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Archives pour janvier 2013

Chronique K.BD – Le vaisseau de pierre

Chronique K.BD - Le vaisseau de pierre dans Chroniques K.BD entete-vaisseau-de-pierre

En ce premier mois de l’année, nous avons décidé d’aller nous promener du coté des Mythes et Légendes du monde entier. Quoi de mieux que ce Vaisseau de pierre (deuxième volume des Légendes d’aujourd’hui) pour nous embarquer vers les sombres et mystérieux territoires des légendes celtiques.

Extrait : « Dans la mythologie celtique, l’Ankou est une figure incontournable. Pendant longtemps, son existence a été véhiculée par la tradition orale et les contes bretons. Pourtant, l’Ankou ne représente pas la Mort mais son serviteur. C’est un passeur d’âmes et quiconque entend le grincement de sa charrette sait qu’il va prochainement passer de vie à trépas, quiconque l’aperçoit sait qu’il va mourir dans l’année. »

Une synthèse faite par Mo’.

minivaisseaudepierre dans Chroniques K.BD

Lire l’article

K.BD a 3 ans…

K.BD a 3 ans... dans Chroniques K.BD banniere-kbd-3ans_2

K.BD a trois ans ! C’est pas mal pour un projet collectif qui regroupe une quinzaine de rédacteurs. On n’ a toujours pas splitté, c’est signe qu’une certaine organisation démocratique fonctionne ! Et signe qu’on a toujours envie de parler des bandes dessinées qu’on aime…

Pour fêter dignement nos 3 ans, nous avons décidé de délivrer notre coup de cœur de l’année passée. Ce sera donc une première pour nous et nous espérons que ce Prix k.bd verra encore de beaux jours. Nous avons dressé une sélection de 40 albums parus en 2012, chacun de nous ayant contribué à donner ses titres préférés de l’année. Nous espérons que vous vous retrouverez dans notre liste et que vous pourrez également y piocher quelques bande dessinées à lire, si vous n’avez pas encore eu la chance de les découvrir.

La sélection de kbd (par ordre alphabétique) :
01. À boire et à manger
02. Aâma T2
03. Anjin-san
04. Anne Frank au pays du manga – BD numérique interactive
05. Anuki T2
06. Big questions
07. Billy Brouillard T3
08. Blast T3
09. Bus, Le
10. Carnets de Cerise, Les
11. Chambre de Lautréamont, La
12. Chère Patagonie
13. Choker
14. Daytripper
15. Demain, demain
16. Doggy Bags
17. Enfance d’Alan, L’
18. Faire danser les morts
19. Folies bergères, Les
20. Ghostopolis
21. Herakles T1
22. Héros, Le
23. Il était une fois en France T6
24. Industriel
25. Kililana song T1
26. Krazy Kat T1
27. Léger bruit dans le moteur, Un
28. Loup des mers, Le
29. Patience du tigre, La
30. Peau de l’ours, La
31. Printemps à Tchernobyl, Un
32. Rork – l’intégrale 1
33. Ruche, La
34. Saison brune
35. Scalped
36. Sentiments du Prince Charles, Les
37. Supplément d’âme
38. Temps est proche, Le
39. Traversée du Louvre, La
40. Vanille ou Chocolat ?

Parmi cette sélection nous élirons dans 15 jours notre lauréat. Votre rôle dans tout ça ? Nous attendons de vous un vote, tout simplement !
Rendez-vous sur le blog K.BD, les modalités de participation vous seront indiquées.

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On enterre bien les Dinky Toys – Bruno Léandri (François Bourin Editeur, 2012)

On enterre bien les Dinky Toys - Bruno Léandri (François Bourin Editeur, 2012) dinky

On enterre bien les Dinky Toys. Le titre parfait. Mystérieux et absurde. Métaphysique du dérisoire…

On ne présente plus Bruno Léandri, môssieur roman-photo de Fluide Glacial (formé à l’écurie Hara-Kiri), maître ès-chroniques du dérisoire, prolifique nouvelliste et romancier, dessinateur raté de génie…

Sous ce titre énigmatique, Léandri nous conte ses souvenirs de jeunesse. Mais plutôt que de livrer un récit introspectif, il nous confie ses nombreuses péripéties vécues avec ses meilleurs amis, actes fondateurs qui forgent les traits d’une personnalité et déterminent un parcours. Cependant, point de nostalgie d’un passé révolu, mais un manifeste sur les bons moments partagés qui enrichissent et donnent tout son sens à une vie.

Car l’amour, l’affection, la loyauté, la fidélité ne sont pas de vains mots chez Léandri. Récit sur l’amitié, c’est en faisant la connaissance de ses amis qu’on en apprend sur lui, sa personnalité, sa sensibilité. Gilbert, Alain, Christophe, Denis, Julien. Et Bruno… Leurs premières vacances sur la route en mobylettes, leurs premiers émois, leurs passions pour la musique concrète et Céline, leur séjour au States, son expérience de Mai 68 au lycée, son boulot au club med’ (où il rencontrera son pote Corbier)…  « Vus de loin, des jeunes déconneurs, bruyants et agités, comme tous les jeunes. Vus de près, tous des cas. Des types uniques, flamboyants, géniaux à hurler, drôles à pleurer, chiants à se manger les doigts. C’étaient mes copains, ce le sont toujours ». (extrait de la 4 de couv’)

Attention, On enterre bien les Dinky Toys n’est pas une bête biographie enchaînant les faits de manière chronologique. Ce récit est en fait une succession d’anecdotes qui se déroulent au fil de sa mémoire affective, tel souvenir semblant lui rappeler tel autre… Il jongle avec les époques, les situations, les amis, sans perdre le lecteur en route. Car ce qu’il nous raconte est drôle, parfois émouvant, quelque fois dramatique, et toujours passionnant. Son style direct, à la première personne, nous permet d’entrer pleinement avec lui dans son passé, de faire littéralement parti de cette bande. Ce qui fait de ce récit un témoignage « vu de l’intérieur » unique sur les années 60 et 70.

Bruno nous dévoile des choses intimes, mais pas cette intimité personnelle (du genre trauma d’enfance ou amour impossible…) qui peut mettre mal à l’aise et personnellement, me gonfler. Plutôt une intimité de groupe, partagée, privilège de quelques initiés, qui nous fait réagir à chaque confidence, du genre : « mais ça aussi je l’ai ressenti, ça aussi je l’ai vécu » ! Cela fait du bien par les temps qui courent et confirme ma manière de voir et vivre l’amitié. Car l’amitié ne s’achète, ni ne se décrète. Elle se construit dans la durée, se forge par le partage de moments essentiels. Et ça, ça n’a pas de prix !

Alors, qui enterre les Dinky Toys ? Quand, comment et pourquoi ? Je vous invite fortement à lire ce récit jusqu’au bout (vous ne pourrez pas faire autrement de toute façon). Vous aurez la réponse…

Merci Bruno.

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On est une bande de jeunes…

Dernières nouvelles de chez Fluide…

Oldies from eighties…

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Avec Viper, l’underground s’immice dans la presse officielle. c’est en 1981 que le premier numéro voit le jour et apparait dans les kiosques.
Certes, les revues Actuel, L’Echo des Savannes, Metal Hurlant ou Fluide Glacial avaient ouvert la brèche dès le début des années 70, mais Viper se démarque par un positionnement clairement affiché. D’un aspect fanzine (format A5, couverture souple et noir et blanc sale) Viper fait l’apologie du « sex, drug and rock n’ roll way of life » d’une génération adepte des drogues douces (d’où le nom « Sinsemilla éditions ») et de la sexualité débridée. En bref, tout ce que la société produit comme comportements marginaux, voire déviants, est ici mis en avant. Des références aux hors-la-loi célèbres (Poncho Villa, Jesse James…), des citations (de Spinoza, Burroughs, Ginsberg ou Crowley) concernants les Lois et les drogues, des fiches sur l’usage médicinale de la coca ou de l’amanite tue-mouche, un extrait de l’article « les socialistes et la drogue » du député PS Antoine Gau, des chroniques littéraires. Le tout entrecoupé de bande dessinées oscillant entre humour satirique et science fiction paranoîaque, avec une pointe de pornographie. Qu’ils soient réalistes ou humoristiques, les graphismes sont atypiques, référencés (entre Crumb, Vaughn Bodé et Druillet), excessifs, outranciers. Aucuns des dessinateurs de ce premier numéro n’ont connu le succès, mais ce n’était certainement pas leur volonté ! Informer (en désinformant) et divertir, tels étaient les intentions premières de Viper. Témoignage de son temps, relire cette revue en 2013 nous permet de mieux comprendre ce que les années 70 ont pu apporter au niveau de la libération des moeurs.

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Revue éphémère, qui ne comprend que 6 numéros sortis entre juillet 1988 et janvier 1989, Gag Mag porte bien son nom. C’est un condensé de ce qui se fait de mieux en matière de bandes dessinées comiques et satiriques. Le sommaire est alléchant : Claude Serre, Tronchet, Goossens, Van den Boogaard (Léon la terreur), Don Martin (pilier de Mad), Margerin, Shelton, Dodo & Ben Radis, Juillard, Jano… On y trouve aussi des parodies de séries connues de Edgar P. Jacob ou Liberatore (La marque rose et Wanxerox), des sketchs du grand Raymond Devos. Sans oublier un superbe article de Paul Herman qui, dans sa rubrique « les archives (maudites) du rire », nous conte la formidable histoire du Charivari, une des revues françaises les plus anciennes, qui eu une importance à la fois artistique et politique dans le milieu du XIXème siècle. Distraire, tout en informant un peu sur les origines de la presse satirique, l’idée n’est pas nouvelle mais louable, et fait encore des émules (Fluide Glacial reste à jamais le maître étalon en la matière).

Pur produit des année 80 (maquette au couleurs flashy) où l’édition presse bd vivait encore de beaux jours (même si ça commençait à sentir le sapin), l’originalité de ce Gag Mag réside dans son format poche, qui était à l’époque en pleine essor avec les réédition de J’ai lu bd, livre de poche bd ou pocket bd. Bien que le procédé soit on-ne-peut plus discutable et le résultat trop souvent catastrophique (reformatage des planches, recadrage des vignettes, couleurs souvent fades), j’avoue avoir un faible pour les « bds de poche », qui, de par leur petit prix, m’ont permis de découvrir bon nombre d’auteurs et séries (Gil Jourdan de Tillieux, l’Incal de Jodo et Moebius, Ici même de Tardi et Forest…) que j’ai bien évidemment relus et récupérés depuis dans leurs formats originaux.
Gag Mag ne restera pas dans le panthéon des incontournables revues de bande dessinée. Cependant, son honnête facture et la qualité de ses collaborateurs m’incitent à ne pas la laissé sombrer dans les méandres de l’oubli.

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Bien qu’étant un avatar de l’Echo des Savanes jusqu’en 1983, Spécial USA (qui, entre 1976 et 1993 a connu trois formules différentes) a vite trouvé son indépendance dans les années 80, pour devenir USA Magazine au début des années 90 (première revue française à avoir diffusé le Sin City de Miller).

Revue de bonne qualité formelle, alternant bandes en noir et blanc et couleurs, Special USA est plus maintream que son glorieux ainé. En attestent des chroniques sur les blockbusters de l’époque (dans ce numéro 11 de 1984, on retrouve des articles sur Ghostbusters et Gremlins), des reportages plutôt racoleurs sur la violence aux Etats Unis ou le look Reagan et surtout, des pages publicitaires pour les albums Dargaud ou Albin Michel.
Au regard des dessinateurs et séries présentes (Corben, Gimenez ou les planches sous forte influence moebiusienne de Moreno), on a l’impression que Special USA avait pour ambition de devenir le nouveau Metal Hurlant. Cependant, il n’y a pas que de la Science fiction. On trouve aussi la superbe série Big City regroupée sous la thématique « fenêtres » du géant Will Eisner, ou le génial Torpedo de Bernet et Abuli. Sans oublier le Rocketeer de Dave Stevens .
Découvert à l’époque, USA magazine m’aura fait aimé la bd made in US, qui n’est heureusement pas uniquement faite de superhéros. Une revue qui aura duré presque 17ans, mais pas survécue (comme beaucoup) aux terribles années 90.

Le Vaisseau de pierre – Bilal & Christin (Les Humanoïdes Associés, 1976)

Le Vaisseau de pierre - Bilal & Christin (Les Humanoïdes Associés, 1976) dans Chroniques BD bilal-le-vaisseau-de-pierre

Duo emblématique de la bande dessinée, Christin et Bilal nous proposent depuis leur première collaboration (La croisières des oubliés), une œuvre riche et foisonnante, qui a fortement contribué à rendre la bande dessinée plus « mature », attirant, de part ses thèmes, un lectorat peu habitué aux petits mickeys.

Le vaisseau de pierre, leur deuxième album, possède déjà toutes les caractéristiques de leur œuvre commune. Un récit de science fiction inscrit dans une réalité historique et sociale. Entre légende celtique, conte écologique et réalité économique, Le vaisseau de pierre est un cri de révolte contre la modernité galopante qui fait table rase des cultures ancestrales.

Des promoteurs immobiliers peu scrupuleux décident de transformer une région séculaire en un complexe hôtelier. Pour ce faire, ils doivent déloger la population d’un village portuaire breton et démonter pierre par pierre le château millénaire qui surplombe la région. Mais c’est sans compter sur la résistance des habitants (le vieux Joseph en particulier) soutenus par l’ankou, le sorcier vivant au château…

Comme toujours chez Christin, passé, présent et futur sont intimement liés. Les faits présents s’inscrivent dans la continuité de ceux passés, qui auront des répercussions sur l’avenir… Le vaisseau de pierre est un manifeste sur les origines, la mémoire, la transmission… Eternels recommencements de la civilisation…

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Questionnement philosophique sur la lutte des plus faibles pour leur survie, les guerres de territoire, les conflits d’intérêts… Bien que la dimension politique soit sous jacente (au profit du fantastique), elle annonce le diptyque Les phalanges de l’ordre noir/Partie de chasse à venir…

Le graphisme du jeune Bilal est chargé, accumulant les modelés hachurés. Un procédé qu’il maitrise parfaitement (et abandonnera au fil du temps pour un style plus épuré). Ses couleurs sont glauques, le contraste ocre-orangé et bleu-gris verdâtre domine. Ce qui apporte une teneur minérale à l’ensemble, qui sied parfaitement à l’histoire. Ces personnages sont aussi durs que la roche bretonne.

Au fil du temps, Bilal s’est détaché des codes « bd » (découpage linéaire de l’action, très « cinématographique », son autre domaine de prédilection) pour développer un vocabulaire narratif plus personnel, entre séquences et illustrations. A l’instar d’un Masse, un Rochette ou un Barbier, Bilal est un plasticien exigent, qui aborde chaque case comme un tableau se suffisant à lui même, certes inscrit dans une continuité, mais possédant son propre équilibre de composition.

Cette œuvre de jeunesse possède la maturité suffisante pour conserver sa puissance évocatrice. Ce deuxième essai demeure un coup de maitre, tant il ne donne pas l’impression d’être le fruit de son époque, mais au contraire, une œuvre intemporelle.

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