Archives pour la catégorie Chroniques Ciné



HELLBOY II – Del Toro/Mignola (2008)

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Ayant beaucoup apprécié le premier, j’étais assez impatient de découvrir ce deuxième opus. J’ai de l’admiration pour l’œuvre de Del Toro , ce film ne peut pas être une bouse ! Mieux que le premier, ce sera un chef d’œuvre du fantastique ! D’où, une certaine déception en le voyant…

Oh, l’univers de la série est bien présent, le visuel est remarquable, les monstres beaux et originaux, les décors magnifiques… Mais je m’attendais à un film plus sombre que le premier, plus violent, plus flippant, moins grand public. C’est en fait un film pour tous les ages, un divertissement sorti pour Halloween. Mais heureusement Del Toro et Mignola ne prennent pas leurs spectateurs pour des cons ou des attardés.

Le scénario est bien plus subtil qu’il n’y parait, les protagonistes ne sont pas si caricaturaux que ça. Il n’y a en fait ni bons, ni mauvais dans cette histoire. Hellboy est tout aussi dangereux pour l’humanité que ne l’est le prince Nuada. Les personnages secondaires sont excellents et tout aussi importants que les principaux (mention spéciale pour l’ectoplasmique Johann Krauss et le magnifique Ange de la Mort). Abe Sapien vole même la vedette à Hellboy !

Les décors, les costumes, les lumières, les couleurs sont, comme d’habitude avec Del Toro, sublimes. Ce mec est un vrai plasticien, un peintre sur pellicule. C’est pour ça qu’on l’aime…

L’histoire entre dans la grande tradition de la Féerie ! C’était l’intention de Del Toro et Mignola, faire honneur et référence aux Légendes Nordiques et à l’Héroic Fantasy, dont ils sont les dignes héritiers (à ce propos, je vous invite à lire le superbe texte de Jérôme Anfré dans le Brazil 2 n°12). 

Ce qui gâche un peu, c’est cet humour souvent lourdingue et les relations tumultueuses du couple Hellboy et Liz qui apportent une touche de comédie sentimentale qui plombe un peu l’ambiance. … Mais bon, ça aura certainement son importance dans le 3ème volet…

J’ai eu l’occasion de le voir une deuxième fois et je l’ai mieux apprécié. C’est un vrai film de genre Merveilleux, alors que le premier est pur film Fantastique (Lovecraft en tête) ! Une fois encore, Del Toro ne me déçoit pas !

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JE SUIS UNE LEGENDE – F.Lawrence (2007)

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Mon avis sur ce film est plutôt mitigé. L’histoire est relativement fidèle à l’oeuvre de Matheson, Will Smith est assez convainquant dans ce rôle et les décors (Mannathan totalement vide et recouvert de végétation) sont superbes. Tout pour faire un bon film, à priori…

La première heure est vraiment très bien. On découvre au fur et à mesure la vie de ce survivant, avec des flash-back (procédé classique) nous expliquant comment la catastrophe est survenue. Cette première heure est « lente », répétitive. Ce qui nous permet de vraiment s’identifier au personnage. Ca m’a fait pensé au film « seul au monde » avec Tom Hanks, où comment, une personne se retrouvant seule, vat-elle faire pour ne pas sombrer dans la folie ? Vraiment bien vu.

Par contre, là où ça se gâte, c’est quand les mutants arrivent. Les effets spéciaux sont décevants. Tous les  »infectés » sont fait en image de synthèse et ça gache tout ! On se croirais dans le film « La Momie » ! C’est vraiment dommage car avec un peu de maquillage, on peut faire des zombies vraiment flippant (les exemples ne manquent pas). Alors que là, rien, aucun frissons en les voyant. A mon avis, il fallait justifier le budget. Mais on peut dire ici que trop de budget tue le film ! Je pense qu’avec moins de moyens et plus de système D, ça aurait pu donner un meilleur film de genre (voir 28 jours plus tard).

Alors que ça aurait du être LE film de genre post-épidémie-zombièsque (le livre de Matheson étant la matrice du genre, Romero le cite comme référence première à sa « Nuit des morts-vivants ») Francis Lawrence nous en fait un bloc-buster SF de plus, mieux que Résident Evil certes, mais moins bien que le dyptique 28 jours/28 semaines…
Mais au fait, Lawrence, c’est lui qui a fait Constantine ?.. D’accord, je comprend mieux !

GRINDHOUSE – Tarantino/Rodriguez (2007)

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Premier film de Tarentino que je vois au cinéma (je ne m’y suis intéressé qu’après Pulp Fiction et était passé à coté de Jackie Brown et les Kill Bill) et je ne dirais qu’une chose : j’en ai pris plein les mirettes ! Ce petit dernier est digne de ses prédécesseurs. J’y ai retrouvé tout ce que j’apprécie chez Tarentino.

Les dialogues, jubilatoires et haut en couleur, sont le moteur même de l’action.
Les cadrages, les plans, les musiques, les couleurs, font toujours références à un genre bien particulier (blaxploitation dans Jackie Brown, Kung-Fuxploitation et Western pour les Kill Bill, etc). Dans ce Boulevard de la Mort, c’est la référence aux films de série Z (Grindhouse) des années 60, Russ Meyer en tête.

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Mais Tarentino n’est pas qu’un pâle copieur. Il va plus loin que la simple citation. Il utilise ces références au film de genre comme un musicien utiliserai des samples (ou comme les Dadaïstes avec leurs photomontages). Il mixe tous ces éléments et les recompose en une œuvre visuellement originale. L’histoire, qui tient en une ligne (un sérial-killer tue avec sa voiture les jeunes filles qu’il prend en chasse), n’est qu’un prétexte à cet « exercice de style ».

Les scènes d’actions sont d’un réalisme et d’une efficacité redoutables car, dans ce jeu des références, Tarentino n’oublie jamais d’incérer quelques plans bien gore dans ses long-métrages.
Même s’il n’atteint pas le niveau d’un Pulp Fiction ou d’un Reservoir Dog – ce qui d’ailleurs n’était pas l’intention de Tarentino – Death-proof ne fait pas tache dans sa filmographie.
Avec ce film, le cinéma de Tarentino est plus que jamais un cinéma visuel et viscéral.

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Le planet terror de Rodriguez est plus cinglé ! Ce film de zombies est un festival de référence à cette culture de genre (cinéma bis, pulps, SF, séries Z… Ah, cette jambe-mitraillette, quelle idée ! Cette histoire de contamination n’est qu’un pretexte à des délires visuels (et gores) les plus improbables.

Je suis assez d’accord avec certains chroniqueurs de Mad Movies qui reproche à Rodriguez d’être un peu feignant, de ne faire que le minimum syndical, de « bâcler » son travail (comparé à Tarentino). Cela dit, à sa décharge, il porte plusieurs casquettes (scénariste, réalisateur, producteur, musicien…) Enfin, toujours est-il que son planet terror est jubilatoire (voir la scene où Bruce Willis explose !). Du quarantième degrés. Un vrai plaisir de bisseux !

Les femmes jouent un rôle important dans ces deux films. De victimes, elles deviennent rapidement bourreaux. On est loin des « sceammeuseS » idioteS qui se font trucider à la pelle dans les films de genre des années 70/80. Ici, elles prennent leur destin en main et savent retourner la situation pour survivre… Vive les Femmes !

DIARY OF THE DEAD – Georges A. Romero (2008)

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Fan depuis longtemps (enfin, depuis que j’en ai plus peur) des Zombies de Romero, j’ai été un peu déçu par ce Diary… Rien à redire de la réalisation, de la bonne idée (très actuelle !) de filmer selon le point de vue subjectif des protagonistes. Nous voyons les événement du coté de personne lambda et plus du coté des autorités, des scientifiques ou des journalistes.
Rien à redire sur la critique des médias, de la course à l’information. C’est un des thème de prédilection de Romero (voir le début de « Dawn of the dead »).
Rien à redire non plus de ses Zombies, égaux à eux-mêmes…
Non, c’est au niveau des personnages que ça cloche. Je les trouve trop caricaturaux (sans parler du jeu catastrophique des acteurs)… En fait, on se croira dans un teen-movies (du niveau de « souviens-toi l’été dernier » par exemple) les réactions des personnage sont trop prévisibles et souvent incohérentes.
Mais surtout, ça manque de pessimisme. Je ne retrouve plus le coté nihiliste, « perdu d’avance » des autres volets (dont pour moi le summum est le « Day of the dead »).
D’ailleurs, Romero ne considère pas ce Diary of the Dead comme le cinquième volet, mais comme le premier d’une nouvelle série (la suite est en cour de réalisation), puisqu’au niveau de l’histoire, il reviens au début de la contamination, mais cette fois ci, nous ne sommes plus dans les années 60. Les 4 premiers se tenais plus ou moins bien au niveau chronologie des faits, celui-ci est plutôt anachronique (avec ses portables, ses caméras DV…) Romero a toujours été un fin observateur de son époque, il nous le prouve encore ici en critiquant Internet et ces nouvelles technologies qui transforme tout à chacun en journaliste d’investigation.
Romero aborde son histoire de zombie d’un nouveau point de vue, plus actuel, avec plus d’humour (beaucoup de clins d’oeil, de mise en abime avec cette idée de film dans le film…)
Attendons le prochain pour savoir quelle direction va prendre cette nouvelle série.

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80 Grands succes du Cinema Fantastique (1988 chez Casterman)

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Qu’est ce que le cinéma fantastique ? Vaste question qui amène de nombreuses réponses. C’est un genre qui englobe tellement de sous-genres qu’il est difficile d’en donner une définition précise. Cet ouvrage de Pierre Tchernia, co-écrit avec Jean-Claude Romer, tente de faire le tour de la question et nous présente les 80 films considèrés comme les références du genre. Les propos des auteurs me semblent être assez justes et précis, et bien que cet ouvrage date de 1988, les définitions valent encore (j’ai seulement actualisé les exemples).

Voici donc le petit glossaire du Fantastique, par Monsieur Cinéma…

« Le « Fantastique » au cinéma, ça n’existe plus ! Aujourd’hui, c’est bel et bien le Cinéma lui-même, dans sa totalité, qui est en train de devenir « Fantastique »…
En effet, selon l’hebdomadaire Variety en 1970, Epouvante et Science-Fiction ne représentaient encore que 5 % du chiffre d’affaires global de l’industrie cinématographique américaine. On en est venu à 40 % dans les années 70 pour en arriver à plus de 50 % dans les années 80… Qu’en sera-t-il pour les années 90 ! C’est un véritable raz-de-marée auquel nous sommes en train d’assister. Le Fantastique fait de plus en plus recette (et quelles recettes !), le Fantastique plait aux jeunes, le Fantastique a les honneurs de la critique, le Fantastique possède ses revues et ses festivals, bref, le Fantastique a désormais droit de cité.
Mais qu’est donc que le Fantastique ? Comment le reconnaître ? Comment le définir ? Nous allons tenter d’apporter ici des réponses à ces difficiles questions. Il semble, tout d’abord, que cette étiquette – commode, mais plutôt floue – de Fantastique recouvre, en fait, six grandes catégories :

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Le Fantastique proprement dit : de tradition souvent folklorique et littéraire, il met en scène des créatures de légende (Dracula, le Loup-Garou…) ; des morts-vivants (The night of the living dead, Land of the dead…) ; des fantômes (Le 6ème sens, L’échine du diable…) ; des sorcières (The Blair witch project, Les sorcières d’Eastwick…) ; des démons (Evildead, Hellboy…) ; le Diable (Rosemary baby’s, L’associé du Diable…) ; les maisons hantées (Shining, Amityville…) ; les miracles (Les dix commandements, Le tombeau…), etc.
DEFINITION : on peut parler de Fantastique lorsque, dans le monde du réel, on se trouve en présence de phénomènes incompatibles avec les lois dites « naturelles ».
EXEMPLE : lorsqu’une pomme se détachant de la branche du pommier, au lieu de tomber vers le sol, se met à s’élever vers le ciel, on peut dire que l’on se trouve devant un fait en contradiction avec ce que l’on sait de la loi de la gravitation universelle.

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La Science-Fiction ou « fiction scientifique », cela va de Metropolis à La guerre des étoiles, de Frankenstein à Robocop, de 2001, l’odyssée de l’espace à Alien, de L’armée des 12 singes à La guerre des mondes…
DEFINITION : on peut parler de Science-Fiction lorsque, dans le monde du réel, il y a intervention d’une intelligence dans le processus de phénomènes incompatibles avec les lois dites « naturelles ». [je rajouterai aussi : quand l'histoire se déroule dans l'espace ou dans laquelle interviennent des extra-terrestres].
EXEMPLE : Un chercheur a découvert un procédé qui inverse localement le gravitation, ce qui permet ainsi à une pomme qui se détache de son arbre, non pas de tomber, mais de s’élever dans les air.

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L’Anticipation, c’est Alphaville ou Rollerball, Mad Max ou Fahrenheit 451, Les fils de l’homme ou Minority report, Bienvenu à gattaca, Soleil vert ou New York 1997 …
DEFINITION : on peut parler d’Anticipation lorsque, dans le monde futur du réel, on se trouve en présence de phénomènes compatibles avec les loi dites « naturelles ».
EXEMPLE : En l’an 2050, une pomme se détache de la branche d’un pommier et tombe vers le sol.
[Les auteurs parlent aussi de la rétrocipation, comme contraire de l'anticipation ("on peut parler de rétrocipation lorsque, dans le monde passé du réel, on se trouve en présence de phénomènes compatibles avec les loi dites naturelles"). Cela pourrait être une définition du film historique. Il n'existe en fait qu'un film entrant dans cette catégorie désuète : La guerre du feu.]

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L’Insolite, on peut y ranger Freaks ou La nuit du chasseur, Elephant man ou From hell, Un chien andalou, Eraserhead ou Ed Wood…
DEFINITION : on peut parler d’Insolite lorsque, dans le monde du réel, on se trouve en présence de phénomènes inhabituels mais compatibles avec les lois dites « naturelles ».
EXEMPLE : Lorsqu’ une pomme, se détachant de la branche du pommier, au lieu de tomber vers le sol, se met à s’élever vers le ciel, on peut dire que l’on se trouve devant un fait apparemment en contradiction avec ce que l’on sait de la loi de la gravitation universelle. Mais si, à l’examen, cette « pomme » s’ avérait n’être qu’un petit ballon gonflé à l’hélium et peint à l’image de ce fruit, il va de soit que le fait que celui-ci s’élève dans les airs serait alors tout à fait compatible avec la loi de la gravitation universelle.

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Le cinéma d’Epouvante, d’Horreur ou Gore, c’est Psychose ou Braindead, Massacre à la tronçonneuse ou Hostel, La maison près du cimetière ou Saw, Cannibal holocaust ou La colline a des yeux …
DEFINITION : On peut parler d’épouvante lorsque, dans le monde du réel ou de l’imaginaire, on se trouve en présence de phénomènes qui tendent à susciter chez le spectateur certaines réactions psychiques ou viscérales dans le registre de la peur. De tous les termes usités, épouvante Semble être le vocable sous lequel, sans trop commettre d’erreurs, on puisse ranger commodément le plus grand nombre d’œuvres répondant à la définition que nous en avons donnée.
EXEMPLE : Une pomme qui se détache de son arbre, s’écrase en recouvrant le sol de sang.

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Le Merveilleux, c’est celui des contes (La belle et la bête, Sleepy Hollow, Harry Potter…), de la mythologie (Le choc des titans, Jason et les argonautes…), de l’onirisme (Alice au pays des merveilles…), du dessin animé (l’univers de Hayao Miyazaki ou Walt Disney) ou de l’héroic fantasy (Le seigneurs des anneaux, Legend…).
DEFINITION : On peut parler de Merveilleux lorsque, dans le monde de l’imaginaire, on se trouve en présence de phénomènes incompatibles avec les lois dites « naturelles ».
EXEMPLE : Le jardin enchanté des Hespérides, planté de pommiers dont les branches sont chargés de pommes d’or qui procurent l’immortalité.

Pour conclure, précisons qu’il est rare qu’un film ne relève exclusivement que du Fantastique, de la Science-Fiction, de l’Anticipation, de l’Insolite, du Merveilleux ou de l’Epouvante. La plupart des films participent, le plus souvent, de plusieurs de ces catégories. Si bien qu’il est devenu habituel de prendre en compte l’élément dominant pour en qualifier l’œuvre dans sa totalité. »

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