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BULLITT – Lalo Schifrin (1968 Warner)

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On ne presente plus Lalo Schiffrin, grand compositeur des années 60/70, qui a produit, entre autres, les B.O. de « l’Inspecteur Harry » et de « Opération Dragon ». Même si le film n’est pas un chef d’oeuvre, la musique de Bullitt est absolument géniale ! On y trouve de grosses rythmiques funky associés à des arrangements subtiles de cuivres et de cordes. Un mélange de blaxploitation et d’easy-listening. Un régal !

Né en 1932 en Argentine, Schiffrin s’est fait un nom avec des séries télés comme MISSION : IMPOSSIBLE ou MANNIX, puis STARSKY ET HUTCH (pour la version originale, bien sûr), et avec des classiques du ciné et du polar, comme DIRTY HARRY, UN SHÉRIFF À NEW YORK, DE L’OR POUR LES BRAVES, MAGNUM FORCE, OPÉRATION DRAGON, LE RENARD (musique reprise pour les pubs DIM dans les années 70)… Il a signé pour BULLITT l’une de ses plus belles partitions, apportant une nouvelle touche remarquable au film et une identification sonore au polar urbain !…( dvdrama)

SONGS The Art of Trio vol III – Brad Mehldau (1998 Warner)

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C’est l’ami Vidocq qui m’ a offert ce disque et je dois dire que c’est un beau cadeau. Ce jeune pianiste (né en 1970) est considéré comme un petit génie par les spécialistes et les érudits de Jazz. Etant plutôt inculte en la matière, je suis malgrès tout entré rapidement (et pleinement) dans son univers.

Dans cet album, il reprend un morceau de Radiohead (exit music) et un de Nick Drake (river man), magnifiques. Pour le reste, je ne sais pas si ce sont des reprises ou des compos, mais peu importe, l’ensemble est superbe. Brad Mehldau : piano / Larry Grenadier : contrebasse / Jorge Rossy : batterie.

PSIKOPAT (magazine) – Les Editions du Zebu

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Magazine de bande dessinées (avec Fluide Glacial) que je n’oublie pas de me procurer tout les mois !
Le Psikopat fut fondé par Carali (qui est toujours le rédacteur en chef) en 1989. Cette version actuelle du Psikopat est en fait la 3ème mouture (après le petit Psikopat illustré en 1982 et le petit Psikopat vers 1984).

Spécialisé dans la BD d’humour plutôt absurde, noir et trash, l’esprit du Psiko se situe entre ceux de Fluide Glacial et de Charlie hebdo (ou plutôt Siné hebdo, vu que Carali y participe). Le côté Fluide pour la bd d’humour et le côté Charlie pour la caricature politique. D’ailleurs, on retrouve souvent les mêmes dessinateurs d’une rédaction à l’autre : Gébé, Willem, Kamagurka, Goossens, Binet, Hugot, Wolinski, Schlingo, Léandri, Roland Topor, Lerouge, Lefred-Thouron, Ivars, Carritte, Fred Neidhardt, Ouin, Luz … Et plus récemment, Schvartz, Mric, Bouzard, Pixel vengeur, Mo/cdm…
Le Psiko a publié de jeunes auteurs tels que Jean-Christophe Menu, Lewis Trondheim, Patrice Killoffer, Matt Konture (qui allaient co-fonder « l’Association »), ainsi que des auteurs étrangers confirmés comme Robert Crumb ou Gilbert Shelton.
Carali a débuté à Hara-kiri et Charlie avant de lancer le petit Psikopat illustré. Edika, un des pilliers de Fluide Glacial, n’est autre que le frère de Carali. Melaka et Olivier K (qui à remporter un prix à Angoulême pour son magnifique « Pourquoi j’ai tué Pierre » avec Alfred), les enfants de Carali, participent de plus en plus activement à la réalisation du journal… Bref, le Psikopat, c’est avant tout une histoire de famille.

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Première période

Mais outre ces « pointures » citées, le Psiko reste un tremplin pour bon nombres de jeunes dessinateurs qui chercheraient à se faire publier, grâce à sa rubrique « carte blanche » (il y a aussi la « carte blanche web » sur leur site où on peut envoyer des animations).
Toujours édité en noir et blanc, sur du papier de moyenne qualité, le Psiko garde une allure de fanzine. Ce qui fait son charme.
Le nom de Psikopat est tout à fait à propos : la rédaction est un véritable H.P. et ce magazine sert d’exutoire pour bon nombre de dessinateurs. On y trouve des auteurs alcooliques (Phil et sa « chopine ardente », Thon, Bar (ça s’invente pas comme pseudo !), des dépressifs (Ivars et ses « bonheurs mélancoliques », Sirou…) des névrosés (Sourdrille, Rifo, Carali qui nous parle souvent de ses relations avec son psy …) voire carrément des psychotiques (O. Texier et son « grotesk »). 
Ce  n’est pas une critique négative. Ces auteurs sont « simplement » humain, et on se reconnait tous dans leurs excès… Cela démontre aussi une réelle liberté d’expression au sein de la rédaction.
Beaucoup d’entre eux nous racontent leurs déboires existentiels et sentimentaux avec, pour certains, un humour limite sexiste… Mais, malgré ce coté un peu glauque, tous ces dessinateurs n’ oublient pas le principal : nous faire rire… Et ils y arrivent parfaitement.

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Couverture de Babouse

En plus des bandes dessinées, la rédaction prépare à chaque numéro un dossier sur un thème d’actualité (du genre, « les sites de rencontres », « le permis à points », « la vidéo surveillance », etc.) et on retrouve des rubriques régulières telles que « la Tambouille », « Toute l’actu », « Echos et conneries »… Toutes écrites par Olivier K et Jean-luc Coudray (et Alain Gaudey pour « les Insolites »).
Depuis quelques années le Psikopat produit aussi des compilations de chansons d’artistes tels que Gotainer, Choron, Les Wriggles, Renaud, les VRP… Reliés autour de thèmes précis.

Il est à noter que tout comme Fluide Glacial, Psikopat est un périodique libre, qui ne possède aucunes publicités. Et oui ça existe encore et rien que pour ça, il faut l’acheter !

Le Psikopat a fêté au mois de juin son deux centièmes numéros ! Pas de numéro « spécial-souvenirs » pour autant, on retrouve la formule habituelle (un dossier de 45 pages sur les JO de Pekin, la nouvelle d’Olivier Ka, les rubriques de Coudray…) et les dessinateurs « maison » : Rifo, Pixel Vengeur, Mélaka, Sirou, Sourdrille, Caritte, Bar, Ivars, Isa, Phil, Neidhardt, Mo cdm, Lécroart, Bouzard…
Avec également la présence des vieux potes de Fluide : Léandri, Edika, Hugot, Lefred Thouron… Plus 6 pages de Crumb ! Miam miam !

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Site officiel : http://www.psikopat.com/

Interview de Carali sur http://www.bdgest.com/news-285-BD-psikopat-numero-200-.html

JOURNAL D’UN ALBUM – Dupuy & Berberian (1994 l’Association)

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Bon, je dois dire que jusqu’alors, je n’avais pas vraiment adhéré à l’univers de Dupuy & Berberian. Le journal d’Henriette dans Fluide Glacial, Les aventures de Monsieur Jean, je n’accrochais pas. Question de style, que je trouvais trop léger, trop gentil…
Puis, aux vues de leur succès (critique et public) et de l’influence qu’ils peuvent avoir (auprès du canadien Seth par exemple), il fallait que je revienne sur mes premières impressions… De plus, leur dernière série diffusée dans Fluide, Bienvenu à Boboland, est plutôt pas mal, même plutôt bien (leurs couleurs pastelles sont superbes). Ça m’a permis de me faire à leur ligne claire épuré et surtout, à leur sens de l’observation, fin et percutant (comme leur style d’ailleurs).

Je me suis donc procuré Journal d’un Album, histoire d’en savoir un peu plus sur eux, par le biais de ce récit autobiographique à quatre mains.
Ce journal nous raconte la genèse du tome 3 de Monsieur Jean, avec toutes les complications possibles pour le mettre en œuvre, l’éditer… Et bien entendu toutes les crises existentielles, les doutes artistiques qui s’y rattachent. Ce n’est décidément pas facile d’être un auteur de Bandes Dessinées trentenaire et père de famille…

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A tous ceux qui se demandent comment Dupuy & Berberian travaillent en collaboration, vu qu’ils n’ont pas de rôle bien défini (genre, l’un est scénariste et l’autre dessinateur), les auteurs s’expliquent assez simplement dans ce journal : ils travaillent tous les deux sur le scénario, après chacun se lance dans la réalisation de planches puis, se les échangent. Ils n’en disent pas plus mais je suppose qu’ils reprennent là ou l’autre à calé, que l’un redessine sur l’autre, ou que l’autre doit encrer les planches de l’un, ou encore l’un fait des personnages et l’autre les décors…

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Peut être tout ça à la fois en fait (et plus encore), car pour garder cette spontanéité, pour que l’alchimie fonctionne encore après plus de vingt ans, je ne pense pas qu’ils aient érigé un « système ». De plus, chacun travaille dans son coin, ce qui ne les épargne pas de « l’angoisse de la page blanche »

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On voit d’ailleurs assez bien la différence de style entre Dupuy (à droite) qui est très ligne claire, au trait arrondi, et Berberian (à gauche) qui est plus laché, plus anguleux. Mais bien sur très proche l’un de l’autre. C’est l’aspect authentique que j’aime dans cet ouvrage, ils n’ont pas caché cette différence de style, au contraire. Honnête, ce Journal d’un Album est véritablement le journal de bord de deux artistes nous racontant les coulisses de la création d’un album…
Ca me donne envie de me plonger dans les aventures de Monsieur Jean !

Site officiel : http://www.duber.net/

 

GRINDHOUSE – Tarantino/Rodriguez (2007)

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Premier film de Tarentino que je vois au cinéma (je ne m’y suis intéressé qu’après Pulp Fiction et était passé à coté de Jackie Brown et les Kill Bill) et je ne dirais qu’une chose : j’en ai pris plein les mirettes ! Ce petit dernier est digne de ses prédécesseurs. J’y ai retrouvé tout ce que j’apprécie chez Tarentino.

Les dialogues, jubilatoires et haut en couleur, sont le moteur même de l’action.
Les cadrages, les plans, les musiques, les couleurs, font toujours références à un genre bien particulier (blaxploitation dans Jackie Brown, Kung-Fuxploitation et Western pour les Kill Bill, etc). Dans ce Boulevard de la Mort, c’est la référence aux films de série Z (Grindhouse) des années 60, Russ Meyer en tête.

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Mais Tarentino n’est pas qu’un pâle copieur. Il va plus loin que la simple citation. Il utilise ces références au film de genre comme un musicien utiliserai des samples (ou comme les Dadaïstes avec leurs photomontages). Il mixe tous ces éléments et les recompose en une œuvre visuellement originale. L’histoire, qui tient en une ligne (un sérial-killer tue avec sa voiture les jeunes filles qu’il prend en chasse), n’est qu’un prétexte à cet « exercice de style ».

Les scènes d’actions sont d’un réalisme et d’une efficacité redoutables car, dans ce jeu des références, Tarentino n’oublie jamais d’incérer quelques plans bien gore dans ses long-métrages.
Même s’il n’atteint pas le niveau d’un Pulp Fiction ou d’un Reservoir Dog – ce qui d’ailleurs n’était pas l’intention de Tarentino – Death-proof ne fait pas tache dans sa filmographie.
Avec ce film, le cinéma de Tarentino est plus que jamais un cinéma visuel et viscéral.

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Le planet terror de Rodriguez est plus cinglé ! Ce film de zombies est un festival de référence à cette culture de genre (cinéma bis, pulps, SF, séries Z… Ah, cette jambe-mitraillette, quelle idée ! Cette histoire de contamination n’est qu’un pretexte à des délires visuels (et gores) les plus improbables.

Je suis assez d’accord avec certains chroniqueurs de Mad Movies qui reproche à Rodriguez d’être un peu feignant, de ne faire que le minimum syndical, de « bâcler » son travail (comparé à Tarentino). Cela dit, à sa décharge, il porte plusieurs casquettes (scénariste, réalisateur, producteur, musicien…) Enfin, toujours est-il que son planet terror est jubilatoire (voir la scene où Bruce Willis explose !). Du quarantième degrés. Un vrai plaisir de bisseux !

Les femmes jouent un rôle important dans ces deux films. De victimes, elles deviennent rapidement bourreaux. On est loin des « sceammeuseS » idioteS qui se font trucider à la pelle dans les films de genre des années 70/80. Ici, elles prennent leur destin en main et savent retourner la situation pour survivre… Vive les Femmes !

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