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Archives pour octobre 2012

TAHITI 80 / ALL CANNIBALS – Le Kalif (13 juin 2012, Rouen)

TAHITI 80 / ALL CANNIBALS - Le Kalif (13 juin 2012, Rouen) dans Plein de Live flyerafficherouenkalift

Soirée organisée au Kalif par les frangins Roubignol et Pointard – les pieds nickelés de la musique indé, fondateurs du site WW2Wigoler et du label WW2Wecord – qui nous proposent un concert apéro de fort belle facture, avec All Cannibals et Tahiti 80. Deux valeurs sures de l’indie-pop à la française (à la normande précisément, entre Rouen et Caen).
All Cannibals est un trio pop aux influences sixties (Love, Simon & Garfunkel…), lorgnant du coté de la surf pop. Rien de décongelé pour autant.  Prestation impeccable, leurs compositions et leurs sons sont certes référencés, il n’en demeure pas moins très actuels. De belles ambiances pop légèrement mélancolique, portées par une belle intensité.

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Avec une configuration très acoustique (guitares, basse, batterie minimale, aucunes consoles) les Tahiti boys nous servent sur un plateau leurs deux nouveaux morceaux, Escalator et Mr & Mrs Jones, sorti en 45 tours chez WW2W. Deux très bons morceaux, nous démontrant (s’il fallait encore) que les p’tit gars sont très fort.
Ils savent se renouveler et nous proposer deux chansons efficaces et terriblement attachantes.
Tahiti 80 est un groupe trop mésestimé de part nos contrées, alors qu’ils possèdent des qualités d’écritures et d’interprétations qui manquent à bons nombres de groupes hexagonaux.
Suite à ces deux petites perles, Xavier nous propose de choisir les morceaux que l’on aurait envie d’entendre. Une véritable répète en public.
Ils enchainent alors des chansons du calibre de Mr Davis, Yellow butterfly ou 1000 Times… De quoi passer un chouette apéro-concert, convivial et de haute tenue. Merci messieurs !

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Merci à ww2w pour les vidéos

Le Kalif

TORTOISE – Le 106 (7 juin 2012, Rouen)

TORTOISE - Le 106 (7 juin 2012, Rouen) dans Plein de Live tortoise1

Voir Tortoise en concert est un moment rare d’une forte intensité. Un super moment partagé avec l’ami Swamps.
D’une formation comprenant deux batteries, deux claviers, au moins trois guitares et deux basses, sans oublier les deux xylophones qui contribuent à l’ambiance harmonique de leurs compositions jazz-fusion-rock, les cinq musiciens sont tous polyvalents, alternant sur tous les instruments. De fait, chaque morceau est interprété dans une configuration différente, allant du plus electro au plus orchestral. On a eu droit à quelques « battle » de batterie bien senties !
Il n’y a pas de chanson chez Tortoise (donc pas de vocal) pourtant, leurs compositions sont tellement mélodiques, que derrière un ensemble souvent noïsy, les guitares et xylos chantent de petites phrases qui nous restent longtemps en mémoire.
Subtilité des mélodies et puissance du son, finesse de l’interprétation associé à des ambiances « bruitistes »… La « formule Tortoise » n’en est pas une !
Ils semblent totalement à l’aise de jouer comme ils l’entendent. Cependant, ont ne sent aucune place à l’improvisation. Tout est précis, minutieux.
Rien n’est laissé au hasard et heureusement, il y a du feeling, des émotions, en partie suscitées par cette impression que le morceaux se construit devant nous, en direct. Les musiciens semblent aussi libres que contraints par la structure de leur composition. Du grand art.
Pour ma part, j’ai reconnu les quelques morceaux de TNT et Millions Now Living Will Never Die, les seuls albums que je connaisse d’eux. Les autres étaient du même calibre.

tortoise2 dans Plein de Live

On trouve sur youtube une vidéo d’une heure de leur prestation. Merci à Seb Petit pour la vidéo et le site Magicrpm.com pour la set-list : Gigantes (00:00), I Set My Face To The Hillside (04:31), Swung From The Gutters (10:10), Eros (18:49), Salt The Skies (23:17), Charteroak Foundation (28:00), Prepare Your Coffin (37:06), Crest (41:15), Stretch (You’re All Right) (48:02) et Tins Cans & Twine (52:56).

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Site officiel

Le 106

Keep You Close (2011) / Following Sea (2012) – dEUS

Keep You Close (2011) / Following Sea (2012) - dEUS dans Plein les ouies deus-kyc

dEUS nous propose deux albums en moins d’un an. Ils auraient pu les regrouper en un double… Cela dit, à une époque ou le LP est désinvesti par la plupart des artistes, au profit de formats plus courts, sortir un double album paraitrait obsolète, voire prétentieux. Des qualificatifs qui ne conviennent pas à Tom Barman et ses acolytes.

Deux très bon cru, bourrés de perles pop et de morceaux de bravoure rock typiques de la formation. Et bien que l’on découvre au fil des écoutes de nombreux ponts entre les deux, en particulier au niveau de la production (analogique surement, avec synthés cheap et structures electro-pop aux ambiances new wave), chaque album possède son univers propre, son identité. Deux galettes à voir comme les deux pôles de la planète dEUS… Une démarche qui n’est pas sans rappeler celle de Radiohead avec le diptyque Kid A / Amnesiac, qui avait été produit lors des mêmes sessions…

Les pochettes (superbes, réalisées par Uber and Kosher) illustrent parfaitement la teneur de leur contenu. Keep You Close, c’est l’infiniment petit : minutieux, « maniériste », coloré, tout en détails. Un album d’hiver… Following Sea, c’est l’infiniment grand : plus direct, étendu, « lâché », contrasté, tout en ambiances. Un album d’été…

deus-fs dans Plein les ouies

Les ambiances « dEUSsiène » sont au rendez-vous, et sans vouloir faire de comparaison inutile – que je vais quand même faire ! - Keep You Close (qui a ma préférence) se rapprocherait plus d’Ideal Crash : deux albums complets, sans fausses notes, sans morceaux plus faibles que d’autres. Deux albums à l’unité parfaite, chaque chansons répondant parfaitement à la précédente. Presque des albums concepts…

Alors que Following Sea est plus affilié à In a Bar Under a Sea. Au delà de la proximité avec la mer, on retrouve ces mêmes ambiances branques, ces variations de rythmes, ce talk-over particulier (Barman excelle dans le registre) sur des habillages sonores dignes de musiques de film. Albums plus inégaux, un peu fourre tout, expérimentaux, qui illustrent l’une des qualités majeures des anversois : nous surprendre, toujours et encore.

Qui a dit qu’avec le temps, les artistes perdaient de leur créativité ? Avec ces deux albums, dEUS nous démontre l’inverse de fort belle manière.

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Official website

Chronique K.BD – Le grand pouvoir du Chninkel

Chronique K.BD - Le grand pouvoir du Chninkel dans Chroniques K.BD entete-chninkel

Dieu peut-il être un héros de bande dessinée ? Le médium est-il adapté pour aborder la question divine ?
Pour l’équipe de K.BD, ces questions ne se posent pas. Le choix de ce thème n’a suscité aucun problème car, que l’on soit croyant ou pas, Dieu est un sujet universel, qui concerne tout le monde. Et la bande dessinée un art assez mature pour l’aborder de manière pertinente.

Dans les œuvres respectives de Marc-Antoine Mathieu et Osamu Tezuka, Dieu et Bouddha sont incarnés, représentés par le physique qu’on leur connaît depuis toujours (un vieux barbu et un gros chauve). Van Hamme et Rosinski ont choisi une représentation plus abstraite du divin : le grand monolithe noir. Symbole issu de 2001 : l’Odyssée de l’espace, qui a le mérite d’éviter tout clivage, chacun y projetant ses propres représentations…

Une synthèse faite par bibi…

grndpouvoirchninkel dans Chroniques K.BD

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Collection Trois (éditions En Marge, 2012)

Collection Trois (éditions En Marge, 2012) dans Evenements culturels 788526collection

Le troisième numéro de Collection est enfin disponible, et c’est pour la troisième fois un très bon cru ! Au sommaire, que du beau monde. Aussi bien du côté des intervieweurs que des interviewés. La ligne de conduite de la rédaction, qui fait sa force et son originalité, ne change pas : ce sont des créateurs (membres de la rédaction ou invités pour l’occasion) qui échangent avec d’autres créateurs, tous partageant ce lien charnel avec le Dessin.
Chaque article est le compte rendu à peine retouché de l’échange (toujours convivial, souvent autour de bonnes bouteilles) entre le questionnant et le questionné. Des dialogues sans langues de bois, qui font mouche sur les motivations de l’artiste, son processus créatif, ses influences…
C’est peu dire que le propos est totalement désintéressé, donc parfaitement passionnant !

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Fabio Viscogliosi

Tout comme avec les deux précédents, il ressort à la lecture de ce généreux numéro (plus de 250 pages) une impression d’interconnexion entre les artistes présents, une volonté d’établir des ponts entre les différentes disciplines artistiques, les propos des uns faisant écho aux pratiques des autres.
A l’image de Fabio Viscoglioso (dont les derniers travaux ne sont pas sans évoquer Yuîchi Yokoyama, cf Collection 2) qui, lorsqu’il dit : « Je pense que les récits qu’on fabrique sont des mécanismes, des objets qu’on peut regarder se répéter à l’infini. Quand on lit une histoire, même s’il y a une linéarité de la lecture, notre oeil enregistre cet objet dans une vue globale. On pourra le reprendre et le regarder à l’infini. C’est un mouvement qui est là devant nous [...] On circule dans un puzzle biscornu», ses propos pourraient parfaitement convenir à la démarche de Lord Jon Ray (interviewé par Fibretigre) qui, en réalisant un dessin par jour durant une année complète, crée bien plus qu’une bête succession de dessin, mais un véritable ensemble de motifs se répondant les uns les autres, auxquels notre œil apportera du sens.

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Lord Jon Ray

La musique est omni-présente dans ce troisième numéro. Certains artistes ont en commun la pratique de la musique (Lord Jon Ray est claviériste, Fabio Viscoglioso écrit des chansons et fait référence au jazz, Moolinex a tâté du rap, Shoboshobo collectionne les vieux synthés et a fondé plusieurs groupes éphémères, etc. Pour d’autres, leurs œuvres ont une résonance particulière avec l’univers musical (David Shrigley qui a réalisé des clips pour Blur ou Bonny Prince Billy, Thomas Mailaender et Dominique Théate évoquent Renaud ainsi que l’image du chanteur de charme dans leurs travaux…)
Le cinéma n’est pas en reste, avec les fausses affiches de films ou les allusions à Kubrick par Laetitia Gendre (qui fait également un superbe travail autour des cibles de tir !), les références au cinéma héroic fantasy par Lord Jon Ray ou au cinéma d’horreur par Shoboshobo…

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Laetitia Gendre

Et la bande dessinée ? Benjamin Marra (interviewé par Bill Kartalopoulos, spécialiste des comics) est un auteur des plus singuliers, ses comics sont drôles et fantaisistes, mais aussi outranciers et hyperviolents. Moolinex raconte l’origine des Requins Marteaux (auquel il a activement participé) et les raisons de son arrêt de la bande dessinée. Fabio Viscogliosi (qui n’a pas écrit de bandes dessinées depuis longtemps mais n’exclu pas l’idée de revenir à la narration imagée) en a produit chez Cornelius (Roulette, en 1999) et chez l’Association (Da Capo, 2010)
De nombreuses installations, du travail photographique, des sculptures, de la vidéo, des assemblages dadaïstes (Duchamps est plusieurs fois évoqué), des carnets de dessins (Delphine Duprat, Moolinex)… une fois encore, Collection fait état de toute les diversités de l’Art contemporain, dont le dénominateur commun à tous ces artistes est la pratique du dessin.
Créer des rencontres, susciter la curiosité, l’envie de découvrir, Collection 3 y contribue parfaitement.

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Moolinex


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