Archives pour la catégorie Presse et Revues



Vues et revues…

Vues et revues... dans Presse et Revues jade877u350

Jade garde le cap et conserve son rythme de croisière. La revue de bande dessinée moderne, semestrielle, ne perd pas en qualité et en originalité depuis son retour avec cette troisième version, uniquement orientée sur la bande dessinée. On y trouve toujours de bons dessinateurs, fédérés autour de sympathiques thématiques. La diversité des approches et des styles me font apprécier cette revue depuis longtemps. Ainsi que son esprit indépendant

Jade a 20 ans cette année ! Et pour marquer le coup, la rédaction propose aux participants de revenir sur leurs 20 ans. Entre nostalgie, amertumes, joies et déceptions, les auteurs jouent le jeu de l’introspection et n’hésitent pas, pour certains, à dévoiler des souvenirs de jeunesse plutôt désabusés. Mais tous partageaient déjà cette passion démesurée pour la neuvième chose…

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Evariste Blanchet continue, sur un rythme annuel, à nous fournir son Bananas. Un par an,  c’est peu. Mais prendre son temps pour confectionner une bonne revue, qui ne cède pas aux sirènes de l’actualité, est un luxe qui doit s’apprécier à sa juste valeur.

L’artiste à l’honneur de ce numéro 4 (donc en couverture) est Jimmy Beaulieu. Auteur-dessinateur-éditeur indépendant québécois, qui fait parler de lui en ce moment avec son dernier ouvrage Comédie sentimentale pornographique. J’avoue ne pas connaître cet auteur. Cependant, l’interview de Blanchet est intéressante à plus d’un titre. Elle permet de découvrir la démarche d’un auteur complet, tout en rendant compte de la réalité de l’édition indépendante, québécoise et française. Beaulieu n’est pas avide de réflexions pertinentes. Par exemple : « J’ai été atterré quand Menu a donné sa démission. Je me suis plus identifie à lui qu’à tous les autres parce que j’ai également été éditeur et démissionnaire. A travers ses erreurs et ses vanités, j’ai reconnu mes propres comportements. cette guerre lancinante m’a beaucoup touché. Un éditeur comme Ego comme x a surmonté la crise en faisant de l’impression sur demande. l’Association n’a pas vraiment rebondi, même s’il est un peu tôt pour en juger. Ces événements sont un symptôme vraiment tragique. »

Bananas est une revue classique, tant dans son format que dans son approche du neuvième art. Blanchet et ses camarades prennent le temps de s’arrêter, par le biais de dossiers complets (critiques, analyses, interviews, historiques…), sur des auteurs d’hier (Pichard, Reding, Pratt…) ou d’aujourd’hui (Neaud, Beaulieu, Winschluss…), mainstream ou « indébandants ». Bananas tend à éviter tout clivage, et c’est tant mieux.

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James dans Jade

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Jade

Bilan Provisoire #1 (ABP-Edition, 2011)

Bilan Provisoire #1 (ABP-Edition, 2011) dans Presse et Revues sanstitremrd

Bilan provisoire, un titre tout à fait approprié, tant il est impossible de dresser un bilan exhaustif et définitif en matière de poésie dessinée. La variété des genres (fantastique, humoristique, politique…), des techniques (crayon, peinture, infographie…) et des époques (du début 20ème au début 21ème) – dont le dénominateur commun est le noir et blanc – nous démontre l’aspect ‘hors-modes’ de cette revue. Un choix éditorial heureux.

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Jouissant d’un casting d’enfer (avec entre autres, Joko, Kiki Picasso, Captain Cavern, Killoffer, Willem, Muzo, Nicolas Topor, Medi Holtrop, Roland Topor, Loulou Picasso, Stéphane Blanquet, Olivier O. Olivier, Pacôme Thiellement, Moolinex, Placid, Vincent Sardon, Odilon Redon, Marcel Duchamp…), Bilan provisoire ne se limite pas à refléter son époque. Au contraire, de cette confrontation d’œuvres anciennes et contemporaines se dégage une cohérence et un enrichissement mutuel incroyables : une peinture de Scott Batty répond à un dessin d’Odilon Redon ; une planche de Willem fait écho à celle de Stéphane Calais ; les dessins de Nicolas Topor l’inscrivent dans une filiation évidente avec son père ; le trait d’Olivier O. Olivier évoque celui de Roland, son compagnon d’armes ‘paniques’ ; le « Crying Ghost » de Marc Brukert chante la sérénade à la cowgirl de Joko ; les formes clair-obscures de Killoffer illustrent à merveilles le poème Une exégèse dessinée de la genèse I de Pascal…

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Bien que comprenant certains textes (récits illustrés, analyses ou interviews) cette revue se contemple, plus qu’elle ne se lit. Et toute la différence est là ! La contemplation fait appel à nos sensations, nos émotions. Elle nous emmène dans un état introspectif, proche de la méditation. La lecture est une activité plus consciente, intellectuelle. La poésie (en mots ou en images) ne peut que s’apprécier par contemplations répétées ‘ad vitam’, car le Beau se dérobe chaque fois que l’on tente de le cerner…

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Les qualités formelles de Bilan provisoire se prêtent parfaitement à l’exercice. Sa couverture souple et son papier épais permettent d’y revenir à l’infini. Solide et généreuse (112 pages, plus un poster dépliant et une estampe signée de Placid), son impression en sérigraphie, ainsi que son grand format, rendent justice aux œuvres présentées et nous offre la possibilité d’y ‘plonger’ littéralement, et ainsi tenter d’en saisir la substantifique moelle…

Une revue qui ne s’oubliera pas de si tôt dans les rayons de ma bibliothèque…

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Atelier de Bibliophilie Populaire

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What’s the news in Fouloude ?

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Une couverture d’Edika est toujours un plaisir (et la garantie de bonne vente du numéro !). Un dessin d’une grande sentimentalité (Edika est un sensible), dans lequel pointe malgré tout les détails absurdes et cons qui font la marque de fabrique du dessinateur ET du journal. Une couverture d’Edika (en moyenne une à deux par an) est indispensable pour conserver le fil avec « l’Umour Fluidien » originel.

« Fouloude Glôzial » évolue plutôt bien depuis ses débuts en 1975. Cette ‘continuité dans le changement’, tout en conservant l’esprit des fondateurs est la marque de fabrique du journal, et explique son incroyable longévité. Cependant, depuis l’arrivée du nouveau rédac’ chef Goffette (qui me semblait au départ une très bonne chose), on ne peut qu’observer une baisse de la qualité générale, des modifications dans la ligne éditoriale qui empêchent les lecteurs de s’y retrouver. L’apparition de nouvelles rubriques qui n’ont plus trop de liens avec l’esprit du journal (je ne suis pas contre les chroniques rock ou ciné, mais encore faut-il qu’elles s’inscrivent dans la logique  ‘Umour et Bandessinée’), de nouvelles séries plutôt médiocres, que ce soit Duc Béton de Conrad et Frissen ou la quête de Fluide de Frizou et Dubuisson. Sans parler de l’étonnant licenciement d’Eric Deup, pour un article (jamais publié) soi-disant diffamant envers la nouvelle direction du journal (tous les détails ici). Peut-être faut-il être indulgent, et prendre le temps de s’habituer à ces changements ?

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Heureusement, on trouve encore les incontournables Lindingre, Julien et Mo Cdm, Thiriet, James, Margerin, Gaudelette, Lefred-Thouron et bien sur Edika. Sans oublier les inaltérables rubriques de Frémion, Léandri, Casoar ou Fioretto. Espérons que cette baisse de régime ne soit que temporaire, et que le journal puisse renouer avec ses qualités intrinsèques. Je pensais que l’esprit sans concessions de Goffette s’adapterait bien à l’esprit fluidien, sans le dénaturer… Pourtant, Goffette a de bonnes idées, comme l’invité du mois. Dommage de n’y consacrer qu’une page en début de journal et ne pas, par exemple, les impliquer dans la conception des marges de la gazette, qu’ils aient la possibilité de commenter le contenu du journal… Dans son édito, Goffette annonce deux numéros spéciaux à venir sur/avec les Monty Python, puis Groland. Souhaitons que ces deux monstres étalons du genre puissent redonner du peps au journal…

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Mais revenons au génialement fou Edika. Il triture comme personne le langage BD et crée des mises en abyme de dingue, des histoires à tiroirs qui nous plongent littéralement « dans » le système structurel de la narration séquentielle (ça en jette comme formule !). Il nous balade entre les dimensions (la deuxième, la troisième, la quatrième…), incrustant ses personnages dans des décors photos ou les laissant se casser la gueule sur la rigidité du cadre ou de la planche. Un auteur qui joue et se joue des spécificités du médium, se mettant en scène en train de réaliser l’histoire qu’il est en train de nous raconter, toujours perturbé par ses personnages qui l’interpellent pour décider d’eux-mêmes, ou refuser, ce qui doit leur arriver. Un créateur qui se fait constamment débordé par ses créatures. C’est la dure vie d’un auteur. Une virtuosité graphique au service de délires narratifs, Edika arrive à décliner son savoir-faire sans donner l’impression de se répéter. A l’image du journal de Gotlib !

 « Dans les périodes de doute, c’est toujours à la référence Gotlib que l’équipe revient. Quand cette référence ne sera plus compréhensible par ceux qui font le journal, il n’y aura plus de journal. » (Yves Fremion, tirée du numéro spécial 30 ans de Fluide)

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Edika

Charlie Mensuel

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Wheelan

Charlie mensuel, revue de bande dessinée des éditions du Square, active de 1969 à 1986, était un pilier de la presse bd pour adule. Un incroyable vivier d’auteurs et de dessinateurs, des classiques du comic-strip (Krazy Kat, Peanuts, Andy Capp, Popeye…) à l’avant-garde européenne (Crepax, Masse, Pichard, Druillet…) en passant par des auteurs ‘Mad’ (Kurtzman, Gotlib, Mandryka..). Sans oublier l’école italo-argentine (Breccia, Buzzelli, Munoz, Quino), des francs tireurs tels que Topor, Bosc ou Willem, ou les auteurs maison (Cabu, Cavanna, Gébé, Reiser, Wolinski..).

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Pichard

Mais Charlie mensuel, c’était surtout de formidables couvertures. Usant très souvent de ce procédé – également utilisé par Robial pour certaines couvertures de la collection 30X40 de Futuropolis – consistant à agrandir et recadrer un élément du dessin ou une case de la planche, afin de créer une couverture originale.

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Herriman

Une technique issue du Pop Art, en particulier les œuvres de Lichtenstein (bien que créées de toute pièce, ses compositions donnent l’impression, de par ces effets de trame, d’être des cases de bandes dessinées agrandies) ou de Warhol, qui reformatait et agrandissait des photos issues de papiers journaux (voir sa série des chaises électriques..). L’usage de couleurs vives et décalées renforce cette filiation au Pop Art !

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Varenne

Ces superbes couvertures se suffisent à elles-mêmes. Belles et puissantes, elles peuvent s’exposer telles de véritables œuvres d’Art. Et heureusement, Charlie mensuel n’était pas qu’un contenant, son contenu était d’un haut niveau, rarement égalé depuis…

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Sydney Jordan

Librairie Goscinny

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Presse en revues…

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Couverture double de Solé

J’apprends en lisant le dernier Fluide Glacial que Christophe Goffette est le nouveau rédacteur en chef de la revue, suite au départ de Thierry Tinlot, partit pour de folles soirées belges… Je suis d’abord agréablement surpris, Goffette est un bon, indépendant et sans concessions, et le savoir à la tête de Fluide n’annonce que du bon pour les mois à venir (en gros, ce n’est pas demain la veille qu’on trouvera de la publicité dans le journal !)

Puis, un doute m’assaille, cette nouvelle fonction aurait-elle un lien avec l’absence dans les kiosques de la revue Brazil2 depuis juin ? Je prospecte un peu sur le net et apprend par Wikipédia l’arrêt de diffusion des revues Crossroad et Brazil, éditées par Bandits Company, la société indépendante fondée par Goffette en 2000. « Du fait d’une chute aussi imprévisible qu’irrémédiable des rentrées publicitaires, les magazines cessent leur parution en juin 2011, après environ 250 numéros publiés en toute indépendance. » Merde !

Bon, la bonne nouvelle, c’est le retour de Siné dans les kiosques, avec un mensuel qui « fait mal et ça fait du bien ». On y retrouve de nombreux chroniqueurs et dessinateurs de l’hebdo, réunis dans un 32 pages à la maquette bien foutu, claire et colorée. A 4euros 80, toujours sans publicité, c’est le prix de l’indépendance…

De son côté, Charlie Hebdo a fêté son 1000ème numéro le 17 aout dernier. 1000 numéros depuis sa reprise en 1991 ! C’est tout de même un exploit pour un hebdo satirique. Vu les nombreux chamboulements survenus dans la rédaction ces dernières années, ce n’était pas gagné. Tant mieux pour nous !

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Du beau, du bon, des bds…

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