Le Dernier Combat – Luc Besson (1983)

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Le vieil adage du « coup d’essai, coup de maître » convient parfaitement à ce premier film de Luc Besson. Pur produit du début des années 80, Le Dernier Combat est un film qui colle parfaitement à son époque « fin de siècle », influencé par la SF « post-apocalyptique » et plus particulièrement par l’esthétique les bandes de Métal Hurlant. Cette histoire de survivant errant dans une ville en ruine et devant combattre pour vivre, me fait fortement penser à Ardeur des frères Varenne, ainsi qu’aux planches « désertiques » d’Arzack

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Dans un futur proche, une poignée d’hommes tente de survivre suite à une explosion nucléaire. Un individu échappe à une horde de survivant et se réfugie dans les restes d’une ville. Il y croise un homme (la Brute) qui n’a pas l’intention de sympathiser avec lui. Alors que ce dernier le laisse pour mort, il est récupéré et soigné par le Docteur, un mystérieux personnage qui semble cacher un grand secret, que la Brute cherche à s’accaparer à tout prix…Une histoire comprenant de nombreuses images fortes, telles que l’échappé en deltaplane, le désert, la pluie de poissons, les armures de l’Homme et de la Brute…

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L’idée vraiment originale, qui apporte tout son sens à l’histoire, est que tous les protagonistes sont muets (à cause des gaz radioactifs) et de fait, n’ont pas de noms. Sans langage, l’homme perd son humanité et (re)devient animal (Hobbes n’est pas loin). D’ailleurs, la scène où le Docteur fait respirer de l’oxygène à l’Homme, afin de pouvoir émettre un son et se dire simplement bonjour, est magnifique. Quel bonheur de redevenir humain, même pendant quelques secondes…

Les acteurs sont tous remarquables. Exprimer des émotions sans parler n’est pas si évident que cela. Pierre Jolivet et Jean Reno s’en sortent très bien, mais Jean Bouise est littéralement hallucinant dans ce rôle. En un simple regard, quelques gestes, il nous exprime bien plus d’émotions que par des mots. Digne des grands acteurs du cinéma muet…

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Les décors naturels (Besson a tourné ses scènes dans un chantier de Paris et dans le désert tunisien) sont splendides et l’utilisation du noir et blanc contribue parfaitement au minimalisme ambiant (du visuel et de l’histoire). Même la musique d’Eric Serra est supportable et colle parfaitement aux ambiances du film.

Luc Besson ne fait pas parti de mes réalisateurs préférés. Je dirais même qu’à part ce Dernier Combat, ses films me laissent plutôt froid, voire m’insupportent. Cependant, j’ai revue Subway il y a peu et je dois dire que je l’ai regardé avec plaisir, tant il a pris une patine sympa avec le temps. De même que le 5ème élément, bien qu’il soit plutôt « ampoulé » malgré le superbe travail de Mézières et Moebius. En fait, j’apprécie ses films qui sont directement inspirés par la bande dessinée SF. Et Le Dernier Combat est de loin le plus réussi.

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