Archives pour la catégorie Presse et Revues



L’horreur est humaine Vol.2, N°1 (Editions Humeurs, 2008)

L'horreur est humaine Vol.2, N°1 (Editions Humeurs, 2008) dans Presse et Revues hh22-201x300

Revue hors norme des éditions Humeurs, L’horreur est humaine est un ouvrage collectif de dingues, qui repousse les limites du bon/mauvais goût en images.

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David Sandlin

Bandes dessinées décalées et loufoques (Charlie Schlingo, Basil Wolverton, Peter Bagge, Robert Crumb, Charles Burns) ; des illustrations (pages de garde de Blanquet, les Cauchemars d’Yves Chaland, les portraits hachurés de Matthias Lehmann) ; les photographies tendance voyeurisme de Romain Scolombe ; des tableaux (les portraits excessivement réalistes d’Alexis Lemoine ou l’érotisme morbide d’Ohta Keiichi) ; des expérimentations de narration séquentielle (Ruppert et Mulot, Morgane Navarro, Tobias Schalken, l’itération iconique d’Ethan Persoff)…

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Marko Turunen

Une succession d’auteurs aux horizons divers et variés (en genres, époques, origines ou disciplines) qui partagent cette affolante faculté à bousculer les conventions et mettre l’art du beau dessin et de la belle image dans ses retranchements, d’en exploser les codes. Que ce soit les tableaux naïfs et illuminés de David Sandlin, le trait vif et outrancier d’un Carlos Nine, la fantasy expressionniste de Marko Turunen (qui met en scène un Thor en colère car son pote Intrus ne lui a pas rendu son cd de Kate Bush!), le surréalisme panique d’une Medi Holtrop, les bandes expérimentales et quasi abstraites d’Elles Sont De Sortie, l’onirisme dérangeant de Ludovic Debeurme, les cruelles illustrations de Gustave Doré, les nues aquarelles et planches abstraites de Pyon, les strips existentialistes de Pascal Girard ou ceux limites déviants d’Olivier Texier…

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 Tobias Schalken

L’horreur est humaine  interpelle, bouscule, choque, uppercute ses lecteurs. Sûr que cela ne plaira pas à ceux qui n’aiment que les jolis dessins et les histoires bien racontées…

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Yves Chaland

A voir

Jade 354u, revue de la bande dessinée moderne (6 pieds sous terre, Hiver 2013)

Jade 354u, revue de la bande dessinée moderne (6 pieds sous terre, Hiver 2013) dans Presse et Revues jade354u

La revue de la bande dessinée moderne consacre son numéro annuel à nos indispensables libraires. Vous savez, ces personnes un peu étranges qui vivent entourés de plusieurs tonnes de papiers imprimés, ne sortant de derrière leur comptoir que pour recevoir de nouvelles livraisons (quasi quotidiennes). Une espèce en voie de disparition, qui nous est pourtant nécessaire. En effet, comment pourrions nous nous y retrouver dans cette pléthorique production de petit mickeys (ou livres sans images, quelle drôle d’idée). Nous avons besoin de ces êtres grincheux, vivant la moitié de leur temps reclus dans l’obscurité de leurs réserves, n’en sortant que pour prodiguer de précieux conseils à des clients exigeants ou indécis (chiants, quoi). Sans oublier la participation à (voire l’organisation de) divers festivals ou manifestations ponctuelles. Un maillon indispensable de la chaîne du livre, un acteur culturel essentiel.

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Anouk Ricard

Cet échange entre libraires indépendants (n’appartenant pas à un quelconque groupe de divertissement culturel) est bien pensé, loin de la forme classique du « questions-réponses ». Plutôt le compte rendu de la discussion ouverte entre cinq passionnés, bien plus ancrés dans la réalité que ne pourrait le laisser penser leur profession (la tête dans les livres, mais les pieds sur terre !). Sont abordés les thèmes de la transmission (et la formation des apprentis), de l’accompagnement du lecteur-client (de l’influence du libraire dans le cheminement du lecteur), de la situation éditoriale actuelle, de l’éternel débat « indé contre mainstream », de la concurrence de la vente en ligne… Comme à l’accoutumé, une belle brochette d’auteurs est invité à s’exprimer sur le sujet (on retrouve Baladi, Fabcaro, Terreur graphique, Ambre, B-gnet, Fafé, Gilles Rochier…)

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 Nicolas André

Extrait de l’édito de June « Julien » Misserey, ex-libraire responsable de cette thématique : « Des collègues, il y en a de très bons, et d’autres qui feraient d’aussi bonnes ventes de chaussettes ou de yaourts, mais c’est un autre débat. Pour ce numéro de Jade tourné vers les libraires et vers leurs librairies, mon idée est d’essayer d’échanger avec des gens que je sais être assez francs dans leurs propos (et dans leur manière d’envisager le métier), tout en essayant de ne pas partir dans les considérations passablement auto-centrées ; je doute que nous y soyons totalement arrivés, mais j’aime à croire que lorsqu’on est attaché au livre, à la lecture, alors peut-être que l’on peut apprécier d’en savoir un peu plus sur ces satanés bonhommes qui sont réputés pour faire la gueule lorsqu’on leur demande un conseil concernant un bouquin qu’ils n’aiment pas. Les fumiers. »

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Tony Papin

http://www.pastis.org/jade/2013-01-07/jade354U.htm

http://www.pastis.org/jade/prom/dp/jade354U.pdf

Bile Noire n°14 (Atrabile, 2004)

 Bile Noire n°14 (Atrabile, 2004) dans Presse et Revues bile-noire

A l’instar du Lapin de l’Association, Bile Noire est la revue phare des éditions suisses Atrabile. D’excellente facture, cette revue possède de nombreuses qualités, aussi bien formelles qu’éditoriales. On retrouve dans ce numéro 14 (de 2004) des auteurs helvètes (Baladi, Peeters, Wazem, Ibn Al Rabin…) et d’autres d’horizons plus lointains (Big Ben, Guy Delisle, Ruppert & Mulot, Robert Goodin…

Un sommaire varié, entre récits autobiographiques des plus réalistes (Tom Tirabosco) au plus humoristiques (Wazem), des planches à l’humour absurde (Olislaeger, Chaumaz…), un fanzine d’Alex Baladi (on retrouve d’ailleurs la clique de la fabrique de fanzine) le projet Gaz de France (une sorte de journal dans le journal, dont le mode de lecture bouscule les habitudes) et le concept de bande dessinée abstraite initié par Ibn Al Rabin

Un concept plutôt récent (les premières bds abstraites seraient Cidre et Schaps d’Ibn al rabin en 2000 et Bleu de Trondheim, estampillé Oubapo, en 2002), dont on peut craindre qu’il tourne vite en rond. Mais il n’en est rien. Les potentialités de la bd abstraites sont étonnamment riches et infinies. Comme le définit Andréas Kündig : « Dans notre cas, certains « axiomes » doivent être postulés pour qu’on puisse parler de bande dessinée : les cases représentent un déroulement dans le temps, il faut les lire dans un ordre défini, une forme reconnaissable dans deux cases symbolise la même forme ; il y en a peut-être d’autres… On peut rajouter des axiomes à sa guise. On pourrait postuler que le « niveau d’abstraction » est moins élevé plus il y a d’axiomes ».

Un résultat allant du « presqu’abstrait » de Delisle ou Peeters (on décèle encore quelque formes), à la pure abstraction de Jessie Bi ou Marc Staff Brandl (qui arrivent à créer des séquences de…rien !). La palme revient à Kündig avec son carré de Malévitch fait du ski , où tout est dans la suggestion… Une démarche remarquable et non dénuée d’humour.

Pas de nouveau numéro prévu pour l’instant (le dernier date de février 2011), mais gageons qu’Atrabile ne nous serve bientôt de sa Bile Noire

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Nestor rêve de poneys, Baladi

La bande dessinée abstraite sur neuf et demi

Walking Dead – Le magazine officiel (2013)

 Walking Dead - Le magazine officiel (2013) dans Presse et Revues wd-300x196

Face au succès grandissant de la licence Walkind Dead, il n’est pas surprenant de voir les éditions Delcourt et Skybound sortir ce magazine officiel. En fait, il s’agit de la traduction de la version made in US, sortie en novembre 2012. Comics, série tv, mais aussi roman, jeux vidéo, émission télé et figurines, la saga des morts qui marchent se décline sur tous les supports. Un peu trop sûrement, industrie du spectacle oblige ! Mais tant que le comics et la série tv conserveront leurs qualités narratives et esthétiques, ainsi que cet esprit nihiliste sans concessions, je continuerai à m’y intéresser…

Les bons points :  les interviews de Kirkman et Adlard qui reviennent sur la genèse de leur création. La rubrique « anatomie d’un récit » qui décortique dans le présent numéro le volume 16 (chez Delcourt) de la saga. Les « scènes coupées », soit un focus sur un personnage en particulier, en l’occurrence Michonne, avec en bonus, 6 pages inédites nous racontant l’histoire de Michonne avant qu’elle ne rejoigne le groupe.

Les mauvais points : une maquette un peu trop tabloïd à mon goût, sans parler de cette couverture bien moche (je préfère celle réservée aux librairies qui se réfère au comics). Des articles en mode descriptif (les logo « attention spoliers ! » sont nombreux) pas assez analytiques, la plupart n’étant que des résumés d’épisodes.

Au final, cette revue trimestrielle est divertissante, mais manque cruellement de fond. Certes, Walking Dead n’est pas non plus un traité de philosophie, mais sachant que cette série possède plusieurs niveaux de lecture, et n’est pas exclusivement appréciée par les adolescents, il est dommage que l’analyse qui en soit faite demeure trop superficielle.

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Inévitablement parodié par Mad !

Oldies from seventies…

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1972, c’est encore la grande période de Pilote, celle d’avant la création de la nouvelle presse dissidente (L’Echo, Fluide, Métal…). Cette version hebdomadaire a permis à de nombreux lecteurs de découvrir de nouveaux jeunes dessinateurs qui deviendront pour beaucoup les maîtres de la BD d’aujourd’hui. A l’image de Bilal, qui signe la couverture et publie ici une de ses premières histoires de pure SF. Son graphisme est encore maladroit. Il se cherche encore (et toujours, d’ailleurs !) mais on y décèle les prémices d’une œuvre forte.

On trouve au sommaire de ce numéro 671 les planches de Vidal et Hoppe, Beketch et Loro, Beketch et Alexis, Vidal et Clave, ou Carthy qui, de part leur forme « fiche conseil », demeure sous forte influence « Madienne ». Coté bandes, que du bon : des histoires complètes avec Leconte, Bilal, Gibo, Fred, Greg ou Jean-Claude Gal… Et des prépublications avec Astérix (extrait du Devin), Forest ( Hypocrite), Lucky Luke (Chasseur de primes) ou Blueberry (Ballade pour un cercueil). Sans oublier les pages d’actualités de Jean Florac et Guy Vidal. Un numéro qui reste parfaitement lisible et tout à fait intéressant, même plus de quarante ans après sa sortie.

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A une époque (début des années 70) où ni Métal Hurlant ni Mad Movies n’existaient, les amateurs de fantastique avaient peu de chose à se mettre sous la dent ! Heureusement pour eux, il y avait Creepy, et son cousin Eerie. Deux revues traduites directement du matériau issu des EC Comics (Les Contes de la Crypte). D’où la présence dans ces pages de Wally Wood, Angelo Torres ou Richard Corben.

Ce recueil de trois numéros (les 18, 20 et 21. mais où est passé le 19 ?!), datant de 1973, alterne entre bandes dessinées déviantes en noir et blanc et articles de films fantastiques (de Universal, la Hammer ou les productions Corman) richement documentés. On y trouve de nombreuse images d’archives des (dorénavant) classiques du cinéma d’épouvante (Le bal des vampires, La créature du lac noir, Westworld, Dracula, La nuit des morts-vivants, etc.), ainsi que des chroniques sur les fanzines et revues de l’époque (ils parlent de Mad Movies en ces termes : « Le meilleur fanzine français consacré au cinéma fantastique dont la qualité s’accroit au fil des numéros »).

Creepy et Eerie sont actuellement réédités par le label Delirium des éditions ça & là.

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Première mouture de l’Echo des Savannes, et de loin la meilleure, car uniquement consacrée à la bande dessinée. L’Echo de 1974 est encore géré par le trio infernal Mandryka, Gotlib et Brétécher, avant que ces deux             dernier(e)s ne s’envolent pour d’autres folles aventures éditoriales…

Mandryka est absent de ce dixième numéro (mais bien sur crédité en tant que directeur de publication), qui comprend la présence du génial Alexis et son loufoque La publicité dans la joie, scénarisé par Gotlib. Le monstrueux Masse et son noir et blanc massif nous raconte Une soirée en famille digne de Kafka et Dali. Leconte qui, avant de se faire un nom en tant que réalisateur, était un dessinateur talentueux et prolifique (il a bossé pour Pilote, Mormoil, Fluide Glacial…) au style monolithique et absurde très personnel qui ma foi, vieilli plutôt bien. Gotlib lui, nous présente sa version hallucinante et déjantée de l’Exorciste, en pas moins de 16 pages. On sent qu’il se libère ici de toute ces années de frustrations et d’(auto-)censures accumulées au sein de Pilote et de Pif. Plus aucuns tabous de sa part, ça fornique, dégueule, sue, chie et trucide à tout va. Jubilatoire ! Brétécher ferme le bal avec l’histoire de Chandelle, une jeune frustrée qui porte bien son prénom.

Un numéro dix de l’Echo qui, dans sa forme (édito de Gotlib !) et son sommaire (excepté cette absence de rédactionnel), annonce le futur Fluide Glacial qui sortira l’année suivante, en 1975.

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Y a pas à dire, Métal Hurlant était ce qui se faisait de mieux en cette époque de la fin des années 70. Pour preuve, le nombre de revues et fanzines qui s’en sont inspirés, même encore aujourd’hui. Un journal copieux (comprenant de nombreux dossiers complets, riches analyses et chroniques érudites) et généreux (sur cent pages en moyenne, de nombreuses bandes et illustrations d’auteurs prestigieux). Cette générosité constante est une preuve que la passion et le respect de son lectorat, étaient les principaux moteurs de la rédaction. Cette envie de partager, de faire connaître, fait de Métal Hurlant un journal-passeur, le prospecteur d’une nouvelle génération d’auteurs… Un lieu incontournable pour les grands artistes internationaux de la BD et de la SF.

Ce 39ème numéro comprend la présence de beau monde : Cornillon, Voss et son Kar War, Hermann et son Jérémiah, Druillet, Lob, Charlier & Gir avec leur Blueberry (en couleur !), Chaland, Margerin, Moebius et son garage hermetik, Paul Gillon et ses naufragés du temps…

La ‘formule Métal’ est ici à son summum : alchimie parfaite entre les auteurs « classiques » (Druillet, Moebius, Voss…) et les « modernes » (Chaland, Margerin…), la pure science fiction et l’humour absurde, la ligne claire et un graphisme plus chargé. Une revue qui reste d’une insolente modernité.

 

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