Archives pour la catégorie Plein de Live



Festival Rock en Seine 2009

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C’est la troisième fois que nous nous rendons le samedi à st Cloud pour passer une bonne journée de « rock music » ! Même si la programmation de cette année est un peu moins alléchante, on s’est tout de même rendu à ce festival vraiment bien organisé. Le parc de St Cloud est le cadre idéal pour y rassembler une trentaine de milliers de personnes. On n’a jamais l’impression d’étouffer. C’est appréciable ! D’autant plus qu’on se déplace avec les amis pour voir un groupe du calibre de Faith no More ! Quand même !

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Nous sommes arrivés à l’ouverture du festival, on s’est rafraichi et direction la grande scène pour voir Noisettes, un groupe de rock dansant, entre disco, new-wave et afro-beat (grande tendance actuelle). C’est sympa, pêchu et sautillant. Une bonne ambiance pour un festival d’été. On s’est ensuite baladé sur le site, histoire de prendre nos marques (bien que ça fasse la troisième fois que je m’y rend, je commence à me sentir un peu comme chez moi) et surtout histoire de se rafraichir (il fait chaud sous le soleil !). L’organisation s’améliore au fil des années. Ils ont trouvé l’idée lumineuse (et bête comme choux) pour éviter de se retrouver avec une tonne de gobelets en plastique à ramasser. Ils les ont consignés ! Quand on achète sa première bière, ils nous majorent d’un euros pour la pinte en plastique dur, à l’effigie du festival. On peut récupérer sa consigne quand on veut. Et ça marche ! A la fin de la journée, on ne trouvait aucuns gobelets au sol, alors que les fois précédente, il en était jonché. Une solution à la fois écologique (le site est plus propre et on use moins de plastique) et bien sympathique, puisqu’on repart avec un souvenir original !

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Ebony Bones

C’est donc avec notre belle pinte à la main qu’on se dirige vers la scène de l’industrie, où les sons qui s’en dégageait nous titillaient les oreilles. C’était le trio Cheveu (deux machines, une guitare et un chant), qui joue un rock indus et lo-fi bien trash, qui « déstructure le format pop de ses chansons »!? Plutôt intéressant, mais ils jouaient leur dernier morceau quand on est arrivé.

On est donc retourné du côté de la grande scène pour y voir Ebony Bones, un groupe dans la même tendance que Noisettes, mais en plus délirant, plus théâtral. La chanteuse et ses zicos sont déguisés comme pour le carnaval avec des costumes et chapeaux aux couleurs flashy. Leur musique est à l’avenant. Un moment bien fun.

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Ebony Bones

Après Ebony Bones, passait Billy Talents, que des amis voulaient voir et entendre. Un groupe canadien qui joue du gros power-rock à l’américaine, entre Brian Adams et Offspring. C’est pas du tout ma tasse de thé, mais faut reconnaître que c’est bien foutu. Il a quand même du talent ce Billy ! (oui bon je sais, elle est nulle…

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Yann Tiersen…

Pause rafraichissement et miam-miam, puis retour sur la scène de l’industrie pour le set de Yann Tiersen. C’est un Tiersen cheveux longs au vent qui arrive sur la scène de l’industrie avec son groupe, composé d’un bassiste, un batteur, un guitariste, un chanteur-guitariste (Matt Elliott, chanteur et songwriter de The Third Eye Foundation) et une vocaliste. Un concert qui a dérouté bon nombre de fan de Tiersen. On est loin des ritournelles à la Amélie Poulain. Concert expérimental et sonique, ils jouent la plupart du temps sur un, deux accords maxi, pas plus. Ils ne sont pas là pour nous présenter de belles mélodies, mais pour nous balancer du gros son ! Sur certains morceaux, ils jouent à 3 guitares, saturées à souhait. Tiersen y ajoute parfois un violon strident, qui cimente définitivement ce mur du son. Sur d’autres morceaux, ils se retrouvent à 6 voies, genre polyphonie noïsy. Mais encore une fois, non pas pour jouer sur les harmonies, mais plutôt sur la puissance. Un concert intense, qui m’a rappelé à certain moments les lives de dEUS ou Spiritualized… Que du bon quoi !

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Matt Elliott…

Durant la prestation de Yann Tiersen, on a loupé Offspring. Perso, ça ne me dérangeais pas. On s’est tout de même rapprocher de la grande scène, pour trouver un bonne place, se mettre en bonne condition (avec des rafraichissements !) afin de voir la reformation de Mike et ses acolytes…

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« Bonsoir Parissss !! »

Ils entrent en scène tous habillés en costard rose. Mike, canne à la main (pour de vrai où pour le style, on ne saura pas) nous assène un « Bonsoir Parisss ! ». La grande classe ! On les voit enfin, on croyait bien évidemment à leur reformation, mais tels des St Thomas, il nous fallait le voir pour le croire. Et on a vu, ils sont bien là ! Un peu dégarnis, un peu grisonnant, un peu bedonnant, mais bien présents ! Le premier morceau Reunited, une reprise du groupe Peaches and Herb fini de nous convaincre. Le refrain parle de lui-même : « Reunited and it feels so good, Reunited ’cause we understood…” S’ensuit le génial From Out of Nowhere qui nous installe définitivement dans ce putain de concert de Faith no More !  

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La set-list (on a même eu droit à la reprise d’Another Brick in a Wall, mais je ne sait plus où) :

1. Reunited (reprise de Peaches & Herb)
2. From Out of Nowhere
3. Be Aggressive
4. Caffeine
5. Evidence (que Mike nous a interprété en italien)

6. Surprise! You’re Dead!

7. Last Cup of Sorrow
8. Cuckoo for Caca
9. Easy (reprise des Commodores)
10. Midlife Crisis
11. Epic
12. I Started a Joke (reprise des Bee Gees)
13. The Gentle Art of Making Enemies
14. King for a Day
15. Ashes to Ashes
16.
Just a Man
Rappel :
17. Midnight Cowboy (reprise de John Barry)
18. Chariots Of Fire (reprise de Vangelis)/Stripsearch

19. We Care a Lot

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Le choix des morceaux est superbe. Tout y est ! La puissance (The gentle art of making enemies, Epic, Be aggressive…), le groove (Easy, Stripsearch…), la guimauve (Evidence, I started a joke… Car Faith no More c’est ça aussi : une main de métal dans un gant de velours…

Que dire de Mike Patton ? Epoustouflant ! Le meilleur chanteur rock ? Assurément ! Il ne nous a pas fait qu’une démonstration de ses talents (ce qui, vu ses qualités hors normes, aurait comblé tout le monde), il a su y apporter une sensibilité folle. Il dégage un tel charisme, une telle grandeur d’âme que même lorsqu’il se moque un peu de nous (avec ses « bonsoir Parisss » à répétition) on en redemande. On a même eu droit à un combat de soutien de note avec lui, qu’on a bien évidemment perdu ! Les autres membres sont tout aussi conviviaux. On  les sent soudés, heureux de se retrouver sur scène, ensemble. Le batteur a gardé ses locks (qui ont blanchie) ainsi que son jeu, tout en puissance et finesse (qui lui n’a pas pris une ride). Le bassiste ne nous a pas épargné durant tout le concert. Impressionnant !

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Faith no More est le meilleur groupe de sa génération. Mike Patton est un Monstre, un Maître, mais également « Just A Man »… 

Fin de cette journée, on remballe avec la satisfaction d’avoir assisté à un putain de concert ! Je peux maintenant noter Faith No More et Mike Patton à mon tableau de chasse… Rock for ever ! 

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Toutes ces superbes photos sont tirées du site : http://www.le-hiboo.com/

BRAD MEHLDAU TRIO – Hangar 23 à Rouen (25 mars 2009)

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Après le Nascimento trio et Erik Truffaz, c’est la troisième fois seulement que j’assiste à un concert de Jazz. Bien que je sois ouvert à toutes les musiques, je suis plutôt d’une culture rock. Mais je ne voulais pas louper Brad Mehldau, que je connais pour son album Songs – Art of the Trio et sa reprise d’ Exit Music de Radiohead.

Le premier morceau m’a totalement dérouté, bousculé dans mes habitudes d’auditeur… Je n’avais plus aucun repère. Qui marque le temps, qui fait quoi ..? Je me rends compte qu’un trio de jazz est bien plus que la somme des trois musiciens qui le compose. Il m’aura donc fallu cette petite période d’adaptation pour entrer pleinement dans la musique et me laisser porter… J’aime bien ressentir ça. Etre déstabilisé, puis apprivoisé par la musique. Il n’y a que la bonne musique pour nous permettre de vivre ce genre d’expérience.

Bien qu’il nous interprète des compos très techniques, très pointues, Mehldau s’appuie constamment sur la mélodie, simple, belle… Il la triture, la bouscule, la déstructure, mais y revient toujours. « Il y a une sorte de dichotomie dans le tempérament artistique de Mehldau. C’est d’abord et surtout un improvisateur, qui tient beaucoup à la surprise et l’émerveillement suscités par une idée spontanée exprimée directement, en temps réel. Mais il est également fasciné par l’architecture formelle de la musique et cela marque tout ce qu’il fait. Dans ses œuvres les plus inspirées, la structure de sa pensée musicale devient un outil d’expression ». (Note de programme 2008-2009, Rouen Jazz Action)

Le fait qu’il reprenne des chansons d’artistes pop-rock nous démontre qu’il ne fait pas de distinction entre musique savante et musique populaire. Ce qui compte c’est l’émotion suscitée par la beauté d’une mélodie (qu’elle vienne de Bach ou de Soundgarden). D’ailleurs, il nous présente ses morceaux comme des chansons. Ils nous ont interprété un impressionant Knives Out de Radiohead ainsi qu’un morceau de Ray Charles (que personnellement, je n’ai pas reconnu).

Brad Mehldau est un artiste aussi touchant qu’impressionnant. Proche de son public, il n’est pas aussi introverti qu’il pourrait le laisser paraître… Quant à ses musiciens, Larry Grenadier à la contrebasse et Jeff Ballard à la batterie, je crois (et mes amis en sont sûrs) qu’on a vu des pointures en action. Superbe soirée. La musique de Brad Mehldau nous touche directement à l’âme ! Ca fait du bien.

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(cette photo ne vient pas de ce concert)

http://www.rouenjazzaction.asso.fr/manifestations/

IGGY POP & THE STOOGES – Armada de Rouen (2008)

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Iggy Pop qui passe dans ma ville, pour un concert gratuit, et avec les Stooges ! Impossible de rater cet événement. Il est des concerts qu’on ne peut louper… Iggy a retrouvé les frangins Asheton en 2003 pour reformer les mythiques Stooges. C’est la grande mode des reformations mais du coup, on est bien heureux qu’ils y aient cédé ! On aurait pu craindre un concert de vieux combattant, ayant tous la soixantaine bien tassée, mais pas du tout ! C’est pas des Rolling Stones non plus !

En grande forme, Iggy saute et cours partout (il aime bien les amplis), du premier au dernier morceau ! Il est loin d’être sénile le vieil Iguane ! Il m’a bluffé par la qualité de son chant. Je m’attendait à ce qu’il beugle, hurle ou vocifère, ce qu’il a fait bien évidemment, mais pas que. Sous des contours punk-rock-garage, certains morceaux sont de vraies chansons pop, sur laquelle se pose à merveille sa voix de crooner. Iggy n’est pas qu’une brute, c’est un sentimental aussi… Et quelle bête de scène ! Un charisme de dingue, animal ! Il n’hésite pas à aller vers le public pour prêter son micro. Il fait monter des gens sur scène pour chanter tous ensemble « no fun to be alone » ! Et ce n’est pas pour se donner un genre. On sent qu’il a réellement besoin de ce contact avec son public ! C’est un Authentique ! Un Vrai !

Ron Asheton (qui ressemble à votre voisin de pallier) est courbé sur sa guitare. Il ne laisse rien transparaître. Tout passe par son jeu direct, acide, sans fioritures, impeccablement noïsy. Son frangin, au look de vieux jeune (casquette vissée sur la tête) a encore assez de pêche pour nous en balancer durant tout le concert ! Quel groove ! La présence d’un saxophoniste peut dérouter au début, mais c’est là que j’ai enfin compris le lien qui existe entre les Stooges et le Free Jazz…

Concert intense, on a eu droit à tous les classiques de leur répertoire : No fun, Tv Eye, I wanna be your dog, Fun House, Dirt, 1969, Search & Destroy, My idea of fun, Little electric chairDurant cette heure et demi, Iggy et les Stooges ont démontré à tous qu’ils gardaient une place active dans le monde du rock. Bon nombres de jeunes groupes peuvent aller se coucher, personne ne pourra les remplacer !

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Superbes photos tirées du blog lizdoucefolie

MAIN SQUARE FESTIVAL 2008

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Belle journée en perspective. Je n’ai pas réussi à voir Radiohead à Bercy mais, séance de rattrapage, ils passent au Main Square Festival !
C’est donc avec la fine équipe, chels et arnulf, qu’on déboule sur la belle grande place d’Arras, pour une bonne journée « wock miouzique ! »
Le festival se compose d’une seule grande scène (d’où son nom) ainsi qu’une petite sur le coté (pas loin du van de Ray Cokes), sur laquelle ont rejoué Vampire Weekend et the Wombats pendant les entractes.

Ca commence donc plutôt bien avec Vampire Weekend, jeune groupe new yorkais qui a sorti un bon premier album. Ils sortent facilement du lot des nouveautés rock quasi quotidiennes, en jouant une pop-rock à l’énergie punk, légèrement new wave, très influencé par les rythmes africains (certains morceaux m’évoquent Paul Simon). Leur musique festive et enjouée est parfaite pour la scène. Leur bonne humeur et leur humour également. Une heure bien sympathique !

Ensuite, The Wombats. On n’a pas trop suivi leur prestation, pour cause de soif et de pose pipi. Cela dit, on n’a pas eu l’impression de louper quelque chose. Leur rock new wave très premier degré manque d’humour et d’originalité (comparés à vampire weekend).
On a aussi cherché un coin pour se reposer les jambes mais la grande place devient de plus en plus petite… Ca se rempli à vue d’œil…
S’en suit The Do. J’aime pas trop leur disque et bien que leur prestation était plutôt bonne (belles vocalises de la chanteuse), j’avais hâte qu’ils en finissent. Dur de passer juste avant Sigur Ros et Radiohead…

Le Main Square Festival est beaucoup moins confortable que le Rock en Seine. Les pavés ne remplacent pas une bonne pelouse. A partir de The Do, on s’est enchaîner au moins 5 heures d’affilé sans pouvoir s’asseoir, et encore moins étendre nos jambes. Dur ! On a plus 20 ans… M’enfin, on s’en moquait, car même si on en avait plein les bottes, on s’en est pris plein les ouies et les mirettes !

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Ah ! Sigur Ros ! Je les apprécie depuis leur premier album, qui a collé une claque à tous les amateurs de noisy-rock-planant. Un univers musical original, riche, contrasté.
Très classieux, ils arrivent sur scène avec des tenues plutôt « glam-chic-baroque ». Ils commencent avec le superbe « svefn-g-englar » le premier morceau du premier album. Le ton est donné !

Le chanteur guitariste joue avec un archer sur quasiment tous les morceaux. Et ce n’est pas un effet de scène, mais bien un instrument à part entière, qui créé ces grandes envolées graves, un son de réacteur sonic ! Et quelle voix ! Jón Þór Birgisson est un chanteur lyrique, maîtrisant à merveille ses vocalises de fausset. Il chante parfois le micro sur le front, ou à travers le micro de sa guitare… La session rythmique est impressionnante, un groove constant, marchant au ralenti mais percutant ! Le clavier-choriste (au look très IIIème république) contribue à cette dimension lyrique, harmonique.

Une prestation orchestrale, grâce à la présence d’un quatuor de violons et d’un brass-band. Ce qui transforme ce concert atmosphérique en une fanfare de type « Big Bazar ». Au moins 12 sur scène ! Assez déroutant par rapport à ce qu’on connaît de leurs premiers albums. Déroutant mais génial ! Cela apporte beaucoup de chaleur et de fantaisie. Leur set-list, 8 morceaux de 8-10 minutes en moyenne :
01 svefn-g-englar
02 sæglópur
03 við spilum endalaust
04 hoppípolla/með blóðnasir
05 inní mér syngur vitleysingur
06 hafsól
07 gobbledigook
08 popplagið

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Un superbe concert. Et en attendant Radiohead, je me dis qu’ils vont devoir faire très fort, tant Sigur Ros a placé la barre très haut ! Ils ont du se dire la même chose…
Ils arrivent sur scène tranquillement, Thom Yorke semble décontracté, souriant. D’entrée, ils nous collent la claque avec 15 Steps. Une claque qui durera 2h10 (de 22h à 00h10) !

01. 15 steps
Un petit « Bonsoir »
02. Airbag
03. There there
04. All I need
05. Where I End And You Begin
06. A wolf at the door
07. Nude
08. Pyramid song
09. Weird fishes / Arpeggi
10. Climbing up the walls
11. The Gloaming
12. Faust Arp (Jonny et thom solo : 2 faux départs et explosent de rire)
13. No surprises
« Vous êtes prêts ? »
14. Jigsaw falling into place
15. Reckoner
16. Exit music
Quelqu’un a gueulé au début de la chanson. Thom lui a expliqué qu’il ne l’entendait pas puis il lui a demandé de la fermer « Please shut up now ! »
17. Bodysnatchers
1er rappel :
18. Cymbal rush
19. Videotape
Thom dédicace la chanson aux gens qui regardent des fenêtres.
« Désolé pour le bruit, on peut venir boire un verre ? J’ai besoin d’un verre ! »
20. Paranoïd android
21. Dollars and cents
22. Idioteque
2nd rappel :
23. House of cards
24. The national anthem
25. Street spirit

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Le son est nickel, pas un instrument sur ou sous mixé. Les voix d’ Ed et de Thom sont impeccables, magnifiques. Pas une fausse note ! Thom est en grande forme. Alors qu’il peut lui arriver parfois de chanter « pas très juste » (comme en 2006 à St Cloud où il devait être fatigué), il nous sert ici une prestation époustouflante. Il fait ce qu’il veut, quand il veut, avec sa voix.

Mais là où il nous a sidéré, c’est par la qualité de son jeu de guitare. Sur presque tous les morceaux (à part quelques uns au piano) il a fait preuve d’une efficacité redoutable. Du coup, Jonny Greenwood n’a que peu pris sa guitare. Il est la plupart du temps courbé sur ses claviers et ses consoles. Il semble un peu en retrait mais il est bien présent. Tout l’habillage sonore de Radiohead, c’est bien lui !
Ed O’Brian est égal à lui-même, concentré, virtuose des ambiances noïsy, formidable seconde voix. Complément indispensable de Thom. Phil Selway, la colonne vertébrale du groupe, est plus subtil, « jazzy », de moins en moins « boite à rythme ». Colin Greenwood est de plus en plus en avant, dansant, sautant. Ses lignes de basse sont d’un équilibre parfait entre rythmique et mélodie. Bref, ils sont tous excellents, on les sent tous bien, impliqués à 200%, heureux d’être là.

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Le choix des morceaux est formidable ! Outre l’intégrale de « In Rainbows », ils ont joué certains que je n’aurai même pas espérer entendre ce soir : « Where I end and you begin », « A wolf at the door », « Clinbing up the walls », un morceau de Thom Torke « Cymbal rush » ou « Street spirit » !
J’ai eu à plusieurs moments l’impression qu’ils ne jouaient que pour moi !
Le visuel est superbe également, avec ces rideaux de néons plastiques sur lesquels sont projetés des images et des jeux de lumières. Un effet moderne et cheap.

Ce fut un concert intense, subtil, puissant… C’est vraiment le groupe parfait sur scène, toujours sur le fil, fort et fragile !
Encore un bon festival, à l’ organisation et la programmation de qualité ! A suivre…

Merci Google pour les photos…

DEPECHE MODE – Bercy 2006

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Que dire de ce concert de Depeche du mercredi 22 fevrier… C’est la 5eme fois que je les vois (depuis 1990), à chaque fois pour leur nouvelle tournée et c’est la première fois que je suis déçu… Bon, d’une part, je n’aime pas leur dernier album donc, à part les deux premiers morceaux du concert (« a pain that I’m used to »,   »john the revelator ») et « the sinner in me », je me suis emmerdé sur les autres de album.

Le concert démarre bien. Le son n’est pas trop mal quoiqu’un peu trop suraigu. Dave Gahan commence doucement et se lache sur « a question of time ». A ce moment les frissons arrivent et je retrouve la magie et l’euphorie de leurs concerts. Malheureusement ma joie sera de courte durée car à partir de « suffer well » jusqu’à « the sinner in me », il s’est passé… rien ! J’ai jamais vu ça jusqu’alors mais dans les gradins, tout le monde s’est rassis. Hallucinant !  Il ne se passait rien ! A part « Home » les morceaux étaient d’une platitude incroyable (la palme revient à « I want it all »).

Bon heureusement Dave revient en force avec « I feel you ». Le concert retrouve de la force et des moments de grâce (avec les morceaux de violator) mais comme on se le disais avec bruce, la passion n’était plus là. Ils sont venu pointer, on fait leur job (une heure et demi + 20 minutes de rappel), nous ont dit au revoir et à demain ! Je suis surtout déçu par Dave qui dans l’ensemble n’a pas super bien chanté (rien à voir avec la tournée « exciter » ou sa tournée en solo. A certains moments, j’avais l’impression qu’il assistait à un concert de Depeche mode, mais qu’il n’y participait pas. Bref, qu’il s’y emmerdait! Et moi avec pour le coup.

Le choix des chansons du rappel me laisse perplexe : « just can’t get enough » et « everything counts »…Il me semblait qu’après la tournée 101, ils avaient déclarer ne plus rejouer ces morceaux… M’enfin, j’était presque content de les entendre par rapport à d’autres du dernier album.

La qualité du son n’était pas constante (Martin a fait quelque pain à la gratte) et je n’ai eu ce que j’espérais (passion, euphorie, frissons…) qu’avec les anciens morceaux (belle surprise avec « goodnight lovers », même si Dave n’avait plus de voix) et puis ce passage à vide au milieu ! Fort heureusement l’aspect visuel du concert était génial, ce qui sauve l’ensemble.

Cela dit, j’y suis aller avec l’ami Vidocq qui ne les avait jamais vu et il n’a pas du tout regretté d’être venu ! C’est donc une déception de Fan… En espérant que leur prochain album soit bien meilleur…

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