Archives pour la catégorie Plein les ouies



LA MUSIQUE – Dominique A (Cinq7/wagram, 2009)

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Dominique A… La Musique… Intime… La sienne, la notre… In time… Prendre son temps… Voguer au rythme de ses mots, ses mélodies… In team… Orchestrations et harmonies de chambre… Voyages en solitaire… Intimiste… Entre nous, pour lui, pour nous, pour moi, seulement… Intimidante… Fascinante… Effrayante… Rassurante… « Intiminimaliste »… Evidente, belle, forte, intense…

Le sens, Immortels, Nanortalik, Qui es-tu ?, Hasta (que el cuerpo aguante), La Musique, Je suis parti avec toi, Le Bruit Blanc de l’été, Des étendues, Les garçons perdus, Hotel Congress, La fin d’un monde.

La Musique de Dominique A est, comme le dit l’intéressé : « La Fossette version Red Bull »… « Dans ce disque, il y a l’idée de revenir à un fonctionnement solitaire, à cette nuance près que maintenant il y a quelques personnes susceptibles de m’écouter.
Et aussi que je ne veux pas jouer sur une fragilité, sur une neutralité du chant. J’ai voulu savoir ce que je peux donner maintenant, à domicile, avec des instruments qui ressemblent peu ou prou aux instruments que j’avais avant, et avec quinze ans d’expérience musicale. »
Source

http://www.dominiquea.com/
Interview

A NEW TIDE – Gomez (ATO Records, 2009)

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3 ans sans nouvelles de Gomez, ce n’est pas dans leurs habitudes. Leur dernier disque, la compilation Five Men in a Hut est sortie en octobre 2006. A New Tide est lui sorti fin Mars 2009. Mais qu’ont-ils fait entre temps ? En plus de créer et produire de nouvelles chansons, ils ont cherché une autre maison de disques, suite au démantèlement de la filiale Hut par Virgin. Ce dernier Gomez sort donc sur le label new-yorkais AOT Records. C’est quelque part une bonne nouvelle de les savoir sur un petit label indé. Ca colle bien avec leur image et leur démarche artistique… Comme le dit très bien Matthieu Grunfeld de Magic, Gomez, c’est une formule immuable : « un sens communicatif du bonheur de jouer collectif, (des) voix à tomber (…) et une énergie qui emporte l’adhésion en dépit de toutes les imperfections de chansons parfois bancales ».

A New Tide s’inscrit dans la même lignée que ses prédécesseurs : un mélange entre influences britanniques (mélodies Pop sur Lost Track ou Other Plan) et américaines (ambiances folk-blues de Little Piece ou jazzy sur If I Ask You Nicely…). Un équilibre réussi entre morceau d’ambiance (Bone Tired) et chansons rythmées (Airtream Driver). Toujours cette impression d’intemporalité ! Des chansons comme Mix, Win Park Slope ou Natural Selection pourraient figurer sur leurs autres albums. Au jeu des références, Gomez semble être inspiré par… Gomez. C’est pourquoi je suis à chaque fois content de les retrouver (avec toujours de superbes pochettes). C’est comme quand je revois une fois par an des amis lointains. Je suis heureux de constater qu’ils évoluent, mais ne changent pas ! Et qu’ont ait encore de bons moments à partager…

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IN RAINBOWS – Radiohead (2007 XL Recordings)

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Que peut-on attendre du nouvel album d’un groupe comme Radiohead ? Qu’il nous surprenne, nous déroute, ou qu’il nous rassure en retrouvant un univers familier ..? La grande qualité d’un groupe, c’est de nous proposer des chansons qui nous touchent, nous émeuvent, nous remuent les tripes, correspondant à nos goûts… Et pour moi, Radiohead créé les plus belles que je n’ai jamais entendues.

Depuis 1995 et The Bends, Radiohead ne sort que des grands albums. Sa capacité à se réinventer, à aller vers des directions inattendues, à ne jamais sortir des albums qui se ressemblent est pour moi un gage de qualité, et relève d’une démarche artistique intègre et honnête. Car aussi déroutant qu’ils soient (tels le diptyque Kid Amnesiac), lors des premières écoutes, chaque albums me semblent avoir été produits spontanément, d’un premier jet, alors qu’ils relèvent d’un travail de long haleine, monstrueux. Impression que j’ai ressenti plus encore avec In Rainbows.

Qu’attendre de leur dernier album ? Qu’il m’apporte de nouvelles pépites, de belles sensations… Et c’est le cas ! Au-delà de mes espérances, c’est leur meilleur album. Le décrire morceau par morceau me parait difficile, trop subjectif. Car on ne peut comparer qu’en fonction de nos propres références…

In Rainbows ne s’aventure pas vers des territoires sonores inconnus. Il n’est non plus une redite de Hail to the Thief (qui fait la synthèse de leurs précédents albums, une sorte de best of d’inédits). Tel un artiste peintre, Radiohead a maintenant constitué sa palette et peut composer pleinement avec ses sonorités, ses structures, ses mélodies, ses rythmes…

L’ambiance globale est plus calme, moins torturée (plus adulte ?). Les membres (et thom Yorke en particulier) semblent plus sereins, à l’aise à leur place. Cet album est celui d’un groupe soudé, au service de leurs chansons et non celui de musiciens au service d’un chanteur mégalo… Remarquable !

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LONDINIUM – Archive (1996 Island Record)

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Ce premier album est de loin le meilleur d’Archive, groupe à géométrie variable fondé par Darius Keeler et Danny Griffiths.
Londinium est l’un de ces albums fondamentaux du « Trip-hop », au même titre que les 2 premiers Massive Attack, Dummy de Portishead et Maxinquaye de Tricky).

Un album mélancolique et rythmé, alternant de façon subtile et remarquable des ambiances éléctro, rap ou rock. Tous les ingrédients du « son Archive » sont déjà là, l’originalité en plus ! Découvert à l’époque de sa sortie, je ne me lasse pas de le réécouter…

WINDOWLICKER – Aphex Twin (1999 Warp)

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Génie reconnu, Richard D. James (alias Aphex Twin) oeuvre depuis toujours hors des sentiers balisés de la musique électronique. Il est bien le seul à oser s’ aventurer dans des directions « borderline », pas vraiment bonnes pour sa santé mentale, et la notre si en en abuse trop. Mais ce single s’écoute sans modérations !

Indescriptible, comme quasiment toute l’oeuvre d’Aphex Twin, windowlicker est ahurissant, sublime, démentiel, taré, génial, allumé… La liste est longue (et subjective) pour décrire ce chef d’oeuvre de l’électro. Ce morceau est à l’image de sa pochette et du clip vidéo (réalisés par un autre cinglé notoire, Chris Cunningham) à la fois attirant et repoussant, excitant et choquant. C’est avant tout une parodie du rap californien, à déguster au 3ème degré !

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