 1999 à 2001, et trois Comic Box Extra , depuis 2006.Si la structure rédactionnelle n’a pas varié depuis les débuts, le magazine est passé par plusieurs éditeurs successifs. La première moûture était éditée par TSC (un acronyme signifiant « Tout Sauf Cochon ») ; les annuels, vendus uniquement dans les librairies de bande dessinée, par les Éditions USA ; la version actuelle a été initiée par Custom Publishing (Mad Movies ) et reprise par Panini au numéro 46, reprenant la numérotation à la suite de la première série.
(Wikipédia)

Ils ont sorti un très bon hors série (avec Mad Movies ) il y a 3 ans sur l’Odyssée des Super-héros au cinéma…
Mais, si je vous parle de Comic box , c’est aussi parce qu’ils ont publié, dans le courrier des lecteurs du numero de juillet-aout 2008, un dessin de l’ami Swamp (http://swamps.canalblog.com/), qui m’a initié à cet univers et fait connaître cette revue… La boucle est bouclée…

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Bravo l’Artiste !

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Du beau, du bon, des bds…

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